Paul COUROUNET, né le 17 novembre 1908 à Pellegrue (Gironde), mort le 12 août 1961 à Séméac (Hautes-Pyrénées), Français, militaire de carrière, sous-officier des troupes coloniales, combattant des Forces françaises libres, officier du Train, participant aux campagnes de Koufra, du Fezzan, de Tripolitaine, de Tunisie et à la libération de la France avec la 2e Division blindée, Compagnon de la Libération.
Origines familiales et jeunesse
Paul Courounet naît le 17 novembre 1908 à Pellegrue, commune de Gironde située dans l’Entre-deux-Mers, à proximité de la Dordogne.
Les notices biographiques institutionnelles disponibles ne fournissent pas de renseignements précis sur ses parents, leurs professions ou la composition de sa famille.
Elles ne permettent pas davantage de reconstituer sa scolarité.
Son parcours documenté commence en novembre 1926, lorsqu’il décide de s’engager volontairement dans l’armée française.
Il est alors âgé de dix-huit ans.
Cette décision marque le début d’une carrière militaire qui le conduira sur plusieurs théâtres d’opérations, en Afrique, en Asie et en Europe.
Engagement dans l’artillerie coloniale — Novembre 1926
En novembre 1926, Paul Courounet s’engage au titre du 24e Régiment d’artillerie coloniale.
Il reçoit une formation militaire et technique adaptée aux missions de son arme.
L’artillerie coloniale doit pouvoir intervenir dans des territoires où les conditions de transport et de ravitaillement sont souvent difficiles.
Le fonctionnement des unités dépend notamment de la disponibilité des véhicules, des munitions et des moyens de communication.
Paul Courounet manifeste rapidement les qualités nécessaires à l’encadrement.
Il est promu brigadier, puis maréchal des logis en septembre 1927.
Cette progression témoigne de ses aptitudes professionnelles.
Il poursuit sa carrière dans les troupes coloniales.
Affectations au Maroc et en Indochine
Au cours des années suivantes, Paul Courounet effectue plusieurs séjours outre-mer.
Il sert notamment au Maroc et en Indochine, dans des unités d’artillerie coloniale.
Ces affectations lui permettent d’acquérir une expérience des opérations militaires et des déplacements dans des régions aux conditions géographiques très différentes.
Les unités coloniales doivent assurer leur ravitaillement sur de longues distances.
Les personnels chargés des transports doivent entretenir les véhicules, préparer les itinéraires et organiser l’acheminement des matériels.
Ces difficultés exigent des sous-officiers capables de prendre des initiatives.
Paul Courounet acquiert progressivement cette expérience.
Les sources directement consultées ne précisent cependant pas les dates exactes de chacun de ses séjours, les unités successives auxquelles il appartient ni les opérations auxquelles il aurait personnellement participé.
Il convient donc de ne pas lui attribuer de campagnes particulières sans confirmation documentaire.
Affectation au Tchad — Mars 1939
En mars 1939, Paul Courounet est envoyé au Tchad.
Il rejoint le Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, généralement désigné par les initiales RTST.
Il possède alors le grade de maréchal des logis-chef.
Il reçoit la responsabilité d’une section de transports.
Sa mission consiste notamment à assurer le ravitaillement des garnisons situées dans le nord du territoire.
Il doit organiser les convois entre Moussoro et Faya-Largeau.
Cette affectation présente des difficultés particulières.
Les pistes sahariennes sont longues, isolées et exposées aux conditions climatiques extrêmes.
Les véhicules circulent dans des régions où les possibilités de dépannage sont très limitées.
L’approvisionnement en carburant, en eau et en pièces mécaniques doit être préparé avec une grande précision.
Les transports entre Moussoro et Faya-Largeau
La liaison entre Moussoro et Faya-Largeau constitue un axe important pour l’approvisionnement du nord du Tchad.
Elle traverse des régions difficiles, notamment le Bahr el-Ghazal et le secteur du Djoura.
Les convois doivent franchir des étendues désertiques où les pistes peuvent être rendues impraticables par le sable.
Les véhicules risquent l’ensablement.
La chaleur et l’usure mécanique peuvent provoquer des pannes.
Les déplacements exigent donc une connaissance précise des itinéraires et une préparation rigoureuse.
Paul Courounet acquiert dans ce domaine une expérience déterminante.
Cette compétence jouera un rôle essentiel pendant les futures campagnes de la colonne Leclerc.
L’acheminement des approvisionnements constituera en effet l’un des principaux problèmes rencontrés par les forces françaises libres engagées dans le Sahara.
Mobilisation de septembre 1939
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en septembre 1939, Paul Courounet demeure affecté au RTST.
Il poursuit ses missions de transport et de ravitaillement.
La situation géographique du Tchad lui confère une importance militaire particulière.
Le territoire est voisin de la Libye italienne.
Les positions italiennes du Fezzan constituent une menace potentielle pour les communications sahariennes françaises.
Le maintien de forces militaires dans le nord du Tchad permet de surveiller les frontières et de préparer d’éventuelles opérations.
En janvier 1940, Paul Courounet est affecté à la compagnie portée du RTST, à Faya-Largeau.
Il dispose alors d’une expérience importante du désert et des transports militaires.
Engagement dans la Résistance
Refus de l’armistice — Juin 1940
La défaite française de juin 1940 bouleverse la situation politique et militaire des territoires africains.
Après l’annonce de l’armistice, les autorités coloniales doivent déterminer si elles demeurent fidèles au gouvernement de Vichy ou si elles poursuivent la guerre.
Au Tchad, plusieurs responsables civils et militaires souhaitent continuer le combat aux côtés du général de Gaulle.
Paul Courounet partage cette volonté.
Il refuse de considérer la défaite métropolitaine comme la fin de la guerre.
Sa situation de sous-officier lui permet d’exercer une influence sur ses camarades.
Il contribue à convaincre plusieurs militaires qui hésitent encore sur l’attitude à adopter.
Ralliement du Tchad à la France libre — 26 août 1940
Le 26 août 1940, le Tchad se rallie officiellement à la France libre.
Ce ralliement, conduit sous l’autorité du gouverneur Félix Éboué et avec l’appui de responsables militaires, constitue l’une des premières grandes victoires politiques du général de Gaulle.
Paul Courounet participe activement au mouvement.
Selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération, il entraîne plusieurs de ses camarades indécis dans la décision de poursuivre le combat.
Son rôle ne consiste donc pas seulement à accepter personnellement le ralliement.
Il contribue également à obtenir celui d’autres militaires.
Cette initiative témoigne de son engagement volontaire et de son autorité morale au sein de son unité.
Le Tchad devient ensuite une base essentielle pour la préparation des opérations françaises libres contre les positions italiennes du Sahara.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Paul Courounet ne relève pas d’un réseau clandestin de la Résistance intérieure.
Son engagement appartient à la Résistance extérieure, au sein des Forces françaises libres.
Il participe au ralliement du Tchad, puis sert successivement dans les unités de la colonne Leclerc, de la Force L et de la 2e Division blindée.
Sa contribution à la guerre repose principalement sur deux domaines complémentaires : le combat direct, notamment à Koufra, et l’organisation des transports militaires.
Cette seconde spécialité constitue un élément déterminant de son parcours.
Missions et actions
Engagement dans la colonne Leclerc — 1940-1941
Après le ralliement du Tchad, les forces françaises libres entreprennent de préparer une offensive contre les positions italiennes du Sahara.
Le colonel Philippe Leclerc de Hauteclocque reçoit la responsabilité des opérations.
Le territoire tchadien constitue la principale base de départ.
Les distances à parcourir sont considérables.
Il faut réunir des véhicules, constituer des réserves de carburant et organiser des itinéraires permettant aux colonnes motorisées de franchir le désert.
Les connaissances de Paul Courounet sont particulièrement utiles dans ce contexte.
Il participe aux opérations comme combattant et spécialiste des véhicules.
Il reçoit notamment les fonctions de chef de pièce de mitrailleuse.
À ce titre, il assure le commandement et l’emploi d’une arme automatique au sein d’une formation mobile.
Première campagne de Koufra — Février-mars 1941
Au début de 1941, la colonne Leclerc entreprend une offensive contre l’oasis de Koufra, en Libye.
Koufra constitue une position stratégique italienne dans le Sahara.
Son contrôle permet de renforcer les communications entre les territoires africains ralliés à la France libre et d’affaiblir le dispositif italien.
Les unités françaises doivent parcourir plusieurs centaines de kilomètres à travers le désert avant d’atteindre les positions ennemies.
Les difficultés de navigation, de ravitaillement et d’entretien des véhicules sont considérables.
Paul Courounet participe à cette opération.
Il est engagé dans les combats contre les forces italiennes.
Sa conduite au feu attire rapidement l’attention de ses supérieurs.
Action du 18 février 1941
Le 18 février 1941, au cours des combats devant Koufra, le véhicule mitrailleur de Paul Courounet prend feu.
L’incendie survient alors que la position est exposée aux tirs ennemis.
Courounet intervient immédiatement.
Il parvient à éteindre l’incendie malgré le danger.
Son action permet de préserver le véhicule et de maintenir sa disponibilité au combat.
Ce comportement témoigne d’un sang-froid remarquable.
Il montre également l’importance de ses connaissances techniques.
Dans une opération saharienne conduite avec des moyens matériels limités, la perte d’un véhicule peut compromettre l’efficacité d’une unité entière.
Action du 19 février 1941
Le lendemain, 19 février 1941, Paul Courounet participe à un nouvel engagement.
Il dirige efficacement le tir de sa mitrailleuse.
Son intervention contribue au succès obtenu par son peloton.
Les deux actions des 18 et 19 février sont expressément mentionnées dans la citation à l’ordre de l’armée qui lui est attribuée.
Cette citation constitue un témoignage direct de son comportement pendant les combats de Koufra.
Elle confirme son rôle de combattant, distinct de ses responsabilités habituelles dans les transports.
Promotion exceptionnelle au grade d’adjudant
En reconnaissance de son comportement, Paul Courounet est promu adjudant à titre exceptionnel.
Cette promotion est décidée par le général Edgar de Larminat.
Elle récompense ses qualités professionnelles et son courage pendant les combats.
Il reçoit également une citation à l’ordre de l’armée.
La victoire de Koufra, obtenue le 1er mars 1941, constitue l’un des premiers succès militaires importants de la France libre.
Elle est associée au serment prononcé par Leclerc de ne déposer les armes que lorsque les couleurs françaises flotteront sur Strasbourg.
Paul Courounet appartient aux combattants ayant directement participé à cette victoire.
Retour au Tchad — Décembre 1941
En décembre 1941, Paul Courounet est affecté à la 2e compagnie automobile du RTST, stationnée à Fort-Lamy.
Il reprend des responsabilités dans le domaine des transports.
Cette affectation correspond à la préparation de nouvelles opérations sahariennes.
Les succès de Koufra ont démontré la possibilité de mener des offensives motorisées depuis le Tchad.
Ils ont également montré la difficulté de maintenir les unités en opération sur de longues distances.
La préparation des convois devient donc une question essentielle.
Paul Courounet participe à cet effort.
Première campagne du Fezzan — Janvier-février 1942
En janvier et février 1942, Paul Courounet participe à la première campagne du Fezzan.
Cette opération vise plusieurs positions italiennes dans le Sahara libyen.
Les forces françaises libres doivent parcourir de vastes régions désertiques.
Les colonnes se déplacent sur des pistes difficiles et disposent de moyens de ravitaillement limités.
Les opérations militaires dépendent directement de l’efficacité des transports.
Il faut maintenir les véhicules en état de marche, assurer la distribution du carburant et acheminer les munitions.
Paul Courounet participe à cette campagne avec la colonne Leclerc.
L’expérience acquise depuis 1939 dans les transports sahariens constitue un atout important.
Nomination comme Compagnon de la Libération — 1942
Paul Courounet reçoit la croix de la Libération en 1942.
La notice biographique officielle de l’Ordre de la Libération indique la date du 23 mai 1942.
Toutefois, l’inventaire archivistique officiel du dossier individuel 1 A 246 présente une distinction entre une ampliation datée du 23 mai 1942 et un décret qu’il date du 30 juin 1942.
Ces deux indications institutionnelles ne concordent pas entièrement.
En l’absence de consultation du texte original du décret, il convient de conserver explicitement cette divergence.
L’attribution de la croix de la Libération est néanmoins certaine.
Elle intervient du vivant de Paul Courounet.
Cette distinction récompense notamment son ralliement précoce à la France libre et son comportement pendant les combats de Koufra.
Promotion au grade d’adjudant-chef — Octobre 1942
En octobre 1942, Paul Courounet est promu adjudant-chef.
Il poursuit son service dans les formations françaises libres du Tchad.
Il reçoit des responsabilités importantes dans l’organisation des transports.
Cette promotion témoigne de l’expérience qu’il a acquise au cours des campagnes précédentes.
Elle intervient alors que les forces françaises libres préparent une nouvelle offensive vers la Libye.
Deuxième campagne du Fezzan — 1942-1943
À la fin de 1942, la colonne Leclerc entreprend une deuxième campagne du Fezzan.
Les unités françaises progressent depuis le Tchad vers les positions italiennes du Sahara.
Les opérations nécessitent une préparation logistique particulièrement importante.
Les véhicules doivent traverser de longues distances sans possibilité de ravitaillement régulier.
Paul Courounet exerce des fonctions de chef de section détachée de la 2e compagnie automobile.
Il doit assurer l’organisation et la conduite des transports.
Ses responsabilités comprennent notamment la coordination des véhicules et l’acheminement des approvisionnements.
Les conditions de service sont extrêmement pénibles.
Les équipages doivent supporter la chaleur, la fatigue et les difficultés de circulation.
La réussite des opérations dépend directement de la continuité des transports.
Campagne de Tripolitaine — 1943
Après la progression dans le Fezzan, les forces de Leclerc poursuivent leurs opérations vers la Tripolitaine.
Elles cherchent à rejoindre les armées alliées combattant en Afrique du Nord.
Paul Courounet continue d’assurer ses missions de transport.
Il participe au fonctionnement de la Force L, formation constituée autour des unités de Leclerc.
L’effort logistique devient de plus en plus important.
Les distances s’allongent et les besoins des troupes augmentent.
Il faut notamment assurer le transport du carburant et des munitions nécessaires aux opérations motorisées.
Le rôle des formations automobiles est donc déterminant.
Campagne de Tunisie — 1943
Au printemps 1943, Paul Courounet participe à la campagne de Tunisie.
Les forces françaises libres combattent aux côtés des Alliés contre les dernières unités allemandes et italiennes présentes en Afrique du Nord.
Il continue d’exercer ses responsabilités dans les transports.
Selon l’Ordre de la Libération, son activité pendant les campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie représente un travail considérable, accompli dans des conditions particulièrement éprouvantes.
Cette appréciation souligne la continuité de son engagement.
Elle permet également de rappeler qu’une opération militaire dépend autant de ses unités combattantes que de ses formations logistiques.
L’acheminement des matériels, du carburant et des vivres conditionne directement la capacité des troupes à poursuivre les combats.
Affectation à la 2e Division blindée — 1943-1944
Après la campagne de Tunisie, les unités de Leclerc sont réorganisées pour constituer la 2e Division blindée.
Cette division doit participer aux opérations alliées de libération de la France.
Paul Courounet est affecté à la 497e Compagnie du train divisionnaire.
Il y sert comme adjudant-chef.
La compagnie appartient aux formations de soutien de la division.
Elle contribue à assurer les transports nécessaires aux opérations d’une grande unité blindée.
Les besoins d’une division de ce type sont considérables.
Les chars, les véhicules de reconnaissance, l’artillerie et les unités d’infanterie motorisée consomment d’importantes quantités de carburant et de munitions.
Le rôle des compagnies du Train est indispensable pour maintenir leur mobilité.
Paul Courounet apporte à cette organisation l’expérience acquise pendant plusieurs années de campagnes sahariennes.
Départ pour la Grande-Bretagne — Printemps 1944
Au printemps 1944, la 2e Division blindée rejoint la Grande-Bretagne.
Elle doit achever sa préparation avant son engagement sur le continent européen.
Paul Courounet accompagne la division.
La période britannique permet de compléter l’équipement et l’entraînement des unités.
Les formations de transport doivent s’adapter aux méthodes logistiques des armées alliées.
Les procédures de circulation, de ravitaillement et d’entretien sont organisées en prévision des opérations en France.
Pour Paul Courounet, cette étape marque la fin de plusieurs années de campagnes principalement africaines.
Il se prépare désormais à participer à la libération du territoire national.
Débarquement de Normandie — 1er août 1944
Le 1er août 1944, Paul Courounet débarque en Normandie avec la 2e Division blindée.
La division rejoint les forces alliées engagées dans la bataille de Normandie.
Elle participe rapidement aux opérations de rupture du front allemand.
Les unités blindées françaises avancent dans un dispositif interallié.
Leur progression exige une organisation permanente des transports.
Les véhicules de ravitaillement doivent suivre les mouvements des groupements tactiques.
Ils doivent également franchir des routes endommagées, des zones encombrées et des secteurs exposés aux tirs ennemis.
Paul Courounet participe à ces opérations au sein de la 497e Compagnie du train divisionnaire.
Campagne de Normandie — Août 1944
Après le débarquement, la 2e DB participe aux opérations conduites dans la région d’Alençon et d’Argentan.
Les combats sont particulièrement intenses.
Les unités françaises progressent rapidement, mais rencontrent une résistance allemande importante.
La mobilité constitue un avantage décisif.
Elle impose cependant aux services du Train de suivre le rythme des colonnes blindées.
Paul Courounet assure les missions correspondant à son affectation.
Les sources consultées ne permettent pas de préciser les itinéraires exacts empruntés par sa section ni les incidents auxquels il aurait personnellement participé.
Son appartenance à la compagnie du Train divisionnaire et sa présence dans la campagne de Normandie sont néanmoins confirmées.
Libération de Paris — Août 1944
À la fin d’août 1944, la 2e Division blindée reçoit l’ordre de progresser vers Paris.
La capitale est entrée en insurrection.
Les résistants parisiens affrontent les forces allemandes encore présentes dans la ville.
Le 24 août, les premiers éléments de la division pénètrent dans Paris.
Le 25 août, la garnison allemande capitule.
Paul Courounet participe à cette campagne avec les formations de la 2e DB.
Sa contribution s’inscrit dans l’organisation générale des transports et du ravitaillement de la division.
La libération de Paris constitue une étape majeure pour les anciens combattants de la colonne Leclerc.
Elle représente l’un des objectifs essentiels de leur engagement depuis 1940.
Promotion au grade de sous-lieutenant
Après les opérations de Normandie et la libération de Paris, Paul Courounet est nommé sous-lieutenant à titre exceptionnel.
Cette promotion récompense son parcours militaire et les responsabilités exercées depuis le ralliement du Tchad.
Elle marque son accession au corps des officiers.
Paul Courounet demeure au service de la 2e Division blindée.
Il poursuit la guerre avec les formations chargées d’assurer les moyens de déplacement et de ravitaillement.
Campagne des Vosges — Automne 1944
À l’automne 1944, Paul Courounet participe à la campagne des Vosges.
La 2e Division blindée poursuit son offensive vers l’est de la France.
Les opérations se déroulent dans des régions de plus en plus difficiles.
Le relief montagneux, les forêts et les conditions météorologiques compliquent les déplacements.
Les unités doivent parfois emprunter des routes étroites et endommagées.
Le transport du carburant, des munitions et des matériels devient particulièrement difficile.
Paul Courounet contribue à maintenir les capacités logistiques de la division.
Campagne d’Alsace — 1944-1945
La 2e Division blindée participe ensuite aux opérations de libération de l’Alsace.
Le 23 novembre 1944, ses unités entrent dans Strasbourg.
La libération de la ville marque l’accomplissement du serment de Koufra.
Paul Courounet avait participé à la campagne de Koufra en février 1941.
Il appartient donc aux combattants qui ont accompagné les forces de Leclerc depuis leurs premières opérations africaines jusqu’à leur retour en Alsace.
Cette continuité constitue l’un des aspects les plus remarquables de son parcours.
Il poursuit son service jusqu’à la fin de la guerre.
Les sources consultées ne permettent pas de lui attribuer une participation personnelle à chacune des opérations menées par la division pendant les derniers mois du conflit.
Retour à la vie militaire après 1945
Après la victoire de 1945, Paul Courounet poursuit sa carrière militaire.
Il ne quitte pas immédiatement l’armée.
Il sert avec le grade de lieutenant.
Son expérience des transports, de l’organisation des convois et du commandement demeure utile dans les formations militaires de l’après-guerre.
Il reçoit une affectation en Indochine.
Guerre d’Indochine
Paul Courounet sert en Indochine au sein du 4e bataillon du Régiment de marche du Tchad.
Cette unité appartient aux formations issues de l’histoire militaire de la 2e Division blindée.
Les sources institutionnelles confirment son affectation, mais ne précisent pas les dates exactes de son séjour, ses fonctions opérationnelles ni les engagements auxquels il aurait personnellement participé.
Il convient donc de ne pas lui attribuer de combats particuliers sans documentation complémentaire.
Son service en Indochine prolonge néanmoins une carrière commencée en 1926 et marquée par de nombreux séjours outre-mer.
Dernières responsabilités militaires à Nîmes
À son retour d’Indochine, Paul Courounet reçoit une affectation à Nîmes, dans le Gard.
Il commande la Compagnie d’instruction du Groupement du matériel et des bâtiments coloniaux.
Cette fonction lui confie des responsabilités de formation.
Il doit participer à l’instruction des personnels destinés aux services techniques et matériels.
Cette affectation correspond à son expérience professionnelle.
Depuis ses premières missions de transport au Tchad, il a exercé de nombreuses responsabilités dans l’organisation matérielle des unités militaires.
Son parcours lui permet de transmettre cette expérience à de nouveaux personnels.
Les sources consultées ne précisent pas la date de sa cessation du service actif.
Dernières années et décès
Paul Courounet termine sa carrière avec le grade de capitaine de réserve.
Il meurt le 12 août 1961 à Séméac, dans les Hautes-Pyrénées.
Il est âgé de cinquante-deux ans.
Il est inhumé à Tarbes.
Sa disparition intervient vingt ans après la victoire de Koufra et seize ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale.
Son parcours militaire s’est étendu sur plus de trois décennies.
Il a servi successivement en France, au Maroc, en Indochine, au Tchad, en Libye, en Tunisie et de nouveau en Europe.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Décret individuel et date de publication au Journal officiel non retrouvés lors des présentes recherches.
Compagnon de la Libération — Attribution de son vivant, non posthume. La biographie officielle de l’Ordre de la Libération mentionne un décret du 23 mai 1942. L’inventaire archivistique du dossier 1 A 246 mentionne quant à lui une ampliation datée du 23 mai 1942 et un décret du 30 juin 1942. Cette discordance institutionnelle doit être résolue par la consultation du décret original et du Journal officiel.
Médaille militaire — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Décret et publication officielle non vérifiés.
Croix de guerre 1939-1945 — Deux citations selon la notice officielle de l’Ordre de la Libération. L’une récompense les actions des 18 et 19 février 1941 devant Koufra. Les références de la seconde citation restent à établir.
Médaille coloniale — Avec agrafes Koufra, Fezzan, Libye, Fezzan-Tripolitaine et Extrême-Orient. Source : Ordre de la Libération.
Croix du combattant 1939-1945 — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Croix du combattant volontaire 1939-1945 — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille commémorative de la guerre 1939-1945 — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille commémorative de la campagne d’Indochine — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Afrique du Nord — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Officier de l’ordre du Dragon d’Annam — Distinction d’origine indochinoise, mentionnée par l’Ordre de la Libération. Date et acte individuel d’attribution non vérifiés.
Officier de l’ordre de l’Étoile noire du Bénin — Distinction française d’origine coloniale, mentionnée par l’Ordre de la Libération. Date du décret individuel non retrouvée.
Presidential Unit Citation — États-Unis. Distinction collective américaine mentionnée par l’Ordre de la Libération. Elle doit être distinguée d’une décoration individuelle américaine. L’unité bénéficiaire et l’acte officiel d’attribution n’ont pas été vérifiés directement.
Médaille de la Résistance française — Aucune attribution individuelle certaine n’a été retrouvée dans les sources nominatives consultées. Cette distinction n’est pas mentionnée dans la liste officielle publiée par l’Ordre de la Libération.
Lieux de mémoire
Pellegrue — Gironde — Commune natale de Paul Courounet.
Maroc — Affectations militaires dans l’artillerie coloniale avant 1939.
Indochine — Affectations militaires avant et après la Seconde Guerre mondiale.
Moussoro — Tchad — Point de départ de convois de ravitaillement vers Faya-Largeau.
Faya-Largeau — Tchad — Garnison du RTST et lieu d’affectation en janvier 1940.
Fort-Lamy — Tchad, aujourd’hui N’Djamena — Affectation à la 2e compagnie automobile du RTST à partir de décembre 1941.
Koufra — Libye — Combats de février-mars 1941 ; actions des 18 et 19 février à l’origine d’une citation.
Fezzan — Libye — Campagnes de 1942 et de 1942-1943.
Tripolitaine — Libye — Opérations de la Force L en 1943.
Tunisie — Campagne de 1943.
Grande-Bretagne — Stationnement de la 2e Division blindée au printemps 1944.
Normandie — Débarquement du 1er août 1944 et participation à la campagne de libération.
Paris — Participation aux opérations de libération d’août 1944.
Vosges — Campagne de l’automne 1944.
Strasbourg — Bas-Rhin — Libération par la 2e DB le 23 novembre 1944, accomplissement du serment de Koufra.
Nîmes — Gard — Commandement d’une compagnie d’instruction après la guerre.
Séméac — Hautes-Pyrénées — Lieu de décès, le 12 août 1961.
Tarbes — Hautes-Pyrénées — Lieu de sépulture.
Camarades de combat
Philippe LECLERC DE HAUTECLOCQUE — Colonel puis général, commandant de la colonne Leclerc, de la Force L et de la 2e Division blindée ; Paul Courounet participe sous son commandement aux campagnes d’Afrique et à la libération de la France.
Edgar DE LARMINAT — Général de la France libre ; récompense Paul Courounet par une promotion exceptionnelle au grade d’adjudant après son comportement aux combats de Koufra.
Félix ÉBOUÉ — Gouverneur du Tchad, acteur déterminant du ralliement du territoire à la France libre le 26 août 1940 ; Paul Courounet participe à ce mouvement de ralliement.
Jean COULON — Capitaine de l’armée française ; auteur d’un rapport daté du 10 septembre 1944 conservé dans les archives familiales versées au dossier individuel de Paul Courounet. La nature précise de leurs relations de commandement nécessite la consultation de ce rapport.
Unités militaires et organismes d’appartenance
24e Régiment d’artillerie coloniale — Engagement volontaire en novembre 1926.
Unités d’artillerie coloniale du Maroc et d’Indochine — Affectations antérieures à 1939.
Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad — Affectation à partir de mars 1939.
Compagnie portée du RTST — Affectation à Faya-Largeau en janvier 1940.
Forces françaises libres — Ralliement du Tchad le 26 août 1940.
Colonne Leclerc — Participation aux combats de Koufra et aux campagnes sahariennes.
2e Compagnie automobile du RTST — Affectation à partir de décembre 1941.
Force L — Participation aux opérations du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie.
497e Compagnie du train divisionnaire — Affectation au sein de la 2e Division blindée.
2e Division blindée — Campagnes de Normandie, de Paris, des Vosges et d’Alsace.
4e Bataillon du Régiment de marche du Tchad — Service en Indochine après 1945.
Groupement du matériel et des bâtiments coloniaux — Commandement d’une compagnie d’instruction à Nîmes.
Références bibliographiques
Mémorial des Compagnons de la Libération 1940-1945, Chancellerie de l’Ordre de la Libération, Paris, 1961. Ouvrage collectif de référence consacré aux Compagnons de la Libération.
1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe NOTIN, Perrin, Paris, 2000, 822 p. Étude générale permettant de replacer l’engagement de Paul Courounet dans l’histoire de la France libre.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir TROUPLIN, Elytis, Bordeaux, édition de 2023, 1 600 p. Répertoire biographique des Compagnons de la Libération.
Les Compagnons de l’aube, Guillaume PIKETTY, Textuel, Paris, 2014, 442 p. Étude historique des premiers engagements dans la France libre.
La France libre, Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC, Gallimard, Paris, 1996. Ouvrage de référence permettant de contextualiser le ralliement du Tchad, les opérations de Leclerc et la constitution des Forces françaises libres.
Références internet
Ordre de la Libération — Paul Courounet — Biographie officielle confirmant le parcours militaire, le ralliement du Tchad, les campagnes de Koufra et du Fezzan, le service dans la 2e DB et les décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/paul-courounet
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025 — Identification du dossier 1 A 246, des pièces relatives à la croix de la Libération et des documents militaires conservés —
Ordre de la Libération — Liste officielle des Compagnons, lettre C — Confirmation de l’appartenance de Paul Courounet à l’Ordre de la Libération — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/c
Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C — Identification du dossier nominatif GR 16 P 147451 —
Wikipédia — Paul Courounet — Notice biographique secondaire consultée pour comparaison ; reprend principalement les renseignements de l’Ordre de la Libération — https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Courounet
Les Guerres d’hier au jour le jour — 12 août 1961 : mort de Paul Courounet, Compagnon de la Libération — Notice commémorative du 12 août 2026 reprenant les principales étapes de sa carrière — https://lhistoireenrafale.lunion.fr/2026/08/12/12-aout-1961-mort-de-paul-courounet-compagnon-de-la-liberation/
Dossier d’homologation consulté
Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 246
L’inventaire officiel des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, identifie le dossier de Paul Courounet sous la cote 1 A 246.
Ce dossier contient notamment une ampliation relative à l’attribution de la croix de la Libération, datée du 23 mai 1942, avec mention d’un décret du 30 juin 1942.
Il conserve la carte de Compagnon de la Libération n° 165, datée du 19 novembre 1949.
Dix pièces de correspondance échangées avec la chancellerie de l’Ordre entre 1950 et 1985 sont également signalées.
Le dossier comporte plusieurs documents d’origine familiale.
Parmi eux figure un rapport du capitaine Jean Coulon, daté du 10 septembre 1944.
Cette pièce est particulièrement intéressante pour l’étude du parcours de Courounet pendant la campagne de France.
Elle pourrait permettre de préciser les circonstances de ses responsabilités militaires et de sa promotion au grade de sous-lieutenant.
Une invitation à une cérémonie du 18 juin 1948 figure également parmi les archives familiales.
Le dossier conserve une copie d’un état des services provenant du Service historique de la Défense.
Deux fiches biographiques complètent cet ensemble.
Enfin, dix courriers datés de 2003 à 2006 concernent sa sépulture.
L’inventaire permet d’identifier les documents, sans que leur contenu intégral ait été directement consulté.
Service historique de la Défense — GR 16 P 147451
L’inventaire officiel de l’Ordre de la Libération identifie le dossier nominatif de Paul Courounet dans la série GR 16 P sous la cote GR 16 P 147451.
Cette référence correspond aux dossiers administratifs des résistants et des membres des Forces françaises libres.
Elle constitue une référence essentielle pour compléter son état des services.
Le contenu original du dossier n’a pas été directement dépouillé.
L’identification de cette cote permet néanmoins de localiser les archives susceptibles de confirmer ses promotions, ses affectations et les conditions administratives de reconnaissance de ses services.
Archives militaires de la 2e Division blindée
Les archives de la 497e Compagnie du train divisionnaire constituent une source particulièrement importante pour reconstituer les activités de Paul Courounet pendant les campagnes de 1944-1945.
Les journaux de marche, rapports de transport et états des effectifs pourraient permettre de préciser les itinéraires empruntés, les missions réalisées et les conditions de ses promotions.
Aucune cote spécifique de ces documents n’a été vérifiée lors des présentes recherches.
Observations
Paul Courounet appartient aux militaires de carrière qui ont rejoint très tôt les Forces françaises libres.
Son engagement se distingue d’abord par sa participation active au ralliement du Tchad le 26 août 1940.
Il ne se contente pas de poursuivre personnellement le combat : il contribue également à convaincre plusieurs de ses camarades.
Son parcours se caractérise ensuite par une double compétence.
À Koufra, il se distingue directement au combat comme chef de pièce de mitrailleuse.
Ses actions des 18 et 19 février 1941 lui valent une promotion exceptionnelle et une citation à l’ordre de l’armée.
Dans les campagnes suivantes, son rôle principal relève des transports militaires.
Cette spécialité constitue l’un des éléments essentiels de la réussite des opérations conduites depuis le Tchad.
Les campagnes du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie nécessitent une organisation logistique particulièrement complexe.
Paul Courounet contribue à cette organisation grâce à son expérience des pistes sahariennes.
Son affectation à la 497e Compagnie du train divisionnaire lui permet de poursuivre cette activité au sein de la 2e Division blindée.
Il accompagne ainsi les forces de Leclerc depuis les opérations africaines jusqu’à la libération de Paris et de l’Alsace.
Sa carrière illustre l’importance des sous-officiers et des spécialistes des transports dans les succès de la France libre.
Elle rappelle également que les grandes opérations militaires reposent sur des fonctions techniques et logistiques souvent moins connues que les combats des unités de première ligne.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, les dates et lieux de naissance et de décès, les principales affectations militaires, le ralliement du Tchad, les actions personnelles des 18 et 19 février 1941, les campagnes sahariennes, l’appartenance à la 2e DB, la participation au débarquement de Normandie et les fonctions exercées après 1945 sont confirmés par la biographie institutionnelle de l’Ordre de la Libération. Les dossiers 1 A 246 et GR 16 P 147451 sont identifiés. Le niveau B est retenu en raison de l’absence de dépouillement intégral des archives militaires, du manque de renseignements sur les affectations antérieures à 1939 et sur les dernières années de service, ainsi que de la divergence documentaire relative à la date du décret de nomination dans l’Ordre de la Libération.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
|---|---|
| 17 novembre 1908 | Naissance à Pellegrue, en Gironde. |
| Novembre 1926 | Engagement volontaire au 24e Régiment d’artillerie coloniale. |
| Septembre 1927 | Promotion au grade de maréchal des logis. |
| Années 1930 | Affectations au Maroc et en Indochine. |
| Mars 1939 | Affectation au Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. |
| 1939 | Responsabilité des transports entre Moussoro et Faya-Largeau. |
| Janvier 1940 | Affectation à la compagnie portée du RTST, à Faya-Largeau. |
| 26 août 1940 | Participation au ralliement du Tchad à la France libre. |
| Début 1941 | Engagement dans la colonne Leclerc pour la campagne de Koufra. |
| 18 février 1941 | Extinction sous le feu de son véhicule mitrailleur incendié devant Koufra. |
| 19 février 1941 | Action au combat comme chef de pièce de mitrailleuse. |
| Mars 1941 | Victoire de Koufra ; citation militaire et promotion exceptionnelle au grade d’adjudant. |
| Décembre 1941 | Affectation à la 2e compagnie automobile du RTST, à Fort-Lamy. |
| Janvier-février 1942 | Première campagne du Fezzan. |
| 23 mai 1942 | Date de nomination comme Compagnon de la Libération selon la notice biographique officielle. |
| 30 juin 1942 | Date du décret mentionnée dans l’inventaire du dossier 1 A 246 ; divergence à résoudre. |
| Octobre 1942 | Promotion au grade d’adjudant-chef. |
| Fin 1942-début 1943 | Deuxième campagne du Fezzan. |
| 1943 | Campagnes de Tripolitaine et de Tunisie avec la Force L. |
| 1943-1944 | Affectation à la 497e Compagnie du train divisionnaire de la 2e DB. |
| Printemps 1944 | Transfert de la 2e DB en Grande-Bretagne. |
| 1er août 1944 | Débarquement en Normandie avec la 2e Division blindée. |
| Août 1944 | Campagne de Normandie. |
| 25 août 1944 | Participation à la libération de Paris avec la 2e DB. |
| Après août 1944 | Promotion exceptionnelle au grade de sous-lieutenant. |
| Automne 1944 | Campagne des Vosges. |
| 23 novembre 1944 | Libération de Strasbourg par la 2e DB. |
| 1944-1945 | Campagne d’Alsace. |
| Après 1945 | Service en Indochine au 4e Bataillon du Régiment de marche du Tchad. |
| Après l’Indochine | Commandement d’une compagnie d’instruction à Nîmes. |
| Date non établie | Accession au grade de capitaine de réserve. |
| 12 août 1961 | Décès à Séméac, dans les Hautes-Pyrénées. |
| Après le décès | Inhumation à Tarbes. |
Tableau des divergences entre sources
| Élément | Source 1 | Source 2 | Appréciation |
|---|---|---|---|
| Date de nomination comme Compagnon | Biographie officielle de l’Ordre de la Libération : décret du 23 mai 1942. | Inventaire archivistique 1 A 246 : ampliation du 23 mai 1942, décret du 30 juin 1942. | Divergence institutionnelle non résolue. Le décret original doit être consulté. |
| Fonctions pendant la campagne de Tunisie | Ordre de la Libération : chef de section détachée de la 2e compagnie automobile. | Wikipédia : présentation plus générale comme chef de la compagnie. | La formulation précise de l’Ordre de la Libération est retenue. |
| Débarquement en Normandie | Ordre de la Libération : 1er août 1944. | Wikipédia : 1er août 1944, secteur d’Utah Beach. | Date concordante ; localisation précise à confirmer dans les archives de la 2e DB. |
| Promotion au grade de lieutenant après 1945 | Ordre de la Libération : lieutenant pendant le service en Indochine. | Wikipédia : promotion au grade de lieutenant à titre définitif. | Le grade est confirmé ; la date et les modalités administratives restent à vérifier. |
| Presidential Unit Citation | Ordre de la Libération : distinction américaine mentionnée dans la liste des décorations. | Absence d’acte nominatif individuel vérifié. | Mention conservée comme distinction collective ; unité bénéficiaire à préciser. |
| Dossier militaire | Inventaire de l’Ordre de la Libération : GR 16 P 147451. | Contenu intégral non consulté. | Cote établie ; les informations complémentaires doivent être vérifiées dans le dossier original. |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Paul Courounet — Notice biographique officielle — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/paul-courounet
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025 —
Service historique de la Défense — Répertoire nominatif des dossiers de résistants GR 16 P, lettre C —
Wikipédia — Paul Courounet — Notice biographique secondaire — https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Courounet
Les Guerres d’hier au jour le jour — 12 août 1961 : mort de Paul Courounet, Compagnon de la Libération — https://lhistoireenrafale.lunion.fr/2026/08/12/12-aout-1961-mort-de-paul-courounet-compagnon-de-la-liberation/