Louis de COURRÈGES d’USTOU, né le 25 mars 1894 à Toulouse (Haute-Garonne), mort le 11 mai 1979 à Toulouse (Haute-Garonne)
Louis de Courrèges d’Ustou suit une formation ecclésiastique interrompue par la Première Guerre mondiale. Engagé comme soldat, il est blessé et décoré de la Croix de guerre pendant le conflit, avant de reprendre des études de théologie puis d’être ordonné prêtre.
Sous l’Occupation, il joue un rôle majeur de résistance de secours, au cœur des actions catholiques de protection mises en place dans le Midi toulousain. Son implication est directement liée à la dynamique impulsée par l’archevêque Jules-Géraud Saliège, dont il est l’évêque auxiliaire, et à l’articulation avec des acteurs du sauvetage d’enfants juifs.
Louis de Courrèges d’Ustou est une figure de coordination du dispositif d’entraide associé au « réseau Saliège », structuré autour de l’archevêché de Toulouse et de relais congréganistes. Les sources officielles consultées relient également son action à des contacts avec le réseau de sauvetage des enfants juifs animé par Georges Garel, dans le cadre de l’OSE.
Missions et actions
Ses missions consistent à organiser, sécuriser et orienter des placements clandestins, notamment dans des établissements catholiques placés sous contrôle ou influence diocésaine. Il intervient comme pivot entre les demandes de secours, les lieux d’accueil, et les personnels religieux qui assurent le quotidien des enfants cachés. Des sources officielles rapportent qu’en juin 1944 la Gestapo tente de l’arrêter à Toulouse, ce qui atteste l’identification de son rôle par les services de répression ; il échappe à l’arrestation en se dissimulant.
Arrestation / évasion / déportation
Aucune incarcération ni déportation n’a été confirmée dans les bases officielles consultées pour Louis de Courrèges d’Ustou. Les sources consultées documentent en revanche une tentative d’arrestation en juin 1944 et sa mise à l’abri.
Camarades de combat
Au sein du dispositif, il travaille en lien étroit avec Jules-Géraud Saliège. Les sources consultées associent également son action à des responsables de lieux d’accueil, dont sœur Denise Bergon et Marguerite Roques à Massip, ainsi qu’à Louise Thèbe et à des acteurs laïcs de l’entraide, dont Germaine Ribière sur d’autres segments du dispositif.
Retour à la vie civile
Après-guerre, il poursuit sa carrière épiscopale ; une page diocésaine retrace son parcours et ses étapes dans l’Église, sans lien direct avec une homologation militaire de Résistance.
Décorations
- Juste parmi les Nations (année de nomination : 1980).
- Croix de guerre pendant la Première Guerre mondiale.
- Légion d’honneur, des sources secondaires mentionnent une décoration en 1947,
mais aucune preuve nominative n’a été confirmée dans les bases officielles consultées (Léonore, Légifrance, Gallica) dans le périmètre de recherche réalisé pour cette fiche
Lieux de mémoire
Un « lieu porteur de mémoire » est évoqué pour les Justes à Toulouse dans les pages du Comité français pour Yad Vashem (stèles et allées commémoratives). La page dossier concernant Courrèges d’Ustou confirme le statut de Juste mais ne permet pas d’identifier à elle seule un lieu portant son nom.
Références bibliographiques
Cardinal Jules-Géraud Saliège, Mgr Louis de Courrèges d’Ustou, Jean-Claude Meyer, Parole et Silence, 2017.Ouvrage biographique croisé qui éclaire la complémentarité entre impulsion et organisation au sein du diocèse de Toulouse. Le lecteur y trouvera des éléments sur l’articulation entre hiérarchie ecclésiastique, œuvres sociales et établissements d’accueil. L’ouvrage est utile pour contextualiser le rôle de coordination de Courrèges d’Ustou.
Les Armes de l’esprit, Renée Bédarida, Presses de Sciences Po, 1999.Analyse de la résistance morale et des secours aux persécutés, avec un éclairage sur les structures catholiques et leurs dilemmes. Le lecteur y trouvera des clés pour comprendre les mécanismes de protection, la clandestinité « civile » et la surveillance policière. Utile pour situer l’action toulousaine dans une histoire nationale.
L’Église de France face à la persécution des Juifs, contribution collective (ouvrage académique), CNRS Éditions, 2007.Ouvrage de synthèse fondé sur archives, décrivant la variété des initiatives diocésaines et les relations avec Vichy et l’occupant. Le lecteur y trouvera un cadre documentaire et méthodologique pour comprendre la place des évêques et des réseaux d’aide. Utile pour replacer le cas de Toulouse dans le paysage français.
Références internet
Comité Français pour Yad Vashem Dossier de reconnaissance comme Juste parmi les Nations : description des actions de sauvetage, indication d’une tentative d’arrestation par la Gestapo, et contexte de l’aide aux enfants cachés. Source centrale pour attester le rôle de coordination dans le sauvetage.
Diocèse de Montauban Page institutionnelle retraçant la vie de Louis de Courrèges d’Ustou, avec repères biographiques et mention de son parcours militaire pendant la Première Guerre mondiale. Utile pour les éléments d’état civil et de trajectoire ecclésiastique.
Le Lauragais en Résistance (site touristique institutionnel) Page de médiation patrimoniale locale présentant la Maison de Vendine et le réseau d’entraide sous l’impulsion de Saliège et Courrèges d’Ustou. Source de contexte local ; l’information est signalée comme provenant d’un site territorial et non d’une base nationale.
https://www.lauragais-tourisme.fr/mes-activites/itineraires-touristiques/le-lauragais-en-resistance
Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD non retrouvée dans les ressources en ligne consultées
Observations Le nom apparaît avec et sans particule (« de Courrèges d’Ustou ») selon les sources, mais l’état civil (25/03/1894 – 11/05/1979) est constant dans les pages consultées. Les mentions de Légion d’honneur repérées dans des sources non officielles n’ont pas pu être confirmées dans Léonore/Légifrance à ce stade ; elles sont donc exclues du portrait conformément aux règles.
Aucune photo d’époque n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées pour cette fiche.
Sources consultées le 6 février 2026
- Maitron Résistance : recherche effectuée, pas de notice nominative identifiée pour Courrèges d’Ustou dans les pages consultées.
- Fondation de la Résistance : recherche effectuée, pas de page directement exploitable retenue ici.
- Musée de la Résistance en ligne : consultation de ressources sur le contexte toulousain et la lettre de 1942, utilisées pour le cadre général.
- Mémoire des Hommes : recherche web ciblée sur le domaine officiel, aucun résultat retourné pour « Courrèges ».
- Musée de la Résistance nationale (Champigny) : site consulté, pas de notice nominative retrouvée.
- Ordre de la Libération : consultation du site (base des médaillés et pages connexes), aucune entrée nominative utilisée pour cette fiche.
- Base Léonore / Légifrance / Gallica : recherches effectuées pour la Légion d’honneur, sans confirmation nominative retenue.
- SHD : recherche indirecte via ressources en ligne, aucune cote d’homologation identifiée.
- Comité français pour Yad Vashem : dossier officiel confirmant la reconnaissance comme Juste et décrivant l’action de sauvetage.