Julien CHABERT, né le 9 janvier 1905 à Saint-Dié (Vosges), mort le 26 juillet 1978 à Bourgoin-Jallieu (Isère), français, ingénieur agronome, officier de réserve, capitaine des Forces françaises libres, combattant du 1er régiment de tirailleurs du Cameroun et du bataillon de marche n° 4, officier de la 1re Division française libre, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et formation
Julien Chabert naît le 9 janvier 1905 à Saint-Dié, aujourd’hui Saint-Dié-des-Vosges, dans le département des Vosges.
Son père exerce la profession de professeur.
Les sources institutionnelles consultées ne précisent pas l’identité de ses parents, sa fratrie ni les circonstances détaillées de son enfance.
Il poursuit ses études à Montpellier.
Il s’oriente vers l’agriculture et les sciences agronomiques, disciplines qui connaissent alors un développement important.
L’agronomie associe notamment l’étude des sols, des cultures, des techniques d’irrigation et des méthodes destinées à améliorer les rendements agricoles.
Julien Chabert obtient un diplôme d’ingénieur de l’École nationale d’agriculture de Montpellier.
Cette formation prépare à des responsabilités techniques et administratives dans les exploitations agricoles et les entreprises spécialisées.
Elle constitue également une qualification recherchée dans les territoires français d’Afrique, où plusieurs sociétés développent des programmes de production agricole.
1924 — Formation militaire à Saumur
En novembre 1924, Julien Chabert entre à l’École des élèves officiers de réserve de Saumur.
Cette formation doit permettre à l’armée de disposer d’officiers capables d’encadrer les unités mobilisées en cas de conflit.
Il reçoit une instruction militaire portant notamment sur les méthodes de commandement, la discipline et l’emploi des unités.
Il termine sa formation avec le grade de sous-lieutenant.
Il est ensuite affecté au 29e régiment de dragons, stationné à Provins, en Seine-et-Marne.
Cette affectation appartient à l’arme de la cavalerie.
L’expérience acquise à Saumur et au 29e Dragons lui permet de développer les compétences nécessaires à l’encadrement d’hommes.
Elle constitue une première étape importante de son parcours militaire.
À la fin de son service, Julien Chabert reprend ses activités civiles.
Carrière d’ingénieur agronome en Afrique
Julien Chabert entre au service de la Compagnie de culture cotonnière du Niger.
Il est affecté à Diré, au Soudan français, territoire correspondant aujourd’hui à une partie du Mali.
Cette entreprise participe au développement de la production cotonnière dans les territoires administrés par la France.
L’activité cotonnière représente un enjeu économique important pour les autorités coloniales.
Elle vise notamment à accroître l’approvisionnement de l’industrie textile en matières premières.
Julien Chabert exerce des fonctions techniques liées à sa formation d’ingénieur agronome.
La documentation disponible ne précise cependant pas ses responsabilités exactes dans l’entreprise.
Il serait donc imprudent de lui attribuer la direction d’une exploitation ou d’un service particulier sans consulter son dossier professionnel.
Son séjour en Afrique lui permet néanmoins d’acquérir une connaissance du territoire, des conditions climatiques et des contraintes matérielles propres aux activités agricoles dans les régions sahéliennes.
Il connaît également les difficultés des communications et des déplacements.
Cette expérience africaine jouera un rôle important dans son engagement militaire pendant la Seconde Guerre mondiale.
1939 — Déclaration de guerre
Lorsque la France entre en guerre contre l’Allemagne, en septembre 1939, Julien Chabert se trouve en congé en métropole.
Il est mobilisé avec le grade de lieutenant.
Son statut d’officier de réserve le conduit à reprendre le service actif.
Il est envoyé en Afrique occidentale française, où les unités coloniales doivent participer à l’effort de guerre.
Il rejoint la Côte-d’Ivoire.
Cette affectation va le placer devant une décision déterminante après la défaite française de juin 1940.
Engagement dans la France libre
1939-1940 — Affectation à Batié
Julien Chabert est affecté à Batié, localité de Côte-d’Ivoire proche de la frontière de la Gold Coast britannique, aujourd’hui Ghana.
Il sert à la 33e compagnie du bataillon de tirailleurs sénégalais n° 6.
Sa mission consiste à participer à l’encadrement des détachements de renfort.
Les formations de tirailleurs constituent alors une partie importante des forces françaises stationnées en Afrique.
Elles comprennent des militaires africains placés sous le commandement d’officiers et de sous-officiers.
Les unités doivent assurer des missions de sécurité territoriale, de formation et de préparation à d’éventuelles opérations extérieures.
Julien Chabert participe à cet encadrement.
Sa position à Batié revêt une importance particulière en raison de la proximité du territoire britannique.
Cette situation rend possible un passage vers une colonie dont les autorités poursuivent la guerre contre l’Allemagne.
Juin 1940 — Refus de l’armistice
L’offensive allemande déclenchée le 10 mai 1940 entraîne l’effondrement militaire français.
Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce son intention de demander l’armistice.
Le lendemain, le général de Gaulle appelle depuis Londres à poursuivre le combat.
Julien Chabert entend cet appel.
Il décide de rejoindre les forces qui refusent la défaite.
Cette décision représente une rupture avec l’autorité du gouvernement français installé à Vichy.
Les forces françaises stationnées en Afrique occidentale ne se rallient pas immédiatement à de Gaulle.
Les autorités militaires demeurent majoritairement fidèles au gouvernement de Pétain.
Les militaires souhaitant poursuivre la guerre doivent donc quitter clandestinement ou ouvertement leurs unités pour rejoindre des territoires britanniques.
Julien Chabert choisit cette seconde voie.
11 juillet 1940 — Passage en Gold Coast britannique
Le 11 juillet 1940, Julien Chabert quitte son poste de Batié.
Il franchit la frontière de la Gold Coast britannique.
Selon l’Ordre de la Libération, il est accompagné de l’ensemble des officiers et sous-officiers européens présents à Batié.
Ce départ collectif constitue un événement important.
Il ne s’agit pas seulement de l’initiative isolée d’un officier.
Plusieurs cadres militaires décident simultanément de rompre avec les autorités françaises ayant accepté l’armistice.
Le passage en territoire britannique leur permet de se placer sous la protection d’un pays demeuré en guerre contre l’Allemagne.
Leur objectif est de poursuivre le combat.
Ce déplacement représente un risque considérable.
Les militaires concernés s’exposent à des sanctions de la part des autorités de Vichy.
Leur départ peut être considéré comme une désertion par le commandement français demeuré fidèle au maréchal Pétain.
Julien Chabert accepte néanmoins ce risque.
Décembre 1941 — Condamnation à mort par contumace
Les conséquences judiciaires de son ralliement se manifestent ultérieurement.
En décembre 1941, Julien Chabert est condamné à mort par contumace par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand.
Cette condamnation sanctionne son départ de juillet 1940.
Elle constitue une mesure de répression prise par les autorités françaises de Vichy contre un militaire ayant rejoint la France libre.
Le terme par contumace est essentiel : Julien Chabert est jugé en son absence.
Il n’est ni arrêté ni détenu à Clermont-Ferrand.
La condamnation ne peut donc être assimilée à une peine exécutée.
L’Ordre de la Libération confirme le mois, la juridiction et la nature de la condamnation.
Le jugement original n’a toutefois pas été directement examiné.
Août-septembre 1940 — Ralliement du Cameroun
Après son passage en Gold Coast, Julien Chabert rejoint les territoires d’Afrique équatoriale française ralliés au général de Gaulle.
Le Cameroun passe sous l’autorité de la France libre le 27 août 1940.
Cette évolution permet la constitution de nouvelles formations militaires françaises combattantes.
Le territoire devient un point d’appui important pour les opérations menées en Afrique.
Julien Chabert rejoint le Cameroun français libre.
Il est d’abord affecté aux forces de police du Cameroun.
Cette fonction est transitoire.
Il reprend bientôt un service militaire dans une unité de tirailleurs.
1er octobre 1940 — Premier régiment de tirailleurs du Cameroun
Le 1er octobre 1940, Julien Chabert est affecté au 1er régiment de tirailleurs du Cameroun (1er RTC).
Cette formation est alors en cours d’organisation à Douala.
Les autorités françaises libres cherchent à rassembler les personnels disponibles et à constituer des unités susceptibles d’être engagées contre les forces demeurées fidèles à Vichy ou contre les puissances de l’Axe.
La constitution du régiment nécessite un important travail de formation.
Les unités doivent être équipées, instruites et organisées.
Julien Chabert participe à cette période de préparation.
Son expérience militaire acquise avant la guerre et ses connaissances de l’Afrique constituent des atouts pour les nouvelles formations.
La première campagne du régiment ne tarde pas.
Appartenance à une unité, un réseau ou un mouvement
Forces françaises libres (FFL)
Julien Chabert rejoint les forces combattantes du général de Gaulle après son passage en Gold Coast britannique, le 11 juillet 1940.
Il appartient ainsi aux militaires ralliés dès les premières semaines de la France libre.
Forces de police du Cameroun
À son arrivée au Cameroun français libre, il reçoit une affectation temporaire dans les forces de police.
1er régiment de tirailleurs du Cameroun (1er RTC)
Il rejoint cette formation le 1er octobre 1940.
Il participe aux opérations du Gabon en novembre suivant.
Bataillon de marche n° 4 (BM 4)
En janvier 1941, la formation à laquelle il appartient prend le nom de bataillon de marche n° 4.
Julien Chabert sert dans ce bataillon pendant plusieurs campagnes.
Il y exerce notamment le commandement d’une compagnie de tirailleurs.
2e Brigade française libre
Le BM 4 rejoint cette brigade en janvier 1943.
Julien Chabert participe avec elle à la campagne de Tunisie.
1re Division française libre (1re DFL)
Le BM 4 appartient aux formations de la 1re DFL.
Julien Chabert participe aux campagnes de Tunisie, d’Italie et de France dans cette grande unité.
Son engagement relève de la Résistance extérieure et de la France libre combattante.
Aucune appartenance à un réseau clandestin de Résistance intérieure en métropole n’a été établie.
Missions et actions
Novembre 1940 — Campagne du Gabon
Après son affectation au 1er RTC, Julien Chabert participe à la campagne du Gabon.
Les autorités de la France libre cherchent à obtenir le ralliement de l’ensemble de l’Afrique équatoriale française.
Le Gabon demeure alors sous l’autorité de responsables fidèles au gouvernement de Vichy.
Cette situation empêche l’unification territoriale de l’Afrique équatoriale sous l’autorité du général de Gaulle.
Les opérations visent notamment Libreville.
La campagne présente une particularité tragique : elle oppose des Français appartenant à des autorités politiques antagonistes.
Les forces françaises libres doivent combattre des unités qui relevaient auparavant de la même armée.
5-20 novembre 1940 — Opérations de Libreville
Du 5 au 20 novembre 1940, Julien Chabert participe aux opérations qui aboutissent à la prise de Libreville.
Il appartient aux formations engagées dans cette campagne.
Les forces françaises libres cherchent à contrôler les installations et les centres administratifs du territoire.
La campagne se termine par le ralliement du Gabon.
Cette victoire permet au général de Gaulle de disposer de l’ensemble de l’Afrique équatoriale française.
Le territoire constitue désormais une base essentielle pour les opérations ultérieures.
Julien Chabert se distingue pendant ces combats.
Il reçoit une citation à l’ordre du régiment.
Cette distinction constitue la première reconnaissance militaire expressément mentionnée par sa biographie institutionnelle pendant la Seconde Guerre mondiale.
Le texte intégral de la citation n’a pas été retrouvé.
Il n’est donc pas possible de préciser avec certitude l’action individuelle qui a motivé cette récompense.
Janvier 1941 — Constitution du BM 4
Après la campagne du Gabon, Julien Chabert retourne au Cameroun.
La formation à laquelle il appartient devient en janvier 1941 le bataillon de marche n° 4.
Les bataillons de marche de la France libre sont constitués à partir des unités et des personnels disponibles dans les territoires ralliés.
Ils regroupent des tirailleurs africains encadrés par des officiers et sous-officiers.
Le BM 4 appartient à cette première génération de formations combattantes.
Il possède une composition humaine diversifiée.
Les soldats viennent notamment du Cameroun et d’autres territoires africains.
Leur engagement représente une contribution essentielle à l’effort militaire de la France libre.
Il importe de ne pas réduire l’histoire du bataillon à celle de ses seuls officiers européens.
Les tirailleurs africains constituent la majeure partie des effectifs et participent directement aux combats.
Julien Chabert exerce ses responsabilités dans cette formation.
1941 — Départ pour le Moyen-Orient
Le BM 4 quitte le Cameroun et rejoint le Soudan anglo-égyptien.
Il y séjourne pendant environ cinq semaines.
Le bataillon gagne ensuite la Palestine.
Cette période correspond à une importante réorganisation des forces françaises libres.
Le Moyen-Orient constitue un théâtre stratégique majeur.
Les Britanniques cherchent à protéger le canal de Suez et leurs communications avec l’Asie.
Les possessions françaises du Levant demeurent sous l’autorité de Vichy.
Les forces françaises libres souhaitent également obtenir leur ralliement.
Le BM 4 est engagé dans ce dispositif.
Juin 1941 — Campagne de Syrie
En juin 1941, Julien Chabert participe avec son unité à la campagne de Syrie.
Les forces britanniques et françaises libres interviennent contre les troupes françaises demeurées fidèles au gouvernement de Vichy.
L’opération vise notamment à empêcher les puissances de l’Axe d’utiliser les installations aériennes et militaires du Levant.
Les combats sont difficiles.
Ils opposent des formations françaises de camps différents.
Les opérations se déroulent dans des régions montagneuses et le long de plusieurs axes de communication.
Julien Chabert sert alors comme lieutenant.
La biographie institutionnelle confirme sa participation à cette campagne, mais ne détaille pas les opérations personnelles qu’il accomplit.
Il convient donc de ne pas lui attribuer un commandement ou un fait d’armes particulier sans autre document.
Août 1941 – mai 1942 — Éthiopie
Après la campagne de Syrie, le BM 4 est envoyé en Éthiopie.
Julien Chabert y sert d’août 1941 à mai 1942.
La campagne d’Afrique orientale a profondément transformé la situation militaire de la région.
Les forces italiennes ont subi d’importantes défaites.
Les Alliés cherchent désormais à assurer le contrôle des territoires et à maintenir la sécurité des communications.
Le BM 4 participe à cette phase des opérations.
Les sources institutionnelles ne précisent pas toutes les missions assurées personnellement par Julien Chabert pendant cette période.
Son service est néanmoins confirmé.
Mars 1942 — Promotion au grade de capitaine
En mars 1942, Julien Chabert est promu capitaine.
Cette promotion reconnaît son expérience militaire et ses responsabilités au sein des Forces françaises libres.
Il possède désormais un grade lui permettant de commander une compagnie d’infanterie.
Cette fonction exige des qualités de commandement importantes.
Le capitaine doit assurer la préparation opérationnelle de sa compagnie, coordonner les différents échelons et conduire les hommes pendant les combats.
Il demeure directement responsable de ses subordonnés.
Julien Chabert exercera cette responsabilité pendant les campagnes de Tunisie et d’Italie.
Juin 1942 — Retour au Levant
En juin 1942, le BM 4 quitte l’Éthiopie et rejoint le Levant.
Julien Chabert poursuit son service dans cette formation.
L’unité connaît une période de réorganisation avant son engagement dans de nouvelles opérations.
La guerre d’Afrique du Nord se poursuit.
Les forces britanniques cherchent à repousser les armées allemandes et italiennes.
Les formations françaises libres sont progressivement regroupées dans des structures permettant leur emploi aux côtés des armées alliées.
Janvier 1943 — Rattachement à la 2e Brigade française libre
En janvier 1943, le BM 4 rejoint la 2e Brigade de la 1re Division française libre en Libye.
Cette intégration constitue une nouvelle étape importante.
Le bataillon est désormais incorporé à une grande formation qui participe aux opérations alliées contre les forces de l’Axe.
Julien Chabert exerce les fonctions de commandant de compagnie.
Il doit préparer ses tirailleurs à des opérations dans des conditions difficiles.
La guerre du désert exige des déplacements importants et une bonne coordination entre les unités.
L’approvisionnement en eau, en carburant et en munitions constitue une contrainte permanente.
Les formations doivent également s’adapter aux opérations contre des positions ennemies organisées.
Mai 1943 — Campagne de Tunisie
Le BM 4 participe à la campagne de Tunisie.
Les forces allemandes et italiennes sont progressivement enfermées entre les armées alliées venant d’Algérie et celles avançant depuis la Libye.
Les combats se concentrent notamment dans plusieurs secteurs montagneux.
Les positions ennemies sont fortement défendues.
Les unités d’infanterie doivent progresser sur des terrains difficiles.
Julien Chabert commande une compagnie de tirailleurs.
Son unité participe aux attaques conduites par la 1re DFL.
11-13 mai 1943 — Bataille de Takrouna
Les combats de Takrouna, en Tunisie, se déroulent les 11, 12 et 13 mai 1943.
Cette position domine une partie du terrain environnant.
Le relief favorise les défenseurs.
Les troupes alliées doivent attaquer des positions allemandes et italiennes organisées.
Les combats sont particulièrement violents.
Les unités françaises libres participent à la réduction des dernières résistances ennemies.
Julien Chabert joue un rôle important pendant ces opérations.
Sa biographie officielle souligne expressément sa contribution à la bataille.
Il exerce alors le commandement d’une compagnie du BM 4.
Il doit maintenir la cohésion de ses tirailleurs pendant les attaques.
Le terrain et le feu ennemi compliquent les mouvements.
Le commandement des compagnies exige une présence constante auprès des hommes.
Les pertes subies par les unités peuvent rapidement désorganiser leur progression.
Julien Chabert participe à cette bataille dans les derniers jours de la campagne de Tunisie.
La capitulation des forces de l’Axe en Afrique du Nord intervient le 13 mai 1943.
Cette victoire marque la fin des grandes opérations terrestres en Afrique du Nord.
Elle permet aux Alliés de préparer de nouvelles offensives en Méditerranée.
Pour Julien Chabert, elle représente une étape supplémentaire après les campagnes du Gabon, du Levant et d’Éthiopie.
Le BM 4 poursuit ensuite sa préparation pour la campagne d’Italie.
1944 — Campagne d’Italie
En 1944, Julien Chabert participe avec la 1re DFL à la campagne d’Italie.
Les forces alliées cherchent à rompre les défenses allemandes établies au sud de Rome.
Le relief montagneux favorise l’ennemi.
Les positions sont protégées par des armes automatiques, de l’artillerie et des obstacles naturels.
Les unités d’infanterie doivent progresser dans des conditions difficiles.
Le BM 4 appartient aux formations engagées dans les opérations offensives.
Julien Chabert commande toujours une compagnie de tirailleurs.
Son rôle consiste à conduire les attaques et à maintenir la cohésion de ses hommes sous le feu.
19 mai 1944 — Combat de Monticelli, près de Pontecorvo
Le 19 mai 1944, Julien Chabert participe aux combats de Monticelli, près de Pontecorvo, en Italie.
Cet engagement constitue l’un des faits d’armes les mieux documentés de sa carrière.
Les tirailleurs qu’il commande sont soumis à un feu ennemi particulièrement violent.
Leur progression est interrompue.
Les hommes sont cloués au sol.
La situation menace le succès de l’opération.
Julien Chabert intervient directement pour maintenir sa compagnie sur ses positions.
Il cherche à empêcher un recul qui compromettrait l’action de l’ensemble du dispositif.
Son attitude permet de conserver le terrain malgré les attaques ennemies.
Selon l’Ordre de la Libération, son action exerce une influence décisive sur le succès de la journée.
Une grave blessure
Au cours de cet engagement, Julien Chabert est grièvement blessé par balle.
La documentation institutionnelle ne précise pas la localisation anatomique de la blessure.
Il serait donc imprudent de la décrire plus précisément.
Malgré son état, Julien Chabert refuse d’être immédiatement évacué.
Il demeure auprès de ses hommes afin d’assurer la transmission du commandement.
Il attend d’avoir donné ses instructions à l’officier chargé de le remplacer.
Cette décision constitue un élément essentiel du fait d’armes.
Elle montre qu’il cherche à préserver la continuité du commandement alors que sa compagnie demeure engagée.
L’évacuation d’un chef de compagnie pendant une attaque peut en effet provoquer une désorganisation.
La transmission des consignes permet au remplaçant de connaître la situation tactique, les positions occupées et les objectifs.
Julien Chabert ne consent à quitter le combat qu’après cette transmission.
Son comportement témoigne de son sens des responsabilités et de son attachement à ses hommes.
Conséquences du combat
La blessure impose une période de soins et de convalescence.
Julien Chabert doit temporairement quitter son unité.
La durée exacte de cette interruption n’est pas précisée par l’Ordre de la Libération.
Il ne renonce cependant pas à poursuivre la guerre.
Dès que son état de santé le permet, il rejoint le BM 4.
Le combat de Monticelli représente l’un des principaux motifs de sa reconnaissance comme Compagnon de la Libération.
Il constitue aussi l’épisode le plus précisément décrit dans sa biographie officielle.
Août 1944 — Débarquement de Provence
Après sa convalescence, Julien Chabert retrouve le BM 4.
Il participe au débarquement de Provence, au mois d’août 1944.
Cette opération, commencée le 15 août, permet aux forces alliées de prendre pied sur la côte méditerranéenne française.
La 1re Division française libre appartient aux grandes unités engagées dans la campagne de Provence.
Les troupes françaises doivent participer à la libération des ports et à la progression vers la vallée du Rhône.
Julien Chabert sert désormais comme officier de liaison du bataillon.
Cette fonction diffère de son commandement de compagnie en Italie.
Elle consiste à assurer les communications entre les différents échelons militaires.
L’officier de liaison transmet les informations, les ordres et les comptes rendus.
Il doit également contribuer à maintenir la coordination entre les unités pendant les opérations.
Cette responsabilité exige une connaissance précise de la situation et une capacité à se déplacer dans des secteurs parfois exposés.
Julien Chabert apporte à cette fonction son expérience du combat.
Août-septembre 1944 — Libération du territoire français
Après le débarquement de Provence, la 1re DFL participe à la progression vers le nord.
Les forces françaises et américaines cherchent à exploiter rapidement les difficultés rencontrées par les troupes allemandes.
Les opérations conduisent les unités alliées vers la vallée du Rhône puis vers les régions de l’Est.
Julien Chabert participe aux combats de sa division.
Son rôle d’officier de liaison contribue au fonctionnement opérationnel du BM 4.
Les déplacements sont particulièrement importants pendant cette période.
Les unités doivent maintenir des communications efficaces malgré la rapidité de l’avance.
Les routes sont parfois encombrées ou endommagées.
Des combats éclatent dans plusieurs secteurs.
Les formations allemandes en retraite opposent une résistance variable selon les régions.
Julien Chabert accompagne son bataillon pendant cette campagne.
Automne 1944 — Combats de l’Est
À l’automne 1944, l’avance alliée ralentit.
Les forces allemandes réorganisent leurs défenses.
Les unités françaises doivent conduire des opérations plus difficiles dans les régions montagneuses et forestières de l’Est.
La 1re DFL participe à plusieurs combats importants.
Le BM 4 demeure engagé.
Julien Chabert poursuit ses fonctions.
Il participe à cette période de combats prolongés qui précède la libération de l’Alsace.
L’Ordre de la Libération indique qu’il prend part à l’ensemble des combats de la division jusqu’au Rhin.
Cette formulation confirme la continuité de son engagement, sans détailler individuellement toutes ses missions.
Il convient donc de distinguer les opérations de la division des actions personnelles de Chabert.
1945 — Derniers combats
Au début de 1945, la 1re DFL poursuit ses opérations.
La situation militaire allemande se dégrade progressivement.
Les forces alliées avancent vers le Rhin.
Julien Chabert continue de servir dans le BM 4.
Son engagement s’étend désormais sur près de cinq années.
Il a successivement combattu au Gabon, en Syrie, en Tunisie, en Italie et en France.
Il a également servi en Éthiopie et au Levant.
Sa carrière de guerre se caractérise par une mobilité géographique exceptionnelle.
7 mars 1945 — Attribution de la croix de la Libération
Le 7 mars 1945, Julien Chabert est nommé Compagnon de la Libération.
Cette attribution intervient avant la fin de la guerre.
Elle récompense son engagement précoce et ses services militaires.
Le combat de Monticelli du 19 mai 1944, pendant lequel il maintient sa compagnie sous le feu malgré sa grave blessure, occupe une place importante dans la justification historique de cette distinction.
L’Ordre de la Libération conserve son dossier individuel sous la cote 1 A 193.
L’inventaire officiel mentionne un mémoire de proposition établi en 1945 et une ampliation du décret datée du 17 mars 1945.
Il convient de distinguer cette date administrative de celle du décret d’attribution, fixé au 7 mars 1945.
Mai 1945 — Fin de la guerre en Europe
La capitulation allemande du 8 mai 1945 marque la fin des combats en Europe.
Julien Chabert appartient alors aux militaires français libres ayant participé à plusieurs campagnes successives.
Son parcours présente une particularité importante : il a commencé son engagement en Afrique occidentale française, au moment où la plupart des territoires demeuraient fidèles à Vichy.
Il a ensuite rejoint les forces françaises libres du Cameroun avant de participer à leur transformation en unités régulières engagées aux côtés des armées alliées.
La guerre s’achève pour lui après les combats de la Libération.
Arrestation, évasion et déportation
Julien Chabert n’a pas été identifié comme prisonnier de guerre, interné ou déporté pendant la Seconde Guerre mondiale.
Son départ de Batié, le 11 juillet 1940, constitue un ralliement volontaire à la France libre.
Il franchit la frontière de la Gold Coast britannique pour poursuivre la guerre.
Ce déplacement ne correspond pas à une évasion d’un établissement de détention.
Décembre 1941 — Condamnation à mort par contumace
Le tribunal militaire de Clermont-Ferrand condamne Julien Chabert à mort en décembre 1941.
Cette décision est prononcée en son absence.
Elle sanctionne son départ de juillet 1940 et son ralliement à la France libre.
Julien Chabert ne subit donc pas matériellement cette peine.
19 mai 1944 — Blessure au combat
Pendant la campagne d’Italie, Julien Chabert est grièvement blessé par balle à Monticelli.
Il refuse d’être évacué avant d’avoir transmis ses consignes à l’officier appelé à le remplacer.
Il rejoint ensuite son unité après sa convalescence.
Aucune déportation dans un camp de concentration allemand n’a été établie.
Camarades de combat
Albert CHAREYRE — Officier des Forces françaises libres et Compagnon de la Libération. Il sert au BM 4, notamment pendant la campagne de Tunisie. Une photographie de groupe prise en 1943 à Beni Khiar montre Albert Chareyre et Julien Chabert parmi les officiers du bataillon. Leur appartenance commune est donc matériellement documentée.
Henri FOUGERAT — Officier des Forces françaises libres et Compagnon de la Libération. Il exerce des responsabilités de commandement au sein du BM 4. Julien Chabert appartient au même bataillon pendant les campagnes de Tunisie et d’Italie.
Georges JEANPERRIN — Officier des Forces françaises libres et Compagnon de la Libération. Il sert au BM 4 et figure avec Julien Chabert sur la photographie de groupe prise à Beni Khiar, en Tunisie, en 1943.
René DUPONT — Combattant des Forces françaises libres et Compagnon de la Libération. Il appartient au BM 4, unité dans laquelle Julien Chabert exerce ses responsabilités.
Albert PIAULT — Officier des Forces françaises libres et Compagnon de la Libération. Il sert au BM 4 et participe aux opérations de cette formation.
Henri BEAUGÉ — Officier du BM 4. Il figure parmi les militaires identifiés sur une photographie de groupe prise à Beni Khiar en 1943, avec Julien Chabert.
Georges ECKERT — Lieutenant du BM 4. Sa présence auprès de Julien Chabert est attestée par la même photographie de 1943.
Henri BRISBARRE — Capitaine du BM 4. Il est photographié avec Julien Chabert et d’autres officiers du bataillon pendant la campagne de Tunisie.
Philippe FRATACCI — Sous-lieutenant du BM 4. Il apparaît parmi les officiers du bataillon photographiés à Beni Khiar en 1943.
Ces relations sont établies principalement par l’appartenance commune au BM 4 et, pour plusieurs officiers, par une photographie de groupe identifiée.
Elles ne permettent pas de présumer de liens personnels particuliers entre tous les militaires cités.
Le parcours de Julien Chabert doit également être replacé dans celui des tirailleurs africains placés sous son commandement.
Ces soldats constituent la majeure partie des effectifs des formations coloniales de la France libre.
Leurs noms individuels ne sont cependant pas précisés dans la notice institutionnelle consacrée à Julien Chabert.
Le dépouillement des archives du BM 4 permettrait de mieux identifier les hommes de sa compagnie, notamment ceux qui participent aux combats de Takrouna et de Monticelli.
Retour à la vie civile
1945 — Démobilisation
Après la Seconde Guerre mondiale, Julien Chabert est démobilisé.
Il quitte les unités combattantes dans lesquelles il a servi depuis 1940.
Il retrouve sa profession d’ingénieur agronome.
Cette transition constitue un retour à son activité d’avant-guerre.
À la différence de plusieurs Compagnons de la Libération qui poursuivent une carrière dans l’armée, Julien Chabert reprend une vie professionnelle civile.
Retour à l’Office du Niger
Julien Chabert retourne travailler à l’Office du Niger, au Soudan français.
Cet organisme participe au développement agricole de la région.
Il intervient notamment dans les projets de mise en valeur des terres et de production cotonnière.
La région du Niger intérieur fait l’objet d’importants programmes d’irrigation et d’aménagement agricole.
Ces activités correspondent directement à la formation d’ingénieur agronome de Julien Chabert.
La notice institutionnelle ne précise pas la nature exacte de ses fonctions après 1945.
Elle indique cependant clairement qu’il reprend une activité dans cet organisme.
Il ne faut donc pas lui attribuer une responsabilité précise de direction sans document complémentaire.
1945-1960 — Carrière professionnelle en Afrique
Julien Chabert poursuit son activité au Soudan français pendant plusieurs années.
La période correspond à des transformations importantes des territoires d’Afrique occidentale.
Les institutions coloniales évoluent progressivement.
Les questions d’autonomie politique et d’indépendance prennent une place croissante.
L’indépendance du Mali intervient en 1960.
La retraite de Julien Chabert se situe la même année.
Il convient toutefois de ne pas établir un lien causal direct entre les deux événements sans source documentaire.
Son parcours professionnel demeure principalement connu par la notice de l’Ordre de la Libération.
1960 — Retraite
En 1960, Julien Chabert prend sa retraite.
Il quitte l’Afrique et s’installe à Domarin, dans le département de l’Isère.
Cette commune se situe dans la région de Bourgoin-Jallieu.
Il y possède une propriété appelée « l’Epallud ».
Les sources institutionnelles ne fournissent pas de renseignements détaillés sur ses activités pendant les années 1960 et 1970.
Il conserve cependant sa qualité de Compagnon de la Libération.
Les archives de l’Ordre permettent d’établir qu’il demeure en relation avec la chancellerie.
Elles conservent notamment des correspondances échangées entre 1947 et 1974.
26 juillet 1978 — Décès
Julien Chabert meurt le 26 juillet 1978 à Bourgoin-Jallieu, dans l’Isère.
Il est âgé de soixante-treize ans.
Il est inhumé dans sa propriété de l’Epallud, à Domarin.
Cette localisation est expressément confirmée par l’Ordre de la Libération.
Son dossier individuel conserve un faire-part d’inhumation de 1978 et une fiche de sépulture établie par la mairie de Domarin en 2002.
Ces documents constituent des références particulièrement utiles pour identifier précisément son lieu de repos.
Décorations
Officier de la Légion d’honneur — Grade confirmé par l’Ordre de la Libération. Le décret de promotion et sa publication au Journal officiel n’ont pas été directement identifiés.
Compagnon de la Libération — Décret du 7 mars 1945 — Attribution du vivant de l’intéressé — Ampliation datée du 17 mars 1945 — Dossier individuel 1 A 193 — Source : Ordre de la Libération. La date précise de publication au Journal officiel reste à établir.
Croix de guerre 1939-1945 — Quatre citations — Source : Ordre de la Libération. La citation à l’ordre du régiment obtenue après la campagne du Gabon est mentionnée dans la biographie officielle. Les textes complets des quatre citations n’ont pas été directement examinés.
Médaille coloniale avec agrafe « AFL » — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille coloniale avec agrafe « Somalie » — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille coloniale avec agrafe « Tunisie » — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Officier de l’ordre de l’Étoile noire du Bénin — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative n’a pu être confirmée dans les résultats consultés. Cette décoration ne figure pas dans la liste institutionnelle publiée par l’Ordre de la Libération pour Julien Chabert. Aucun décret, aucune publication au Journal officiel ni aucune cote individuelle de dossier ne peuvent donc être indiqués avec certitude.
Observations relatives aux décorations
La croix de la Libération constitue la distinction directement liée à l’engagement de Julien Chabert dans les Forces françaises libres.
Elle est attribuée par décret du 7 mars 1945.
Le dossier individuel 1 A 193 conserve le mémoire de proposition établi en 1945 ainsi qu’une ampliation du décret du 17 mars.
Ces deux dates ne doivent pas être confondues.
La première est celle de la décision officielle.
La seconde correspond à une pièce administrative conservée dans le dossier.
La croix de guerre 1939-1945 est assortie de quatre citations.
Le détail des faits récompensés devrait être établi à partir des textes originaux.
Pour la Médaille coloniale, les agrafes AFL, Somalie et Tunisie représentent des mentions de campagnes sur une même décoration.
Elles ne correspondent pas à trois médailles indépendantes.
Enfin, la Médaille de la Résistance française n’est pas retenue faute de preuve nominative.
L’absence de cette distinction dans la liste de l’Ordre de la Libération ne constitue pas, à elle seule, la preuve absolue qu’elle n’a jamais été attribuée. Une vérification complémentaire dans les dossiers originaux demeure possible.
Lieux de mémoire
Saint-Dié-des-Vosges — Vosges. Commune natale de Julien Chabert, le 9 janvier 1905.
Montpellier — Hérault. Ville de ses études et de sa formation d’ingénieur agronome.
Saumur — Maine-et-Loire. Lieu de sa formation d’élève officier de réserve en 1924.
Provins — Seine-et-Marne. Ville de son affectation au 29e régiment de dragons.
Diré — Mali. Localité du Soudan français où il travaille pour la Compagnie de culture cotonnière du Niger avant la guerre.
Batié — Côte-d’Ivoire. Poste militaire auquel il est affecté pendant la mobilisation de 1939-1940.
Gold Coast britannique — Ghana. Territoire qu’il rejoint le 11 juillet 1940 afin de poursuivre la guerre.
Douala — Cameroun. Ville où il est affecté au 1er régiment de tirailleurs du Cameroun à partir du 1er octobre 1940.
Libreville — Gabon. Théâtre des opérations de novembre 1940 auxquelles il participe.
Palestine. Étape du déploiement du BM 4 avant la campagne de Syrie.
Syrie. Théâtre de la campagne de juin 1941.
Éthiopie. Territoire de son affectation d’août 1941 à mai 1942.
Levant. Région où il sert de juin 1942 à janvier 1943.
Libye. Région de rattachement du BM 4 à la 2e Brigade de la 1re DFL en janvier 1943.
Takrouna — Tunisie. Théâtre des combats des 11, 12 et 13 mai 1943.
Monticelli, près de Pontecorvo — Italie. Lieu du combat du 19 mai 1944 pendant lequel il maintient sa compagnie sous le feu et est grièvement blessé.
Provence. Théâtre du débarquement d’août 1944 auquel il participe après sa convalescence.
Est de la France. Théâtre des combats de la 1re DFL auxquels il participe jusqu’au Rhin.
Domarin — Isère. Commune où il se retire en 1960.
L’Epallud — Domarin. Propriété où Julien Chabert est inhumé après son décès.
Bourgoin-Jallieu — Isère. Ville de son décès le 26 juillet 1978.
Musée de l’Ordre de la Libération — Paris. Institution conservant son dossier individuel sous la cote 1 A 193.
Références bibliographiques
1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage général consacré aux parcours des Compagnons de la Libération.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, 2010, pagination non vérifiée. — Dictionnaire biographique de référence consacré aux titulaires de la croix de la Libération.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, édition actualisée de 2023, pagination non vérifiée. — Publication permettant de replacer Julien Chabert dans l’histoire des Forces françaises libres.
Mémorial des Compagnons de la Libération, ouvrage collectif, 1961, pagination non vérifiée. — Publication mémorielle consacrée aux Compagnons de la Libération.
Dossiers des femmes et hommes Compagnon de la Libération, lettre C, Roxane Ritter, Ordre de la Libération, répertoire numérique, version du 24 septembre 2025, 54 p. — Instrument archivistique décrivant le dossier individuel de Julien Chabert sous la cote 1 A 193.
Histoire de la 1re Division française libre, publication historique consacrée aux campagnes de la division, référence éditoriale complète non établie. — Source thématique dont le dépouillement permettrait de préciser les engagements du BM 4 en Tunisie, en Italie et en France.
Les Français libres. L’autre Résistance, Guillaume Piketty, étude historique consacrée à la France libre, détails éditoriaux et pagination non vérifiés pour l’édition concernée. — Ouvrage de contexte permettant de replacer les engagements individuels dans l’organisation générale des Forces françaises libres.
Références internet
Ordre de la Libération — Julien CHABERT — Notice biographique institutionnelle présentant l’état civil, la formation, le ralliement du 11 juillet 1940, le service au 1er RTC et au BM 4, les campagnes militaires, la blessure de Monticelli et les décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/julien-chabert
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Répertoire numérique de Roxane Ritter, version du 24 septembre 2025, identifiant le dossier individuel 1 A 193 et les pièces conservées — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf
Ordre de la Libération — Liste alphabétique des Compagnons — Document institutionnel permettant de contrôler la qualité de Compagnon de la Libération et la date du décret d’attribution — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf
Association nationale des anciens de la 1re Division française libre — Photographies du BM 4 — Galerie historique comprenant une photographie prise à Beni Khiar en Tunisie en 1943, identifiant Julien Chabert et plusieurs officiers du bataillon — https://www.1dfl-le-blog.fr/galerie/flickr-content/72157641624621054
Wikipédia — Julien Chabert — Notice encyclopédique secondaire présentant notamment sa formation d’ingénieur agronome, son parcours militaire et son retour à la vie civile — https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Chabert
Wikipédia — Bataillon de marche n° 4 — Étude secondaire consacrée à la création du BM 4, à ses campagnes, à son recrutement et aux Compagnons de la Libération ayant servi dans cette unité — https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataillon_de_marche_no_4
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense — Sous-série GR 16 P
L’inventaire officiel de l’Ordre de la Libération, lettre C, ne fournit pas de cote individuelle GR 16 P au nom de Julien Chabert.
La liste des dossiers d’homologation mentionnés dans ce répertoire ne comporte pas son nom.
Il n’est donc pas possible d’attribuer avec certitude une cote individuelle de la sous-série GR 16 P à Julien Chabert à partir de cet instrument de recherche.
Cette absence de référence ne signifie pas nécessairement qu’aucun dossier militaire individuel n’existe.
Elle signifie seulement que la cote n’a pas été établie dans les sources examinées.
L’inventaire de son dossier de Compagnon mentionne toutefois une copie d’un état signalétique et des services provenant du Service historique de la Défense.
Ce document représente une source importante pour vérifier l’ensemble de ses affectations et de ses promotions.
Son contenu n’a pas été directement consulté.
Aucune cote GR 16 P ne doit donc être ajoutée sans confirmation nominative.
Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 193
L’inventaire officiel des dossiers des Compagnons de la Libération identifie le dossier personnel de Julien Chabert sous la cote :
1 A 193 — CHABERT Julien.
Il contient les pièces suivantes.
Attribution de la croix de la Libération
Mémoire de proposition établi en 1945.
Ampliation du décret portant attribution de la croix de la Libération, datée du 17 mars 1945.
Reçu du diplôme de la croix de la Libération daté du 10 mai 1965.
Le mémoire de proposition représente une pièce importante.
Il pourrait permettre de préciser les services militaires et les faits d’armes retenus pour justifier la décoration.
L’Ordre de la Libération confirme que le décret d’attribution est daté du 7 mars 1945.
L’ampliation conservée dans le dossier est postérieure de dix jours.
Les deux dates doivent être distinguées.
Renseignements administratifs
Bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons de la Libération du 8 novembre 1948.
Fiche de renseignements de la chancellerie de l’Ordre de la Libération de février 1963.
Fiche annuaire de la chancellerie, sans date indiquée.
Questionnaire adressé aux Compagnons de la Libération et à leurs familles, sans date indiquée.
Ces documents peuvent contenir des informations complémentaires sur son état civil, sa carrière militaire et son parcours civil.
Correspondances
Dix pièces de correspondance échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1947 et 1974.
Le contenu individuel de ces documents n’a pas été directement examiné.
Il n’est donc pas possible d’en préciser les objets particuliers.
Service historique de la Défense
Copie d’un état signalétique et des services, sans date indiquée.
Cette pièce est particulièrement importante pour le contrôle de sa carrière militaire.
Elle pourrait permettre de vérifier les grades, les dates d’affectation, les mutations et les éventuelles blessures.
Sépulture
Faire-part d’inhumation datant de 1978.
Fiche de sépulture établie par la mairie de Domarin en 2002.
Deux courriers relatifs à la sépulture, datés de 2002.
Ces documents confirment l’existence d’un suivi administratif de son lieu d’inhumation.
Presse
Un article de presse publié en 1978.
L’inventaire présente l’ensemble documentaire comme couvrant la période 1945-2002.
L’existence de ces pièces est confirmée par le répertoire numérique officiel, page 23.
Le contenu intégral des documents n’a pas été dépouillé. Il s’agit donc d’une consultation de l’inventaire archivistique, et non de la consultation matérielle du dossier original.
Observations
Julien Chabert appartient à la première génération des militaires français qui refusent l’armistice de juin 1940.
Son parcours présente plusieurs caractéristiques importantes.
La première concerne son origine professionnelle.
Ingénieur agronome, il travaille en Afrique avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.
Il n’appartient pas à l’armée active.
Son engagement militaire repose sur sa qualité d’officier de réserve.
Cette situation explique en partie l’originalité de son parcours.
La deuxième caractéristique est la précocité de son ralliement.
Le 11 juillet 1940, il quitte Batié pour passer en Gold Coast britannique.
Cette décision intervient alors que les territoires d’Afrique occidentale française demeurent majoritairement fidèles au gouvernement de Vichy.
Il prend donc le risque d’une rupture avec les autorités militaires françaises.
La troisième est sa condamnation par Vichy.
En décembre 1941, il est condamné à mort par contumace.
Cette mesure illustre la répression exercée contre les militaires ralliés à la France libre.
La quatrième est la diversité de ses campagnes.
Julien Chabert participe aux opérations du Gabon, de Syrie, d’Éthiopie, de Tunisie, d’Italie et de France.
Son service au BM 4 lui permet de suivre une grande partie de l’évolution des Forces françaises libres.
La cinquième concerne son commandement de tirailleurs africains.
Le BM 4 est composé en grande partie de soldats originaires des territoires africains.
Julien Chabert exerce ses responsabilités auprès de ces hommes pendant plusieurs campagnes.
Il convient donc de replacer son engagement dans l’histoire collective des unités africaines de la France libre.
La sixième caractéristique est son comportement pendant la bataille de Takrouna.
Les combats des 11, 12 et 13 mai 1943 constituent un épisode important de la campagne de Tunisie.
Julien Chabert y joue un rôle expressément souligné par l’Ordre de la Libération.
La septième est son courage pendant le combat de Monticelli.
Le 19 mai 1944, il maintient sa compagnie sous le feu ennemi alors qu’elle risque d’être désorganisée.
Grièvement blessé, il refuse d’être évacué avant d’avoir transmis ses consignes.
Cet épisode constitue le principal fait d’armes individuel documenté dans sa biographie institutionnelle.
La huitième concerne sa reprise du combat après sa blessure.
Julien Chabert retrouve le BM 4 et participe au débarquement de Provence puis aux opérations de la Libération.
Il exerce alors les fonctions d’officier de liaison.
Enfin, il reprend après la guerre sa profession d’ingénieur agronome.
Son retour à l’Office du Niger témoigne de la continuité de sa carrière civile.
Il prend sa retraite en 1960 et se retire à Domarin, dans l’Isère.
Plusieurs points documentaires mériteraient un approfondissement.
Le premier concerne l’identité complète de ses parents et son environnement familial.
Le deuxième porte sur la date administrative précise de son engagement dans les Forces françaises libres, distincte du passage en Gold Coast du 11 juillet 1940.
Le troisième concerne la composition de sa compagnie et les noms des tirailleurs ayant servi sous ses ordres.
Le quatrième porte sur les circonstances détaillées de sa blessure de Monticelli et sur les soins reçus.
Enfin, la copie de son état signalétique et des services conservée dans le dossier 1 A 193 pourrait permettre de vérifier l’ensemble de ses promotions et de ses affectations.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité, la naissance du 9 janvier 1905 à Saint-Dié, le décès du 26 juillet 1978 à Bourgoin-Jallieu, la formation d’ingénieur agronome, le service militaire au 29e Dragons, la mobilisation au BTS n° 6, le passage en Gold Coast du 11 juillet 1940, la condamnation à mort par contumace de décembre 1941, le service au 1er RTC et au BM 4, les campagnes du Gabon, de Syrie, d’Éthiopie, de Tunisie, d’Italie et de France, la promotion au grade de capitaine en mars 1942, le combat de Takrouna, la blessure du 19 mai 1944, la participation au débarquement de Provence et le retour à la vie civile sont établis par la notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération. Le décret du 7 mars 1945 et le dossier individuel 1 A 193 sont confirmés par le répertoire officiel. Une photographie historique identifiée permet de documenter la présence de Julien Chabert parmi les officiers du BM 4 en Tunisie en 1943. Les réserves portent principalement sur les détails des opérations individuelles, les références administratives de certaines décorations, l’état civil familial et l’identification éventuelle d’un dossier SHD GR 16 P.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 9 janvier 1905 | Naissance à Saint-Dié, Vosges. |
| Années 1910-1920 | Études à Montpellier. |
| Avant 1924 | Formation d’ingénieur agronome à l’École nationale d’agriculture de Montpellier. |
| Novembre 1924 | Entrée à l’École des élèves officiers de réserve de Saumur. |
| Après 1924 | Sous-lieutenant de réserve au 29e régiment de dragons, à Provins. |
| Entre-deux-guerres | Activité d’ingénieur agronome à Diré, au Soudan français. |
| Septembre 1939 | Mobilisation comme lieutenant. |
| 1939-1940 | Affectation à la 33e compagnie du BTS n° 6, à Batié, en Côte-d’Ivoire. |
| Juin 1940 | Refus de l’armistice après l’appel du général de Gaulle. |
| 11 juillet 1940 | Passage en Gold Coast britannique avec les cadres militaires européens de Batié. |
| Août-septembre 1940 | Arrivée au Cameroun français libre ; affectation temporaire aux forces de police. |
| 1er octobre 1940 | Affectation au 1er régiment de tirailleurs du Cameroun à Douala. |
| 5-20 novembre 1940 | Participation à la campagne du Gabon et à la prise de Libreville. |
| Novembre 1940 | Citation à l’ordre du régiment. |
| Janvier 1941 | Constitution du bataillon de marche n° 4. |
| 1941 | Passage au Soudan anglo-égyptien puis en Palestine. |
| Juin 1941 | Participation à la campagne de Syrie. |
| Août 1941 – mai 1942 | Service en Éthiopie. |
| Décembre 1941 | Condamnation à mort par contumace par le tribunal militaire de Clermont-Ferrand. |
| Mars 1942 | Promotion au grade de capitaine. |
| Juin 1942 | Retour au Levant. |
| Janvier 1943 | Rattachement du BM 4 à la 2e Brigade de la 1re DFL en Libye. |
| 11-13 mai 1943 | Participation à la bataille de Takrouna, en Tunisie. |
| 1944 | Participation à la campagne d’Italie. |
| 19 mai 1944 | Combat de Monticelli, près de Pontecorvo ; grave blessure par balle. |
| Été 1944 | Convalescence puis retour au BM 4. |
| Août 1944 | Participation au débarquement de Provence comme officier de liaison. |
| Automne 1944 | Participation aux combats de la 1re DFL dans l’Est de la France. |
| Début 1945 | Poursuite des opérations avec la 1re DFL jusqu’au Rhin. |
| 7 mars 1945 | Décret d’attribution de la croix de la Libération. |
| 17 mars 1945 | Ampliation du décret conservée dans le dossier 1 A 193. |
| Mai 1945 | Fin de la guerre en Europe. |
| Après 1945 | Démobilisation et retour à l’Office du Niger. |
| 1960 | Retraite et installation à Domarin, dans l’Isère. |
| 26 juillet 1978 | Décès à Bourgoin-Jallieu. |
| 1978 | Inhumation dans sa propriété de l’Epallud, à Domarin. |
| 2002 | Établissement d’une fiche de sépulture par la mairie de Domarin. |
Tableau des divergences entre sources
| Point examiné | Sources | Appréciation |
|---|---|---|
| Identité | Ordre de la Libération : Julien CHABERT. | Identité confirmée. Aucun autre prénom n’a été établi. |
| Date de naissance | Ordre de la Libération : 9 janvier 1905. | Date retenue. |
| Lieu de naissance | Ordre de la Libération : Saint-Dié, Vosges. | Concordance avec les références secondaires. |
| Lieu de décès | Ordre de la Libération : Bourgoin-Jallieu. Certaines références secondaires : Domarin. | Bourgoin-Jallieu est retenu comme lieu du décès ; Domarin est le lieu de résidence et de sépulture. |
| Date du ralliement | Ordre de la Libération : passage en Gold Coast le 11 juillet 1940. | Date retenue pour l’acte de départ ; date administrative précise d’engagement FFL non établie. |
| Affectation initiale | Ordre de la Libération : 33e compagnie du BTS n° 6 à Batié. | Identification retenue. |
| Campagne du Gabon | Ordre de la Libération : 5-20 novembre 1940. | Participation confirmée. |
| Formation du BM 4 | Ordre de la Libération : janvier 1941. | Date retenue. |
| Promotion au grade de capitaine | Ordre de la Libération : mars 1942. | Date retenue. |
| Campagne de Tunisie | Ordre de la Libération : Takrouna, 11-13 mai 1943. | Participation confirmée. |
| Combat de Monticelli | Ordre de la Libération : 19 mai 1944, près de Pontecorvo. | Date et lieu retenus. |
| Blessure | Ordre de la Libération : blessure grave par balle le 19 mai 1944. | Nature générale confirmée ; localisation anatomique non établie. |
| Rôle au débarquement de Provence | Ordre de la Libération : officier de liaison du BM 4. | Fonction retenue. |
| Croix de la Libération | Ordre de la Libération : décret du 7 mars 1945. Inventaire : ampliation du 17 mars 1945. | Deux dates administratives complémentaires. |
| Médaille de la Résistance française | Absente de la liste institutionnelle des décorations ; aucune fiche nominative confirmée. | Attribution non établie. |
| Dossier individuel | Inventaire de l’Ordre de la Libération : 1 A 193. | Cote confirmée. |
| Dossier SHD GR 16 P | Aucune cote individuelle identifiée dans l’inventaire consulté. | Recherche complémentaire nécessaire. |
| Sépulture | Ordre de la Libération : propriété de l’Epallud, à Domarin. Inventaire : fiche de la mairie de Domarin en 2002. | Localisation générale confirmée. |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Julien CHABERT — Notice biographique institutionnelle présentant sa formation, son ralliement de juillet 1940, le 1er RTC, le BM 4, les campagnes du Gabon, de Syrie, de Tunisie, d’Italie et de France, ainsi que ses décorations — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/julien-chabert ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C, version du 24 septembre 2025, dossier individuel 1 A 193, mémoire de proposition, ampliation du décret et état signalétique des services — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_20250924.pdf ; Ordre de la Libération — Liste alphabétique officielle des Compagnons, identification de Julien Chabert et du décret du 7 mars 1945 — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf ; Association nationale des anciens de la 1re Division française libre — Galerie photographique du BM 4, photographie de Beni Khiar en 1943 identifiant Julien Chabert et plusieurs officiers du bataillon — https://www.1dfl-le-blog.fr/galerie/flickr-content/72157641624621054 ; Wikipédia — Julien Chabert, notice biographique secondaire utilisée pour comparaison des renseignements relatifs à la formation et aux campagnes — https://fr.wikipedia.org/wiki/Julien_Chabert ; Wikipédia — Bataillon de marche n° 4, historique secondaire de l’unité, de son recrutement, de ses campagnes et de ses officiers Compagnons de la Libération — https://fr.wikipedia.org/wiki/Bataillon_de_marche_no_4