Eugène Pierre Marie LE BORGNE, alias Épervier, né le 18 octobre 1927 à Loyat (Morbihan), mort le 5 novembre 1986 à Paris (XIXe arrondissement), Français, résistant du mouvement Vengeance dans le Morbihan, engagé dans la Résistance alors qu’il était adolescent, membre des FFI selon les renseignements familiaux communiqués.
Jeunesse et environnement familial
Eugène Pierre Marie LE BORGNE naît le 18 octobre 1927 à Loyat, dans le Morbihan.
Cette date et ce lieu de naissance sont confirmés par les données d’état civil reprises dans les répertoires de décès.
Il grandit dans une région rurale de Bretagne, à proximité de Ploërmel et de Taupont.
Loyat appartient à un territoire qui connaîtra une importante activité résistante pendant l’Occupation.
Les renseignements familiaux communiqués indiquent qu’Eugène est le frère cadet d’Ange LE BORGNE, résistant du mouvement Vengeance.
Cette parenté reste à confirmer par les actes d’état civil.
La guerre et l’Occupation
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate en septembre 1939, Eugène LE BORGNE n’a pas encore douze ans.
La défaite française de juin 1940 survient alors qu’il approche de son treizième anniversaire.
Le Morbihan passe sous occupation allemande.
Les habitants subissent les réquisitions, les restrictions et la surveillance exercée par les autorités d’occupation.
La situation se durcit progressivement.
La présence de groupes résistants provoque des opérations de répression qui frappent parfois indistinctement les combattants clandestins et les populations civiles.
Eugène grandit donc dans un environnement où l’Occupation affecte directement la vie quotidienne.
20 janvier 1944 — La rafle de Loyat et de Guilliers
Le 20 janvier 1944 constitue une date majeure dans l’histoire locale.
Quelques jours auparavant, un militaire allemand a été tué à Guilliers.
Les autorités allemandes organisent une importante opération de représailles.
La rafle touche plusieurs communes du Morbihan, notamment Guilliers, Loyat, Mauron, Mohon, Évriguet et Brignac.
Environ cinq cents hommes sont arrêtés ou rassemblés.
Parmi eux, plusieurs dizaines sont sélectionnés pour être déportés.
Une partie des victimes est envoyée vers les camps de concentration, notamment Mauthausen.
Un grand nombre ne revient pas.
Loyat est particulièrement touchée.
Les témoignages locaux indiquent qu’environ cent cinquante hommes y sont rassemblés au cours de l’opération.
La rafle marque durablement la mémoire de la commune.
Les travaux consacrés à cet événement permettent d’en établir les principales circonstances.
Ils ne prouvent cependant pas qu’Eugène LE BORGNE ait personnellement été arrêté.
L’influence de la rafle sur son engagement
Les renseignements familiaux communiqués indiquent que la rafle du 20 janvier 1944 joue un rôle déterminant dans la décision d’Eugène LE BORGNE de rejoindre la Résistance.
Il est alors âgé de seize ans.
Son engagement aurait résulté d’une décision consciente et volontaire.
Cette indication est importante pour comprendre son parcours personnel.
Elle doit cependant être distinguée des faits directement établis par les archives.
La rafle est historiquement documentée.
L’engagement ultérieur d’Eugène dans le mouvement Vengeance est également documenté.
En revanche, le lien psychologique précis entre ces événements, rapporté par la tradition familiale, n’a pas été retrouvé dans un témoignage personnel directement consulté.
Engagement dans le mouvement Vengeance
L’index nominatif du fonds Turma-Vengeance apporte une confirmation essentielle.
Il comporte une entrée au nom de :
LE BORGNE Eugène Pierre Marie, dit Épervier.
Cette inscription renvoie aux dossiers du fonds relatifs aux activités du mouvement dans le Finistère et le Morbihan.
Une autre mention concerne Eugène LE BORGNE, membre du mouvement Vengeance dans le Morbihan.
La concordance du nom et du contexte géographique permet un rapprochement sérieux.
La consultation des documents individuels permettra de confirmer si ces deux références concernent bien la même personne.
L’appartenance d’Eugène Pierre Marie LE BORGNE aux archives du mouvement Vengeance est donc établie.
Son pseudonyme Épervier apparaît explicitement dans l’index.
Un engagement à seize ans
Eugène atteint l’âge de seize ans le 18 octobre 1943.
Si son engagement intervient après la rafle du 20 janvier 1944, comme l’indiquent les renseignements familiaux, il est encore âgé de seize ans lorsqu’il rejoint la clandestinité.
Cet âge constitue un élément remarquable.
Il témoigne de la participation de très jeunes volontaires à la Résistance.
Ces jeunes résistants peuvent exercer différentes fonctions : transport de messages, surveillance, liaisons, ravitaillement ou participation aux opérations armées.
Toutefois, aucune mission précise de cette nature ne peut être attribuée personnellement à Eugène sans document complémentaire.
Son engagement précoce est donc retenu, mais ses activités opérationnelles détaillées demeurent à établir.
La Résistance familiale
Les renseignements communiqués présentent la Résistance des LE BORGNE comme un engagement familial.
Eugène aurait notamment combattu aux côtés de son frère aîné Ange.
Les archives du mouvement Turma-Vengeance mentionnent effectivement plusieurs personnes portant ce patronyme.
Elles identifient en particulier Ange, Eugène et Madeleine LE BORGNE.
Cette concordance présente un intérêt historique considérable.
Elle confirme la présence de plusieurs résistants LE BORGNE dans les archives du même mouvement et du même département.
Elle ne suffit cependant pas, à elle seule, à prouver les liens de parenté.
La documentation familiale et les actes d’état civil devront permettre de les établir définitivement.
Participation aux Forces françaises de l’intérieur
Les renseignements familiaux indiquent qu’Eugène LE BORGNE s’engage dans les FFI.
Cette participation s’inscrit dans la transformation progressive des formations clandestines en unités engagées dans les combats de la Libération.
Au cours de l’été 1944, les FFI du Morbihan jouent un rôle important dans la lutte contre l’occupant.
Les opérations militaires se développent parallèlement à la progression des forces alliées.
Eugène est présenté comme ayant combattu aux côtés de son frère Ange.
Toutefois, les documents actuellement consultés ne permettent pas encore de préciser sa section, son grade éventuel, ses dates de service ou les combats auxquels il participe personnellement.
L’appartenance au mouvement Vengeance est documentée ; l’homologation individuelle FFI demeure à vérifier.
Après la Libération
La documentation actuellement retrouvée ne permet pas de reconstituer la vie professionnelle d’Eugène LE BORGNE après 1945.
Sa situation familiale, ses éventuelles activités associatives et son parcours résidentiel restent également à établir.
Les informations d’état civil permettent cependant d’identifier son décès.
5 novembre 1986 — Décès
Eugène Pierre Marie LE BORGNE meurt le 5 novembre 1986 à Paris, dans le XIXe arrondissement.
Il est âgé de cinquante-neuf ans.
Cette date est cohérente avec l’identité civile mentionnée dans les renseignements familiaux.
Le lieu de son inhumation n’a pas été retrouvé.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Mouvement Vengeance — Morbihan.
Fonds archivistique Turma-Vengeance — Références nominatives au pseudonyme Épervier.
Forces françaises de l’intérieur — Engagement mentionné dans les renseignements familiaux, homologation individuelle non encore confirmée.
Missions et actions
Engagement dans la Résistance clandestine à l’âge de seize ans, selon les renseignements familiaux.
Appartenance documentée au mouvement Vengeance.
Participation signalée aux activités des FFI dans le Morbihan.
Relations résistantes avec plusieurs membres de la famille LE BORGNE.
Les missions personnelles précises restent à reconstituer.
Camarades de combat
Ange LE BORGNE — Résistant du mouvement Vengeance dans le Morbihan, présenté comme le frère aîné d’Eugène et comme son compagnon de combat ; parenté à confirmer par l’état civil.
Madeleine LE BORGNE, alias Victoire — Résistante identifiée dans le même fonds d’archives ; relation familiale et participation opérationnelle commune signalées, mais non encore établies par une pièce nominative directement consultée.
Charles LEMOINE — Résistant présenté dans les renseignements familiaux comme l’époux de Madeleine ; identification archivistique personnelle restant à confirmer.
Décorations
Aucune décoration individuelle n’a pu être confirmée nominativement lors des présentes recherches.
Les documents du fonds Turma-Vengeance comprennent des dossiers relatifs aux citations, distinctions et homologations.
L’existence de ces ensembles documentaires ne permet pas de conclure qu’une décoration particulière a été attribuée à Eugène LE BORGNE.
Aucune décoration n’est donc ajoutée sans preuve.
Lieux de mémoire
Loyat — Morbihan : commune de naissance.
Guilliers — Morbihan : principal lieu de rassemblement lors de la rafle du 20 janvier 1944.
Mauron — Morbihan : commune associée à la détention des personnes arrêtées lors de cette rafle.
Taupont — Morbihan : commune associée à l’activité résistante d’Ange LE BORGNE.
Paris, XIXe arrondissement : lieu de décès d’Eugène LE BORGNE.
Dossier d’homologation consulté
La Contemporaine — Fonds Turma-Vengeance.
F delta rés 844/20/1-59 — Eugène Pierre Marie LE BORGNE, alias Épervier.
F delta rés 844/10/1-12 — Eugène LE BORGNE, membre du mouvement Vengeance dans le Morbihan.
Les références correspondent à des ensembles de dossiers et non à une cote individuelle SHD.
Les pièces originales n’ont pas été directement dépouillées.
Aucune cote SHD GR 16 P individuelle n’a été confirmée.
Observations
La biographie d’Eugène LE BORGNE présente un intérêt particulier en raison de son jeune âge pendant l’Occupation.
Il a seize ans au moment de la rafle du 20 janvier 1944.
Les renseignements familiaux indiquent que cet événement joue un rôle décisif dans son engagement.
Le fonds Turma-Vengeance confirme l’existence d’un résistant portant exactement ses trois prénoms et utilisant le pseudonyme Épervier.
Ce rapprochement constitue le fondement documentaire principal de la notice.
Il permet d’établir son appartenance à l’environnement du mouvement Vengeance dans le Morbihan.
Les circonstances de son engagement, ses éventuelles responsabilités militaires et sa participation personnelle aux combats restent cependant insuffisamment documentées.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — L’identité d’Eugène Pierre Marie LE BORGNE, sa naissance le 18 octobre 1927 à Loyat, son décès le 5 novembre 1986 à Paris et la présence de son nom accompagné du pseudonyme Épervier dans le fonds Turma-Vengeance reposent sur des sources identifiables. La rafle du 20 janvier 1944 est établie par plusieurs sources historiques concordantes. Les réserves concernent essentiellement les dates précises d’engagement, les missions individuelles, l’homologation FFI et la confirmation archivistique des liens familiaux.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 18 octobre 1927 | Naissance à Loyat, Morbihan. |
| Juin 1940 | Défaite française et début de l’Occupation. |
| 18 octobre 1943 | Seizième anniversaire. |
| 20 janvier 1944 | Rafle de Loyat, Guilliers et des communes environnantes. |
| Après janvier 1944 | Engagement dans la Résistance, selon les renseignements familiaux. |
| 1944 | Activité au sein du mouvement Vengeance, sous le pseudonyme Épervier. |
| Été 1944 | Participation aux FFI signalée, opérations personnelles à préciser. |
| 1945 | Libération définitive du territoire et retour à la vie civile. |
| 5 novembre 1986 | Décès à Paris XIXe. |
Tableau des divergences entre sources
| Point examiné | Sources | Appréciation |
|---|---|---|
| Identité complète | État civil et index Turma-Vengeance. | Concordance. |
| Naissance | 18 octobre 1927, Loyat. | Confirmée. |
| Décès | 5 novembre 1986, Paris XIXe. | Confirmé par un répertoire d’état civil. |
| Pseudonyme | Épervier dans l’index Turma-Vengeance. | Confirmé. |
| Engagement à seize ans | Renseignements familiaux. | Compatible avec la chronologie ; date précise à vérifier. |
| Influence de la rafle | Témoignage familial. | Non directement documentée par une déclaration personnelle. |
| Appartenance à Vengeance | Inventaire archivistique. | Confirmée. |
| Appartenance aux FFI | Renseignements familiaux. | Homologation individuelle à retrouver. |
| Participation aux combats | Renseignements familiaux. | Opérations personnelles à identifier. |
| Fratrie avec Ange | Renseignements familiaux. | Actes d’état civil à consulter. |
Références bibliographiques
Turma-Vengeance, inventaire du fonds F delta rés 844, Bibliothèque de documentation internationale contemporaine, aujourd’hui La Contemporaine. — Index nominatif et description des dossiers du mouvement, comprenant Eugène Pierre Marie LE BORGNE, alias Épervier.
Liberté retrouvée en Pays de Brocéliande, Gilles Montgobert, Office culturel du district de Mauron, 1994. — Étude historique locale consacrée à la période de la guerre et de la Libération.
La Résistance en Brocéliande, Encyclopédie de Brocéliande. — Étude historique régionale permettant de replacer l’engagement du mouvement Vengeance dans son environnement.
Références internet
La Contemporaine — Index nominatif du fonds Turma-Vengeance — Eugène Pierre Marie LE BORGNE, alias Épervier —
La Contemporaine — Inventaire général du fonds Turma-Vengeance — Documents concernant le mouvement Vengeance dans le Morbihan —
Mémorial de Mauthausen — Adolphe LEQUITTE — Biographie d’un jeune homme arrêté lors de la rafle du 20 janvier 1944 et déporté à Mauthausen — https://raumdernamen.mauthausen-memorial.org/?L=2&id=16&p=64806
Encyclopédie de Brocéliande — La Résistance en Brocéliande — Présentation de la rafle du 20 janvier 1944 et de la Résistance locale — https://broceliande.brecilien.org/La-Resistance-en-Broceliande
GénéaFrance — Eugène Pierre Marie LE BORGNE — Données d’état civil relatives à la naissance et au décès — https://www.geneafrance.com/france/deces/?deces=9287894
Sources consultées le 22 octobre 2026
La Contemporaine — Fonds Turma-Vengeance, index nominatif et inventaire général, identification d’Eugène Pierre Marie LE BORGNE, alias Épervier, dossier F delta rés 844/20/1-59 — ; GénéaFrance — Eugène Pierre Marie LE BORGNE, état civil — https://www.geneafrance.com/france/deces/?deces=9287894 ; Mémorial de Mauthausen — Biographie d’Adolphe LEQUITTE et contexte historique de la rafle du 20 janvier 1944 — https://raumdernamen.mauthausen-memorial.org/?L=2&id=16&p=64806 ; Encyclopédie de Brocéliande — La Résistance en Brocéliande — https://broceliande.brecilien.org/La-Resistance-en-Broceliande