Robert CUNIBIL, né le 3 février 1915 à Paris (14e arrondissement), mort le 5 juin 1999 à Alès (Gard), Français, mécanicien aéronautique, officier de l’armée de l’Air, résistant de la première heure, membre de la Royal Air Force Volunteer Reserve et des Forces aériennes françaises libres, combattant des campagnes d’Afrique orientale, de Libye et d’Europe, lieutenant-colonel, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et formation
Robert Cunibil naît le 3 février 1915 dans le 14e arrondissement de Paris.
Son père exerce la profession de menuisier-ébéniste.
Les renseignements biographiques actuellement accessibles ne permettent pas d’établir avec certitude l’identité de ses parents, la composition de sa famille ni les établissements scolaires qu’il fréquente.
Il reçoit une formation technique de mécanicien-ajusteur et de dessinateur industriel.
Ces deux qualifications sont complémentaires. La première repose sur la connaissance des machines, de leur assemblage et de leur entretien. La seconde nécessite la maîtrise du dessin technique et la compréhension des plans de fabrication.
Ces compétences constituent une excellente préparation aux métiers de la mécanique aéronautique.
L’aviation militaire connaît alors un développement rapide. Les progrès des moteurs, des structures métalliques et des équipements de bord nécessitent des personnels techniques de plus en plus spécialisés.
Robert Cunibil choisit de mettre ses connaissances au service de l’armée de l’Air.
Engagement dans l’armée de l’Air — Novembre 1935
En novembre 1935, Robert Cunibil s’engage volontairement dans l’armée de l’Air.
Il est âgé de vingt ans.
Il est envoyé au Maroc pour accomplir son instruction militaire.
À l’issue de cette formation, il rejoint la 2e Escadre du Nord marocain, stationnée à Meknès.
Cette affectation lui permet de se familiariser avec les conditions de fonctionnement d’une unité aérienne.
Le personnel mécanicien assure notamment l’entretien des moteurs, le contrôle des équipements et la préparation des appareils avant leur départ en mission.
La sécurité des équipages dépend directement de la qualité de ce travail.
Robert Cunibil acquiert progressivement une expérience professionnelle qui jouera un rôle déterminant dans son engagement au sein de la France libre.
Formation à Rochefort — 1937
Le 14 septembre 1937, Robert Cunibil est admis à l’École des mécaniciens de Rochefort.
Cet établissement assure la formation technique des personnels de l’aéronautique militaire.
L’instruction comprend l’étude des moteurs, des systèmes mécaniques et des procédures de maintenance.
Robert Cunibil y perfectionne les connaissances acquises pendant sa formation civile.
Le 27 septembre 1937, il embarque pour Casablanca.
Il est ensuite nommé maître-ouvrier.
Cette qualification reconnaît ses compétences techniques dans le domaine de la mécanique aéronautique.
Promotion au grade de caporal-chef — Août 1938
En août 1938, Robert Cunibil est promu caporal-chef.
Il poursuit son service dans les formations de l’armée de l’Air stationnées en Afrique du Nord.
Il est ensuite affecté en Algérie.
La situation internationale se dégrade rapidement.
L’expansion allemande en Europe et les ambitions territoriales italiennes accroissent les tensions en Méditerranée.
L’armée de l’Air doit préparer ses unités à une éventuelle guerre.
Robert Cunibil participe à cette préparation comme mécanicien.
Début de la Seconde Guerre mondiale
Lorsque la France déclare la guerre à l’Allemagne en septembre 1939, Robert Cunibil appartient à l’armée de l’Air d’active.
Il poursuit ses activités dans les unités de bombardement.
En 1940, il participe aux opérations aériennes dirigées contre l’Italie méridionale et la Sicile.
Ces missions interviennent après l’entrée en guerre de l’Italie contre la France et la Grande-Bretagne, le 10 juin 1940.
Les forces aériennes françaises stationnées en Afrique du Nord peuvent intervenir contre des objectifs italiens en Méditerranée.
Les sources institutionnelles confirment la participation de Robert Cunibil à ces opérations, sans en préciser les dates individuelles ni les objectifs.
La défaite française — Juin 1940
L’offensive allemande du 10 mai 1940 entraîne l’effondrement progressif des armées françaises.
Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce son intention de demander l’armistice.
Le 18 juin, le général de Gaulle appelle depuis Londres à poursuivre le combat.
L’armistice franco-allemand est signé le 22 juin et entre en vigueur le 25 juin.
Les militaires français stationnés en Afrique du Nord doivent désormais obéir aux autorités qui reconnaissent le gouvernement de Vichy.
Certains refusent cette situation.
Ils considèrent que la présence des forces britanniques en Méditerranée et au Moyen-Orient permet de poursuivre la lutte.
Robert Cunibil appartient à cette minorité.
Son refus de l’armistice le conduit à participer à l’une des premières évasions aériennes collectives de militaires français vers les forces alliées.
Engagement dans la Résistance
Le refus de l’armistice
En juin 1940, Robert Cunibil sert au groupe de bombardement I/61, stationné en Afrique du Nord.
L’unité dispose notamment de bombardiers américains Glenn Martin 167.
Ces avions bimoteurs peuvent effectuer des missions de bombardement et de reconnaissance.
Plusieurs aviateurs du groupe refusent de cesser le combat.
Ils décident de gagner l’Égypte, où se trouvent les forces britanniques.
L’entreprise présente des risques considérables.
Les aviateurs doivent quitter leur unité sans autorisation des autorités militaires françaises désormais soumises aux décisions de l’armistice.
Ils doivent également effectuer un long vol au-dessus de l’Afrique du Nord et de la Méditerranée orientale.
La préparation de cette opération exige la coopération des pilotes, des observateurs et des mécaniciens.
Robert Cunibil participe à cette décision collective.
Le départ de Youks-les-Bains — 1er juillet 1940
Le 1er juillet 1940, dans l’après-midi, deux bombardiers Glenn Martin 167 décollent de la base de Youks-les-Bains, située près de Tébessa, en Algérie.
Cinq aviateurs participent à cette évasion.
Le premier appareil est piloté par l’adjudant Raymond ROLLAND.
Il transporte également le capitaine Roger RITOUX-LACHAUD, officier observateur.
Le second bombardier est piloté par l’adjudant-chef Yves TRÉCAN.
Il transporte le capitaine Jacques DODELIER, observateur, et le sergent-chef Robert CUNIBIL.
Les deux appareils prennent la direction de l’est.
Leur objectif est de rejoindre les forces britanniques stationnées en Égypte.
Cette décision constitue un engagement résistant particulièrement précoce.
Elle intervient moins d’une semaine après l’entrée en vigueur de l’armistice.
Le vol vers l’Égypte
Après environ quatre heures et demie de vol, les deux bombardiers atteignent Marsa Matrouh, en Égypte.
Les équipages expliquent aux autorités britanniques leur volonté de poursuivre la guerre.
Deux heures plus tard, les appareils reprennent leur vol.
Un petit avion de liaison britannique les guide jusqu’au quartier général de la Royal Air Force à Bogush.
Le lendemain, les deux bombardiers rejoignent Héliopolis.
Les cinq aviateurs français ont ainsi réussi à quitter l’Afrique du Nord contrôlée par les autorités de l’armistice.
Ils disposent encore de leurs avions, ce qui représente un avantage important pour la constitution d’une unité combattante.
Engagement dans la Royal Air Force — 8 juillet 1940
Le 8 juillet 1940, Robert Cunibil et ses quatre camarades s’engagent dans la Royal Air Force Volunteer Reserve.
Ils sont rejoints par d’autres aviateurs français ayant choisi de poursuivre le combat.
Parmi eux figurent notamment le lieutenant Pierre DE MAIS MONT, généralement désigné sous le nom de Pierre de MAISMONT, et le sergent mécanicien René BAUDEN.
Les aviateurs constituent une petite formation de bombardement.
Elle reçoit la désignation britannique de Number One French Bomber Flight.
Cette unité est l’une des premières formations aériennes françaises combattantes organisées après l’armistice.
Elle dispose initialement des deux Glenn Martin ayant quitté l’Algérie.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Robert Cunibil appartient à la Résistance extérieure, au sein des forces aériennes combattant aux côtés des Alliés.
Il ne relève pas d’un réseau clandestin de la Résistance intérieure.
Son engagement s’effectue successivement dans les formations suivantes :
Royal Air Force Volunteer Reserve, Number One French Bomber Flight, No. 8 Squadron de la Royal Air Force, Groupe de chasse Alsace et Groupe de bombardement Lorraine.
Son parcours est caractérisé par une double spécialité.
Il est d’abord mécanicien aéronautique, chargé du maintien en état des appareils.
Il exerce également des fonctions de membre d’équipage, notamment comme mécanicien navigant et mitrailleur.
Cette combinaison de compétences techniques et combattantes constitue l’un des aspects les plus remarquables de sa carrière.
Missions et actions
Le départ pour Aden — 13 juillet 1940
Le 13 juillet 1940, le Number One French Bomber Flight quitte Héliopolis pour rejoindre Aden.
La formation fait étape à Port-Soudan, sur la mer Rouge.
Pendant le trajet, l’équipage du Glenn Martin piloté par Yves Trécan décide de modifier son itinéraire.
L’appareil transporte Jacques Dodelier et Robert Cunibil.
Les aviateurs survolent les positions italiennes de Massaoua et d’Assab, en Érythrée.
Ils effectuent une reconnaissance visuelle des installations ennemies.
Cette initiative constitue, selon l’Ordre de la Libération, la première mission de guerre effectuée contre l’ennemi par un équipage français ayant refusé l’armistice.
L’événement présente une portée symbolique importante.
Moins d’un mois après l’annonce de la défaite française, un équipage français poursuit déjà les opérations contre les forces de l’Axe.
Arrivée à Aden — 14 juillet 1940
Le 14 juillet 1940, les aviateurs arrivent à Aden.
La date correspond à la fête nationale française.
Leur unité est rattachée au No. 8 Bomber Squadron de la Royal Air Force.
Aden constitue une base stratégique britannique à l’entrée de la mer Rouge.
Les forces britanniques y disposent d’installations permettant de conduire des opérations contre les positions italiennes d’Afrique orientale.
Robert Cunibil participe immédiatement aux activités opérationnelles.
Ses compétences de mécanicien sont particulièrement utiles.
Les moyens matériels de la petite formation française demeurent limités.
La disponibilité de chaque appareil conditionne directement le nombre de missions pouvant être effectuées.
La guerre aérienne en Afrique orientale — 1940
Pendant l’été et l’automne 1940, Robert Cunibil participe aux opérations aériennes contre les forces italiennes d’Abyssinie et de Somalie.
L’Italie contrôle alors de vastes territoires en Afrique orientale.
Les forces britanniques doivent défendre leurs positions et attaquer les installations ennemies.
Les bombardiers accomplissent des missions de reconnaissance et de bombardement.
Les conditions d’emploi sont difficiles.
Les distances à parcourir sont importantes.
Les équipages doivent affronter la chaleur, les contraintes mécaniques et les défenses adverses.
Robert Cunibil participe à ces missions tout en contribuant à l’entretien des appareils.
L’Ordre de la Libération souligne l’importance de son travail pour maintenir les avions disponibles.
Le rôle essentiel du mécanicien aéronautique
Dans une petite formation aérienne, les mécaniciens constituent un élément déterminant de la capacité opérationnelle.
Les appareils doivent être inspectés avant chaque mission.
Les moteurs doivent être entretenus malgré les conditions climatiques et les ressources limitées.
Les incidents mécaniques peuvent immobiliser un avion pendant plusieurs jours.
Les réparations exigent parfois une grande capacité d’adaptation.
Robert Cunibil possède une formation technique solide.
Il peut intervenir sur les équipements et contribuer à résoudre les difficultés de maintenance.
Son travail permet à la formation de poursuivre ses opérations.
Cette activité mérite d’être soulignée car elle est moins visible que celle des pilotes, alors qu’elle conditionne directement l’efficacité des missions aériennes.
La douzième mission de guerre — 16 décembre 1940
Le 16 décembre 1940, Robert Cunibil participe à sa douzième mission de guerre au-dessus de l’Abyssinie.
L’appareil effectue une reconnaissance dans le secteur de Dire Dawa, alors généralement désigné en français sous la forme Dir Daoua.
L’équipage comprend notamment Yves Trécan, Jacques Dodelier et Robert Cunibil.
Au cours de la mission, le bombardier est attaqué par la chasse italienne.
L’appareil est abattu.
Les membres de l’équipage tentent de survivre à sa destruction.
Robert Cunibil parvient à sauter en parachute.
Il est blessé pendant l’évacuation.
Il demeure cependant le seul survivant de son équipage.
La mort de ses camarades
La destruction du bombardier entraîne la mort de plusieurs aviateurs français.
Le capitaine Jacques Dodelier est tué.
L’adjudant-chef Yves Trécan trouve également la mort.
Un troisième membre d’équipage, identifié dans la notice officielle sous le nom de sergent-chef Michel, est tué.
Robert Cunibil survit grâce à son parachute.
Cette disparition collective constitue l’un des épisodes les plus tragiques de l’histoire des premières unités aériennes françaises combattantes.
La petite formation perd plusieurs hommes expérimentés.
Elle subit également une perte matérielle importante.
Pour Robert Cunibil, l’événement marque le début d’une période particulièrement éprouvante.
Capture par les Italiens
Après son parachutage, Robert Cunibil est capturé par les forces italiennes.
Il est fait prisonnier.
Les autorités italiennes le considèrent comme un militaire ayant quitté les forces françaises régulières après l’armistice.
Sa situation est donc particulièrement dangereuse.
Il n’est pas simplement traité comme un prisonnier de guerre ordinaire.
Son engagement dans les formations britanniques est considéré par les autorités italiennes comme un acte passible de sanctions particulièrement graves.
Il est transféré devant une juridiction militaire.
Condamnation à mort — 20 décembre 1940
Le 20 décembre 1940, Robert Cunibil est condamné à mort par un tribunal italien à Addis-Abeba.
Cette décision intervient quatre jours après la destruction de son avion.
Elle illustre les risques encourus par les premiers aviateurs français ayant refusé l’armistice.
Robert Cunibil est incarcéré dans l’attente de son exécution.
Les sources disponibles ne précisent pas les chefs d’accusation détaillés, la composition du tribunal ni les possibilités de recours.
Le jugement original n’a pas été consulté.
Il serait donc imprudent d’en proposer une analyse juridique précise sans disposer de ce document.
La condamnation à mort est cependant expressément confirmée par l’Ordre de la Libération.
Détention et rencontre avec Pierre de Maismont
Pendant sa captivité, Robert Cunibil retrouve Pierre de MAISMONT, lui aussi prisonnier des Italiens.
Les deux hommes appartiennent aux premiers aviateurs français ayant poursuivi la guerre aux côtés des Britanniques.
Leur détention se prolonge pendant plusieurs mois.
Ils sont finalement emprisonnés à Dessié, en Éthiopie.
Les circonstances matérielles de leur captivité ne sont pas détaillées dans la biographie institutionnelle.
Celle-ci permet toutefois d’établir que les deux aviateurs se trouvent encore prisonniers au printemps 1941.
Libération de la prison de Dessié — 24 avril 1941
Le 24 avril 1941, l’avance des forces alliées permet la libération de Robert Cunibil et de Pierre de Maismont.
Les opérations britanniques en Afrique orientale provoquent alors l’effondrement progressif des positions italiennes.
La libération de la prison de Dessié met fin à plusieurs mois de captivité.
Robert Cunibil échappe ainsi à l’exécution de la condamnation prononcée contre lui.
Cet épisode constitue un tournant dans sa vie.
Malgré sa blessure et sa détention, il décide de reprendre le combat.
Il retrouve les unités aériennes alliées.
Retour aux opérations aériennes
Après sa libération, Robert Cunibil rejoint de nouveau le No. 8 Squadron de la Royal Air Force.
Il reprend une activité militaire en Afrique orientale.
Il exerce ensuite des missions de liaison sous les ordres du colonel Gaston PALEWSKI, qui commande les Forces françaises libres en Afrique orientale.
Ces fonctions l’amènent à participer aux communications nécessaires au fonctionnement des forces françaises.
L’expérience acquise auprès de la RAF et pendant sa captivité renforce sa connaissance des opérations interalliées.
Affectation au Groupe de chasse Alsace — Avril 1942
En avril 1942, Robert Cunibil est incorporé au Groupe de chasse Alsace.
Cette formation appartient aux unités aériennes des Forces françaises libres.
Elle est engagée en Libye dans le cadre des opérations alliées.
Robert Cunibil rejoint ainsi un nouveau théâtre de guerre.
Les forces britanniques combattent les armées allemandes et italiennes en Afrique du Nord.
La guerre aérienne joue un rôle important dans la protection des troupes terrestres et l’attaque des installations ennemies.
Robert Cunibil met ses compétences techniques au service du Groupe Alsace.
Participation à la bataille d’El Alamein
En 1942, le Groupe de chasse Alsace participe aux opérations aériennes liées à la bataille d’El Alamein.
Robert Cunibil appartient à cette formation pendant la campagne.
La région d’El Alamein représente un secteur stratégique majeur.
Les forces de l’Axe tentent de progresser vers Alexandrie et le canal de Suez.
Les Alliés cherchent à empêcher cette avancée.
L’aviation doit assurer la couverture des troupes et participer aux attaques contre les forces ennemies.
Le Groupe Alsace subit des pertes importantes.
Après la perte de cinq pilotes, il est retiré du front en octobre 1942.
L’unité est ensuite dirigée vers la Grande-Bretagne.
Retour en Grande-Bretagne — Janvier 1943
En janvier 1943, Robert Cunibil reçoit une affectation à Camberley, en Angleterre.
Cette période correspond à la réorganisation de plusieurs unités aériennes françaises libres.
Les formations doivent être préparées pour participer aux opérations alliées contre l’Europe occupée.
Robert Cunibil possède alors une expérience particulièrement importante.
Il a servi en Afrique du Nord, en Afrique orientale et au Moyen-Orient.
Il a participé à des missions de guerre, survécu à la destruction de son avion et connu la captivité.
Il rejoint bientôt une nouvelle unité de bombardement.
Affectation au Groupe de bombardement Lorraine — Avril 1943
En avril 1943, Robert Cunibil est affecté à la 2e escadrille du Groupe de bombardement Lorraine.
Il y exerce les fonctions de chef mécanicien.
Le Groupe Lorraine appartient aux formations aériennes françaises libres engagées aux côtés de la Royal Air Force.
Il participe notamment aux opérations de bombardement contre les objectifs militaires situés en Europe occupée.
Les équipages doivent accomplir des missions dangereuses au-dessus de territoires défendus par la chasse allemande et l’artillerie antiaérienne.
Robert Cunibil assure des responsabilités techniques importantes.
Son expérience lui permet également de participer directement aux missions aériennes.
Mécanicien navigant et mitrailleur
Au sein du Groupe Lorraine, Robert Cunibil exerce les fonctions de mécanicien navigant et de mitrailleur.
Ces deux activités exigent des qualités complémentaires.
Le mécanicien navigant doit connaître le fonctionnement des moteurs et des équipements afin de contribuer à la sécurité de l’appareil.
Le mitrailleur participe à la défense du bombardier contre les attaques des avions ennemis.
Les missions au-dessus de l’Europe occupée présentent des risques élevés.
Les formations aériennes peuvent être attaquées par la chasse allemande.
Elles doivent également traverser les secteurs défendus par l’artillerie antiaérienne.
Robert Cunibil prend part à ces opérations malgré les dangers qu’il a déjà affrontés en Afrique.
Vingt missions avec le Groupe Lorraine
Robert Cunibil effectue vingt missions aériennes au sein du Groupe de bombardement Lorraine.
Parmi celles-ci, neuf sont réalisées au-dessus de la France.
Ces chiffres sont expressément fournis par l’Ordre de la Libération.
Ils constituent l’un des éléments les plus importants de son parcours opérationnel.
Les missions contribuent à l’effort aérien allié contre les forces allemandes.
Les objectifs peuvent comprendre des installations militaires, des moyens de communication et des infrastructures utilisées par l’occupant.
Toutefois, les sources consultées ne donnent pas la liste individuelle des vingt missions.
Il convient donc de ne pas lui attribuer un objectif précis sans consulter les carnets de vol et les archives opérationnelles du Groupe Lorraine.
Les risques des opérations aériennes sur la France
Les bombardements effectués depuis la Grande-Bretagne exigent une préparation rigoureuse.
Les équipages doivent préparer les itinéraires, calculer les distances et vérifier les appareils.
Les missions sont parfois effectuées à basse altitude.
Les avions sont alors particulièrement exposés aux tirs ennemis.
La réussite des opérations dépend de la coordination entre les pilotes, les navigateurs, les mécaniciens et les mitrailleurs.
Robert Cunibil participe à cet effort collectif.
Sa contribution témoigne de l’engagement des personnels techniques qui, au-delà de leurs responsabilités au sol, acceptent également de participer aux missions de combat.
Promotion au grade de sous-lieutenant — 25 juin 1944
Le 25 juin 1944, Robert Cunibil est nommé sous-lieutenant.
Cette promotion intervient quelques semaines après le débarquement allié de Normandie.
Elle reconnaît la qualité de ses services et les responsabilités qu’il a exercées depuis 1940.
Ancien mécanicien et sous-officier, il accède ainsi au corps des officiers.
Son parcours est particulièrement remarquable en raison des circonstances de son engagement.
Il a quitté l’Afrique du Nord dès juillet 1940, participé aux premières opérations aériennes françaises libres, survécu à une condamnation à mort et repris le combat après sa libération.
Fin de la Seconde Guerre mondiale
Robert Cunibil poursuit son service jusqu’à la fin des hostilités en Europe.
La capitulation allemande intervient en mai 1945.
Son parcours militaire pendant la guerre comprend plusieurs épisodes majeurs.
Il participe d’abord aux opérations de 1940 contre l’Italie.
Il refuse ensuite l’armistice et rejoint les forces britanniques en Égypte.
Il combat en Afrique orientale, connaît la captivité, puis reprend les opérations aériennes en Libye.
Enfin, il participe aux bombardements du Groupe Lorraine contre les objectifs situés en Europe occupée.
Cette continuité témoigne de la durée et de la diversité de son engagement.
Nomination comme Compagnon de la Libération — 28 mai 1945
Par décret du 28 mai 1945, Robert Cunibil est nommé Compagnon de la Libération.
L’attribution intervient de son vivant.
Elle récompense son engagement précoce dans la France libre et l’ensemble de ses services aériens.
L’inventaire officiel des dossiers individuels conserve une ampliation du décret datée du 29 mai 1945.
Le dossier de Robert Cunibil est identifié sous la cote 1 A 254.
L’inventaire mentionne également une copie d’un extrait du Journal officiel du 31 mai 1945.
Cette référence constitue une piste précise pour la vérification de la publication officielle.
La page et la rubrique du Journal officiel doivent toutefois être contrôlées dans le texte original.
Retour à la vie civile et carrière après 1945
Affectation à La Rochelle
Après la capitulation allemande, Robert Cunibil poursuit sa carrière dans l’armée de l’Air.
Il est affecté à la base-école de pilotage de La Rochelle.
Cette affectation marque son passage des opérations de guerre à des fonctions de formation et de soutien technique.
L’armée de l’Air doit alors se réorganiser après plusieurs années de conflit.
Elle doit former de nouveaux personnels, entretenir les appareils disponibles et moderniser ses installations.
L’expérience de Robert Cunibil constitue un atout pour ces activités.
Promotion au grade de lieutenant — 1946
En 1946, Robert Cunibil est muté à la base aérienne de Cognac.
Il est promu lieutenant.
Il reçoit ensuite une nouvelle affectation à la base-école de Rochefort.
Son expérience de mécanicien lui permet d’exercer des responsabilités dans les services techniques.
Il participe au fonctionnement et à l’organisation des installations militaires.
Commandement d’ateliers à Bamako — 1948
En 1948, Robert Cunibil est affecté à Bamako, au Soudan français, aujourd’hui capitale du Mali.
Il exerce des fonctions d’officier mécanicien.
Il commande les ateliers du DBA 162.
Ces ateliers assurent les opérations techniques nécessaires au fonctionnement des unités aériennes.
Les missions comprennent notamment l’entretien, la réparation et la gestion du matériel.
L’année suivante, il exerce des responsabilités comparables à l’EOM 81.
Cette affectation confirme la place importante qu’occupe la maintenance aéronautique dans sa carrière.
Affectation à Limoges — 1951
En 1951, Robert Cunibil rejoint l’Entrepôt de l’armée de l’Air 603, à Limoges.
Cet établissement participe à la gestion et au soutien du matériel aéronautique.
Les entrepôts techniques jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement de l’armée de l’Air.
Ils doivent assurer la disponibilité des pièces de rechange et organiser la réparation des équipements.
Robert Cunibil y met en œuvre ses compétences professionnelles.
Promotion au grade de capitaine — 1952
En 1952, Robert Cunibil est promu capitaine.
Il poursuit sa carrière comme officier spécialiste du matériel aéronautique.
Cette promotion reconnaît ses responsabilités croissantes dans les services techniques.
Affectation à Châteaudun — 1954
En 1954, Robert Cunibil est affecté à l’Entrepôt de l’armée de l’Air 601, à Châteaudun.
Il poursuit ses activités dans la gestion des équipements aéronautiques.
Ses fonctions concernent désormais des structures techniques importantes de l’armée de l’Air.
Il participe à l’organisation des moyens matériels nécessaires aux unités.
Direction centrale du Matériel — 1960
En 1960, Robert Cunibil rejoint la Direction centrale du Matériel de l’armée de l’Air, à Paris.
Il possède alors le grade de commandant.
Cette direction participe à la gestion et à l’organisation des moyens techniques de l’armée de l’Air.
Les années 1960 sont marquées par le développement rapide de nouveaux appareils militaires.
Les besoins de maintenance et de gestion du matériel deviennent de plus en plus complexes.
Robert Cunibil exerce ses fonctions dans cet environnement.
Affectation à Saint-Cyr — 1963
En 1963, Robert Cunibil sert à l’Entrepôt de l’armée de l’Air 604, au service des Marchés centralisés de Saint-Cyr.
Cette affectation relève de l’organisation administrative et technique des approvisionnements militaires.
Elle confirme l’évolution de sa carrière vers des responsabilités de gestion.
Il met à profit son expérience de mécanicien et d’officier.
Retraite militaire — Juillet 1968
En juillet 1968, Robert Cunibil quitte le service actif.
Il termine sa carrière avec le grade de lieutenant-colonel.
Il a servi dans l’armée de l’Air pendant près de trente-trois ans.
Son parcours est marqué par une succession de responsabilités opérationnelles et techniques.
Il a commencé comme mécanicien avant de devenir officier supérieur.
Cette progression constitue l’un des aspects les plus remarquables de sa carrière.
Activité dans l’industrie aéronautique
Après son départ de l’armée, Robert Cunibil poursuit une activité professionnelle.
Il devient chef de la gestion des matériels à la Société de construction et de réparation des matériels aéronautiques, à Issy-les-Moulineaux.
Cette fonction prolonge directement sa carrière militaire.
Il possède une connaissance approfondie des besoins techniques de l’aviation.
Son expérience de la maintenance et de l’organisation des approvisionnements constitue un atout pour l’entreprise.
Il demeure ainsi actif dans le secteur aéronautique après sa retraite militaire.
Installation à Vialas — 1971
En 1971, Robert Cunibil se retire à Vialas, en Lozère.
Cette commune est située dans les Cévennes.
Il s’y installe durablement.
Il participe progressivement à la vie locale.
Son engagement dans la commune le conduit à exercer des responsabilités municipales.
Maire de Vialas — 1977-1983
En 1977, Robert Cunibil est élu maire de Vialas.
Il exerce cette fonction jusqu’en 1983.
Son mandat constitue une nouvelle étape de sa vie publique.
Après une longue carrière militaire et technique, il se consacre aux affaires municipales.
Les sources consultées ne permettent pas de dresser un bilan précis de son action à la mairie.
Il conviendrait pour cela d’étudier les délibérations du conseil municipal et les archives communales.
En 1983, Robert Cunibil devient maire honoraire de Vialas.
Cette distinction reconnaît ses services à la commune.
Dernières années et décès
Robert Cunibil demeure attaché à Vialas pendant ses dernières années.
Il conserve également sa place dans la mémoire des Forces aériennes françaises libres.
Il meurt le 5 juin 1999 à Alès, dans le Gard.
Il est âgé de quatre-vingt-quatre ans.
Il est inhumé au cimetière de Vialas.
Son parcours appartient à la fois à l’histoire de l’aviation militaire française, de la France libre et de la vie municipale cévenole.
Décorations
Commandeur de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. L’inventaire du dossier 1 A 254 mentionne une proposition pour le grade d’officier du 9 mai 1950 et un procès-verbal de réception du 6 avril 1965. Ces documents ne suffisent pas à établir la date de son élévation au grade de commandeur. Le décret correspondant et sa publication au Journal officiel restent à vérifier.
Compagnon de la Libération — Décret du 28 mai 1945. Attribution de son vivant, non posthume. Dossier individuel 1 A 254. Ampliation du décret datée du 29 mai 1945. L’inventaire signale un extrait du Journal officiel du 31 mai 1945 ; la publication exacte doit être contrôlée dans le numéro original. Reçu du diplôme de Compagnon de la Libération du 8 juin 1965.
Médaille militaire — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Date du décret individuel et référence de publication non vérifiées.
Croix de guerre 1939-1945 — Deux citations, selon l’Ordre de la Libération. Les textes des citations sont signalés dans le dossier individuel 1 A 254. Leurs dates et leur niveau doivent être vérifiés dans les documents originaux.
Médaille coloniale avec agrafe Libye — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille de la Résistance française — Aucune attribution individuelle n’a été confirmée dans les sources nominatives vérifiées. La distinction ne figure pas dans la liste publiée par l’Ordre de la Libération. Il convient donc de ne pas l’ajouter sans document justificatif.
Décorations étrangères — Aucune distinction étrangère individuelle n’a été identifiée avec certitude dans la notice officielle consultée.
Lieux de mémoire
Paris, 14e arrondissement — Lieu de naissance, le 3 février 1915.
Meknès — Maroc — Première affectation à la 2e Escadre du Nord marocain.
Rochefort — Charente-Maritime — Formation à l’École des mécaniciens à partir de septembre 1937.
Youks-les-Bains — Algérie — Base de départ de l’évasion aérienne du 1er juillet 1940.
Marsa Matrouh — Égypte — Première étape des deux bombardiers français ayant quitté l’Algérie.
Bogush — Égypte — Quartier général de la RAF rejoint le 1er juillet 1940.
Héliopolis — Égypte — Base de regroupement des aviateurs français engagés dans la RAF.
Massaoua et Assab — Érythrée — Objectifs de la reconnaissance aérienne de juillet 1940.
Aden — Yémen — Base du No. 8 Squadron de la RAF.
Dire Dawa — Éthiopie — Secteur de la destruction de son bombardier le 16 décembre 1940.
Addis-Abeba — Éthiopie — Ville de sa condamnation à mort par un tribunal italien.
Dessié — Éthiopie — Lieu de détention et de libération le 24 avril 1941.
El Alamein — Égypte — Campagne de 1942 avec le Groupe de chasse Alsace.
Camberley — Royaume-Uni — Affectation en janvier 1943.
Grande-Bretagne — Base des opérations du Groupe de bombardement Lorraine sur l’Europe occupée.
La Rochelle, Cognac, Rochefort, Bamako, Limoges, Châteaudun et Saint-Cyr — Principales affectations militaires après 1945.
Issy-les-Moulineaux — Hauts-de-Seine — Activité professionnelle dans l’industrie aéronautique après la retraite militaire.
Vialas — Lozère — Résidence à partir de 1971, mandat de maire de 1977 à 1983, lieu de sépulture.
Alès — Gard — Lieu de décès, le 5 juin 1999.
Camarades de combat
Raymond ROLLAND — Adjudant pilote du premier Glenn Martin ayant quitté Youks-les-Bains le 1er juillet 1940 pour rejoindre les forces britanniques en Égypte.
Roger RITOUX-LACHAUD — Capitaine observateur, compagnon de l’évasion aérienne du 1er juillet 1940 et membre des premières formations françaises combattantes de la RAF.
Yves TRÉCAN — Adjudant-chef pilote du Glenn Martin transportant Robert Cunibil et Jacques Dodelier lors de leur départ d’Algérie ; tué au cours de la mission du 16 décembre 1940.
Jacques DODELIER — Capitaine observateur, compagnon d’équipage de Robert Cunibil dans le Number One French Bomber Flight ; tué lors de la destruction de leur appareil le 16 décembre 1940.
Pierre de MAISMONT — Lieutenant observateur ayant rejoint les premiers aviateurs français de la RAF ; prisonnier des Italiens, il retrouve Robert Cunibil en captivité et est libéré avec lui le 24 avril 1941.
René BAUDEN — Sergent mécanicien, l’un des aviateurs français ayant rejoint le Number One French Bomber Flight au cours de l’été 1940.
Gaston PALEWSKI — Colonel commandant les Forces françaises libres en Afrique orientale ; Robert Cunibil exerce des missions de liaison sous ses ordres après sa libération.
Bernard BARBERON — Officier aviateur des Forces aériennes françaises libres, membre du Groupe de bombardement Lorraine ; son appartenance à la même unité que Robert Cunibil est attestée, sans qu’une relation personnelle étroite soit établie.
Jean ASTIER DE VILLATTE — Officier des Forces aériennes françaises libres ayant servi au Groupe Lorraine ; appartient au même environnement opérationnel que Robert Cunibil.
Pol CHARBONNEAUX — Aviateur des Forces françaises libres et Compagnon de la Libération, membre du Groupe Lorraine.
Édouard CORNIGLION-MOLINIER — Général et aviateur des Forces aériennes françaises libres ; appartient à l’histoire du Groupe Lorraine.
Références bibliographiques
1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe NOTIN, Perrin, Paris, 2000, 822 p. Ouvrage général consacré aux Compagnons de la Libération.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir TROUPLIN, Elytis, Bordeaux, 2023, 1 600 p. Répertoire biographique permettant de confronter les parcours individuels des Compagnons.
Les Compagnons de l’aube, Guillaume PIKETTY, Textuel, Paris, 2014, 442 p. Étude consacrée aux engagements précoces dans la France libre.
La France libre, Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC, Gallimard, Paris, 1996. Étude historique de référence concernant la formation des unités françaises libres et les campagnes militaires.
Mémorial des Compagnons de la Libération 1940-1945, Chancellerie de l’Ordre de la Libération, Paris, 1961. Ouvrage collectif consacré aux Compagnons de la Libération.
Références internet
Ordre de la Libération — Robert Cunibil — Notice biographique officielle permettant de vérifier l’état civil, les affectations militaires, les opérations aériennes, la captivité, les promotions, la carrière d’après-guerre et les décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/robert-cunibil
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C — Instrument de recherche identifiant le dossier 1 A 254, le décret du 28 mai 1945, les états des services, les citations et les pièces relatives à la Légion d’honneur —
Ordre de la Libération — Lettre d’information de novembre 2020 — Présentation d’un hommage rendu à Robert Cunibil dans les installations de l’armée de l’Air et de l’Espace — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-novembre-2020
Ordre de la Libération — Répertoire des Compagnons, lettre C — Confirmation de l’appartenance de Robert Cunibil à l’Ordre de la Libération — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/c
Wikipédia — Robert Cunibil — Notice biographique secondaire utilisée pour confrontation avec les renseignements institutionnels — https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Cunibil
Dossier d’homologation consulté
Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 254
Le répertoire numérique officiel des dossiers des Compagnons de la Libération, lettre C, identifie le dossier de Robert Cunibil sous la cote 1 A 254.
L’inventaire a été vérifié, notamment sa page 52.
Il mentionne un mémoire de proposition pour l’attribution de la croix de la Libération, daté de 1945.
Il conserve une ampliation du décret du 28 mai 1945, datée du 29 mai suivant.
Le reçu du diplôme de Compagnon de la Libération est daté du 8 juin 1965.
Les documents administratifs comprennent un bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons de la Libération du 15 juin 1948.
Trois fiches de renseignements établies entre 1963 et 1969 sont également signalées.
Le dossier conserve deux cartes d’identité de Compagnon de la Libération, datées respectivement du 8 avril 1971 et du 26 avril 1988.
Vingt-quatre pièces de correspondance échangées avec la chancellerie de l’Ordre entre 1947 et 1969 complètent cette documentation.
Documents militaires conservés au dossier 1 A 254
Le dossier contient une copie d’un état des services provenant du Service historique de la Défense, datée de 2005.
Un état signalétique et des services manuscrit est également signalé.
Plusieurs extraits du Journal officiel figurent parmi les pièces inventoriées.
Ils portent les dates du 14 janvier 1945, du 31 mai 1945, du 8 janvier 1950 et du 18 mai 1996.
Le dossier contient également les textes de citations militaires.
Ces pièces présentent un intérêt particulièrement important.
Elles pourraient permettre de vérifier précisément les promotions, les distinctions et certaines périodes de service.
L’inventaire seul ne permet cependant pas d’attribuer avec certitude à chacune de ces publications une décision individuelle précise.
Grande chancellerie de la Légion d’honneur
Le dossier conserve une copie d’un mémoire de proposition pour le grade d’officier de la Légion d’honneur, daté du 9 mai 1950.
Il comprend également une copie d’un procès-verbal de réception daté du 6 avril 1965.
Ces pièces permettent d’orienter les recherches sur la progression de Robert Cunibil dans l’ordre national de la Légion d’honneur.
La date précise de son élévation au grade de commandeur doit encore être établie.
Service historique de la Défense — GR 16 P 152830
L’inventaire officiel de l’Ordre de la Libération identifie Robert Cunibil sous la cote GR 16 P 152830.
Cette référence correspond à son dossier administratif de résistant.
Elle constitue une source importante pour la vérification de son engagement dans les Forces aériennes françaises libres.
Le dossier original n’a pas été matériellement dépouillé.
La cote est donc considérée comme identifiée avec certitude, mais son contenu intégral reste à examiner.
Archives des Forces aériennes françaises libres
Les dossiers opérationnels du Number One French Bomber Flight, du No. 8 Squadron de la RAF, du Groupe de chasse Alsace et du Groupe de bombardement Lorraine constituent des sources complémentaires essentielles.
Ils pourraient permettre de reconstituer précisément les missions aériennes effectuées par Robert Cunibil.
Les archives britanniques pourraient également contenir des documents concernant la disparition de son équipage le 16 décembre 1940.
Une recherche dans les fonds relatifs aux prisonniers de guerre détenus par les Italiens pourrait apporter des précisions sur sa condamnation à mort et sa captivité.
Aucune cote nominative supplémentaire de ces fonds n’a été vérifiée.
Observations
Robert Cunibil appartient aux tout premiers aviateurs français ayant refusé l’armistice de juin 1940.
Son engagement présente une particularité importante.
Il ne rejoint pas la France libre depuis la métropole, mais quitte directement une base aérienne d’Algérie avec quatre autres aviateurs.
L’évasion du 1er juillet 1940 constitue l’un des épisodes les plus précoces de la poursuite du combat aérien français.
Elle permet la formation du Number One French Bomber Flight au sein de la Royal Air Force.
Robert Cunibil participe à la première mission de reconnaissance contre les positions italiennes accomplie par un équipage français dissident.
Son parcours est ensuite marqué par les opérations d’Afrique orientale.
Le 16 décembre 1940, il survit à la destruction de son bombardier.
Capturé par les Italiens, il est condamné à mort avant d’être libéré par l’avance alliée en avril 1941.
Il reprend pourtant le combat.
Son affectation au Groupe de chasse Alsace, puis au Groupe de bombardement Lorraine, témoigne de la continuité de son engagement.
Il effectue vingt missions aériennes au sein du Lorraine, dont neuf au-dessus de la France.
Après la guerre, sa carrière demeure consacrée à la mécanique aéronautique.
Il accède au grade de lieutenant-colonel avant de poursuivre une activité dans l’industrie.
Enfin, son élection comme maire de Vialas marque une dernière étape de son engagement public.
Son parcours illustre la contribution essentielle des personnels techniques à l’histoire des Forces aériennes françaises libres.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, les dates et lieux de naissance et de décès, les affectations militaires, l’évasion du 1er juillet 1940, l’engagement dans la RAF, les opérations aériennes d’Afrique orientale, la destruction de l’appareil du 16 décembre 1940, la condamnation à mort, la libération d’avril 1941, l’appartenance aux groupes Alsace et Lorraine, les vingt missions effectuées avec ce dernier, les principales promotions et la carrière d’après-guerre sont documentés par l’Ordre de la Libération. Le dossier individuel 1 A 254 et la cote SHD GR 16 P 152830 sont identifiés. Le niveau B est retenu en raison de l’absence de dépouillement intégral des archives militaires et britanniques, de l’absence de reconstitution des missions individuelles et des vérifications encore nécessaires concernant les actes de décoration.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
|---|---|
| 3 février 1915 | Naissance dans le 14e arrondissement de Paris. |
| Avant 1935 | Formation de mécanicien-ajusteur et de dessinateur industriel. |
| Novembre 1935 | Engagement volontaire dans l’armée de l’Air. |
| 1935-1937 | Service au Maroc, notamment à la 2e Escadre du Nord marocain à Meknès. |
| 14 septembre 1937 | Admission à l’École des mécaniciens de Rochefort. |
| 27 septembre 1937 | Départ pour Casablanca ; nomination comme maître-ouvrier. |
| Août 1938 | Promotion au grade de caporal-chef. |
| 1938-1940 | Service en Algérie. |
| Juin 1940 | Participation aux opérations aériennes contre l’Italie méridionale et la Sicile. |
| 1er juillet 1940 | Départ clandestin de Youks-les-Bains à bord d’un Glenn Martin 167, avec Yves Trécan et Jacques Dodelier. |
| 1er juillet 1940 | Arrivée à Marsa Matrouh, puis à Bogush, en Égypte. |
| 2 juillet 1940 | Arrivée à Héliopolis. |
| 8 juillet 1940 | Engagement dans la RAF Volunteer Reserve et participation à la constitution du Number One French Bomber Flight. |
| 13 juillet 1940 | Départ d’Héliopolis vers Aden ; reconnaissance aérienne des positions italiennes de Massaoua et d’Assab. |
| 14 juillet 1940 | Arrivée à Aden et rattachement au No. 8 Bomber Squadron. |
| Juillet-décembre 1940 | Missions aériennes en Abyssinie et en Somalie. |
| 16 décembre 1940 | Bombardier abattu par la chasse italienne ; parachutage et blessure ; seul survivant de l’équipage. |
| 20 décembre 1940 | Condamnation à mort par un tribunal italien à Addis-Abeba. |
| Décembre 1940-avril 1941 | Captivité en Afrique orientale. |
| 24 avril 1941 | Libération de la prison de Dessié avec Pierre de Maismont. |
| 1941 | Retour au No. 8 Squadron et missions de liaison sous les ordres du colonel Palewski. |
| Avril 1942 | Affectation au Groupe de chasse Alsace en Libye. |
| 1942 | Participation aux opérations d’El Alamein. |
| Octobre 1942 | Retrait du Groupe Alsace du front africain après de lourdes pertes. |
| Janvier 1943 | Affectation à Camberley, en Angleterre. |
| Avril 1943 | Affectation à la 2e escadrille du Groupe de bombardement Lorraine comme chef mécanicien. |
| 1943-1944 | Vingt missions aériennes au sein du Lorraine, dont neuf au-dessus de la France. |
| 25 juin 1944 | Promotion au grade de sous-lieutenant. |
| 28 mai 1945 | Nomination comme Compagnon de la Libération. |
| 29 mai 1945 | Ampliation du décret de nomination. |
| Après mai 1945 | Affectation à la base-école de pilotage de La Rochelle. |
| 1946 | Affectation à Cognac ; promotion au grade de lieutenant ; mutation à Rochefort. |
| 1948 | Commandement des ateliers du DBA 162 à Bamako. |
| 1949 | Fonctions analogues à l’EOM 81. |
| 1951 | Affectation à l’Entrepôt de l’armée de l’Air 603 à Limoges. |
| 1952 | Promotion au grade de capitaine. |
| 1954 | Affectation à l’Entrepôt de l’armée de l’Air 601 à Châteaudun. |
| 1960 | Service à la Direction centrale du Matériel de l’armée de l’Air, avec le grade de commandant. |
| 1963 | Affectation à l’Entrepôt 604, service des Marchés centralisés de Saint-Cyr. |
| 8 juin 1965 | Reçu du diplôme de Compagnon de la Libération. |
| Juillet 1968 | Retraite militaire avec le grade de lieutenant-colonel. |
| Après juillet 1968 | Fonctions dans une entreprise de construction et de réparation de matériels aéronautiques à Issy-les-Moulineaux. |
| 1971 | Installation à Vialas, en Lozère. |
| 1977 | Élection comme maire de Vialas. |
| 1983 | Fin du mandat municipal ; maire honoraire. |
| 5 juin 1999 | Décès à Alès, dans le Gard. |
| Après le décès | Inhumation au cimetière de Vialas. |
Tableau des divergences entre sources
Aucune divergence majeure n’a été relevée entre les principales données d’état civil publiées par l’Ordre de la Libération et celles reprises dans les notices secondaires consultées.
Plusieurs points demandent cependant une vérification complémentaire.
La notice officielle indique que Robert Cunibil possède le grade de sergent-chef au moment de son départ d’Algérie, le 1er juillet 1940, alors que la dernière promotion antérieure précisément datée est celle de caporal-chef en août 1938. La date de son accession au grade de sergent-chef reste donc à établir.
La liste officielle des décorations le présente comme commandeur de la Légion d’honneur, mais l’inventaire du dossier 1 A 254 ne permet pas de déterminer la date exacte de cette promotion.
Enfin, la présence d’un extrait du Journal officiel du 31 mai 1945 dans son dossier constitue une indication importante pour la vérification de sa nomination comme Compagnon de la Libération. La nature exacte du texte publié doit être contrôlée.
Sources consultées
Ordre de la Libération — Robert Cunibil — Biographie officielle confirmant l’état civil, l’engagement dans la RAF, les campagnes aériennes, la captivité, les promotions, la carrière après 1945 et les distinctions — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/robert-cunibil
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025 — Inventaire permettant de vérifier la cote 1 A 254, le décret du 28 mai 1945, les états des services et les documents conservés dans le dossier —
Ordre de la Libération — Lettre d’information de novembre 2020 — Présentation de l’hommage rendu à Robert Cunibil dans les installations de l’armée de l’Air et de l’Espace — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-novembre-2020
Ordre de la Libération — Compagnons de la Libération, lettre C — Liste institutionnelle confirmant sa nomination — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/c
Wikipédia — Robert Cunibil — Notice biographique secondaire utilisée pour confrontation des informations d’état civil et du parcours militaire — https://fr.wikipedia.org/wiki/Robert_Cunibil