La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

DARUVAR Yves Djemschid Imre né Imre DARUVARI,

Yves de DARUVAR, né Imre DARUVARI le 31 mars 1921 à Constantinople (aujourd’hui Istanbul, Turquie), mort le 28 mai 2018 à Clamart (Hauts-de-Seine, France), d’origine hongroise, naturalisé français en novembre 1944, officier des Forces françaises libres, lieutenant au Régiment de marche du Tchad de la 2e Division blindée, haut fonctionnaire, écrivain et Compagnon de la Libération.

Jeunesse et formation

Yves de Daruvar naît à Constantinople dans une famille issue de la noblesse hongroise. Son père, ancien officier de l’armée austro-hongroise, s’est établi dans l’Empire ottoman après la Première Guerre mondiale. Sa mère, de nationalité iranienne, possède des origines autrichiennes et françaises. Après le divorce de ses parents, à la fin des années 1920, elle s’installe en France avec ses deux enfants et travaille comme secrétaire à l’ambassade d’Iran à Paris.

Le jeune Imre poursuit ses études au lycée Janson-de-Sailly, puis au lycée Louis-le-Grand. Élevé dans un environnement international, il acquiert une solide culture française tout en conservant un attachement à ses origines hongroises. Il adopte progressivement le prénom Yves et francise son nom de famille, Daruvari, en Daruvar. En 1939, il prépare le concours de l’École nationale de la France d’outre-mer, dite École coloniale, auquel il sera reçu en octobre 1940, alors qu’il a déjà rejoint les Forces françaises libres.

Le refus de la défaite et l’engagement dans la France libre

Lorsque les troupes allemandes envahissent la France, en mai 1940, Yves de Daruvar souhaite s’engager dans l’armée française. Sa demande est refusée en raison de sa nationalité étrangère. Sur le conseil des gendarmes, il décide de rejoindre Bordeaux, où s’est replié le gouvernement. Le 12 juin, il quitte la région parisienne à bicyclette et atteint Bordeaux trois jours plus tard, après avoir traversé les routes encombrées par les réfugiés.

L’annonce de la demande d’armistice, le 17 juin, renforce sa détermination à poursuivre la guerre. Il gagne Saint-Jean-de-Luz et parvient, le 21 juin, à embarquer clandestinement sur le paquebot polonais Batory, qui évacue des militaires alliés vers la Grande-Bretagne. Arrivé à Plymouth le 23 juin, il est autorisé à débarquer deux jours plus tard et rejoint Londres.

Le 1er juillet 1940, à l’âge de dix-neuf ans, Yves de Daruvar s’engage dans les Forces françaises libres du général de Gaulle. Ce choix est d’autant plus remarquable qu’il ne possède pas encore la nationalité française, qu’il n’obtiendra qu’en novembre 1944.

Affecté au Bataillon de chasseurs de Camberley, il entre le 10 décembre 1940 au peloton d’élèves aspirants. Il y reçoit une formation militaire destinée à le préparer au commandement. Deux classeurs de cours manuscrits de cette période sont aujourd’hui conservés dans son fonds personnel à l’Ordre de la Libération.

Les campagnes africaines — 1941-1943

En juin 1941, Yves de Daruvar quitte la Grande-Bretagne pour rejoindre les forces françaises libres en Afrique. Il débarque à Pointe-Noire, au Moyen-Congo, puis gagne le Tchad, où il est affecté à la 1re Compagnie de découverte et de combat du Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST), stationnée à Largeau, aujourd’hui Faya-Largeau. Il sert au deuxième peloton, dans une formation motorisée spécialisée dans les reconnaissances et les opérations sahariennes.

Sous les ordres du général Leclerc, il participe à la première campagne du Fezzan, en février et mars 1942, puis à la seconde campagne de 1942-1943, au sein du Groupe nomade du Tibesti. Ces opérations, menées contre les garnisons italiennes du Sahara libyen, exigent de longs déplacements à travers le désert et une organisation logistique particulièrement rigoureuse. Yves de Daruvar s’y distingue, notamment pendant l’investissement de Gatroun, où il accomplit plusieurs missions délicates avec efficacité.

Après les opérations du Fezzan, il participe à la campagne de Tripolitaine, puis à celle de Tunisie, au printemps 1943. Au cours de cette dernière, il conduit une reconnaissance nocturne vers l’oued El Hallouf et rapporte des renseignements considérés comme particulièrement utiles par le commandement.

Les blessures du Djebel Garci — Avril 1943

Le 21 avril 1943, au Djebel Garci, Yves de Daruvar est blessé à la tête par un éclat d’obus. Quatre jours plus tard, le 25 avril, il est très grièvement atteint au visage et aux jambes. Sa mâchoire est notamment touchée, ce qui nécessite plusieurs interventions chirurgicales.

Évacué vers l’hôpital d’Héliopolis, en Égypte, il entreprend une longue convalescence qui laisse des séquelles durables. Cependant, lorsqu’il apprend que les forces du général Leclerc se préparent à participer à la libération de la France, il décide d’interrompre ses soins pour rejoindre ses anciens camarades. Cette volonté de reprendre le combat, malgré la gravité de ses blessures, constitue l’un des traits les plus marquants de son parcours militaire.

La campagne de France avec la 2e Division blindée — 1944

Le 8 avril 1944, Yves de Daruvar rejoint le Régiment de marche du Tchad (RMT) à Témara, au Maroc. Il est d’abord affecté comme officier d’ordonnance auprès du colonel Louis Dio, mais souhaite retrouver un commandement combattant. Il obtient finalement la direction de la 1re section de la 10e compagnie du RMT, unité d’infanterie portée appartenant à la 2e Division blindée.

Après une période de préparation en Grande-Bretagne, il débarque en Normandie au début du mois d’août 1944. Il participe aux combats menés par la division Leclerc, puis à sa progression vers Paris, libéré les 24 et 25 août. Les sources consultées confirment sa présence au sein de la division, sans toutefois permettre de lui attribuer une action individuelle précisément datée dans la capitale.

Lors de la poursuite vers l’est de la France, Yves de Daruvar se distingue à Andelot, en Haute-Marne, où sa section doit traverser la localité malgré une forte résistance allemande. Il entraîne personnellement ses hommes sous le feu ennemi et parvient à mener à bien la manœuvre, au cours de laquelle de nombreux soldats allemands sont capturés.

Le 17 septembre 1944, il est de nouveau grièvement blessé aux jambes à Châtel-sur-Moselle, dans les Vosges. Cette troisième blessure met définitivement fin à sa participation aux opérations militaires. Après avoir combattu pendant plus de quatre années, du Sahara à la Normandie, il ne peut accompagner la 2e Division blindée dans les dernières campagnes de la guerre.

Naturalisation et reconnaissance de son engagement

En novembre 1944, Yves de Daruvar obtient la nationalité française, quatre ans après son engagement dans les Forces françaises libres. Cette naturalisation consacre juridiquement son appartenance au pays qu’il a choisi de défendre dès juin 1940.

Par décret du 17 novembre 1945, il est nommé Compagnon de la Libération, à titre non posthume. Cette distinction reconnaît son engagement précoce, sa participation aux campagnes africaines et aux combats de la Libération ainsi que son courage face à des blessures particulièrement graves.

Son dossier individuel est conservé à l’Ordre de la Libération sous la cote 1 A 259. Le décret de nomination est identifié, mais sa date exacte de publication au Journal officiel reste à vérifier.

Retour à la vie civile et carrière administrative

Démobilisé en février 1946 avec le grade de lieutenant, Yves de Daruvar reprend ses études à l’École nationale de la France d’outre-mer. Il termine sa formation en étant classé major de sa promotion, puis bénéficie d’une bourse lui permettant d’effectuer un séjour d’études de six mois aux États-Unis.

Il entreprend ensuite une carrière dans l’administration française d’outre-mer. De 1947 à 1950, il exerce les fonctions de chef de circonscription administrative à Madagascar, pendant une période marquée par l’insurrection de 1947 et la répression menée par les autorités françaises. Une étude de presse publiée en 2018 évoque sa participation à cette répression, mais les documents accessibles ne permettent pas de déterminer précisément ses responsabilités individuelles. Ce point nécessite l’étude des archives administratives et militaires de Madagascar.

Il poursuit sa carrière en Mauritanie de 1952 à 1954, sous l’autorité du gouverneur Pierre Messmer, puis en Côte d’Ivoire de 1955 à 1956 et au Cameroun de 1957 à 1958. De 1958 à 1959, il dirige par intérim l’Office du tourisme de l’Afrique-Occidentale française, à Dakar.

Nommé secrétaire général de la Côte française des Somalis en 1959, il exerce cette fonction jusqu’en 1962, avant de devenir, en juillet de la même année, haut-commissaire de la République aux Comores. Il quitte ce dernier poste au début de 1963, la date exacte de cessation de ses fonctions restant à vérifier.

De 1963 à 1981, Yves de Daruvar travaille au Commissariat à l’énergie atomique, où il exerce des responsabilités dans le domaine des relations extérieures. Il prend sa retraite en 1981.

Activités intellectuelles et engagement mémoriel

Yves de Daruvar publie dès 1945 De Londres à la Tunisie, carnet de route de la France libre, ouvrage dans lequel il relate son engagement et les campagnes africaines auxquelles il a participé. Plusieurs manuscrits, versions corrigées et épreuves de cet ouvrage sont conservés dans son fonds privé à l’Ordre de la Libération.

En 1971, il publie Le destin dramatique de la Hongrie : Trianon ou la Hongrie écartelée, consacré aux conséquences du traité de Trianon. Ce travail témoigne de l’importance qu’il continue d’accorder à l’histoire de son pays d’origine.

Par décret du 5 janvier 2007, il devient membre du conseil de l’Ordre de la Libération et participe ainsi à la préservation de la mémoire des Compagnons.

Les dernières années et le décès

À partir de janvier 2006, Yves de Daruvar séjourne à l’Institution nationale des Invalides. Il demeure l’un des derniers témoins directs des campagnes de la France libre et de la 2e Division blindée.

Il meurt le 28 mai 2018, à l’hôpital militaire Percy de Clamart, à l’âge de quatre-vingt-dix-sept ans. La présidence de la République lui rend hommage dans un communiqué publié le jour même, tandis que Le Monde lui consacre une notice nécrologique le 31 mai.

Camarades de combat

Charles DE GAULLE — Chef de la France libre ; Yves de Daruvar rejoint les Forces françaises libres placées sous son autorité le 1er juillet 1940.

Philippe LECLERC DE HAUTECLOCQUE — Commandant des forces françaises libres du Tchad puis de la 2e Division blindée ; Yves de Daruvar participe sous ses ordres aux campagnes d’Afrique et de France.

Louis DIO — Officier supérieur des Forces françaises libres ; Yves de Daruvar sert comme officier d’ordonnance auprès de lui avant de reprendre un commandement combattant.

Paul BÂTIMENT — Officier du Régiment de marche du Tchad et Compagnon de la Libération ; photographié avec Yves de Daruvar au Maroc en avril 1944.

Roger PODEUR — Combattant des forces de Leclerc ; apparaît sur une photographie prise au Maroc avec Yves de Daruvar et Paul Bâtiment.

Raphaël BRIARD — Compagnon de la Libération ayant servi dans les formations du général Leclerc.

Décorations

Grand-croix de la Légion d’honneur — Dignité confirmée par l’Ordre de la Libération et la présidence de la République. Une source biographique situe son élévation en 2015 ; le décret correspondant et sa publication au Journal officiel n’ont pas été directement vérifiés.

Compagnon de la Libération — Décret du 17 novembre 1945. Attribution de son vivant. Dossier individuel 1 A 259. Reçu du diplôme n° 140 daté du 8 juin 1965. Publication au Journal officiel à vérifier.

Croix de guerre 1939-1945 — Quatre citations, confirmées par l’Ordre de la Libération.

Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieurs — Une citation, confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille coloniale — Agrafes AFL, Koufra, Fezzan 1942, Fezzan-Tripolitaine, Tunisie 1942-1943 et Madagascar, selon l’Ordre de la Libération.

Médaille des blessés — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Croix du combattant 1939-1945 — Distinction figurant dans la liste institutionnelle ; dénomination réglementaire exacte à contrôler.

Croix du combattant volontaire 1939-1945 — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Croix du combattant volontaire de la Résistance — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille des services volontaires dans la France libre — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.

Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 — Agrafes Afrique et Libération, selon l’Ordre de la Libération.

Commandeur de l’ordre de l’Étoile d’Anjouan — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération ; date d’attribution à préciser.

Médaille de la Résistance française — Aucune attribution individuelle confirmée dans les sources nominatives consultées.

Lieux de mémoire

Istanbul — Turquie — Ville natale, le 31 mars 1921.

Paris — France — Lieu de sa jeunesse et de ses études.

Saint-Jean-de-Luz — Pyrénées-Atlantiques — Embarquement sur le Batory, le 21 juin 1940.

Plymouth — Royaume-Uni — Arrivée en Grande-Bretagne, le 23 juin 1940.

Londres — Royaume-Uni — Engagement dans les Forces françaises libres, le 1er juillet 1940.

Camberley — Royaume-Uni — Formation militaire en 1940-1941.

Pointe-Noire — Congo — Débarquement en Afrique, en juin 1941.

Faya-Largeau — Tchad — Affectation au RTST.

Fezzan et Gatroun — Libye — Campagnes sahariennes de 1942-1943.

Tripolitaine — Libye — Campagne de 1943.

Djebel Garci — Tunisie — Blessures des 21 et 25 avril 1943.

Héliopolis — Égypte — Hospitalisation après les blessures de Tunisie.

Témara — Maroc — Retour au Régiment de marche du Tchad, en avril 1944.

Normandie — France — Débarquement et combats d’août 1944.

Paris — France — Campagne de libération avec la 2e Division blindée.

Andelot — Haute-Marne — Combat pendant lequel il se distingue à la tête de sa section.

Châtel-sur-Moselle — Vosges — Troisième blessure grave, le 17 septembre 1944.

Madagascar, Mauritanie, Côte d’Ivoire et Cameroun — Principales affectations administratives après la guerre.

Dakar — Sénégal — Direction de l’Office du tourisme de l’AOF.

Djibouti — Fonctions de secrétaire général de la Côte française des Somalis.

Comores — Fonctions de haut-commissaire de la République.

Clamart — Hauts-de-Seine — Lieu du décès, le 28 mai 2018.

Références bibliographiques

De Londres à la Tunisie, carnet de route de la France libre, Yves de DARUVAR, Charles-Lavauzelle, Paris, 1945.

Le destin dramatique de la Hongrie : Trianon ou la Hongrie écartelée, Yves de DARUVAR, Albatros, Paris, 1971.

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe NOTIN, Perrin, Paris, 2000.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir TROUPLIN, Elytis, 2023.

La France libre, Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC, Gallimard, Paris, 1996.

Mort du compagnon de la Libération, Yves de Daruvar, Antoine FLANDRIN, Le Monde, 31 mai 2018.

Références internet

Ordre de la Libération — Yves de Daruvar — Biographie officielle : https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/yves-daruvar-de

Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre D :

Ordre de la Libération — Fonds privé Yves de Daruvar, 5 FP :

Présidence de la République — Communiqué du 28 mai 2018 : https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2018/05/28/communique-disparition-de-monsieur-yves-de-daruvar-compagnon-de-la-liberation

Le Monde — Mort du compagnon de la Libération, Yves de Daruvar : https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2018/05/31/mort-du-compagnon-de-la-liberation-yves-de-daruvar_5307328_3382.html

Dossier d’homologation consulté

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 259

Le dossier individuel d’Yves de Daruvar est conservé sous la cote 1 A 259. Il comprend le mémoire de proposition établi en 1945, les documents relatifs au décret du 17 novembre 1945, plusieurs fiches administratives, des copies de citations et un état des services. Il contient également un entretien réalisé par Jérôme Camilly en 1986, ainsi que des correspondances avec la chancellerie de l’Ordre jusqu’en 2015.

Ordre de la Libération — Fonds privé Yves de Daruvar, 5 FP

Le fonds privé 5 FP conserve les documents personnels et militaires d’Yves de Daruvar. Il comprend notamment les cours manuscrits suivis à Camberley en 1940-1941, un journal couvrant les années 1939-1946, des documents de service, des citations et plusieurs versions manuscrites de son ouvrage De Londres à la Tunisie. Ces archives constituent une source de première importance pour approfondir son parcours militaire.

Service historique de la Défense

Le dossier 1 A 259 comprend des copies de citations et d’un état des services provenant du Service historique de la Défense. Aucune cote nominative GR 16 P n’a été identifiée avec suffisamment de certitude. Les pièces militaires originales restent donc à consulter.

Observations

Yves de Daruvar appartient aux volontaires d’origine étrangère qui ont choisi de poursuivre la guerre pour la libération de la France. Son engagement du 1er juillet 1940 précède de plus de quatre années sa naturalisation. Il participe aux campagnes africaines de Leclerc, subit deux graves blessures au Djebel Garci, puis interrompt sa convalescence pour rejoindre la 2e Division blindée et prendre part à la libération de la France. Sa troisième blessure, en septembre 1944, met fin à son parcours combattant.

Après la guerre, il exerce d’importantes responsabilités administratives dans plusieurs territoires français d’outre-mer, au cours d’une période marquée par la décolonisation. Ses archives personnelles, conservées dans le fonds 5 FP, présentent un intérêt historique majeur pour l’étude de la France libre et de ses premiers volontaires.

Indice de fiabilité de la notice Niveau B — Les principales données biographiques, les affectations militaires, les campagnes, les blessures, la naturalisation, la nomination comme Compagnon de la Libération et les fonctions administratives d’après-guerre sont confirmées par les sources institutionnelles consultées. Le dossier 1 A 259 et le fonds privé 5 FP sont précisément identifiés. La consultation intégrale des documents militaires et personnels, des actes individuels de décoration et des archives administratives reste nécessaire pour atteindre le niveau A.

Chronologie du résistant

DateÉvénement
31 mars 1921Naissance à Constantinople.
Fin des années 1920Installation en France avec sa mère et sa sœur.
1939Préparation du concours de l’École coloniale.
12 juin 1940Départ de la région parisienne à bicyclette.
21 juin 1940Embarquement à Saint-Jean-de-Luz sur le Batory.
1er juillet 1940Engagement dans les Forces françaises libres à Londres.
10 décembre 1940Entrée au peloton d’élèves aspirants de Camberley.
Juin 1941Débarquement à Pointe-Noire et affectation ultérieure au RTST.
Février-mars 1942Première campagne du Fezzan.
1942-1943Deuxième campagne du Fezzan et opération de Gatroun.
1943Campagnes de Tripolitaine et de Tunisie.
21 avril 1943Blessure à la tête au Djebel Garci.
25 avril 1943Grave blessure au visage et aux jambes.
8 avril 1944Retour au RMT à Témara.
Août 1944Débarquement en Normandie avec la 2e DB.
Septembre 1944Combat d’Andelot.
17 septembre 1944Troisième blessure à Châtel-sur-Moselle.
Novembre 1944Naturalisation française.
17 novembre 1945Nomination comme Compagnon de la Libération.
Février 1946Démobilisation avec le grade de lieutenant.
1947-1950Affectation à Madagascar.
1952-1958Affectations en Mauritanie, Côte d’Ivoire et au Cameroun.
1958-1959Direction par intérim de l’Office du tourisme de l’AOF.
1959-1962Secrétaire général de la Côte française des Somalis.
1962-1963Haut-commissaire de la République aux Comores.
1963-1981Carrière au Commissariat à l’énergie atomique.
5 janvier 2007Nomination au conseil de l’Ordre de la Libération.
28 mai 2018Décès à Clamart.

Tableau des divergences entre sources

ÉlémentSource 1Source 2Appréciation
Nom et prénomsOrdre de la Libération : Imre Daruvari.Wikipédia : Yves Djemschid Imre de Daruvar.Les formes nominatives doivent être distinguées ; Yves de Daruvar est retenu comme nom d’usage.
Nationalité pendant la guerreOrdre de la Libération : naturalisation en novembre 1944.Présidence de la République : engagement sous nationalité hongroise.Concordance sur l’absence de nationalité française avant novembre 1944.
Décret de la LibérationOrdre de la Libération : 17 novembre 1945.Inventaire 1 A 259 : document du 19 novembre relatif au décret.Concordance sur la date de nomination.
Fin des fonctions aux ComoresOrdre de la Libération : janvier 1963.Wikipédia : 15 février 1963.Date à vérifier dans les actes administratifs.
Nomination au conseil de l’OrdreOrdre de la Libération : 5 janvier 2007.Wikipédia : 7 janvier 2007.La date institutionnelle du 5 janvier est retenue.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Yves de Daruvar — Notice biographique officielle — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/yves-daruvar-de

Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels, lettre D —

Ordre de la Libération — Fonds Yves de Daruvar, 5 FP —

Présidence de la République — Communiqué du 28 mai 2018 — https://www.elysee.fr/emmanuel-macron/2018/05/28/communique-disparition-de-monsieur-yves-de-daruvar-compagnon-de-la-liberation

Le Monde — Mort du compagnon de la Libération, Yves de Daruvar — https://www.lemonde.fr/disparitions/article/2018/05/31/mort-du-compagnon-de-la-liberation-yves-de-daruvar_5307328_3382.html

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