La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

CHARBONNEAUX Pol

Pol CHARBONNEAUX, né le 26 octobre 1909 à Reims (Marne), mort le 20 juillet 1954 à Washington (États-Unis), après un accident d’avion survenu à la base aérienne d’Andrews, Français, aviateur des Forces aériennes françaises libres, officier du groupe de bombardement Lorraine, colonel de l’armée de l’Air, attaché de l’air adjoint à l’ambassade de France aux États-Unis, Compagnon de la Libération par décret du 29 décembre 1944.

Jeunesse et formation

Pol Charbonneaux naît le 26 octobre 1909 à Reims, dans le département de la Marne.

Il appartient à une famille industrielle rémoise. Son père exerce des responsabilités dans l’industrie.

La famille Charbonneaux est notamment associée à l’histoire industrielle de Reims et au développement de ses verreries. Il convient toutefois de distinguer les différentes générations de cette famille et de ne pas attribuer à l’aviateur les activités de ses homonymes plus anciens.

Les renseignements biographiques disponibles ne permettent pas de reconstituer précisément l’ensemble de ses études.

En 1930, Pol Charbonneaux effectue son service militaire.

Il rejoint le 18e régiment de dragons, puis l’École de cavalerie de Saumur.

Il y suit une formation d’élève officier de réserve pendant les années 1930 et 1931.

Cette formation lui permet d’acquérir les bases du commandement militaire.

À l’issue de son service, il retourne à la vie civile tout en continuant à accomplir des périodes d’instruction dans la réserve.

Son intérêt se porte progressivement vers l’aviation.

Mars 1938 — Brevet de pilote

Pol Charbonneaux obtient son brevet de pilote d’avion en mars 1938.

Cette qualification marque une nouvelle orientation de sa carrière militaire.

Il quitte la réserve de la cavalerie pour rejoindre celle de l’armée de l’Air.

Cette évolution intervient dans une période de développement rapide de l’aviation militaire.

Les forces aériennes occupent une place croissante dans les doctrines militaires européennes.

L’Allemagne a entrepris la constitution d’une puissante aviation de guerre.

La France cherche à moderniser ses appareils et à renforcer la formation de ses pilotes.

Pol Charbonneaux aborde ainsi la Seconde Guerre mondiale avec une double expérience : celle d’un officier de réserve formé à Saumur et celle d’un pilote récemment breveté.

Les renseignements disponibles ne permettent pas de préciser les types d’appareils sur lesquels il a été formé avant la mobilisation.

Engagement militaire en 1939-1940

Août 1939 — Mobilisation

À la fin du mois d’août 1939, Pol Charbonneaux est rappelé sous les drapeaux.

Il est détaché auprès du préfet de la Marne.

Cette affectation ne correspond pas encore à un emploi opérationnel dans une unité aérienne combattante.

Elle intervient pendant les préparatifs de mobilisation précédant l’entrée en guerre de la France.

Juin 1940 — Toulouse

En juin 1940, Pol Charbonneaux se trouve à Toulouse, au Centre d’instruction de la reconnaissance.

L’offensive allemande, commencée le 10 mai 1940, a entraîné l’effondrement rapide du dispositif militaire français.

Les armées françaises reculent.

Le gouvernement quitte Paris.

Les autorités militaires envisagent l’arrêt des combats.

Pol Charbonneaux refuse cette perspective.

Il prend une décision qui détermine l’ensemble de son parcours pendant la guerre.

17 juin 1940 — Départ pour l’Angleterre

Le 17 juin 1940, Pol Charbonneaux quitte la France par avion pour rejoindre l’Angleterre.

Son départ précède donc l’Appel lancé par le général de Gaulle le 18 juin.

Cette chronologie est importante.

Elle montre que sa décision de poursuivre le combat est prise dans les premiers jours de l’effondrement français, avant même la constitution officielle des Forces françaises libres.

Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce son intention de demander les conditions d’un armistice.

Pour certains militaires français, cette perspective constitue un motif immédiat de refus.

Pol Charbonneaux choisit de rejoindre le territoire britannique afin de continuer la guerre contre l’Allemagne.

Son départ constitue l’un des engagements précoces dans la France libre.

Juin-septembre 1940 — Royaume-Uni

Après son arrivée en Angleterre, Pol Charbonneaux séjourne au camp de Saint-Atham, au pays de Galles.

Il rejoint les premiers éléments de l’aviation française qui se reconstituent sous l’autorité du général de Gaulle.

Les moyens matériels sont alors limités.

Les aviateurs doivent être regroupés, affectés et préparés à de nouvelles opérations.

Pol Charbonneaux est affecté au Groupe de combat n° 1, placé sous les ordres du commandant Jean-Baptiste de Marmier.

Cette formation participe aux premières opérations de la France libre en Afrique.

L’objectif est notamment de favoriser le ralliement des territoires français d’outre-mer au général de Gaulle.

Septembre 1940 — Expédition de Dakar

Pol Charbonneaux quitte l’Angleterre avec les forces engagées dans l’expédition de Dakar.

L’opération vise à obtenir le ralliement de l’Afrique occidentale française.

Elle se heurte à la résistance des forces demeurées fidèles au gouvernement de Vichy.

Après l’échec de Dakar, Pol Charbonneaux rejoint le Cameroun.

Il y reçoit des responsabilités dans le ravitaillement.

Ce séjour constitue sa première affectation africaine au sein des Forces françaises libres.

Son activité relève alors principalement de l’organisation et du soutien aux unités.

Il souhaite néanmoins participer directement aux opérations aériennes.

Décembre 1940 — Formation sur bombardier Blenheim

En décembre 1940, le lieutenant Charbonneaux est envoyé à Ismaïlia, en Égypte.

Il y suit un stage de formation sur bombardier britannique Bristol Blenheim.

Cet appareil équipe plusieurs formations de bombardement des Forces aériennes françaises libres.

Il s’agit d’un bimoteur utilisé notamment pour les missions de bombardement et de reconnaissance.

Sa conduite exige une formation adaptée aux opérations aériennes de guerre.

Pol Charbonneaux acquiert ainsi les compétences nécessaires à son engagement dans une unité opérationnelle.

Engagement dans les Forces aériennes françaises libres

1941 — Groupe réservé de bombardement n° 1

Après sa formation en Égypte, Pol Charbonneaux rejoint le Groupe réservé de bombardement n° 1 (GRB 1) à Khartoum, au Soudan.

Cette unité intervient dans les opérations conduites contre les forces italiennes en Afrique orientale.

Les combats se poursuivent notamment en Abyssinie, actuelle Éthiopie.

Pol Charbonneaux effectue ses premières missions de guerre contre les positions italiennes.

Les opérations concernent particulièrement les secteurs où les forces italiennes résistent encore à l’avance des troupes alliées.

La biographie de l’Ordre de la Libération mentionne plusieurs missions sur Gondar, Bahr Dar et Debra Marcos.

Ces opérations se déroulent dans un environnement géographique difficile.

Les distances sont importantes.

Les terrains d’aviation sont dispersés.

Les conditions climatiques imposent des contraintes particulières aux équipages et aux mécaniciens.

L’efficacité des unités repose autant sur les qualités des pilotes que sur la capacité des services techniques à maintenir les appareils disponibles.

Pol Charbonneaux acquiert son expérience du combat aérien dans ce contexte.

1941 — Constitution du groupe Lorraine

Le groupe de bombardement Lorraine est constitué à partir d’éléments des Forces aériennes françaises libres engagés en Afrique.

Pol Charbonneaux rejoint cette formation.

Il appartient à sa première escadrille.

Le Lorraine deviendra l’une des unités les plus célèbres de l’aviation française libre.

Son histoire est notamment marquée par les opérations en Afrique du Nord, puis par les bombardements effectués depuis l’Angleterre.

Novembre 1941 — Opérations en Libye

Pol Charbonneaux participe à l’offensive britannique engagée en novembre 1941 en Cyrénaïque.

Cette offensive s’inscrit dans les opérations alliées contre les forces allemandes et italiennes d’Afrique du Nord.

Le groupe Lorraine intervient en appui des forces terrestres.

Ses bombardiers attaquent notamment les colonnes et les positions ennemies.

Pol Charbonneaux prend part aux opérations qui conduisent les forces alliées au-delà de Benghazi.

La campagne est difficile.

Les conditions de navigation et les attaques de la chasse allemande représentent des dangers permanents.

Les bombardiers Blenheim sont particulièrement vulnérables lorsqu’ils sont interceptés par des chasseurs plus rapides.

20 décembre 1941 — Combat aérien en Cyrénaïque

Le 20 décembre 1941, une formation alliée de douze appareils, comprenant quatre Blenheim du groupe Lorraine, reçoit pour mission de bombarder des colonnes ennemies sur la route de Tocra à Benghazi.

Les bombardiers bénéficient d’une escorte d’une vingtaine de chasseurs.

Après plus d’une heure de vol, la formation est attaquée par une douzaine de Messerschmitt Bf 109 F.

Le combat entraîne des pertes considérables.

Neuf appareils alliés sont perdus.

Parmi les aviateurs touchés figurent le colonel Charles Pijeaud et le lieutenant du Boisrouvray.

Sur les quatre Blenheim du Lorraine, seuls les appareils pilotés par Yves Ezanno et Pol Charbonneaux parviennent à regagner leur base.

Cet épisode constitue l’une des actions les plus marquantes de son parcours opérationnel.

Il illustre les risques encourus par les équipages de bombardement français libres pendant la campagne de Libye.

La perte d’une grande partie de la formation démontre également la supériorité tactique que les chasseurs allemands peuvent exercer contre des bombardiers insuffisamment protégés.

La réussite du retour de Charbonneaux témoigne de sa capacité à maintenir son appareil en état de vol dans des circonstances particulièrement dangereuses.

Il convient toutefois de ne pas attribuer à son équipage des destructions ou des victoires aériennes qui ne sont pas documentées.

1942 — Capitaine

Pol Charbonneaux est promu capitaine en mars 1942.

Cette promotion intervient au moment où le groupe Lorraine revient en Syrie.

La période correspond à une réorganisation des forces aériennes françaises libres.

Les unités doivent reconstituer leurs effectifs et leur matériel après les opérations africaines.

Pol Charbonneaux reçoit de nouvelles missions.

1942 — Convoyages d’appareils

Pendant plusieurs mois, il effectue des convoyages d’avions entre Takoradi, sur la côte de l’Afrique occidentale, et Calcutta, en Inde britannique.

Ces liaisons s’inscrivent dans le dispositif allié de transport et de transfert d’appareils.

Les avions doivent rejoindre les différents théâtres d’opérations où les forces britanniques et alliées poursuivent la guerre.

Ces missions exigent une grande maîtrise de la navigation et une bonne connaissance des capacités techniques des appareils.

Elles présentent des difficultés particulières liées à la longueur des itinéraires et à la diversité des terrains.

Bien qu’elles ne correspondent pas à des missions de bombardement, elles participent directement au fonctionnement de l’aviation alliée.

1942 — Commandement de l’escadrille Nancy

Pol Charbonneaux reçoit ensuite le commandement de l’escadrille Nancy, appartenant au groupe Lorraine.

Cette nomination intervient alors que l’unité stationne en Palestine.

Le commandement d’une escadrille comporte des responsabilités importantes.

Le chef doit assurer la préparation opérationnelle des équipages.

Il doit veiller au maintien de leur niveau d’entraînement.

Il participe également à l’organisation des missions et au suivi des personnels.

Pol Charbonneaux passe ainsi d’une activité essentiellement opérationnelle à des fonctions plus importantes de commandement.

Fin 1942 — Retour en Angleterre

À la fin de l’année 1942, le groupe Lorraine rejoint l’Angleterre.

Cette nouvelle affectation marque le début d’une autre phase de son histoire.

Les Forces aériennes françaises libres sont progressivement intégrées aux dispositifs opérationnels de la Royal Air Force.

Le groupe doit être adapté aux méthodes britanniques et aux missions aériennes conduites contre les territoires occupés.

Les opérations deviennent plus directement liées à la guerre aérienne menée au-dessus de l’Europe occidentale.

1943 — Opérations depuis l’Angleterre

Pol Charbonneaux participe à plusieurs missions de bombardement.

Certaines sont effectuées à très basse altitude.

Ces opérations imposent des risques importants.

Les équipages sont exposés aux tirs de défense antiaérienne, aux interceptions de chasseurs et aux accidents provoqués par les difficultés du vol près du sol.

Le succès d’une mission dépend de la précision de la navigation et de la coordination entre les membres de l’équipage.

Les opérations à basse altitude exigent également une grande rapidité d’exécution.

Les appareils doivent atteindre leur objectif puis se dégager avant que les défenses ennemies puissent réagir efficacement.

Pol Charbonneaux acquiert dans ces missions une expérience opérationnelle considérable.

Avril 1943 — Commandant

Il est promu au grade de commandant en avril 1943.

Cette promotion confirme sa place parmi les officiers expérimentés du groupe Lorraine.

Septembre 1943 — Fin des missions opérationnelles

En septembre 1943, Pol Charbonneaux doit interrompre ses missions de combat pour des raisons de santé.

Il totalise alors :

155 heures de vol de guerre et 67 missions opérationnelles.

Ces chiffres sont expressément donnés par l’Ordre de la Libération.

Ils permettent de mesurer l’importance de sa participation aux opérations aériennes de la France libre.

Il convient néanmoins de distinguer le nombre de missions du nombre total d’heures de vol accomplies pendant toute sa carrière.

Les 155 heures correspondent aux heures de vol de guerre mentionnées dans sa biographie, et non à l’ensemble de ses heures de pilotage.

1943-1944 — Centre d’instruction de Filey

Après son retrait des opérations, Pol Charbonneaux est affecté au centre d’instruction de Filey, en Angleterre.

Il reçoit la mission d’organiser la formation du personnel français provenant d’Afrique du Nord.

Cette affectation intervient après le débarquement allié de novembre 1942 et le ralliement progressif des forces françaises d’Afrique à la lutte contre l’Allemagne.

L’intégration de nouveaux personnels impose un important effort de formation.

Les aviateurs doivent apprendre à travailler selon les procédures opérationnelles britanniques.

Ils doivent également être familiarisés avec les nouveaux matériels.

L’expérience acquise par Pol Charbonneaux dans les Forces aériennes françaises libres représente un atout pour cette mission.

Il participe ainsi à la transmission des compétences opérationnelles aux nouvelles générations de personnels de l’aviation française.

Juillet 1944 — Cabinet du général de Gaulle

En juillet 1944, Pol Charbonneaux rejoint le cabinet du général de Gaulle.

Cette affectation intervient dans une période décisive.

Les Alliés ont débarqué en Normandie le 6 juin 1944.

La libération de la France est engagée.

La France combattante doit préparer la restauration de l’autorité française sur le territoire national.

L’expérience de Pol Charbonneaux, son engagement précoce et ses responsabilités militaires expliquent sa présence au sein de l’entourage du chef de la France combattante.

Les fonctions précises exercées au cabinet nécessitent cependant une consultation des dossiers administratifs correspondants.

Décembre 1944 — Lieutenant-colonel

Pol Charbonneaux est promu lieutenant-colonel en décembre 1944.

Le 29 décembre, il reçoit la croix de la Libération.

Cette distinction vient reconnaître quatre années d’engagement dans les Forces aériennes françaises libres.

Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement

18e régiment de dragons

Unité dans laquelle Pol Charbonneaux accomplit son service militaire et commence sa formation d’officier de réserve en 1930-1931.

Forces aériennes françaises libres — FAFL

Il rejoint les premières formations aériennes françaises libres après son départ pour l’Angleterre, le 17 juin 1940.

Groupe de combat n° 1 — GC 1

Il sert sous le commandement de Jean-Baptiste de Marmier et participe à l’expédition de Dakar.

Groupe réservé de bombardement n° 1 — GRB 1

Il rejoint cette unité à Khartoum et participe aux opérations contre les forces italiennes en Afrique orientale.

Groupe de bombardement Lorraine

Il appartient à la première escadrille du groupe et participe aux opérations de Libye puis aux missions aériennes conduites depuis l’Angleterre.

Escadrille Nancy

Il exerce le commandement de cette escadrille au cours de l’année 1942.

Centre d’instruction de Filey

Il participe à l’organisation de l’instruction des personnels français arrivant d’Afrique du Nord.

Cabinet du général de Gaulle

Il y est affecté à partir de juillet 1944.

Camarades de combat

Jean-Baptiste de MARMIER — Commandant du Groupe de combat n° 1 auquel Pol Charbonneaux appartient en 1940. Les deux hommes participent à la première phase de constitution de l’aviation française libre.

Charles PIJEAUD — Officier supérieur des Forces aériennes françaises libres, engagé dans les opérations de bombardement en Afrique du Nord. Il participe à la mission du 20 décembre 1941, au cours de laquelle son appareil est perdu.

Yves EZANNO — Pilote du groupe Lorraine. Le 20 décembre 1941, il parvient, comme Pol Charbonneaux, à regagner la base après l’attaque des bombardiers alliés par des chasseurs allemands.

Du BOISROUVRAY — Lieutenant du groupe Lorraine dont l’appareil est perdu pendant la mission du 20 décembre 1941. Son identité complète et les circonstances précises de sa disparition nécessitent une vérification complémentaire.

Bernard BARBERON — Aviateur des Forces aériennes françaises libres et Compagnon de la Libération, membre du groupe Lorraine. Son appartenance à la même unité est établie, sans qu’il soit possible d’en déduire une participation commune à une mission précise.

Édouard CORNIGLION-MOLINIER — Officier des Forces aériennes françaises libres ayant exercé des responsabilités importantes dans l’aviation de la France combattante. Son parcours croise l’histoire du groupe Lorraine.

Ces rapprochements doivent être distingués des collaborations personnelles directement documentées.

Retour à la vie civile et carrière après la guerre

Contrairement à plusieurs de ses camarades des Forces aériennes françaises libres, Pol Charbonneaux ne quitte pas l’armée après la Libération.

Il poursuit une carrière d’officier supérieur dans l’armée de l’Air.

Juin 1945 — Commandement de la base-école de La Rochelle

En juin 1945, il reçoit le commandement de la base-école de pilotage de La Rochelle.

Cette affectation correspond aux besoins de réorganisation de l’aviation militaire française après la guerre.

L’armée de l’Air doit reconstituer ses moyens et assurer la formation de nouveaux pilotes.

Les installations et les appareils disponibles nécessitent une adaptation aux besoins du temps de paix.

Pol Charbonneaux met à profit son expérience opérationnelle et ses compétences de commandement.

1946 — École de guerre aérienne

En 1946, il est admis dans la première promotion de l’École de guerre aérienne.

Cette formation prépare les officiers aux fonctions supérieures d’état-major.

Elle complète son expérience des opérations par un enseignement portant sur l’organisation et la conduite des forces aériennes.

1948 — État-major de l’armée de l’Air

En 1948, il rejoint l’état-major de l’armée de l’Air.

Il exerce les fonctions d’inspecteur de l’aviation de bombardement et des transports.

Ces responsabilités concernent deux domaines essentiels de l’aviation militaire.

Le bombardement demeure une composante importante de la puissance aérienne.

Le transport militaire joue un rôle croissant dans les opérations et dans les liaisons entre les différents théâtres.

Pol Charbonneaux participe ainsi à la modernisation de l’armée de l’Air française.

Janvier 1951 — Colonel

En janvier 1951, Pol Charbonneaux est promu au grade de colonel.

Il reçoit une affectation diplomatique.

1951 — Ambassade de France aux États-Unis

Pol Charbonneaux devient attaché de l’air adjoint à l’ambassade de France à Washington.

Cette fonction s’inscrit dans le développement des relations militaires franco-américaines après la Seconde Guerre mondiale.

La France participe désormais au système de défense occidental.

Les relations avec les États-Unis occupent une place déterminante dans le rééquipement et la modernisation de ses forces armées.

L’attaché de l’air participe aux échanges entre les autorités militaires des deux pays.

Il suit les questions aéronautiques présentant un intérêt pour la France.

Son expérience au sein des Forces aériennes françaises libres et ses responsabilités antérieures en font un officier qualifié pour ces fonctions.

Il demeure en poste à Washington jusqu’à son accident mortel.

Accident et décès

17 juillet 1954 — Accident à Andrews

Le 17 juillet 1954, Pol Charbonneaux se trouve à bord d’un avion qui prend feu au décollage sur la base aérienne d’Andrews, près de Washington.

L’accident provoque des blessures graves.

Pol Charbonneaux est transporté dans un établissement hospitalier militaire.

Le colonel de Brémont, attaché militaire suisse également présent dans l’appareil, succombe à ses blessures.

20 juillet 1954 — Décès

Pol Charbonneaux meurt le 20 juillet 1954, à quarante-quatre ans.

Une dépêche publiée par Le Monde le 22 juillet 1954 précise qu’il est décédé à l’hôpital militaire Walter Reed, à Washington.

Il convient donc de distinguer le lieu de l’accident — la base aérienne d’Andrews — du lieu du décès rapporté par la presse contemporaine.

La notice de l’Ordre de la Libération mentionne Andrews comme lieu de décès, mais son récit indique également que Charbonneaux est mort trois jours après l’accident.

La documentation de presse permet d’apporter une précision importante à cette chronologie.

Son corps est rapatrié en France.

Il est inhumé à Reims, sa ville natale.

Décorations

Commandeur de la Légion d’honneur — Grade confirmé par l’Ordre de la Libération. Dates des décrets de nomination et de promotion non établies dans les documents directement examinés.

Compagnon de la Libération — Décret du 29 décembre 1944 — Attribution du vivant de l’intéressé — Dossier individuel 1 A 197 — Ampliation du décret datée du 5 janvier 1945 — Source : Ordre de la Libération. La publication précise au Journal officiel n’a pas été établie.

Croix de guerre 1939-1945 — Trois citations — Source : Ordre de la Libération.

Médaille de l’Aéronautique — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et texte de nomination non retrouvés.

Médaille coloniale avec agrafe « Libye » — Attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Date de délivrance non retrouvée.

Officier de l’ordre de l’Empire britannique — OBE — Royaume-Uni — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et référence de publication dans la London Gazette non retrouvées.

Mention in Despatches — Royaume-Uni — Mention honorifique britannique confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et référence de publication non retrouvées.

Officier de la Legion of Merit — États-Unis — Distinction américaine confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et acte de nomination non retrouvés.

Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative n’a été établie dans les sources consultées. Cette décoration ne doit pas être ajoutée sans confirmation institutionnelle.

Lieux de mémoire

Reims — Marne. Ville natale de Pol Charbonneaux, le 26 octobre 1909, et lieu de sa sépulture.

Saumur — Maine-et-Loire. École de cavalerie où il suit sa formation d’officier de réserve.

Toulouse — Haute-Garonne. Centre d’instruction de la reconnaissance où il se trouve en juin 1940.

Saint-Atham — Pays de Galles. Camp militaire où il séjourne après avoir rejoint l’Angleterre.

Dakar — Sénégal. Théâtre de l’expédition de septembre 1940 à laquelle il participe.

Cameroun. Territoire où il exerce des responsabilités de ravitaillement après l’expédition de Dakar.

Ismaïlia — Égypte. Centre de formation où il apprend à piloter le bombardier Blenheim.

Khartoum — Soudan. Lieu de son affectation au GRB 1.

Gondar — Éthiopie. Région des opérations aériennes auxquelles il participe en 1941.

Benghazi — Libye. Secteur des opérations du groupe Lorraine pendant la campagne de Cyrénaïque.

Palestine. Territoire où il reçoit le commandement de l’escadrille Nancy.

Filey — Royaume-Uni. Centre d’instruction dans lequel il exerce des responsabilités de formation à partir de 1943.

La Rochelle — Charente-Maritime. Base-école de pilotage qu’il commande à partir de juin 1945.

Washington — États-Unis. Ville de son affectation diplomatique et de son décès.

Andrews Air Force Base — États-Unis. Lieu de l’accident aérien du 17 juillet 1954.

Reims — Rue du Colonel-Charbonneaux. Voie publique rappelant sa mémoire.

Musée de l’Ordre de la Libération — Paris. Conservation de son dossier individuel de Compagnon, cote 1 A 197.

Références bibliographiques

1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage consacré aux parcours des Compagnons de la Libération.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, éditions de 2010 et de 2023, pagination de la notice non vérifiée. — Répertoire biographique des Compagnons de la Libération.

Mémorial des Compagnons de la Libération, ouvrage collectif, 1961, pagination de la notice non vérifiée. — Publication mémorielle dont un extrait figure dans le dossier personnel de Pol Charbonneaux.

Les Forces aériennes françaises libres, ouvrage collectif, Service historique de l’armée de l’Air, références de publication et pagination non vérifiées. — Ensemble documentaire utile pour replacer l’activité du groupe Lorraine dans l’histoire des FAFL ; référence bibliographique précise à compléter avant publication.

Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, version du 24 septembre 2025, 54 p. — Répertoire archivistique identifiant le dossier individuel 1 A 197 et son contenu.

Le colonel Charbonneaux est mort des suites d’un accident aérien, Le Monde, 22 juillet 1954. — Article de presse contemporain de son décès, précisant que celui-ci est survenu à l’hôpital militaire Walter Reed, à Washington.

Références internet

Ordre de la Libération — Pol CHARBONNEAUX — Biographie officielle détaillant son départ pour l’Angleterre, ses unités successives, ses missions de guerre, ses responsabilités militaires et ses décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pol-charbonneaux

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Répertoire de Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, identification du dossier individuel 1 A 197 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf

Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C — Identification du dossier GR 16 P 120332 sous le nom CHARBONNEAUX Pol ; anomalie concernant l’année de naissance — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf

Ordre de la Libération — Liste alphabétique des Compagnons de la Libération — Confirmation du décret du 29 décembre 1944 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf

Le Monde — Le colonel Charbonneaux est mort des suites d’un accident aérien — Article publié le 22 juillet 1954, précisant le lieu du décès — https://www.lemonde.fr/archives/article/1954/07/22/le-colonel-charbonneaux-est-mort-des-suites-d-un-accident-aerien_2037346_1819218.html

Les Français Libres — Pol CHARBONNEAUX — Fiche individuelle consacrée à son engagement dans les Forces aériennes françaises libres — https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=60493

Wikipédia — Pol Charbonneaux — Notice biographique secondaire présentant notamment les principales étapes de sa carrière et les hommages rendus à sa mémoire — https://fr.wikipedia.org/wiki/Pol_Charbonneaux

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense — GR 16 P 120332

Le répertoire nominatif de la série GR 16 P identifie :

GR 16 P 120332 — CHARBONNEAUX Pol — Reims, Marne.

Une anomalie importante doit être relevée.

Le répertoire indique une naissance au 26 octobre 1919, alors que l’Ordre de la Libération retient le 26 octobre 1909.

Cette discordance de dix années doit être signalée.

La date de 1909 est cohérente avec l’ensemble de la carrière militaire de Pol Charbonneaux, notamment son service au 18e régiment de dragons en 1930-1931.

Elle est également confirmée par les sources biographiques concordantes.

L’année 1919 figurant dans le répertoire SHD paraît donc résulter d’une erreur de saisie ou de transcription.

Il conviendrait néanmoins de consulter l’acte de naissance ou le dossier individuel original afin d’établir définitivement l’origine de cette anomalie.

Le tableau du SHD porte une mention d’homologation pour Pol Charbonneaux.

Son emplacement dans les colonnes du répertoire doit être contrôlé sur le document original avant toute précision concernant la catégorie administrative retenue.

Le dossier individuel n’a pas été directement dépouillé.

Les périodes homologuées, les grades retenus et les pièces justificatives ne peuvent donc pas être détaillés.

La cote GR 16 P 120332 constitue néanmoins une référence archivistique nominative directement identifiable.

Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 197

Le répertoire officiel des Compagnons de la Libération, lettre C, identifie :

CHARBONNEAUX Pol — 1 A 197.

L’inventaire de 2025 décrit plusieurs ensembles documentaires.

Attribution de la croix de la Libération

Trois courriers datés de 1943.

Mémoire de proposition établi en 1944.

Ampliation du décret datée du 5 janvier 1945, concernant le décret du 29 décembre 1944.

Reçu du diplôme de la croix de la Libération, dont la date est transcrite sous la forme manifestement erronée « 126/03/1956 ».

Cette transcription ne permet pas de retenir une date complète certaine.

Le document original devrait être examiné.

Renseignements administratifs

Fiche de renseignements de la chancellerie datée du 29 janvier 1959.

Autre fiche de renseignements non datée.

Fiche annuaire non datée.

Correspondances

Neuf pièces échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1960 et 1996.

Ces documents sont postérieurs au décès de Pol Charbonneaux.

Ils concernent donc nécessairement ses proches ou des institutions et personnes intéressées par sa mémoire.

Le contenu précis de ces correspondances n’a pas été consulté.

Service historique de la Défense

Deux courriers datés de 2006.

Une biographie également datée de 2006.

Travaux historiques

Extrait du Mémorial des Compagnons de la Libération, publié en 1961.

Sépulture

Cinq photographies de la tombe datées de 1997.

Cinq courriers de 1997 à 2002.

Extrait du registre d’état civil daté de 2002.

Projet de fiche de sépulture.

Fiche de sépulture datée de 2002.

Presse

Trois articles publiés en 1954.

Ces articles présentent un intérêt particulier pour l’étude de son accident et de son décès.

Le répertoire indique que le dossier couvre la période 1943-2006.

L’ensemble de ces éléments provient de l’inventaire officiel et non du dépouillement des pièces originales.

Arrestation, emprisonnement et déportation

Aucune arrestation, incarcération ou déportation de Pol Charbonneaux pendant la Seconde Guerre mondiale n’est établie.

Son engagement s’effectue principalement dans les unités combattantes des Forces aériennes françaises libres.

Il poursuit ensuite sa carrière militaire jusqu’à sa mort accidentelle, en juillet 1954.

Observations

Pol Charbonneaux appartient aux aviateurs qui choisissent de poursuivre la guerre dès les premiers jours de l’effondrement militaire français.

Son départ pour l’Angleterre, le 17 juin 1940, constitue un élément déterminant de son parcours.

Il précède l’Appel du 18 juin et témoigne d’une décision personnelle de refus de l’armistice.

Après son arrivée en Angleterre, il participe à la constitution des premières formations aériennes françaises libres.

Son engagement le conduit successivement au Cameroun, en Égypte, au Soudan, en Afrique orientale, en Libye, en Palestine et en Grande-Bretagne.

Cette diversité géographique illustre le caractère international des opérations des Forces aériennes françaises libres.

Son parcours est également marqué par son appartenance au groupe de bombardement Lorraine.

L’action du 20 décembre 1941 constitue l’un des épisodes les plus significatifs de sa carrière opérationnelle.

Alors que la formation de bombardiers subit de très lourdes pertes, il parvient à ramener son appareil à la base.

Ses 67 missions de guerre témoignent de l’importance de son activité combattante.

Après septembre 1943, sa carrière prend une autre orientation.

Ses problèmes de santé ne lui permettent plus de participer directement aux missions de bombardement.

Il exerce alors des responsabilités de formation, puis rejoint le cabinet du général de Gaulle.

Après la guerre, il poursuit une carrière militaire de haut niveau.

Il commande une base-école, suit l’enseignement de l’École de guerre aérienne et exerce des responsabilités à l’état-major de l’armée de l’Air.

Sa dernière affectation, à Washington, illustre la place acquise par cet ancien aviateur de la France libre dans les relations militaires internationales.

Son décès accidentel en juillet 1954 met prématurément fin à cette carrière.

Trois particularités documentaires doivent être conservées.

La première concerne la date de naissance : 1909, confirmée par les biographies institutionnelles, contre 1919 dans le répertoire GR 16 P.

La deuxième concerne le lieu de décès : la biographie officielle mentionne Andrews, alors qu’un article contemporain du Monde situe sa mort à l’hôpital Walter Reed.

La troisième concerne la documentation archivistique : le dossier de Compagnon 1 A 197 et le dossier SHD GR 16 P 120332 sont identifiés, mais leurs pièces originales n’ont pas été directement examinées.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité de Pol Charbonneaux, sa naissance le 26 octobre 1909 à Reims, son engagement dans les Forces aériennes françaises libres dès juin 1940, ses affectations successives au GC 1, au GRB 1 et au groupe Lorraine, sa participation aux opérations de Libye, son commandement de l’escadrille Nancy, ses 67 missions de guerre et sa nomination comme Compagnon de la Libération par décret du 29 décembre 1944 sont établis par l’Ordre de la Libération. Les cotes archivistiques 1 A 197 et GR 16 P 120332 sont identifiées. Le décès du 20 juillet 1954 est confirmé par les sources institutionnelles et la presse contemporaine. Les réserves concernent l’erreur apparente sur l’année de naissance dans le répertoire SHD, la localisation exacte du décès, les dates administratives de certaines décorations et l’absence de dépouillement des dossiers individuels. Le niveau A s’applique aux éléments biographiques principaux, non à chacun des détails encore incertains.

Chronologie

DateÉvénement
26 octobre 1909Naissance à Reims, Marne.
1930-1931Service militaire au 18e régiment de dragons et formation à l’École de cavalerie de Saumur.
Mars 1938Obtention du brevet de pilote d’avion.
1938Affectation dans la réserve de l’armée de l’Air.
Août 1939Mobilisation ; détachement auprès du préfet de la Marne.
Juin 1940Affectation au Centre d’instruction de la reconnaissance à Toulouse.
17 juin 1940Départ de France par avion pour rejoindre l’Angleterre.
Été 1940Séjour au camp de Saint-Atham, au pays de Galles.
Septembre 1940Participation à l’expédition de Dakar au sein du Groupe de combat n° 1.
Automne 1940Débarquement au Cameroun ; responsabilités de ravitaillement.
Décembre 1940Formation sur bombardier Blenheim à Ismaïlia.
1941Affectation au GRB 1 à Khartoum.
1941Premières missions de guerre en Afrique orientale contre les forces italiennes.
1941Intégration au groupe de bombardement Lorraine.
Novembre 1941Participation à l’offensive alliée en Cyrénaïque.
20 décembre 1941Mission de bombardement sur la route Tocra-Benghazi ; survit à une attaque de chasseurs allemands.
Mars 1942Promotion au grade de capitaine.
1942Convoyages d’appareils entre Takoradi et Calcutta.
1942Commandement de l’escadrille Nancy en Palestine.
Fin 1942Retour du groupe Lorraine en Angleterre.
Avril 1943Promotion au grade de commandant.
1943Participation à des missions de bombardement depuis l’Angleterre.
Septembre 1943Retrait des opérations pour raisons de santé ; 67 missions et 155 heures de vol de guerre.
1943-1944Affectation au centre d’instruction de Filey.
Juillet 1944Affectation au cabinet du général de Gaulle.
Décembre 1944Promotion au grade de lieutenant-colonel.
29 décembre 1944Décret de nomination comme Compagnon de la Libération.
5 janvier 1945Date de l’ampliation du décret conservée dans le dossier 1 A 197.
Juin 1945Commandement de la base-école de pilotage de La Rochelle.
1946Admission à la première promotion de l’École de guerre aérienne.
1948Affectation à l’état-major de l’armée de l’Air.
Janvier 1951Promotion au grade de colonel.
1951Affectation comme attaché de l’air adjoint à Washington.
17 juillet 1954Accident d’avion à la base aérienne d’Andrews.
20 juillet 1954Décès des suites de ses blessures.
Après juillet 1954Rapatriement du corps et inhumation à Reims.

Tableau des divergences entre sources

Point examinéSourcesAppréciation
IdentitéOrdre de la Libération : Pol Charbonneaux ; SHD : CHARBONNEAUX Pol.Concordance sur le nom et le prénom.
Date de naissanceOrdre de la Libération : 26 octobre 1909 ; SHD GR 16 P : 26 octobre 1919.1909 retenu ; erreur probable dans le répertoire SHD.
Lieu de naissanceOrdre de la Libération et SHD : Reims.Concordance.
Départ pour l’AngleterreOrdre de la Libération : 17 juin 1940.Date confirmée.
Groupe de bombardementOrdre de la Libération : GRB 1, puis Lorraine.Chronologie retenue.
Missions de guerreOrdre de la Libération : 67 missions, 155 heures de vol de guerre.Chiffres confirmés par la biographie institutionnelle.
Croix de la LibérationOrdre de la Libération : décret du 29 décembre 1944 ; inventaire : ampliation du 5 janvier 1945.Dates compatibles ; la seconde concerne l’ampliation.
AccidentOrdre de la Libération : 17 juillet 1954, base Andrews.Date et lieu retenus.
Date de décèsOrdre de la Libération et presse contemporaine : 20 juillet 1954.Concordance sur la date.
Lieu de décèsOrdre de la Libération : base Andrews ; Le Monde, 22 juillet 1954 : hôpital militaire Walter Reed.La presse contemporaine distingue le lieu du décès de celui de l’accident.
Dossier de CompagnonOrdre de la Libération : 1 A 197.Cote confirmée.
Dossier SHDRépertoire GR 16 P : 120332.Cote identifiée ; année de naissance à contrôler.

Sources consultées

Ordre de la Libération — Pol CHARBONNEAUX — Notice biographique officielle, engagement dans les Forces aériennes françaises libres, missions, carrière militaire et décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/pol-charbonneaux ; Ordre de la Libération — Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, répertoire de Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, dossier 1 A 197 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf ; Service historique de la Défense — Répertoire GR 16 P, lettre C, identification de CHARBONNEAUX Pol, dossier GR 16 P 120332 — https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf ; Ordre de la Libération — Liste alphabétique officielle des Compagnons, décret du 29 décembre 1944 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf ; Le Monde — Le colonel Charbonneaux est mort des suites d’un accident aérien, 22 juillet 1954 — https://www.lemonde.fr/archives/article/1954/07/22/le-colonel-charbonneaux-est-mort-des-suites-d-un-accident-aerien_2037346_1819218.html ; Les Français Libres — Pol CHARBONNEAUX, fiche biographique et engagement dans les FAFL — https://www.francaislibres.net/liste/fiche.php?index=60493 ; Wikipédia — Pol Charbonneaux, notice biographique complémentaire — https://fr.wikipedia.org/wiki/Pol_Charbonneaux

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