La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CHURCHILL Winston Leonard Spencer dit Sir Winston Churchill,

Winston Leonard Spencer CHURCHILL, dit Sir Winston Churchill, né le 30 novembre 1874 au palais de Blenheim, à Woodstock (Oxfordshire, Royaume-Uni), mort le 24 janvier 1965 à Londres, Britannique, officier de cavalerie, homme d’État et écrivain, Premier lord de l’Amirauté de 1911 à 1915 et de 1939 à 1940, Premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945 puis de 1951 à 1955, dirigeant de la coalition alliée contre l’Allemagne nazie, soutien politique et militaire du général de Gaulle et de la France libre, prix Nobel de littérature en 1953, Compagnon de la Libération par décret du 18 juin 1958.

Jeunesse et formation

Winston Churchill naît le 30 novembre 1874 au palais de Blenheim, dans une famille de l’aristocratie britannique. Son père, Lord Randolph Churchill, est un responsable politique conservateur, fils du septième duc de Marlborough. Sa mère, Jennie Jerome, est Américaine. Il fait ses études à Harrow School, où ses résultats sont irréguliers, mais manifeste un goût prononcé pour l’histoire et les questions militaires.

En 1893, il entre au Royal Military College de Sandhurst ; il en sort officier de cavalerie. Nommé en 1895 sous-lieutenant au 4th Queen’s Own Hussars, il conjugue sa carrière militaire et le reportage de guerre. Il observe les combats à Cuba, participe aux opérations britanniques sur la frontière nord-ouest de l’Inde en 1897, puis à la campagne du Soudan et à la bataille d’Omdurman de septembre 1898.

En 1899, correspondant pendant la guerre des Boers en Afrique du Sud, il est capturé, puis parvient à s’évader. Ce fait d’armes lui apporte une célébrité nationale et facilite son entrée dans la vie politique.

Débuts politiques et Première Guerre mondiale

Élu député conservateur d’Oldham en 1900, Churchill rejoint le Parti libéral en 1904. Il occupe progressivement plusieurs fonctions ministérielles : sous-secrétaire d’État aux Colonies, président du Board of Trade et ministre de l’Intérieur. En septembre 1908, il épouse Clementine Hozier ; leurs cinq enfants sont Diana, Randolph, Sarah, Marigold et Mary. Marigold meurt en bas âge en 1921.

En octobre 1911, il devient Premier lord de l’Amirauté et participe à la modernisation de la Royal Navy. Pendant la Première Guerre mondiale, il soutient notamment l’expédition des Dardanelles. Son échec en 1915 le contraint à quitter l’Amirauté. Il sert un temps sur le front occidental, notamment à la tête d’une unité des Royal Scots Fusiliers, avant de revenir au gouvernement en 1917 comme ministre des Munitions. Il devient ensuite secrétaire d’État à la Guerre, puis aux Colonies.

L’entre-deux-guerres

Revenu au Parti conservateur, Churchill est chancelier de l’Échiquier entre 1924 et 1929. Dans les années 1930, éloigné du gouvernement, il publie plusieurs ouvrages historiques et avertit régulièrement de la politique expansionniste du régime nazi. Il critique le réarmement allemand et les concessions accordées à Hitler, en particulier la politique d’apaisement qui culmine avec les accords de Munich en septembre 1938.

Sa position demeure contestée, mais l’invasion de la Pologne en septembre 1939 confirme la gravité des menaces sur lesquelles il attirait l’attention. Il demande depuis plusieurs années le renforcement des moyens militaires britanniques, spécialement de l’aviation.

7 août 1940 — Les accords Churchill-de Gaulle

Engagement militaire et politique en 1939-1940

3 septembre 1939 — Retour à l’Amirauté
Le jour où le Royaume-Uni déclare la guerre à l’Allemagne, Churchill redevient Premier lord de l’Amirauté. Il doit participer à la conduite de la guerre navale et protéger les communications maritimes, essentielles à l’approvisionnement britannique. L’échec de la campagne de Norvège entraîne une grave crise politique.

10 mai 1940 — Premier ministre
Le 10 mai 1940, au début de l’offensive allemande en Europe occidentale, Churchill succède à Neville Chamberlain. Il constitue un gouvernement de coalition. Alors que les armées alliées reculent, il refuse l’idée de négociations conduisant à une paix imposée par Hitler. Il entend poursuivre la guerre, malgré l’isolement britannique qui se dessine après l’effondrement de la France.

Dunkerque et la défaite française
Entre le 26 mai et le 4 juin 1940, l’opération Dynamo permet d’évacuer plusieurs centaines de milliers de militaires britanniques et français depuis Dunkerque. L’évacuation sauve une part essentielle des effectifs alliés, mais ne constitue pas une victoire militaire : l’armement lourd est largement abandonné. Les discours de Churchill contribuent à maintenir le moral britannique devant la menace d’une invasion.

Juin 1940 — Churchill et le général de Gaulle

16 juin — Projet d’union franco-britannique
Churchill soutient un projet d’union politique entre les deux pays, dans l’espoir d’empêcher la conclusion d’un armistice séparé. Le projet n’aboutit pas : Paul Reynaud quitte la présidence du Conseil et le maréchal Pétain lui succède.

17 juin — Arrivée de de Gaulle à Londres
Le général de Gaulle, qui vient de quitter Bordeaux à bord d’un avion britannique accompagné notamment de Geoffroy Chodron de Courcel, arrive à Londres. Churchill accepte de lui apporter un appui politique. De Gaulle ne dispose pourtant ni d’une administration constituée, ni de forces importantes, ni d’une reconnaissance internationale suffisante.

18 juin — L’Appel
Le général de Gaulle s’adresse aux Français sur les ondes de la BBC, avec l’autorisation des autorités britanniques. Churchill joue un rôle déterminant dans l’appui politique permettant cette émission ; il n’est toutefois pas l’auteur du texte de l’appel. L’enregistrement sonore original de l’allocution du 18 juin n’a pas été conservé et doit être distingué des messages enregistrés ultérieurement.

28 juin — Reconnaissance de de Gaulle
Le gouvernement britannique reconnaît officiellement de Gaulle comme le chef des Français libres se ralliant à lui pour poursuivre le combat. Il ne s’agit pas encore de reconnaître un gouvernement représentant la totalité de la France. Cette étape donne néanmoins à la France libre un statut indispensable à sa survie et à son développement.

Les accords conclus le 7 août 1940 définissent les relations militaires et financières entre le Royaume-Uni et la France libre. Leur négociation implique notamment René Cassin. Le gouvernement britannique accepte de participer à l’entretien et à l’équipement des unités françaises libres et d’organiser leurs conditions d’emploi.

Ces accords permettent à une organisation encore fragile d’accéder aux ressources nécessaires pour constituer des forces combattantes. Ils précisent aussi plusieurs engagements concernant les intérêts français et la continuité de la lutte contre l’Allemagne. Le rôle politique de Churchill est ici décisif : il apporte à la France libre le soutien d’un État allié disposant de moyens considérables.

3 juillet 1940 — Mers el-Kébir

Churchill redoute que la flotte française puisse être contrôlée ou utilisée par l’Allemagne après l’armistice. Le gouvernement britannique décide de neutraliser les bâtiments qui ne peuvent être placés hors de portée des puissances de l’Axe.

Le 3 juillet 1940, des navires britanniques attaquent l’escadre française stationnée à Mers el-Kébir, près d’Oran. Près de 1 300 marins français meurent. Churchill assume la responsabilité politique de l’opération, qu’il justifie par la sécurité navale britannique. L’attaque provoque une profonde indignation en France et complique les ralliements à de Gaulle.

Cet épisode illustre les limites de la coopération franco-britannique. La reconnaissance des services de Churchill à la France libre ne doit pas conduire à effacer les conséquences humaines et les controverses de Mers el-Kébir.

Été-automne 1940 — La bataille d’Angleterre

Après la défaite française, l’Allemagne cherche à obtenir la supériorité aérienne indispensable à une éventuelle invasion du Royaume-Uni. La Royal Air Force résiste aux attaques de la Luftwaffe. Churchill visite les unités, soutient leur effort et mobilise l’opinion publique.

La bataille d’Angleterre empêche l’Allemagne d’atteindre ses objectifs stratégiques immédiats. Des pilotes français libres, parmi lesquels Maurice Choron et Xavier de Montbron, participent aux opérations au sein d’escadrilles britanniques. Leur engagement est rendu possible par l’accueil et l’organisation de la RAF.

1940-1941 — Ralliements et relations interalliées

La France libre cherche à rallier des territoires français d’outre-mer. Le soutien britannique apporte des moyens maritimes, matériels et de communication. Plusieurs territoires d’Afrique équatoriale française se rallient à de Gaulle en 1940. La tentative de Dakar, en septembre, échoue et provoque de nouvelles tensions avec les forces restées fidèles à Vichy.

En 1941, la France libre participe aux campagnes d’Érythrée et de Syrie-Liban. Les relations entre Churchill et de Gaulle demeurent indispensables, mais parfois conflictuelles : Churchill défend les priorités britanniques, de Gaulle l’indépendance politique et la souveraineté de la France.

Churchill recherche parallèlement le soutien des États-Unis. En août 1941, il rencontre Franklin D. Roosevelt et participe à la proclamation de la Charte de l’Atlantique. L’application de ses principes aux possessions coloniales reste une question controversée.

1942 — Afrique du Nord et débarquement allié

Bir Hakeim
De mai à juin 1942, la 1re Brigade française libre du général Pierre Kœnig défend Bir Hakeim contre les troupes germano-italiennes. Churchill suit la résistance de ces unités et en mesure la portée politique et militaire. La bataille renforce le prestige de la France libre auprès des Alliés.

El Alamein
À l’automne 1942, l’armée britannique commandée par Bernard Montgomery remporte la victoire d’El Alamein. Cette bataille constitue un tournant des opérations d’Afrique du Nord et prépare la poursuite des forces de l’Axe vers la Tunisie.

8 novembre — Opération Torch
Les forces américaines et britanniques débarquent au Maroc et en Algérie. De Gaulle a été tenu à l’écart de la préparation de l’opération. Le rôle de l’amiral Darlan, puis du général Giraud, complique les relations entre les Alliés et la France combattante. Churchill privilégie l’efficacité militaire de la coalition ; de Gaulle défend la légitimité politique de la France libre.

1943 — Les conférences interalliées

Churchill participe aux conférences et négociations sur la stratégie alliée, notamment à Casablanca, puis à Téhéran. Il favorise longtemps les opérations méditerranéennes, tandis que les autorités militaires américaines appuient un débarquement majeur en Europe occidentale.

À Téhéran, Roosevelt, Churchill et Staline coordonnent les grandes offensives de 1944. La France combattante n’y est pas représentée, révélant les limites de sa reconnaissance parmi les grandes puissances.

1944 — Débarquement, Libération et restauration de l’autorité française

Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Les forces britanniques, américaines et canadiennes constituent l’essentiel du dispositif ; les commandos français de Philippe Kieffer combattent notamment à Sword Beach. Churchill suit la préparation de l’opération et envisage même de se rendre à proximité des plages pendant l’assaut, projet auquel le roi George VI s’oppose.

Le 14 juin, de Gaulle revient en France et se rend à Bayeux. Se pose alors la question de l’administration des régions libérées. De Gaulle veut voir reconnue immédiatement l’autorité républicaine française. Churchill cherche à concilier cette exigence avec les impératifs des commandements alliés, ce qui provoque des désaccords.

En août, la 2e division blindée du général Leclerc participe à la libération de Paris. Le Gouvernement provisoire doit obtenir sa reconnaissance internationale. La coopération britannique reste importante, sans faire disparaître les divergences entre les deux dirigeants.

1945 — Victoire et départ du gouvernement

Churchill participe avec Roosevelt et Staline à la conférence de Yalta en février 1945. De Gaulle n’y est pas invité. Les discussions portent notamment sur l’avenir de l’Allemagne, l’organisation de l’Europe et les zones d’occupation.

L’Allemagne capitule en mai 1945. Churchill apparaît comme l’un des principaux chefs de guerre de la coalition alliée. Son refus des négociations avec Hitler en 1940 et la résistance prolongée du Royaume-Uni ont joué un rôle déterminant dans l’issue du conflit.

Malgré cette victoire, les conservateurs perdent les élections de juillet 1945 ; Clement Attlee devient Premier ministre. Churchill quitte le gouvernement, sans renoncer à la vie politique.

Après-guerre — Le second gouvernement Churchill

Le 5 mars 1946, Churchill prononce à Fulton son célèbre discours évoquant un « rideau de fer » divisant l’Europe. Il exprime son inquiétude devant l’expansion soviétique et défend les relations étroites entre le Royaume-Uni et les États-Unis.

Il redevient Premier ministre en octobre 1951. En 1953, il reçoit l’ordre de la Jarretière et le prix Nobel de littérature, attribué notamment pour ses œuvres historiques et son éloquence. Il quitte définitivement le gouvernement en avril 1955 et poursuit sa vie parlementaire, littéraire et artistique.

18 juin 1958 — Nomination comme Compagnon de la Libération

Winston Churchill est nommé Compagnon de la Libération par décret du 18 juin 1958, date symbolique correspondant à l’anniversaire de l’Appel du général de Gaulle. Cette attribution exceptionnelle reconnaît l’aide décisive qu’il a apportée à la France libre à partir de juin 1940.

L’inventaire de son dossier 1 A 217 mentionne une délibération du Conseil de l’Ordre du 12 février 1946, douze ans avant le décret. Le document original n’ayant pas été dépouillé, il serait prématuré d’en tirer une conclusion définitive sur les étapes de la décision.

Winston Churchill a été décoré de son vivant. La date exacte de publication du décret au Journal officiel reste à vérifier.

6 novembre 1958 — Remise de la croix

Le jeudi 6 novembre 1958, à l’hôtel Matignon, le général de Gaulle remet solennellement la croix de la Libération à Winston Churchill. Des honneurs militaires sont rendus et plus de deux cents Compagnons assistent à la cérémonie.

Participent notamment le général François Ingold, grand chancelier de l’Ordre, le général Pierre Kœnig, représentant les Forces françaises libres, et André Boulloche, représentant les Forces françaises de l’intérieur. La cérémonie souligne la reconnaissance des diverses composantes de la Résistance française.

De Gaulle et Churchill prononcent des allocutions. Une croix de Lorraine en cristal portant la devise de l’Ordre, « Patriam servando, victoriam tulit », est également remise. Dans l’après-midi, Churchill et son épouse sont reçus à l’Élysée par le président René Coty.

La presse de l’époque, notamment Le Monde du 7 novembre 1958, confirme le lieu et la date de la remise.

Décès et obsèques

Winston Churchill meurt à Londres le 24 janvier 1965, à quatre-vingt-dix ans. Des obsèques nationales sont organisées le 30 janvier à la cathédrale Saint-Paul de Londres, en présence de nombreuses délégations étrangères.

Il est ensuite inhumé au cimetière paroissial de Bladon, près du palais de Blenheim. Le dossier 1 A 217 conserve des télégrammes adressés à Lady Churchill ainsi que des pièces relatives aux hommages français et à la délégation venue rendre hommage à sa dépouille.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

Armée britannique — 4th Queen’s Own Hussars : unité dans laquelle commence sa carrière militaire en 1895.

Royal Scots Fusiliers : unité commandée sur le front occidental pendant la Première Guerre mondiale.

Amirauté britannique : Premier lord de l’Amirauté de 1911 à 1915 et de 1939 à 1940.

Gouvernement du Royaume-Uni : Premier ministre de mai 1940 à juillet 1945, puis d’octobre 1951 à avril 1955.

Coalition alliée : principal représentant politique britannique dans les grandes négociations militaires interalliées.

France libre : Churchill n’en fut pas membre. Il en fut le principal soutien politique et militaire britannique au moment de sa création.

Missions et actions au service de la France libre

Churchill accueille de Gaulle à Londres en juin 1940, favorise l’autorisation de son appel à la BBC, permet sa reconnaissance politique le 28 juin, soutient les accords du 7 août 1940 et l’équipement des forces françaises libres. Il accepte leur participation aux opérations alliées, contribue à leur maintien pendant les années difficiles et participe à la coalition victorieuse qui libère la France.

Ces décisions sont celles d’un chef de gouvernement agissant avec les institutions et les états-majors britanniques. Il serait inexact de lui attribuer personnellement toutes les opérations militaires menées par le Royaume-Uni.

Camarades de combat et principaux collaborateurs

Charles de GAULLE — Chef de la France libre : soutien politique britannique dès juin 1940, relations durables mais traversées de tensions.

René CASSIN — Juriste et Compagnon de la Libération, engagé dans la négociation des accords du 7 août 1940.

Geoffroy CHODRON DE COURCEL — Premier officier engagé auprès de de Gaulle à Londres, bénéficiaire de l’accueil britannique accordé à la France libre.

Pierre KŒNIG — Général des FFL, représentant de celles-ci à la cérémonie du 6 novembre 1958.

François INGOLD — Grand chancelier de l’Ordre, présent à la remise de la décoration.

André BOULLOCHE — Résistant et déporté, représentant des FFI lors de la cérémonie.

Franklin D. ROOSEVELT — Président américain et partenaire stratégique majeur de Churchill jusqu’en avril 1945.

Joseph STALINE — Dirigeant soviétique associé aux conférences interalliées.

Bernard MONTGOMERY — Chef militaire britannique, commandant de la 8e armée à El Alamein.

Arrestation, emprisonnement et déportation

Churchill a été capturé puis s’est évadé pendant la guerre des Boers en 1899. Cet événement est antérieur à la Seconde Guerre mondiale.

Aucune arrestation, incarcération ni déportation de Winston Churchill pendant la période 1939-1945 n’est établie.

Décorations

Compagnon de la Libération — Décret du 18 juin 1958 — Attribution du vivant — Remise le 6 novembre 1958 à Matignon par le général de Gaulle — Dossiers 1 A 217 et 1 A 218 — Référence précise du Journal officiel non vérifiée.

Médaille militaire française — Mentionnée par l’Ordre de la Libération ; date et référence du décret à vérifier.

Croix de guerre 1939-1945 avec palme — France ; attribution mentionnée par l’Ordre de la Libération.

Chevalier de l’ordre de la Jarretière — Royaume-Uni, 1953.

Ordre du Mérite — Royaume-Uni.

Ordre des Compagnons d’honneur — Royaume-Uni.

Distinctions de campagnes britanniques — India Medal, Sudan Medal, Queen’s South Africa Medal, King’s South Africa Medal, 1939-1945 Star, Africa Star, Italy Star, France and Germany Star, Defence Medal et autres médailles mentionnées dans la biographie de l’Ordre.

Distinguished Service Medal — États-Unis.

Grand-croix de l’ordre de Léopold et Croix de guerre — Belgique.

Grand-croix de l’ordre du Lion néerlandais — Pays-Bas.

Grand-croix de l’ordre de la Couronne de chêne — Luxembourg.

Grand-croix avec chaîne de l’ordre de Saint-Olaf — Norvège.

Chevalier de l’ordre de l’Éléphant — Danemark.

Médaille de la Libération — Danemark.

Ordre du Mérite militaire — Espagne.

Ordre de l’Étoile du Népal — Népal.

Autres décorations étrangères mentionnées par l’Ordre de la Libération — Leurs classes, dates et décrets exigent une vérification individuelle avant tout relevé exhaustif.

Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative certaine n’a été vérifiée ; ne pas l’ajouter sans confirmation officielle.

Lieux de mémoire

Palais de Blenheim, Woodstock — Naissance le 30 novembre 1874.

Harrow School et Sandhurst — Formation scolaire et militaire.

Omdurman, Soudan — Campagne de 1898.

Afrique du Sud — Guerre des Boers et évasion de 1899.

Palais de Westminster et 10 Downing Street, Londres — Responsabilités parlementaires et gouvernementales.

Churchill War Rooms, Londres — Conduite politique et militaire de la guerre.

BBC, Londres — Diffusion de l’Appel du 18 juin 1940.

Dunkerque — Évacuation alliée de mai-juin 1940.

Mers el-Kébir, Algérie — Attaque britannique du 3 juillet 1940.

Casablanca — Conférence interalliée de janvier 1943.

Téhéran et Yalta — Conférences interalliées de 1943 et 1945.

Fulton, Missouri — Discours du 5 mars 1946.

Chartwell, Kent — Résidence familiale, devenue lieu de mémoire.

Hôtel Matignon, Paris — Remise de la croix de la Libération, 6 novembre 1958.

Palais de l’Élysée, Paris — Réception par le président René Coty le même jour.

Cathédrale Saint-Paul, Londres — Obsèques nationales le 30 janvier 1965.

Bladon, Oxfordshire — Sépulture.

Musée de l’Ordre de la Libération, Paris — Dossiers 1 A 217 et 1 A 218.

Références bibliographiques

The Second World War, Winston S. Churchill, Cassell, Londres, 1948-1954, six volumes — Mémoires du chef du gouvernement britannique ; témoignage de première main à confronter aux archives.

La Deuxième Guerre mondiale, Winston Churchill, Plon, Paris, traduction française, plusieurs volumes et éditions — Version française de ses mémoires de guerre.

Mémoires de guerre, Charles de Gaulle, Plon, Paris, 1954-1959, trois volumes — Point de vue français libre sur les mêmes événements.

Churchill: A Life, Martin Gilbert, Heinemann, Londres, 1991 — Biographie historique fondée sur une vaste documentation.

Churchill, François Bédarida, Fayard, Paris, 1999 — Biographie de référence en français.

Churchill and de Gaulle, François Kersaudy, Collins, Londres, 1981 — Étude des relations entre les deux chefs.

De Gaulle et Churchill, François Kersaudy, Tallandier, Paris, différentes éditions — Étude sur la coopération et les différends franco-britanniques.

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage général sur les Compagnons.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, éditions 2010 et 2023 — Répertoire biographique.

Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, version du 24 septembre 2025, p. 34-35 — Inventaire des dossiers 1 A 217 et 1 A 218.

Références internet

Ordre de la Libération — Sir Winston Churchill — Biographie officielle et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/winston-churchill-sir

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C, septembre 2025 — Dossiers 1 A 217 et 1 A 218 —

Ordre de la Libération — Les femmes et les hommes Compagnon de la Libération — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-femmes-et-les-hommes-compagnon-de-la-liberation

Fondation Charles de Gaulle — Les débuts de la France libre, reconnaissance du 28 juin et accords du 7 août 1940 — https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/debuts-de-france-libre/

Archives nationales — L’Appel du 18 juin 1940 — https://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/dossiers-thematiques/lappel-du-18-juin-1940

Ministère des Armées — 1940, répondre à l’Appel — https://www.defense.gouv.fr/chemins-memoire/histoire-memoires/ressources-historiques/seconde-guerre-mondiale/resister/france-libre/1940

Le Monde — Sir Winston Churchill a reçu la croix de la Libération, 7 novembre 1958 — https://www.lemonde.fr/archives/article/1958/11/07/sir-winston-churchill-a-recu-la-croix-de-la-liberation_2311064_1819218.html

Musée de l’Armée — Churchill-de Gaulle, dossier d’exposition —

Dossier d’homologation

Service historique de la Défense — Série GR 16 P : aucun dossier individuel ne peut être attribué avec certitude à Sir Winston Churchill. Cette situation correspond à son statut de Premier ministre britannique : il n’a pas appartenu aux Forces françaises libres ni à un réseau français de Résistance intérieure. Il serait erroné de lui attribuer une cote GR 16 P inventée.

Les documents essentiels sont conservés dans les dossiers de l’Ordre de la Libération, les archives gouvernementales britanniques et les archives Churchill au Royaume-Uni.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 217

L’inventaire officiel identifie le dossier « CHURCHILL (Sir) Winston — 1 A 217 ».

Attribution : extrait de la délibération du Conseil de l’Ordre du 12 février 1946 ; décret du 18 juin 1958 ; dix-sept courriers relatifs à la cérémonie de 1958 ; programme, plan et liste des invités.

Renseignements administratifs : fiche annuaire de la chancellerie de l’Ordre de la Libération, non datée.

Correspondances : trente-huit pièces conservées, couvrant la période 1965-2016, en partie postérieure au décès de Churchill.

Travaux historiques : extraits de discours et de textes concernant la France entre 1938 et 1944 ; extraits des Mémoires de guerre du général de Gaulle.

Décès et hommages : texte In memoriam de 1965 ; télégrammes à Lady Churchill ; liste de la délégation française venue rendre hommage à sa dépouille en janvier 1965.

La connaissance de ces pièces provient de l’inventaire. Leur contenu original n’a pas été directement dépouillé.

Ordre de la Libération — Dossier complémentaire 1 A 218

Le dossier 1 A 218 rassemble des hommages et documents de presse : correspondance de 1993 relative à l’avenue Winston-Churchill à Charenton-le-Pont, invitation à l’inauguration, trois articles relatifs à cette manifestation, et quarante articles publiés entre 1958 et 1999.

Ce dossier complète le précédent sur le plan commémoratif et médiatique. Les pièces originales n’ont pas été consultées.

Observations

Winston Churchill occupe une place singulière parmi les Compagnons de la Libération. Il n’appartient pas à la Résistance française : il est le chef du gouvernement britannique qui accepte de soutenir le général de Gaulle au moment où l’avenir de la France libre apparaît extrêmement incertain.

Le refus britannique de négocier la paix avec Hitler, l’accueil de de Gaulle, la diffusion de l’Appel du 18 Juin, la reconnaissance du 28 juin 1940 et les accords du 7 août forment une succession de décisions déterminantes. Elles permettent la poursuite d’un combat français hors des territoires contrôlés par Vichy et l’Allemagne.

L’étude de ses relations avec de Gaulle exige cependant de tenir compte des tensions constantes sur la souveraineté française, Mers el-Kébir, Dakar, l’Afrique du Nord et l’administration des territoires libérés. Churchill est d’abord le responsable des intérêts stratégiques britanniques ; son soutien à de Gaulle est majeur mais non inconditionnel.

La nomination du 18 juin 1958 reconnaît cette contribution exceptionnelle. La cérémonie du 6 novembre 1958, associant de Gaulle, Churchill et plusieurs centaines de Compagnons, manifeste la gratitude française tout en rappelant une histoire partagée complexe.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — La naissance du 30 novembre 1874, le décès du 24 janvier 1965, les deux mandats de Premier ministre, le soutien à la France libre à partir de juin 1940, le décret du 18 juin 1958 et la remise du 6 novembre 1958 sont établis par des sources institutionnelles concordantes. Les dossiers 1 A 217 et 1 A 218 sont identifiés. Les références détaillées de plusieurs décorations et le contenu exact de la délibération de 1946 restent à vérifier.

Chronologie

DateÉvénement
30 novembre 1874Naissance au palais de Blenheim.
1893Entrée à Sandhurst.
1895Débuts comme officier de cavalerie.
1898Campagne du Soudan et bataille d’Omdurman.
1899Guerre des Boers ; capture et évasion.
1900Élection à la Chambre des communes.
1904Passage au Parti libéral.
1908Mariage avec Clementine Hozier.
1911Premier lord de l’Amirauté.
1915Départ de l’Amirauté après l’échec des Dardanelles.
1916Service sur le front occidental.
1917Ministre des Munitions.
1924-1929Chancelier de l’Échiquier.
3 septembre 1939Retour à l’Amirauté.
10 mai 1940Devient Premier ministre.
26 mai-4 juin 1940Évacuation de Dunkerque.
16 juin 1940Projet d’union franco-britannique.
17 juin 1940Arrivée de de Gaulle à Londres.
18 juin 1940Appel du général de Gaulle diffusé par la BBC.
28 juin 1940Reconnaissance de de Gaulle comme chef des Français libres.
3 juillet 1940Attaque britannique de Mers el-Kébir.
7 août 1940Accords franco-britanniques encadrant la France libre.
Été-automne 1940Bataille d’Angleterre.
Septembre 1940Échec de l’opération de Dakar.
Août 1941Rencontre Roosevelt et Charte de l’Atlantique.
Décembre 1941Entrée en guerre des États-Unis.
Mai-juin 1942Bataille de Bir Hakeim.
Octobre-novembre 1942El Alamein.
8 novembre 1942Débarquement allié en Afrique du Nord.
Janvier 1943Conférence de Casablanca.
Novembre-décembre 1943Conférence de Téhéran.
6 juin 1944Débarquement de Normandie.
Août 1944Libération de Paris.
Février 1945Conférence de Yalta.
8 mai 1945Capitulation allemande.
Juillet 1945Défaite électorale de Churchill.
12 février 1946Délibération du Conseil de l’Ordre signalée au dossier 1 A 217.
5 mars 1946Discours de Fulton.
Octobre 1951Retour au poste de Premier ministre.
1953Ordre de la Jarretière ; prix Nobel de littérature.
Avril 1955Quitte le gouvernement.
18 juin 1958Décret de nomination comme Compagnon de la Libération.
6 novembre 1958Remise de la croix de la Libération à Matignon.
24 janvier 1965Décès à Londres.
30 janvier 1965Obsèques nationales ; inhumation à Bladon.

Tableau des divergences et points de vérification

PointSources / donnéesAppréciation
IdentitéWinston Leonard Spencer Churchill ; forme abrégée Churchill dans certains répertoiresIdentité complète retenue.
NaissanceSources institutionnelles : 30 novembre 1874, BlenheimConcordance.
EnfantsCertaines notices n’en citent que quatre ; cinq enfants sont connusMarigold, morte en 1921, ne doit pas être omise.
Appel du 18 JuinSoutien des autorités britanniques à la diffusionChurchill n’est pas l’auteur du texte.
Reconnaissance de de Gaulle28 juin 1940Reconnaissance comme chef des Français libres, non comme chef du gouvernement de la France entière.
Accords de la France libre7 août 1940Date retenue.
Mers el-Kébir3 juillet 1940Responsabilité gouvernementale britannique ; conséquences humaines à rappeler.
Statut personnelPremier ministre britanniqueNi FFL ni membre de réseau français de Résistance.
Délibération antérieurePièce datée du 12 février 1946 dans le dossier 1 A 217Portée exacte à vérifier.
Croix de la LibérationDécret du 18 juin 1958Date retenue ; référence JO à préciser.
Remise6 novembre 1958, hôtel MatignonConcordance.
Décès24 janvier 1965, LondresConcordance.
Archives1 A 217 et 1 A 218Deux dossiers complémentaires.
SHD GR 16 PAucun dossier certainNe pas inventer de cote.
Homonymie MVRmvr.asso.fr/churchill/ = Peter Morland ChurchillNe concerne pas Winston Churchill.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Sir Winston Churchill, biographie officielle et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/winston-churchill-sir ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C, septembre 2025, dossiers 1 A 217 et 1 A 218 — ; Ordre de la Libération — Les femmes et les hommes Compagnon de la Libération — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/les-femmes-et-les-hommes-compagnon-de-la-liberation ; Fondation Charles de Gaulle — Les débuts de la France libre — https://www.charles-de-gaulle.org/lhomme/dossiers-thematiques/debuts-de-france-libre/ ; Archives nationales — L’Appel du 18 juin 1940 — https://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/dossiers-thematiques/lappel-du-18-juin-1940 ; Ministère des Armées — 1940, répondre à l’Appel — https://www.defense.gouv.fr/chemins-memoire/histoire-memoires/ressources-historiques/seconde-guerre-mondiale/resister/france-libre/1940 ; Le Monde — Churchill a reçu la croix de la Libération, 7 novembre 1958 — https://www.lemonde.fr/archives/article/1958/11/07/sir-winston-churchill-a-recu-la-croix-de-la-liberation_2311064_1819218.html ; Musée de l’Armée — Churchill-de Gaulle, dossier d’exposition —

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