Henri AGUILLERA, mort le 1er juillet 1943 à Aire-de-Côte (massif de l’Aigoual, secteur Bassurels, Lozère)
Les bases obligatoires consultées ne permettent pas, à ce stade, d’établir l’état civil complet d’Henri Aguillera (date et lieu de naissance, éléments de formation, profession). Son identification est toutefois confirmée comme maquisard tué lors de l’attaque d’Aire-de-Côte du 1er juillet 1943, son nom figurant dans les notices mémorielles liées à ce site et dans des synthèses associatives portant sur l’événement.
Engagement dans la Résistance
Henri Aguillera est attesté comme membre du maquis d’Aire-de-Côte, un des premiers foyers organisés de l’Armée secrète dans les Cévennes gardoises, structuré au printemps 1943. Son engagement est donc documenté à travers sa présence au camp au moment de l’attaque allemande, présence qui constitue le fait résistant le plus solidement établi le concernant dans les bases consultées.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources disponibles l’associent au maquis d’Aire-de-Côte, rattaché à l’Armée secrète (AS) dans la dynamique résistante cévenole de 1943. Aucune pièce consultée n’a permis de préciser une appartenance nominative à un réseau (au sens d’un réseau de renseignement/évasion) distinct de ce cadre AS/maquis.
Missions et actions
Les sources consultées décrivent le maquis d’Aire-de-Côte comme un cantonnement de résistants, majoritairement constitué de réfractaires et de volontaires clandestins, encadrés dans une logique d’organisation et d’instruction, avec une implantation d’abord autour de Saumane puis sur le site d’Aire-de-Côte.
Pour Henri Aguillera, aucune mission individuelle nominative (liaisons, sabotages, opérations armées identifiées sous son nom) n’est explicitée dans les bases obligatoires consultées.
Les faits établis sont sa présence au camp lors de l’attaque du 1er juillet 1943 et son décès sur place, ce qui permet de le rattacher au groupe des maquisards engagés dans la tenue et la défense du cantonnement au moment du choc militaire.
Arrestation / évasion / déportation
Henri Aguillera est donné comme tué sur place lors de l’attaque d’Aire-de-Côte.
Camarades de combat
Les sources mémorielles relatives à l’attaque associent explicitement Henri Aguillera à Louis Chamboredon et Jean Caze, également tués sur place. Elles citent aussi des résistants morts peu après de leurs blessures (Émile Filiol, Jean-Paul Boissel, Jean Canaguier, Robert Parizot), et replacent l’événement dans la chaîne de commandement et d’organisation du maquis (structuration au printemps 1943, encadrement local, déplacements du groupe, puis dispersion et arrestations massives).
Décorations
Aucune décoration nominative n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées (Ordre de la Libération, Base Léonore, recherches Gallica et Légifrance dans le cadre de cette fiche). Les sources consultées ne fournissent pas, pour lui, de décret nominatif ni de citation décorative.
Lieux de mémoire
Le nom d’Henri Aguillera figure dans la mémoire locale de l’attaque d’Aire-de-Côte, notamment par la présence de son nom dans les supports commémoratifs décrits par les notices muséales consacrées au site et au mémorial lié au maquis.
Aucune rue, place ou établissement portant son nom n’a été retrouvé dans les bases officielles consultées pour cette fiche.
Références bibliographiques
À la recherche du maquis. La Résistance dans la France du Sud (1942-1944), Harry Roderick Kedward, Éditions du Cerf, 1999. Cet ouvrage propose une analyse d’ensemble des maquis du Sud de la France, fondée sur l’exploitation d’archives et une large place au témoignage oral. Le lecteur y trouve une compréhension des logiques d’implantation, des rapports avec les populations, et des contraintes matérielles des maquis. Utile pour replacer Aire-de-Côte dans les dynamiques rurales de la Résistance et les formes de répression.
… et la Cévenne s’embrasa… La Résistance au “Pays Raïol”, Aimé Vielzeuf, Louis Salle Éditions, 1968. Ce livre s’inscrit dans une mémoire cévenole de la guerre et de la Résistance, avec un accent sur les acteurs, les lieux et l’atmosphère locale. Il permet d’approcher la culture résistante régionale et la chronologie d’événements marquants. Il doit être lu en parallèle de sources d’archives et de bases nominatives pour consolider les données individuelles.
Le Maquis d’Ardaillès et sa part dans le rassemblement Aigoual-Cévennes, Robert Poujol, Imprimerie des Cévennes (Sumène), 1984. Ouvrage centré sur un autre maquis cévenol (Ardaillès/Soureilhade) et sur la constitution d’ensembles résistants dans le massif. Il éclaire les logiques d’organisation, les cadres, l’instruction, les déplacements et les regroupements qui structurent la résistance armée locale. Il aide à comprendre le contexte qui entoure Aire-de-Côte, même sans apporter de données nominatives sur Henri Aguillera.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Notice consacrée à Henri Aguillera, donnant son identification comme maquisard tué lors de l’attaque d’Aire-de-Côte et le rattachant à la mémoire du maquis.
https://museedelaresistanceenligne.org/media10788-Henri-AGUILLERA
Mémoire Vive de la Résistance
Synthèse narrative de l’attaque du 1er juillet 1943 (chronologie, localisation, bilan, acteurs), citant Henri Aguillera parmi les tués sur place et signalant des divergences de chiffrage selon les sources. https://mvr.asso.fr/attaque-du-maquis-daire-de-cote/
Archives départementales du Gard Brochure de synthèse sur la période de la Libération dans le Gard, utile pour contextualiser l’organisation des maquis (Lasalle, Ardaillès, Aigoual-Cévennes) et les attaques/pressions subies en 1943-1944. https://archives.gard.fr/fileadmin/mediatheque-satellite/archives/documents/04_TRANSMETTRE/Expositions/04_La-Liberation-dans-le-Gard/Archives-dep-Gard_Expositions_La-Liberation-dans-le-Gard_Brochure.pdf
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote nominative de dossier d’homologation n’a été retrouvée dans les bases consultées dans le cadre de cette fiche.
Observations orthographiques et divergences
Le patronyme apparaît avec une graphie en double “L” (AGUILLERA) dans la notice muséale consultée, tandis que des ressources secondaires peuvent employer “Aguilera”. En l’absence d’état civil complet consolidé par une base nominative d’archives (SHD/GR16P, Mémoire des Hommes nominatif exploitable, etc.), la graphie retenue ici est celle de la notice muséale consultée. Les divergences chiffrées sur le bilan global d’Aire-de-Côte (nombre de prisonniers/déportés) sont signalées par les synthèses consultées ; elles n’affectent pas le fait principal retenu ici : le décès d’Henri Aguillera sur place le 1er juillet 1943.
Suivi de recherche – Sources consultées le 13 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (aucune notice individuelle identifiée pour “Henri Aguillera” dans les résultats pertinents au moment de la recherche).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après consultation (aucune page nominative retrouvée dans les résultats accessibles au moment de la recherche).
- Musée de la Résistance en ligne : notice individuelle consultée et exploitée (identification et décès à Aire-de-Côte).
- Mémoire des Hommes : site partiellement inaccessible/instable au moment de la recherche (ouverture de pages transversales en échec/timeout), absence non conclue nominativement.
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative retrouvée dans les résultats accessibles).
- Ordre de la Libération : absence confirmée après consultation (pas de fiche “Compagnon”, pas de fiche “Médaille de la Résistance” retrouvée au nom dans les résultats accessibles).
- Base Léonore (Légion d’honneur) : absence confirmée après consultation (aucune notice nominative retrouvée au nom dans les résultats accessibles).
- Gallica BnF : consultation effectuée (aucun élément nominatif probant retrouvé pour Henri Aguillera dans les résultats pertinents).
- Service historique de la Défense (SHD) : aucune cote nominative d’homologation retrouvée dans les sources consultées pour cette fiche.
- Légifrance : absence confirmée après consultation (aucun décret nominatif identifié dans le cadre de cette recherche).
- Sources contextuelles complémentaires (attaque d’Aire-de-Côte, chronologie, localisation) : synthèse associative et brochure d’archives départementales consultées.
Aucune photo d’époque nominativement attribuée à Henri Aguillera n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.