Henri Jean Guy COTTERET, né le 25 janvier 1922 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), mort le 24 janvier 1970 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine), Français, sous-officier des Forces françaises libres, combattant du Bataillon de marche n° 5, sergent-chef de la 1re Division française libre, Compagnon de la Libération, participant aux campagnes d’Égypte, de Tunisie, d’Italie, de Provence, des Vosges, d’Alsace et des Alpes.
Origines familiales et jeunesse
Henri Cotteret naît à Saint-Malo le 25 janvier 1922, dans une ancienne famille malouine.
Ses parents sont commerçants. Il grandit dans une ville profondément marquée par les traditions maritimes et par l’histoire des relations entre la France et la Grande-Bretagne.
Il appartient à une fratrie dont plusieurs membres joueront un rôle dans la lutte contre l’occupation allemande.
Son frère aîné, Marcel Cotteret, participera à la Résistance intérieure. Arrêté par les Allemands, il sera fusillé au Mont-Valérien le 2 décembre 1943.
Un autre de ses frères servira pendant la Seconde Guerre mondiale dans les Forces navales françaises libres.
Ces engagements familiaux témoignent d’une opposition particulièrement forte à l’Occupation.
Les sources biographiques disponibles fournissent peu de renseignements sur la scolarité d’Henri Cotteret et ses activités avant juin 1940.
Il est âgé de dix-huit ans lorsque survient la défaite française.
Refus de l’armistice — Juin 1940
En juin 1940, Henri Cotteret assiste à l’effondrement militaire français.
Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce son intention de demander l’armistice.
Le lendemain, depuis Londres, le général de Gaulle appelle les Français à poursuivre la guerre.
Henri Cotteret entend cet appel et décide immédiatement de rejoindre l’Angleterre.
Il refuse de considérer la défaite comme définitive.
Sa décision est particulièrement précoce : au moment où il choisit de quitter la France, les Forces françaises libres ne constituent encore qu’une organisation en cours de formation.
Il doit donc prendre personnellement l’initiative de rejoindre la Grande-Bretagne.
Départ clandestin de Brest — Juin 1940
Henri Cotteret gagne Brest, où de nombreux navires évacuent des militaires et des civils devant l’avance allemande.
Il parvient à embarquer pour l’Angleterre.
Les conditions exactes de son départ, le nom du bâtiment et la date précise de son arrivée en Grande-Bretagne ne sont pas établis par la notice officielle de l’Ordre de la Libération.
Son départ intervient néanmoins dans le mouvement d’évacuation de juin 1940, avant l’occupation complète des ports bretons.
Cette traversée marque le commencement de son engagement militaire.
À dix-huit ans, il abandonne sa famille et son pays sans savoir quand il pourra les retrouver.
Engagement dans les Forces françaises libres — 1er juillet 1940
Le 1er juillet 1940, Henri Cotteret signe à Londres un engagement pour la durée de la guerre dans les Forces françaises libres.
Il figure ainsi parmi les premiers volontaires français ayant décidé de poursuivre la lutte auprès du général de Gaulle.
Après son engagement, il est dirigé vers les camps d’instruction des unités françaises libres.
Il reçoit une formation militaire destinée à le préparer au service dans l’infanterie.
Cette période permet également de constituer progressivement des unités françaises à partir de volontaires provenant d’horizons très différents.
Certains sont des militaires évacués de France ou de Norvège ; d’autres sont des civils ayant quitté leur pays pour continuer le combat.
Henri Cotteret poursuit son instruction pendant plusieurs mois.
En mars 1941, il est nommé caporal.
Cette première promotion témoigne de ses qualités militaires et de son aptitude à encadrer des hommes.
Affectation au Cameroun — Juin 1941
En juin 1941, Henri Cotteret est promu sergent.
Il quitte la Grande-Bretagne pour rejoindre l’Afrique.
Il est affecté au 1er Régiment de tirailleurs du Cameroun (1er RTC).
Le Cameroun a rejoint la France libre en août 1940, devenant l’un des territoires africains permettant au général de Gaulle de poursuivre l’organisation de ses forces.
Les unités qui y stationnent constituent une réserve importante de combattants.
Elles comprennent des soldats africains, des officiers français et des engagés volontaires venus de différents territoires.
Henri Cotteret participe à leur préparation militaire.
Il doit s’adapter à un environnement très différent de celui de la Bretagne et des camps britanniques.
Cette affectation constitue le début d’un engagement qui le conduira sur plusieurs théâtres d’opérations.
Création du Bataillon de marche n° 5 — 1942
Au début de 1942, le 3e bataillon du 1er Régiment de tirailleurs du Cameroun est transformé en Bataillon de marche n° 5 (BM 5).
Cette unité est constituée sous les ordres du commandant Gardet.
Henri Cotteret est affecté à la 1re compagnie en février 1942.
Le BM 5 doit rejoindre les forces françaises libres engagées au Moyen-Orient.
Il rassemble des soldats expérimentés et des volontaires récemment instruits.
Sa constitution participe au renforcement des unités terrestres françaises combattant aux côtés des Britanniques.
En mars 1942, le bataillon quitte l’Afrique équatoriale pour rejoindre la Syrie.
Il est rattaché à la 2e Brigade de la 1re Division française libre.
Henri Cotteret entre ainsi dans une formation qui participera aux principales campagnes des Forces françaises libres jusqu’à la victoire de 1945.
Stationnement au Moyen-Orient — 1942
Après son arrivée en Syrie, Henri Cotteret poursuit son entraînement au sein du BM 5.
Les unités françaises libres doivent se préparer aux opérations dans le désert.
Leur instruction porte notamment sur les déplacements en terrain difficile, les techniques de combat de l’infanterie et la coopération avec les moyens blindés et l’artillerie.
La guerre menée en Afrique du Nord impose une grande endurance physique et une capacité d’adaptation aux conditions climatiques.
Les longues marches, la chaleur, les tempêtes de sable et les difficultés de ravitaillement constituent des contraintes permanentes.
Henri Cotteret acquiert progressivement une expérience militaire qui lui sera utile pendant les campagnes suivantes.
Bataille d’El-Alamein — Octobre 1942
En octobre 1942, Henri Cotteret participe à la campagne d’Égypte.
Le BM 5 est engagé avec les formations françaises libres dans la bataille d’El-Alamein.
Cette bataille oppose la VIIIe armée britannique, commandée par le général Montgomery, aux forces germano-italiennes de l’Afrika Korps.
Les combats commencent le 23 octobre 1942.
Les positions allemandes et italiennes sont protégées par des champs de mines, des fortifications de campagne et des dispositifs antichars.
Les forces françaises libres participent aux opérations sur le flanc méridional du dispositif allié.
Les combats sont particulièrement violents.
Ils nécessitent une progression sous les tirs d’artillerie et face à des positions défensives solidement organisées.
Henri Cotteret participe aux opérations de son bataillon.
La victoire alliée d’El-Alamein marque un tournant décisif dans la guerre du désert.
Elle contraint les forces de l’Axe à entreprendre une longue retraite vers la Libye puis la Tunisie.
Campagne de Tunisie — 1943
Après les opérations d’Égypte et de Libye, Henri Cotteret participe à la campagne de Tunisie.
Les forces alliées cherchent alors à éliminer les dernières unités allemandes et italiennes présentes en Afrique du Nord.
En mai 1943, le BM 5 prend part aux combats de Takrouna.
Cette position, située dans une région montagneuse, est défendue par des troupes ennemies retranchées.
Les opérations sont difficiles en raison du relief et des positions dominantes occupées par l’adversaire.
L’infanterie doit progresser sur des terrains exposés et réduire les points de résistance.
Henri Cotteret participe à ces combats avec son unité.
La campagne de Tunisie s’achève en mai 1943 par la capitulation des forces de l’Axe en Afrique du Nord.
Pour les combattants de la 1re Division française libre, cette victoire ouvre la perspective de nouvelles opérations en Europe.
Préparation de la campagne d’Italie — 1943-1944
Après la victoire en Tunisie, le BM 5 poursuit sa réorganisation et son entraînement.
Il appartient désormais à une division française libre qui doit participer à la reconquête du continent européen.
Les hommes reçoivent une instruction adaptée aux opérations de montagne et aux combats dans les régions habitées.
Les difficultés rencontrées en Italie sont très différentes de celles de la guerre du désert.
Le relief montagneux, les cours d’eau et les positions défensives allemandes imposent de nouvelles méthodes de combat.
Henri Cotteret poursuit son service comme sous-officier d’infanterie.
Il est progressivement reconnu pour son courage et son aptitude à prendre des initiatives.
Campagne d’Italie — Avril 1944
En avril 1944, Henri Cotteret rejoint l’Italie avec la 1re Division française libre.
Les unités françaises participent à l’offensive alliée contre les positions allemandes organisées au sud de Rome.
La campagne est marquée par les combats de la vallée du Liri, du Garigliano et des régions montagneuses voisines.
Les défenses allemandes reposent sur des positions fortifiées, des réseaux de mines et des tirs d’artillerie.
Les combats d’infanterie sont souvent particulièrement meurtriers.
Henri Cotteret participe aux opérations du BM 5 dans ce contexte.
Sauvetage d’un chef de bataillon blessé — 24 mai 1944
Le 24 mai 1944, Henri Cotteret se distingue au cours d’un engagement en première ligne.
Un chef de bataillon est blessé dans un secteur exposé aux tirs ennemis.
Malgré les tirs de mortiers, Cotteret se porte volontaire pour lui venir en aide.
Il parvient à rejoindre l’officier blessé et à le ramener vers les positions françaises.
Cette intervention exige de traverser un terrain soumis au feu ennemi.
Elle présente un risque particulièrement élevé.
Son comportement témoigne de son courage et de son sens de la solidarité militaire.
L’identité du chef de bataillon secouru n’est pas précisée dans la biographie officielle de l’Ordre de la Libération.
Le dossier individuel de Cotteret, conservé sous la cote 1 A 240, comprend un livret militaire et plusieurs témoignages susceptibles de fournir des précisions.
Combat de Bagno Reggio — 12 juin 1944
Le 12 juin 1944, Henri Cotteret participe à un nouvel engagement dans la région de Bagno Reggio, en Italie.
Son unité rencontre une position allemande fortement défendue.
Les tirs adverses sont particulièrement violents.
Henri Cotteret contribue de manière décisive à la réduction de cette position ennemie.
Son initiative facilite la progression de ses camarades.
La notice de l’Ordre de la Libération souligne particulièrement son comportement au cours de cette action.
Cet épisode confirme les qualités de combattant déjà démontrées pendant les campagnes précédentes.
Les circonstances tactiques exactes nécessiteraient l’examen des journaux de marche du BM 5 et des textes originaux des citations.
Débarquement de Provence — 16 août 1944
Le 16 août 1944, Henri Cotteret débarque à Cavalaire, dans le Var, avec la 1re Division française libre.
Il participe ainsi au débarquement de Provence, déclenché la veille.
Cette opération permet aux forces alliées d’ouvrir un nouveau front dans le sud de la France.
Pour Henri Cotteret, elle représente le retour sur le sol national après plus de quatre années passées hors de France.
Le BM 5 participe rapidement aux opérations offensives destinées à libérer la Provence.
Les unités françaises progressent vers Toulon.
La ville constitue un objectif militaire essentiel en raison de son port et des installations navales.
Les positions allemandes y sont puissamment fortifiées.
Libération de Toulon et d’Hyères — Août 1944
Henri Cotteret participe avec son bataillon aux combats de la région toulonnaise.
La 1re Division française libre est engagée dans les opérations destinées à réduire les positions allemandes défendant les approches de Toulon.
Les combats se déroulent dans des secteurs accidentés, parfois fortement urbanisés.
L’infanterie joue un rôle déterminant pour reconnaître les positions ennemies et réduire les points d’appui.
Henri Cotteret participe également aux opérations conduites dans le secteur d’Hyères.
La libération de Toulon constitue l’un des succès majeurs des forces françaises lors de la campagne de Provence.
Pour les soldats de la France libre, ces combats possèdent une dimension particulière : ils participent directement à la libération de leur propre pays.
Progression vers le nord de la France — Automne 1944
Après les combats de Provence, la 1re Division française libre participe à la progression des armées françaises dans la vallée du Rhône.
Les unités gagnent progressivement les régions de l’est de la France.
Les opérations deviennent plus difficiles à l’approche de l’automne.
La résistance allemande se renforce et les conditions météorologiques se dégradent.
Henri Cotteret poursuit ses missions de sous-officier d’infanterie.
Il doit conduire ses hommes dans des opérations de reconnaissance et de combat rapproché.
Campagne des Vosges — 1944
À l’automne 1944, Henri Cotteret participe aux combats des Vosges.
Le relief montagneux et les forêts favorisent les actions défensives allemandes.
Les déplacements sont rendus difficiles par les intempéries.
Les combattants doivent progresser sur des terrains parfois escarpés et fortement minés.
Henri Cotteret se distingue au cours de plusieurs opérations.
La notice officielle de l’Ordre de la Libération souligne notamment sa participation à la capture de nombreux prisonniers allemands.
Il manifeste une aptitude particulière aux opérations de patrouille et aux engagements de courte portée.
Ces qualités contribuent à sa réputation au sein du BM 5.
Combats de Belfort et d’Alsace — 1944-1945
Promu sergent-chef, Henri Cotteret participe aux combats de Belfort.
Les forces françaises cherchent à franchir les défenses allemandes et à poursuivre leur progression vers l’Alsace.
Les opérations sont marquées par des affrontements violents et de lourdes pertes.
La libération de Belfort constitue une étape importante de l’offensive française dans l’est du pays.
Henri Cotteret participe ensuite à la campagne d’Alsace.
Les unités françaises doivent affronter une résistance allemande particulièrement déterminée.
Le froid, la neige et les difficultés de ravitaillement rendent les opérations éprouvantes.
Le BM 5 demeure engagé dans ces combats jusqu’au début de l’année 1945.
Dernière campagne — Le massif de l’Authion, avril-mai 1945
Au printemps 1945, Henri Cotteret rejoint les Alpes-Maritimes avec la 1re Division française libre.
La division participe aux dernières opérations conduites contre les positions allemandes dans les Alpes.
Le massif de l’Authion constitue un ensemble de positions fortifiées contrôlant les accès à la frontière italienne.
Les défenses comprennent des ouvrages militaires, des positions d’artillerie et de nombreux champs de mines.
Les combats se déroulent dans des conditions difficiles en raison du relief et des obstacles.
Henri Cotteret participe à plusieurs patrouilles particulièrement audacieuses.
Il opère dans des secteurs escarpés et abondamment minés.
Son courage et son expérience permettent à son unité de remplir des missions de reconnaissance dans des conditions dangereuses.
La campagne de l’Authion constitue son dernier engagement militaire important.
Elle marque l’achèvement de près de cinq années passées dans les unités combattantes de la France libre.
Démobilisation — 30 juin 1945
Henri Cotteret est démobilisé le 30 juin 1945.
Il quitte l’armée avec le grade de sergent-chef.
Son parcours militaire a commencé en juillet 1940, lorsqu’il s’était engagé à Londres.
Il a successivement servi en Grande-Bretagne, en Afrique, au Moyen-Orient, en Égypte, en Tunisie, en Italie et en France.
Son expérience comprend plusieurs campagnes particulièrement difficiles.
Elle se caractérise par la continuité de son engagement et par une participation directe aux combats d’infanterie.
Nomination comme Compagnon de la Libération — 17 novembre 1945
Par décret du 17 novembre 1945, Henri Cotteret est nommé Compagnon de la Libération.
Cette nomination intervient quelques mois après sa démobilisation.
Elle récompense l’ensemble de son engagement, depuis son départ volontaire pour l’Angleterre jusqu’aux opérations de 1945.
Le mémoire de proposition conservé dans son dossier individuel est daté du 30 avril 1945.
Il a donc été établi avant la fin de la guerre en Europe.
L’ampliation du décret porte la date du 19 novembre 1945.
La distinction est attribuée de son vivant.
Retour à Saint-Malo et carrière professionnelle
Après sa démobilisation, Henri Cotteret retrouve Saint-Malo.
Il reprend une vie civile dans sa ville natale.
Il exerce d’abord une activité commerciale.
Quelques années plus tard, il se lance dans une activité industrielle et crée une entreprise spécialisée dans la fabrication de bateaux en matière plastique.
Cette activité s’inscrit dans le développement des matériaux composites et des constructions légères après la Seconde Guerre mondiale.
Les bateaux en plastique offrent notamment des avantages d’entretien et de résistance à la corrosion.
Henri Cotteret dirige personnellement son entreprise pendant une grande partie de sa vie.
Il conserve ainsi un lien avec l’environnement maritime de Saint-Malo.
Les sources disponibles ne précisent pas le nom commercial de son entreprise, ses principaux modèles de bateaux ni la date exacte de sa fondation.
Mémoire familiale de la Résistance
Le parcours d’Henri Cotteret s’inscrit dans une histoire familiale marquée par plusieurs engagements.
Son frère aîné, Marcel COTTERET, participe à la Résistance intérieure.
Il est arrêté par les autorités allemandes puis exécuté au Mont-Valérien, le 2 décembre 1943.
Un autre frère sert pendant toute la guerre dans les Forces navales françaises libres.
Cette double participation à la Résistance intérieure et aux forces combattantes de la France libre constitue un aspect important de l’histoire de la famille.
Les archives de l’Ordre de la Libération conservent également deux lettres écrites par Henri Cotteret à ses parents en 1940.
Ces documents pourraient permettre de mieux comprendre les conditions de son départ et les sentiments éprouvés au moment de son engagement.
Le dossier contient également une pièce concernant Michel Cotteret, datée de 1970.
Le lien de parenté exact de ce dernier avec Henri Cotteret nécessite une vérification documentaire avant toute identification définitive.
Décès — 24 janvier 1970
Henri Cotteret meurt le 24 janvier 1970 à Saint-Malo.
Il décède la veille de son quarante-huitième anniversaire.
Il est inhumé dans sa ville natale.
Sa disparition intervient relativement tôt, vingt-cinq ans après la fin de la guerre.
Des hommages lui sont rendus à Saint-Malo.
L’inventaire de l’Ordre de la Libération signale notamment un discours prononcé lors de ses obsèques en 1970.
Il mentionne également une cérémonie consacrée au Bataillon de marche n° 5, organisée à Saint-Malo en 1978.
Ces documents témoignent de la persistance du souvenir de son engagement dans les unités de la France libre.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 25 janvier 1922 | Naissance à Saint-Malo. |
| 18 juin 1940 | Décision de rejoindre la France libre après l’appel du général de Gaulle. |
| Juin 1940 | Départ de Brest pour l’Angleterre. |
| 1er juillet 1940 | Engagement dans les Forces françaises libres à Londres. |
| Mars 1941 | Promotion au grade de caporal. |
| Juin 1941 | Promotion au grade de sergent ; affectation au Cameroun. |
| Début 1942 | Constitution du BM 5 à partir du 3e bataillon du 1er RTC. |
| Février 1942 | Affectation à la 1re compagnie du BM 5. |
| Mars 1942 | Départ du BM 5 pour la Syrie. |
| Octobre 1942 | Participation à la bataille d’El-Alamein. |
| Mai 1943 | Campagne de Tunisie et combats de Takrouna. |
| 2 décembre 1943 | Exécution de son frère Marcel au Mont-Valérien. |
| Avril 1944 | Début de la campagne d’Italie. |
| 24 mai 1944 | Sauvetage d’un chef de bataillon blessé sous les tirs de mortiers. |
| 12 juin 1944 | Engagement dans le secteur de Bagno Reggio. |
| 16 août 1944 | Débarquement de Provence à Cavalaire. |
| Août 1944 | Participation aux combats de Toulon et d’Hyères. |
| Automne 1944 | Campagne des Vosges. |
| 1944-1945 | Combats de Belfort et d’Alsace. |
| Avril-mai 1945 | Derniers combats dans le massif de l’Authion. |
| 30 avril 1945 | Mémoire de proposition pour la croix de la Libération. |
| 30 juin 1945 | Démobilisation. |
| 17 novembre 1945 | Nomination comme Compagnon de la Libération. |
| 19 novembre 1945 | Ampliation du décret de nomination. |
| Après 1945 | Activité commerciale puis création d’une entreprise de bateaux en plastique. |
| 24 avril 1946 | Décret d’attribution de la Médaille de la Résistance française. |
| 17 mai 1946 | Publication de cette attribution au Journal officiel. |
| 24 janvier 1970 | Décès à Saint-Malo. |
Unités militaires et organismes d’appartenance
Forces françaises libres — Engagement le 1er juillet 1940 à Londres.
1er Régiment de tirailleurs du Cameroun — Affectation en juin 1941.
Bataillon de marche n° 5 — 1re compagnie, à partir de février 1942.
2e Brigade française libre — Formation à laquelle appartient le BM 5 pendant la campagne d’Égypte.
1re Division française libre — Participation aux campagnes de Tunisie, d’Italie, de Provence, des Vosges, d’Alsace et des Alpes.
Société d’entraide des Compagnons de la Libération — Adhésion documentée le 31 janvier 1949.
Camarades de combat et collaborateurs
Charles DE GAULLE — Général, chef de la France libre ; Henri Cotteret rejoint ses forces dès juillet 1940.
GARDET — Commandant chargé de la formation du Bataillon de marche n° 5 au début de 1942 ; supérieur hiérarchique d’Henri Cotteret. Son identité complète doit être vérifiée dans les archives du bataillon.
Pierre HAUTEFEUILLE — Compagnon de la Libération, officier des Forces françaises libres ; un témoignage le concernant ou rédigé par lui figure dans le dossier individuel d’Henri Cotteret. La nature exacte de leur relation militaire nécessite la consultation de cette pièce.
Marcel COTTERET — Frère aîné d’Henri Cotteret, résistant de l’intérieur, exécuté au Mont-Valérien le 2 décembre 1943.
Lieux de mémoire et d’action
Saint-Malo — Ille-et-Vilaine — Ville natale, lieu de résidence après-guerre, de décès et de sépulture.
Brest — Finistère — Port de départ vers l’Angleterre en juin 1940.
Londres — Royaume-Uni — Engagement dans les Forces françaises libres le 1er juillet 1940.
Cameroun — Affectation au 1er Régiment de tirailleurs du Cameroun.
Syrie — Stationnement et préparation du BM 5 en 1942.
El-Alamein — Égypte — Campagne d’octobre 1942.
Takrouna — Tunisie — Combats de mai 1943.
Bagno Reggio — Italie — Secteur du combat du 12 juin 1944.
Cavalaire-sur-Mer — Var — Débarquement de Provence du 16 août 1944.
Toulon et Hyères — Var — Opérations de libération d’août 1944.
Vosges — Région des combats de l’automne 1944.
Belfort — Territoire de Belfort — Participation aux opérations de libération.
Alsace — Combats de l’hiver 1944-1945.
Massif de l’Authion — Alpes-Maritimes — Dernière campagne en avril-mai 1945.
Mont-Valérien — Hauts-de-Seine — Lieu de l’exécution de son frère Marcel.
Décorations
Chevalier de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. L’inventaire du dossier 1 A 240 signale une fiche de renseignements établie le 16 septembre 1949 pour une proposition à la Légion d’honneur. Décret de nomination et publication au Journal officiel non vérifiés.
Compagnon de la Libération — Décret du 17 novembre 1945 ; attribution de son vivant, non posthume. Ampliation du 19 novembre 1945 conservée dans le dossier 1 A 240. Référence précise au Journal officiel non établie.
Médaille militaire — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Décret et publication officielle non vérifiés.
Croix de guerre 1939-1945 — Quatre citations. Source : Ordre de la Libération.
Médaille de la Résistance française — Décret du 24 avril 1946, Journal officiel du 17 mai 1946. Attribution de son vivant, sans rosette. Dossier individuel 1O15380. Source : base officielle des médaillés de la Résistance française, Ordre de la Libération.
Médaille coloniale — Agrafes AFL, Libye et Tunisie. Source : Ordre de la Libération.
Médaille des services volontaires dans la France libre — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Dossiers d’archives et d’homologation
Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 240
L’inventaire officiel des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025, identifie le dossier personnel d’Henri Cotteret sous la cote 1 A 240.
Il comprend un mémoire de proposition pour la croix de la Libération daté du 30 avril 1945 et l’ampliation du décret du 17 novembre 1945, établie le 19 novembre.
Le dossier contient également un bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons de la Libération, daté du 31 janvier 1949.
Plusieurs fiches de renseignements ont été établies par la chancellerie de l’Ordre, notamment en février 1963.
Dix-neuf pièces de correspondance échangées avec l’Ordre entre 1949 et 2007 y sont conservées.
Deux lettres d’Henri Cotteret adressées à ses parents en 1940 figurent parmi les archives familiales.
Pour le parcours militaire, le dossier conserve la copie d’un livret individuel d’homme de troupe, un témoignage de Pierre Hautefeuille et une fiche de renseignements.
Les documents relatifs aux décorations comprennent une copie d’un extrait de décret concernant la Médaille de la Résistance française, datée du 15 juin 1946, une fiche de proposition pour la Légion d’honneur du 16 septembre 1949 et une copie d’une citation à l’ordre de l’armée du 21 novembre 1954.
Le dossier comporte également un extrait de l’ouvrage Quatre ans sous la Botte, publié en 1945.
Plusieurs pièces concernent son décès, sa sépulture et les cérémonies commémoratives organisées après sa disparition.
Service historique de la Défense — GR 16 P 145102
Le répertoire des dossiers individuels de résistants identifie Henri Cotteret sous la cote GR 16 P 145102.
Il précise sa naissance le 25 janvier 1922 à Saint-Malo et comporte une mention d’homologation au titre des Forces françaises libres.
Cette référence permet de distinguer Henri Cotteret des autres personnes portant le même patronyme dans le répertoire.
Le contenu intégral du dossier n’a pas été directement dépouillé.
Ordre de la Libération — Dossier de médaillé 1O15380
La base officielle des médaillés de la Résistance française identifie Henri Jean Guy Cotteret sous la cote 1O15380.
Elle confirme sa date et son lieu de naissance, le décret du 24 avril 1946 et la publication au Journal officiel du 17 mai 1946.
Dossier d’homologation consulté
Le répertoire nominatif du Service historique de la Défense confirme l’existence du dossier GR 16 P 145102 et une homologation au titre des Forces françaises libres.
L’inventaire a été consulté, mais non le dossier individuel original.
Il n’est donc pas possible de préciser les dates administratives exactes de reconnaissance de ses services sans examen de ces pièces.
Références bibliographiques
Mémorial des Compagnons de la Libération 1940-1945, Chancellerie de l’Ordre de la Libération, Paris, 1961. Ouvrage collectif de référence contenant les notices des Compagnons de la Libération.
1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe NOTIN, Perrin, Paris, 2000, 822 p. Étude historique générale sur les parcours des Compagnons de la Libération.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir TROUPLIN, Elytis, Bordeaux, 2010 ; édition augmentée, 2023. Dictionnaire biographique permettant de replacer le parcours d’Henri Cotteret parmi ceux des autres combattants de la France libre.
Les Compagnons de l’aube, Guillaume PIKETTY, Textuel, Paris, 2014. Étude historique des premiers engagements dans la France libre ; pagination de l’édition non vérifiée.
La France libre, Jean-Louis CRÉMIEUX-BRILHAC, Gallimard, Paris, 1996. Étude historique de référence sur l’organisation et les campagnes des Forces françaises libres.
Quatre ans sous la Botte, publication de 1945 dont un extrait figure dans le dossier individuel 1 A 240. Auteur, éditeur et pagination non établis à partir de l’inventaire consulté.
Références internet
Ordre de la Libération — Henri Cotteret — Notice biographique officielle présentant le départ pour l’Angleterre, le service au BM 5, les campagnes militaires et les décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/henri-cotteret
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers individuels des Compagnons, lettre C — Identification du dossier 1 A 240 et description des documents militaires, familiaux et administratifs conservés —
Ordre de la Libération — Base des médaillés de la Résistance française, lettre C — Confirmation de la Médaille de la Résistance, du décret du 24 avril 1946, du Journal officiel du 17 mai 1946 et de la cote 1O15380 — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies/C?page=5
Service historique de la Défense — Répertoire nominatif GR 16 P, lettre C — Identification du dossier GR 16 P 145102 et confirmation de l’homologation au titre des Forces françaises libres —
Les Guerres d’hier au jour le jour — Henri Cotteret, Compagnon de la Libération — Notice commémorative publiée le 24 janvier 2026 — https://lhistoireenrafale.lunion.fr/2026/01/24/24-janvier-1970-mort-dhenri-cotteret-compagnon-de-la-liberation/
Observations
Henri Cotteret appartient aux premiers volontaires ayant répondu à l’appel du général de Gaulle en juin 1940.
Son engagement est particulièrement remarquable par sa précocité : il n’a que dix-huit ans lorsqu’il quitte la France pour poursuivre le combat.
Il sert pendant toute la guerre dans les unités terrestres de la France libre.
Son parcours est étroitement associé à celui du Bataillon de marche n° 5, formé au Cameroun et engagé sur plusieurs théâtres d’opérations.
De 1942 à 1945, il participe successivement aux campagnes d’Égypte, de Tunisie, d’Italie et de France.
Son comportement pendant les combats d’Italie, notamment le sauvetage d’un chef de bataillon blessé le 24 mai 1944 et son action du 12 juin suivant, illustre ses qualités de courage et d’initiative.
Il continue de se distinguer pendant les campagnes des Vosges et de l’Authion.
Son parcours présente également une dimension familiale importante.
Alors qu’il combat dans les Forces françaises libres, son frère Marcel participe à la Résistance intérieure et trouve la mort au Mont-Valérien en décembre 1943.
Un autre frère sert dans les Forces navales françaises libres.
Après la guerre, Henri Cotteret reprend une activité civile à Saint-Malo et crée une entreprise de construction de bateaux en plastique.
Son décès, survenu à quarante-sept ans, met fin prématurément à une vie marquée par un engagement militaire précoce et une participation continue aux combats de la France libre.
Divergences documentaires et points à vérifier
La principale particularité documentaire concerne les dates de certaines pièces relatives aux décorations.
L’inventaire de l’Ordre de la Libération signale une copie d’un extrait de décret concernant la Médaille de la Résistance datée du 15 juin 1946, tandis que la base officielle des médaillés identifie le décret d’attribution au 24 avril 1946 et sa publication au Journal officiel du 17 mai 1946.
Cette différence peut correspondre à la date de la copie ou de l’extrait, sans remettre en cause l’attribution officielle.
L’inventaire mentionne également une citation à l’ordre de l’armée du 21 novembre 1954, soit près de dix ans après la fin de la guerre. Cette date peut correspondre à une régularisation ou à une reconnaissance administrative tardive, mais cette interprétation nécessite la consultation du document original.
Les sources consultées ne permettent pas de préciser le nombre total d’opérations de patrouille effectuées par Henri Cotteret, ni l’identité du chef de bataillon qu’il secourt le 24 mai 1944.
Enfin, les informations relatives à l’entreprise de bateaux en plastique créée après la guerre demeurent limitées.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité, les dates et lieux de naissance et de décès, l’engagement dans les Forces françaises libres, l’appartenance au BM 5, les principales campagnes, les actions des 24 mai et 12 juin 1944, la démobilisation et la nomination comme Compagnon de la Libération sont établis par la biographie officielle de l’Ordre de la Libération. Le dossier individuel 1 A 240, le dossier SHD GR 16 P 145102 et le dossier de médaillé 1O15380 sont précisément identifiés. Le niveau B est retenu en raison de l’absence de dépouillement intégral des archives militaires, du manque de précisions concernant certaines citations et de la documentation encore incomplète sur sa vie civile après 1945.
Sources consultées
Ordre de la Libération — Henri Cotteret — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/henri-cotteret
Ordre de la Libération — Répertoire numérique des dossiers individuels des Compagnons de la Libération, lettre C, version du 24 septembre 2025 —
Ordre de la Libération — Base officielle des médaillés de la Résistance française, lettre C — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles-biographies/C?page=5
Service historique de la Défense — Répertoire nominatif GR 16 P, lettre C —
Les Guerres d’hier au jour le jour — Henri Cotteret, Compagnon de la Libération — https://lhistoireenrafale.lunion.fr/2026/01/24/24-janvier-1970-mort-dhenri-cotteret-compagnon-de-la-liberation/