Michel Paul André CARAGE, né le 1er mars 1921 à Paris (20e arrondissement), mort le 28 janvier 2008 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), français, officier des Forces françaises libres, combattant de la 2e division blindée, colonel honoraire des troupes de marine, Compagnon de la Libération.
Jeunesse et formation
Michel Carage naît le 1er mars 1921 à Paris, dans une famille d’industriels originaires de Nancy, en Meurthe-et-Moselle.
Il grandit dans un environnement familial qui lui permet de poursuivre des études supérieures. Au moment de la campagne de France, en mai-juin 1940, il est étudiant à l’École supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC).
Il n’a que dix-neuf ans lorsque l’offensive allemande provoque l’effondrement militaire français.
Le 13 juin 1940, alors que les troupes allemandes approchent de Paris, il quitte la capitale et rejoint sa famille à Nantes.
Le lendemain, les forces allemandes entrent dans Paris.
Le 17 juin, le maréchal Pétain annonce à la radio qu’il faut cesser le combat. Michel Carage refuse cette perspective et décide de rejoindre la Grande-Bretagne pour continuer la guerre.
Son engagement prend donc naissance avant la signature de l’armistice franco-allemand du 22 juin 1940.
Cette décision personnelle constitue une rupture avec la majorité des Français qui, dans les circonstances dramatiques de juin 1940, attendent la fin des hostilités.
Il cherche dès lors un moyen de quitter la France, malgré la désorganisation des transports, l’avancée allemande et les difficultés de circulation.
Engagement dans la France libre
Juin 1940 — Départ de France
Au cours de son déplacement vers le sud, Michel Carage rencontre Jacques Mouchel-Blaisot.
Les deux jeunes hommes partagent la même volonté de poursuivre le combat contre l’Allemagne.
Ils décident de gagner ensemble un port de la côte atlantique afin d’embarquer pour l’Angleterre.
Leur itinéraire les conduit vers la Gironde.
Ils traversent l’estuaire en barque pendant un violent bombardement et parviennent à débarquer au Verdon.
Ils réussissent ensuite à monter à bord du cargo Cap El Hank, qui doit normalement appareiller pour le Maroc.
Michel Carage et Jacques Mouchel-Blaisot persuadent le commandant du bâtiment de modifier sa destination et de gagner l’Angleterre.
Le navire atteint Falmouth, en Cornouailles, le 23 juin 1940.
Ce débarquement intervient cinq jours après l’appel du général de Gaulle.
Le 1er juillet 1940, Michel Carage s’engage officiellement dans les Forces françaises libres.
Il fait ainsi partie des premiers volontaires qui rejoignent le général de Gaulle pour poursuivre la lutte.
Son engagement est celui d’un jeune civil sans expérience militaire préalable documentée, mais animé d’une volonté déterminée de participer à la libération de la France.
Juillet 1940 – mai 1941 — Formation militaire en Grande-Bretagne
Michel Carage est affecté au 1er bataillon de chasseurs, stationné à Camberley.
Il rejoint la 2e compagnie, 5e section.
Cette unité appartient aux premières formations terrestres constituées par la France libre sur le territoire britannique.
Les volontaires doivent recevoir une instruction militaire et s’adapter aux matériels et aux méthodes employés dans les armées alliées.
Michel Carage se distingue suffisamment pour être admis, en novembre 1940, au peloton des élèves-officiers d’active de Camberley.
Il y reçoit une formation au commandement.
En mai 1941, il sort de cette formation avec le grade d’aspirant.
Cette première année passée dans la France libre transforme le jeune étudiant en officier destiné à commander des hommes au combat.
La formation de Camberley lui permet notamment d’acquérir les connaissances nécessaires à la conduite d’une section d’infanterie.
Son parcours militaire va désormais se dérouler principalement en Afrique, puis dans les rangs de la 2e division blindée du général Leclerc.
Appartenance à une unité, un réseau ou mouvement
Forces françaises libres (FFL)
Michel Carage rejoint les FFL le 1er juillet 1940.
Il participe aux campagnes de la France libre en Afrique, puis à la libération du territoire français.
1er bataillon de chasseurs
Première affectation militaire en Grande-Bretagne, à Camberley, de juillet 1940 à 1941.
Il y reçoit son instruction militaire initiale.
Bataillon du Pool
À partir de septembre 1941, il sert au Moyen-Congo au sein du bataillon du Pool.
Cette affectation constitue sa première expérience militaire en Afrique française libre.
Bataillon de marche n° 9 (BM 9)
Au Cameroun, il participe à la constitution de cette unité au cours de l’année 1942.
Compagnie automobile n° 3 (CA 3)
À partir d’octobre 1942, il devient officier adjoint de cette compagnie au sein de la colonne Leclerc.
Il participe dans cette formation aux opérations du Fezzan, de Tripolitaine et de Tunisie.
Régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad (RTST)
Après la campagne de Tunisie, il rejoint la 1re compagnie de ce régiment et reçoit le commandement de sa 2e section.
Régiment de marche du Tchad (RMT)
Lors de la constitution de la 2e division blindée au Maroc, il est affecté à la 10e compagnie du 3e bataillon du RMT.
Cette formation constitue son unité principale pendant les combats de la Libération en France.
2e division blindée (2e DB)
Michel Carage combat dans la division commandée par le général Leclerc.
Il participe aux opérations de Normandie, à la libération de la région parisienne, aux combats de Lorraine et à la progression vers Strasbourg.
Son parcours relève de la France libre et de la Résistance extérieure. Aucune appartenance à un réseau clandestin de Résistance intérieure n’a été établie.
Missions et actions
Septembre 1941 — Départ pour l’Afrique française libre
En septembre 1941, Michel Carage quitte la Grande-Bretagne pour rejoindre l’Afrique française libre.
Il est affecté au Moyen-Congo, au bataillon du Pool.
Cette région appartient à l’ensemble territorial qui a rallié le général de Gaulle en 1940.
Le contrôle des territoires d’Afrique équatoriale française constitue un élément essentiel de la stratégie de la France libre.
Ces territoires fournissent des bases militaires, des infrastructures, des possibilités de recrutement et des ressources nécessaires à la poursuite de la guerre.
Michel Carage demeure au bataillon du Pool jusqu’en avril 1942.
Il est ensuite affecté au Cameroun, où il participe à la formation du bataillon de marche n° 9.
Le jeune officier contribue ainsi à l’organisation de nouvelles unités destinées à renforcer les forces combattantes.
Promu sous-lieutenant en mars 1942, il cherche cependant à obtenir une affectation plus directement opérationnelle.
Son souhait est de participer personnellement aux combats contre les forces de l’Axe.
Octobre 1942 — Affectation à la colonne Leclerc
En octobre 1942, Michel Carage obtient sa mutation au Tchad.
Il rejoint la colonne Leclerc, qui prépare de nouvelles opérations contre les positions italiennes du Sahara libyen.
Il devient officier adjoint de la compagnie automobile n° 3, commandée par le lieutenant Dupertuis.
Cette affectation marque une étape importante.
La colonne Leclerc conduit une guerre de mouvement dans des régions désertiques où les distances sont considérables et les communications difficiles.
La logistique, les moyens automobiles et le ravitaillement constituent des éléments déterminants de la réussite des opérations.
La compagnie automobile n° 3 participe à ce dispositif.
Décembre 1942 – janvier 1943 — Campagne du Fezzan
Michel Carage participe à la deuxième campagne du Fezzan.
Les forces du général Leclerc progressent à travers le Sahara afin de s’emparer des positions italiennes.
Les opérations sont menées dans des conditions particulièrement difficiles.
Les colonnes motorisées doivent parcourir de grandes distances, avec des moyens limités en carburant, en eau et en ravitaillement.
La progression des forces françaises libres contribue à la conquête du Fezzan.
Cette campagne permet également de préparer leur jonction avec les armées alliées engagées en Afrique du Nord.
Janvier-mars 1943 — Tripolitaine
Après la conquête du Fezzan, les forces de Leclerc progressent vers la Tripolitaine.
Michel Carage participe aux déplacements et aux opérations de la colonne.
La campagne constitue une étape supplémentaire dans la reconquête de l’Afrique du Nord.
Mars-mai 1943 — Campagne de Tunisie
Michel Carage participe ensuite à la campagne de Tunisie.
Les forces françaises libres combattent aux côtés des Alliés contre les troupes allemandes et italiennes.
La campagne s’achève en mai 1943 par la capitulation des dernières forces de l’Axe en Afrique du Nord.
À l’issue de ces opérations, Michel Carage souhaite rejoindre une unité d’infanterie directement engagée dans les combats.
Il obtient son affectation à la 1re compagnie du régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad.
Il prend le commandement de la 2e section.
Cette nouvelle responsabilité correspond davantage à son ambition de servir comme chef d’une unité combattante.
1943-1944 — Constitution de la 2e division blindée
Lorsque les forces de Leclerc sont réorganisées au Maroc pour former la 2e division blindée, Michel Carage est affecté à la 10e compagnie du 3e bataillon du régiment de marche du Tchad.
Cette unité d’infanterie mécanisée doit combattre en liaison avec les chars et les autres formations blindées.
La division reçoit du matériel américain et suit une préparation destinée à la guerre mécanisée.
Les fantassins doivent être capables de progresser rapidement, de réduire les résistances ennemies et de tenir le terrain conquis par les unités blindées.
Michel Carage reçoit ainsi une formation opérationnelle adaptée aux combats qui l’attendent en France.
Août 1944 — Débarquement en Normandie
Au début du mois d’août 1944, Michel Carage débarque en Normandie avec la 2e DB.
La division rejoint les forces alliées engagées dans la libération du territoire français.
Michel Carage sert alors comme lieutenant.
Au cours des semaines suivantes, il se distingue à plusieurs reprises par son courage et son aptitude au commandement.
Il dirige successivement une section, une compagnie et des détachements blindés.
13 août 1944 — Reconnaissance d’Argentan
Le 13 août 1944, Michel Carage accomplit une reconnaissance particulièrement audacieuse dans le secteur d’Argentan, dans l’Orne.
Il pénètre à pied dans le centre de la ville.
Il parvient à y maintenir une présence et à contrôler le secteur pendant quatre heures.
Cette action intervient alors que les forces alliées cherchent à fermer la poche de Falaise.
La situation est particulièrement dangereuse en raison de la présence de forces allemandes qui tentent de se dégager de l’encerclement.
L’initiative de Michel Carage permet de recueillir des renseignements et de maintenir une présence avancée dans un secteur disputé.
La notice de l’Ordre de la Libération retient expressément cet épisode parmi ses actions remarquables.
24 août 1944 — Combats de Massy-Palaiseau
Le 24 août 1944, Michel Carage participe à la progression de la 2e DB vers Paris.
Il est détaché en avant-garde dans le secteur de Massy-Palaiseau.
Son unité se trouve encerclée au sein du dispositif défensif allemand.
Elle subit des pertes importantes.
Malgré cette situation, Michel Carage poursuit sa mission.
Il maintient la cohésion de ses hommes et continue à commander son détachement.
Cette action s’inscrit dans les opérations qui conduisent à la libération de Paris le 25 août 1944.
La mission de Massy-Palaiseau illustre sa capacité à résister dans une situation tactique défavorable.
Septembre 1944 — Combats de Châtel-sur-Moselle
Après la libération de Paris, la 2e DB poursuit sa progression vers l’est.
Les forces allemandes opposent une résistance importante dans les régions de Lorraine et des Vosges.
À Châtel-sur-Moselle, Michel Carage participe aux combats destinés à contrôler les franchissements et les voies de communication.
Il se trouve encerclé par les forces ennemies.
Il parvient néanmoins à dégager son détachement et à se maintenir sur un carrefour commandant les accès à la ville.
Cette position présente un intérêt tactique important.
Elle permet de contrôler les déplacements et de faciliter la progression des unités françaises.
La conduite de Michel Carage contribue à maintenir une position avancée malgré la pression allemande.
Novembre 1944 — Percée vers Strasbourg
En novembre 1944, la 2e DB participe à l’offensive destinée à atteindre Strasbourg.
Les forces françaises doivent franchir les positions allemandes établies dans les Vosges.
Michel Carage prend part aux combats menés dans le secteur de Badonviller, Brémesnil et Petitmont.
Son action contribue à la rupture du dispositif défensif allemand.
Cette percée permet aux unités de Leclerc de progresser vers l’Alsace.
Le 23 novembre 1944, Strasbourg est libérée par la 2e DB.
La participation de Michel Carage à cette campagne constitue l’un des épisodes majeurs de son engagement dans la France libre.
2-3 décembre 1944 — Combats de Rossfeld
Après la libération de Strasbourg, les combats se poursuivent en Alsace.
Le 2 décembre 1944, Michel Carage participe à la prise du village de Rossfeld, dans le Bas-Rhin.
Son unité s’empare de la localité au cours de la soirée.
Le lendemain, 3 décembre, il est grièvement blessé par un éclat d’obus.
Malgré la gravité de sa blessure, il continue à assurer le commandement de ses hommes jusqu’à son évacuation.
Cet épisode met fin à sa participation directe aux opérations combattantes de la Seconde Guerre mondiale.
Michel Carage termine la guerre dans différents établissements hospitaliers.
Il ne participe donc pas personnellement aux dernières opérations de la 2e DB en Allemagne.
Son comportement pendant les campagnes de France et d’Alsace lui vaut plusieurs citations militaires.
Arrestation, évasion et déportation
Michel Carage n’a pas été identifié comme prisonnier de guerre, déporté ou membre d’une filière clandestine d’évasion.
Son départ de France en juin 1940 constitue cependant une sortie volontaire du territoire destinée à poursuivre la guerre contre l’Allemagne.
Il rejoint l’Angleterre le 23 juin 1940, avant de s’engager dans les Forces françaises libres le 1er juillet.
Aucune arrestation par les autorités allemandes ou par celles du gouvernement de Vichy n’est mentionnée dans les sources biographiques institutionnelles consultées.
La principale atteinte à son intégrité physique pendant la guerre est la grave blessure reçue le 3 décembre 1944 à Rossfeld.
Camarades de combat
Jacques MOUCHEL-BLAISOT — Rencontré pendant l’exode de juin 1940, il partage avec Michel Carage la volonté de poursuivre le combat. Les deux hommes gagnent ensemble la Gironde puis embarquent sur le Cap El Hank à destination de l’Angleterre.
Philippe LECLERC DE HAUTECLOCQUE — Général commandant les forces françaises libres du Tchad puis la 2e division blindée. Michel Carage participe aux campagnes du Fezzan, de Tripolitaine, de Tunisie et de France sous son commandement.
Le lieutenant DUPERTUIS — Commandant de la compagnie automobile n° 3 de la colonne Leclerc. Michel Carage sert comme officier adjoint sous ses ordres à partir d’octobre 1942.
Pierre DESTRAY — Ancien combattant du régiment de marche du Tchad, auteur en 1986 d’un témoignage consacré à la 10e compagnie. Ce document figure dans le dossier individuel de Michel Carage conservé par l’Ordre de la Libération.
L’inventaire archivistique identifie précisément le témoignage de Pierre Destray. En revanche, il ne permet pas, sans lecture intégrale, de déterminer tous les épisodes auxquels les deux hommes ont personnellement participé ensemble.
Retour à la vie civile
1946 — Fin de la carrière militaire active
En 1946, Michel Carage quitte l’armée.
Il a servi pendant près de six années dans les Forces françaises libres puis dans l’armée française.
Son parcours l’a conduit de la Grande-Bretagne à l’Afrique équatoriale, au Tchad, au Sahara, en Tunisie, au Maroc et enfin sur les champs de bataille de France.
Il demeure attaché au monde militaire et sera ultérieurement colonel honoraire des troupes de marine.
1946-1947 — Affectation civile en Tunisie
Après avoir quitté le service actif, Michel Carage passe une année en Tunisie.
Il exerce les fonctions d’attaché de presse auprès de la Résidence générale de France.
Cette activité lui permet d’acquérir une première expérience professionnelle dans les relations institutionnelles et la communication.
Elle constitue une transition entre sa carrière militaire et son entrée dans le monde de l’entreprise.
Carrière industrielle et commerciale
De retour à Paris, Michel Carage s’oriente vers les activités industrielles et commerciales.
Il crée et dirige successivement plusieurs entreprises.
Il prend notamment la direction de Sweda France, société spécialisée dans les matériels mécanographiques.
Ces équipements permettent d’automatiser certaines opérations de gestion, de calcul et de traitement de l’information.
Ils occupent une place importante dans la modernisation administrative et commerciale des entreprises pendant les décennies qui suivent la guerre.
Michel Carage dirige ensuite une société d’informatique, I.C.E.
Cette activité s’inscrit dans le développement de l’informatique professionnelle et dans la transformation des méthodes de gestion.
Son parcours entrepreneurial illustre le passage progressif des équipements mécanographiques aux systèmes informatiques.
Parallèlement à ses responsabilités professionnelles, Michel Carage exerce des fonctions d’administrateur au sein de plusieurs sociétés et organismes.
Il participe également à des activités d’intérêt général.
Les sources institutionnelles ne donnent cependant pas une liste exhaustive de ses mandats.
Engagements associatifs et politiques
Michel Carage conserve après la guerre une activité publique et associative.
Des sources secondaires mentionnent notamment son engagement dans le Mouvement Initiative et Liberté (MIL), dont il aurait exercé les fonctions de secrétaire général entre 1988 et 1994.
Elles font également état de sa participation à des organismes de soutien au Front national de Jean-Marie Le Pen et de prises de position hostiles à l’immigration extra-européenne.
Ces indications concernent son parcours politique postérieur à la guerre. Elles doivent être distinguées de son engagement militaire dans la France libre.
Elles ne figurent pas dans sa notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération et reposent, pour une partie d’entre elles, sur des publications politiques ou des sources secondaires dont les références originales demandent un examen critique.
Il convient donc de ne pas attribuer à Michel Carage un rôle précis dans la création ou la direction du Front national sans document primaire permettant de le confirmer.
Son appartenance à la France libre et sa qualité de Compagnon de la Libération ne permettent, en elles-mêmes, de déduire aucune orientation politique ultérieure.
1982 — Retraite professionnelle
Michel Carage prend sa retraite en 1982.
Il conserve son titre de colonel honoraire des troupes de marine.
Il demeure lié à la mémoire de la France libre et à celle de la 2e DB.
28 janvier 2008 — Décès
Michel Carage meurt le 28 janvier 2008 à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine.
Il est âgé de quatre-vingt-six ans.
Il est inhumé à Morsang-sur-Seine, dans l’Essonne.
Son dossier individuel de l’Ordre de la Libération conserve plusieurs documents relatifs à sa disparition, notamment une fiche établie le 29 janvier 2008 et une copie de l’avis de décès publié dans Le Figaro du 31 janvier 2008.
Décorations
Commandeur de la Légion d’honneur — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Le dossier individuel 1 A 176 contient une attestation relative au grade de chevalier datée du 16 décembre 1944, un extrait de décret de 1953 et plusieurs textes de citations. Le décret précis de promotion au grade de commandeur et sa publication au Journal officiel n’ont pas été établis.
Compagnon de la Libération — Décret du 16 octobre 1945 — Attribution du vivant de l’intéressé — Dossier individuel 1 A 176 — Ampliation du décret datée du 17 octobre 1945 — Source : Ordre de la Libération. La publication correspondante au Journal officiel n’a pas été directement identifiée.
Croix de guerre 1939-1945 — Six citations — Source : Ordre de la Libération. Les copies des textes de citations sont signalées dans le dossier individuel 1 A 176, mais n’ont pas été directement examinées.
Médaille coloniale — Avec agrafes AFL, Fezzan-Tripolitaine et Tunisie — Source : Ordre de la Libération.
Médaille des blessés — Distinction confirmée par l’Ordre de la Libération. Elle est à rapprocher notamment de la grave blessure reçue le 3 décembre 1944 à Rossfeld.
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre — Source : Ordre de la Libération.
Presidential Unit Citation — États-Unis — Distinction collective américaine attribuée à une unité militaire pour ses services exceptionnels. Elle figure dans la liste institutionnelle des distinctions de Michel Carage. La décision américaine d’attribution n’a pas été directement examinée.
Officier de l’ordre du Nichan Iftikhar — Tunisie — Décoration tunisienne confirmée par l’Ordre de la Libération. Date et acte d’attribution non établis.
Médaille de la Résistance française — Aucune attribution nominative n’a été confirmée dans les sources consultées. Cette décoration ne figure pas dans la liste officielle publiée par l’Ordre de la Libération pour Michel Carage.
Observations relatives aux décorations
Le dossier individuel de Michel Carage présente un intérêt particulier pour l’histoire de ses décorations.
L’inventaire mentionne une copie d’attestation de la Légion d’honneur du 16 décembre 1944, un extrait de décret de 1953, ainsi que des textes de citations datés de 1959 et 1963.
Ces documents permettraient de reconstituer plus précisément sa progression dans la Légion d’honneur.
Les six citations à la croix de guerre 1939-1945 sont confirmées par l’Ordre de la Libération.
Leur détail nécessiterait cependant l’examen des copies conservées dans les archives.
La Presidential Unit Citation doit être présentée comme une distinction collective, et non comme une décoration individuelle américaine.
Enfin, la Médaille de la Résistance française doit être distinguée de la croix de la Libération. La qualité de Compagnon ne permet pas de présumer l’attribution de cette médaille.
Lieux de mémoire
Paris, 20e arrondissement — Lieu de naissance de Michel Carage le 1er mars 1921.
Nantes, Loire-Atlantique — Ville où il rejoint sa famille pendant l’exode de juin 1940.
Le Verdon-sur-Mer, Gironde — Lieu de son embarquement sur le Cap El Hank, qui le conduit en Grande-Bretagne.
Falmouth, Royaume-Uni — Port où il débarque le 23 juin 1940.
Camberley, Royaume-Uni — Centre de sa formation militaire initiale et de sa préparation d’élève-officier.
Fezzan, Libye — Région des campagnes sahariennes auxquelles il participe avec la colonne Leclerc.
Argentan, Orne — Ville où il accomplit une reconnaissance particulièrement audacieuse le 13 août 1944.
Massy-Palaiseau, Essonne — Secteur des combats du 24 août 1944.
Châtel-sur-Moselle, Vosges — Lieu d’un combat au cours duquel il parvient à maintenir une position malgré l’encerclement de son détachement.
Badonviller, Brémesnil et Petitmont, Meurthe-et-Moselle — Secteur de la percée de novembre 1944 vers Strasbourg.
Rossfeld, Bas-Rhin — Village dont il participe à la prise le 2 décembre 1944 et où il est grièvement blessé le lendemain.
Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine — Lieu de son décès le 28 janvier 2008.
Morsang-sur-Seine, Essonne — Lieu de son inhumation.
Musée de l’Ordre de la Libération, Paris — Institution conservant des objets personnels et des documents de Michel Carage.
Le 8 juin 2022, son fils Olivier Carage remet notamment au musée un pistolet Colt 45 américain, un ceinturon et un ordre manuscrit relatif à la prise de Strasbourg en 1944.
Cette donation enrichit les collections consacrées à la 2e DB et permet de conserver des témoignages matériels de son engagement.
Les acquisitions ont été inventoriées dans les collections du musée en 2022.
Références bibliographiques
1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Perrin, Paris, 2000, 822 p. — Ouvrage général de référence consacré aux parcours des Compagnons de la Libération.
Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Elytis, 2010. — Dictionnaire biographique permettant de replacer Michel Carage dans l’histoire des premiers engagés de la France libre.
Les Compagnons de l’Aube, Guillaume Piketty, Textuel, Paris, 2014, 442 p. — Étude historique consacrée aux engagements des Compagnons de la Libération.
La 10e Compagnie du régiment de marche du Tchad, souvenirs de Pierre Destray, 1986, document conservé dans le dossier individuel 1 A 176 de Michel Carage, pagination non établie. — Témoignage intéressant directement l’unité dans laquelle Michel Carage sert pendant la campagne de France.
Michel Carage 1921, période 1940-1945, document autobiographique non daté, conservé dans le dossier individuel 1 A 176, pagination non établie. — Source personnelle susceptible d’apporter des précisions sur son parcours dans la France libre et la 2e DB.
Entretien avec Michel Carage, réalisé par Jérôme Camilly, 1998, retranscription conservée dans le dossier individuel 1 A 176, pagination non établie. — Témoignage oral permettant d’approfondir les circonstances de son engagement et ses souvenirs des campagnes militaires.
Références internet
Ordre de la Libération — Michel CARAGE — Notice biographique officielle présentant son engagement, ses affectations, les campagnes du Fezzan, de Tunisie et de France, sa blessure de décembre 1944, sa carrière civile et ses décorations —
Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Répertoire numérique de Roxane Ritter identifiant le dossier individuel 1 A 176, le décret du 16 octobre 1945, les correspondances, les documents de décorations et plusieurs témoignages —
Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P, lettre C — Répertoire nominatif confirmant le dossier de Michel CARAGE, né le 1er mars 1921 à Paris, sous la cote GR 16 P 105709 —
Ordre de la Libération — Lettre d’information, juin-juillet 2022 — Présentation de la remise au musée d’objets et de documents personnels de Michel Carage par son fils Olivier —
Ordre de la Libération — Rapport annuel et acquisitions 2022 — Inventaire de plusieurs objets ayant appartenu à Michel Carage, notamment son pistolet Colt 45 et ses accessoires —
Wikipédia — Michel Carage — Notice encyclopédique secondaire apportant notamment des indications sur son identité complète et ses engagements politiques postérieurs à la guerre —
Dossier d’homologation consulté
Service historique de la Défense — GR 16 P 105709 — CARAGE Michel
Le répertoire nominatif de la sous-série GR 16 P mentionne :
Nom : CARAGE.
Prénom : Michel.
Date de naissance : 1er mars 1921.
Lieu de naissance : Paris, 20e arrondissement.
Ancien département : Seine.
Cote : GR 16 P 105709.
Le répertoire comporte une mention d’homologation.
La concordance de l’état civil avec la notice de l’Ordre de la Libération permet d’attribuer ce dossier à Michel Carage sans ambiguïté.
Cette cote figure également dans l’inventaire officiel des dossiers des Compagnons de la Libération, lettre C.
L’identification est donc confirmée par deux instruments de recherche concordants.
Le contenu intégral du dossier d’homologation n’a cependant pas été directement examiné.
Ordre de la Libération — Dossier individuel 1 A 176
L’inventaire officiel identifie le dossier de Michel Carage sous la cote 1 A 176.
Il comprend notamment les documents suivants.
Attribution de la croix de la Libération
Mémoire de proposition établi en 1945.
Ampliation du décret du 16 octobre 1945, datée du 17 octobre 1945.
Reçu du diplôme de la croix de la Libération du 10 mai 1965.
Renseignements administratifs
Deux bulletins d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons de la Libération, couvrant la période 1948-1961.
Fiche de renseignements de la chancellerie du 14 février 1969.
Fiche de renseignements de février 1963.
Fiche annuaire de la chancellerie.
Questionnaire destiné aux Compagnons et à leurs familles.
Correspondances
Trente-neuf pièces de correspondance échangées avec l’Ordre de la Libération entre 1954 et 2004.
Trente-quatre pièces de correspondance familiale ou personnelle d’après-guerre, datées de 1988 à 1998.
Décorations
Attestation d’attribution du grade de chevalier de la Légion d’honneur du 16 décembre 1944.
Extrait d’un décret relatif à la Légion d’honneur datant de 1953.
Textes de citations de chevalier et d’officier de la Légion d’honneur datés du 14 février 1959.
Autres textes de citations datés du 2 février 1963.
Copies de citations non datées.
Témoignages et souvenirs
Souvenirs de Pierre Destray sur la 10e compagnie du régiment de marche du Tchad, 1986.
Retranscription d’un entretien réalisé par Jérôme Camilly en 1998.
Document intitulé Michel Carage 1921, période 1940-1945, sans date.
Documents biographiques
Questionnaire biographique de novembre 1984.
Décès
Correspondances de 2008.
Fiche de disparition du Compagnon datée du 29 janvier 2008.
Copie de l’avis de décès publié dans Le Figaro le 31 janvier 2008.
Presse
Un article daté de 1997.
L’ensemble du dossier est présenté comme couvrant la période 1944-2008.
Les documents sont identifiés dans le répertoire officiel. Leur contenu intégral n’a pas été directement dépouillé.
Observations
Michel Carage appartient à la génération des jeunes Français qui refusent la défaite de juin 1940 et rejoignent la France libre avant même que ses structures militaires soient entièrement constituées.
Son départ de France le 23 juin 1940, à dix-neuf ans, constitue un engagement particulièrement précoce.
Son parcours présente ensuite une progression militaire remarquable.
Parti comme simple volontaire, il reçoit une formation d’officier en Grande-Bretagne, participe à l’organisation des unités de la France libre en Afrique, rejoint la colonne Leclerc puis prend le commandement de formations combattantes au sein de la 2e DB.
Son activité pendant la campagne de France se distingue par plusieurs initiatives individuelles.
À Argentan, le 13 août 1944, il accomplit une reconnaissance particulièrement audacieuse.
À Massy-Palaiseau, le 24 août, il maintient son détachement malgré l’encerclement et les pertes.
À Châtel-sur-Moselle, il parvient à dégager ses hommes et à conserver une position importante.
Pendant la percée vers Strasbourg, il contribue à la rupture des positions allemandes.
Enfin, à Rossfeld, le 3 décembre 1944, il continue à commander après avoir été grièvement blessé.
Ces actions expliquent l’attribution de six citations à la croix de guerre 1939-1945.
L’ensemble de son parcours militaire est documenté par l’Ordre de la Libération.
La période d’après-guerre est également intéressante. Michel Carage devient chef d’entreprise dans les secteurs de la mécanographie puis de l’informatique, tout en conservant des activités associatives et publiques.
Ses engagements politiques ultérieurs, mentionnés par plusieurs sources secondaires, doivent être étudiés séparément de sa carrière militaire.
Enfin, son dossier individuel présente une richesse documentaire particulière.
La présence de plusieurs témoignages personnels, de souvenirs de camarades et de copies de citations permettrait d’approfondir sensiblement l’étude de son engagement.
La donation effectuée en 2022 par son fils Olivier Carage contribue également à la conservation de sa mémoire.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité, les dates et lieux de naissance et de décès, l’engagement du 1er juillet 1940, les principales affectations, les campagnes africaines, les actions de Normandie, de Lorraine et d’Alsace, la blessure du 3 décembre 1944, les principales activités professionnelles et la qualité de Compagnon de la Libération sont établis par la notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération. Le décret du 16 octobre 1945, la cote 1 A 176 et la référence SHD GR 16 P 105709 sont confirmés par des instruments de recherche officiels. La carrière politique postérieure à la guerre repose sur des sources secondaires qui n’ont pas toutes été recoupées par des documents primaires. Les dates précises de plusieurs décorations et les textes individuels des citations restent à établir.
Chronologie
| Date | Événement |
|---|---|
| 1er mars 1921 | Naissance à Paris, 20e arrondissement. |
| Avant juin 1940 | Études à l’ESSEC. |
| 13 juin 1940 | Quitte Paris et rejoint sa famille à Nantes. |
| Juin 1940 | Rencontre Jacques Mouchel-Blaisot ; gagne la Gironde. |
| 23 juin 1940 | Arrivée à Falmouth, en Angleterre, à bord du Cap El Hank. |
| 1er juillet 1940 | Engagement dans les Forces françaises libres. |
| Juillet 1940 | Affectation au 1er bataillon de chasseurs à Camberley. |
| Novembre 1940 | Entrée au peloton des élèves-officiers d’active. |
| Mai 1941 | Nommé aspirant. |
| Septembre 1941 | Départ pour l’Afrique française libre ; affectation au bataillon du Pool. |
| Mars 1942 | Promotion au grade de sous-lieutenant. |
| Avril 1942 | Affectation au Cameroun ; participation à la formation du BM 9. |
| Octobre 1942 | Mutation au Tchad ; officier adjoint de la compagnie automobile n° 3. |
| Décembre 1942 – janvier 1943 | Participation à la campagne du Fezzan. |
| Janvier-mars 1943 | Opérations de Tripolitaine. |
| Mars-mai 1943 | Participation à la campagne de Tunisie. |
| 1943 | Affectation au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad. |
| 1943-1944 | Affectation à la 10e compagnie du 3e bataillon du régiment de marche du Tchad. |
| Début août 1944 | Débarquement en Normandie avec la 2e DB. |
| 13 août 1944 | Reconnaissance à pied dans le centre d’Argentan. |
| 24 août 1944 | Combat de Massy-Palaiseau. |
| Septembre 1944 | Combats de Châtel-sur-Moselle. |
| Novembre 1944 | Participation à la percée vers Strasbourg. |
| 2 décembre 1944 | Prise du village de Rossfeld. |
| 3 décembre 1944 | Grièvement blessé par éclat d’obus à Rossfeld. |
| 1945 | Termine la guerre dans plusieurs hôpitaux. |
| 16 octobre 1945 | Attribution de la croix de la Libération. |
| 1946 | Quitte l’armée. |
| 1946-1947 | Attaché de presse à la Résidence générale de France en Tunisie. |
| Après 1947 | Création et direction de Sweda France, puis d’I.C.E. |
| 1982 | Retraite professionnelle ; colonel honoraire des troupes de marine. |
| 1988-1994 | Fonctions de secrétaire général du MIL signalées par des sources secondaires. |
| 28 janvier 2008 | Décès à Neuilly-sur-Seine. |
| 31 janvier 2008 | Publication de l’avis de décès dans Le Figaro. |
| 8 juin 2022 | Remise au musée de l’Ordre de la Libération de plusieurs objets et documents par son fils Olivier. |
Tableau des divergences et particularités documentaires
| Point examiné | Sources | Appréciation |
|---|---|---|
| Identité complète | Ordre de la Libération : Michel CARAGE. Wikipédia : Michel Paul André CARAGE. | Les trois prénoms sont retenus sous réserve de confirmation par un acte d’état civil. |
| Date du décret de la croix de la Libération | Notice institutionnelle : 16 octobre 1945. Inventaire : ampliation du 17 octobre 1945. | Les deux dates correspondent à des actes administratifs distincts. Aucune contradiction. |
| Dossier d’homologation | Répertoire SHD GR 16 P : CARAGE Michel, né le 1er mars 1921 à Paris, cote 105709. Inventaire de l’Ordre : même cote. | Concordance complète. |
| Décorations américaines | Ordre de la Libération : Presidential Unit Citation. | Distinction collective et non décoration individuelle. |
| Légion d’honneur | Notice institutionnelle : commandeur. Inventaire : documents relatifs aux grades de chevalier et d’officier. | La progression est partiellement documentée. Le décret de promotion au grade de commandeur reste à identifier. |
| Activités politiques après-guerre | Notice institutionnelle : non mentionnées. Wikipédia et publications secondaires : engagements au MIL et auprès du Front national. | Ces indications demandent un contrôle par les publications originales. Leur absence de la notice institutionnelle ne constitue pas une contradiction. |
| Témoignages militaires | Notice institutionnelle et inventaire du dossier 1 A 176. | Le répertoire identifie plusieurs témoignages, mais leur contenu intégral n’a pas été directement examiné. |
Sources consultées
Ordre de la Libération — Michel CARAGE — Notice biographique officielle relative à l’engagement dans la France libre, aux campagnes militaires, aux faits d’armes, aux décorations et à la carrière civile — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/michel-carage ; Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre C — Répertoire numérique identifiant le dossier 1 A 176, le décret du 16 octobre 1945, les documents relatifs à la Légion d’honneur et plusieurs témoignages — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_C_202312.pdf ; Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P, lettre C — Identification du dossier CARAGE Michel, cote GR 16 P 105709 — https://museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_C.pdf ; Ordre de la Libération — Lettre d’information de juin-juillet 2022 — Présentation de la donation d’objets et de documents personnels de Michel Carage — https://www.ordredelaliberation.fr/fr/lettre-dinformation-juin-juillet-2022 ; Ordre de la Libération — Rapport annuel 2022 — Inventaire des acquisitions relatives à Michel Carage — https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/_RA_2022_WEB_page_a_page_0.pdf ; Wikipédia — Michel Carage — Notice secondaire utilisée pour les éléments biographiques complémentaires et les engagements politiques postérieurs à la guerre — https://fr.wikipedia.org/wiki/Michel_Carage