La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BUIS Georges Paul Gabriel

Georges Paul Gabriel BUIS, né le 24 février 1912 à Saïgon, Indochine française, aujourd’hui Hô Chi Minh-Ville (Vietnam), mort le 12 juin 1998 à Paris, français. Officier de cavalerie puis de l’arme blindée, résistant au Levant, officier des Forces françaises libres, commandant de compagnie au 501e Régiment de chars de combat de la 2e Division blindée, général de corps d’armée, théoricien de la stratégie de dissuasion et Compagnon de la Libération. La liste officielle des Compagnons donne les prénoms complets Georges Paul Gabriel, tandis que le répertoire SHD identifie BUIS Georges Paul, né le 24 février 1912 à Saïgon, sous la cote GR 16 P 96668, avec homologation FFL.

Jeunesse et formation

Georges BUIS naît à Saïgon où son père est officier de l’armée de terre. Il revient en métropole et effectue ses études aux lycées de Toulon et de Marseille, puis au Prytanée militaire de La Flèche.

En 1932, il entre à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion « de Bournazel ». Il choisit la cavalerie. Nommé sous-lieutenant en 1934, puis lieutenant en 1936, il appartient à cette génération d’officiers formée au moment où l’armée française commence à réfléchir à la motorisation et à l’emploi des blindés.

En 1938, il demande à servir au Levant. En 1940, il appartient au 63e Bataillon de chars de combat, stationné au Liban au sein du Corps expéditionnaire du Moyen-Orient.

Engagement dans la Résistance

Après avoir connaissance de l’appel du général DE GAULLE, Georges BUIS refuse intérieurement l’armistice et commence très tôt une activité clandestine à Beyrouth.

En juillet 1940, avec le lieutenant Pierre BLANCHET, il crée un journal clandestin, diffusé sous la couverture de bulletins de l’Agence Havas. Cette activité constitue son premier acte documenté de résistance. Elle est particulièrement précoce et intervient dans un territoire encore placé sous l’autorité du gouvernement de Vichy.

Il finit par quitter clandestinement le Liban. Après une évasion difficile, il parvient à rejoindre la Palestine britannique et s’engage en avril 1941 à Jérusalem dans les Forces françaises libres.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Georges BUIS ne relève pas d’un réseau classique de la Résistance intérieure métropolitaine.

Son parcours appartient successivement à :

Résistance clandestine française au Levant, à travers le journal créé à Beyrouth en 1940 ;

Forces françaises libres — FFL ;

Forces terrestres de la France libre au Levant ;

501e Régiment de chars de combat — 501e RCC ;

2e Division blindée — 2e DB.

Le répertoire GR 16 P 96668 confirme son homologation dans la catégorie correspondant aux Forces françaises libres.

Missions et actions

Après son ralliement, Georges BUIS participe à la campagne de Syrie de 1941, aux côtés de la 21e Brigade australienne. Cette campagne oppose notamment les forces alliées et françaises libres aux troupes demeurées fidèles à Vichy.

Le 5 juillet 1941, il est nommé chef de cabinet du général Georges CATROUX, commandant en chef et délégué de la France libre au Levant. Cette fonction le place au cœur de l’organisation politique et militaire de la France libre dans la région.

Devenu capitaine, il demande cependant à retrouver une unité combattante. En septembre 1943, il quitte les fonctions d’état-major et est finalement affecté au 501e Régiment de chars de combat. Il se trouve au Maroc lors de la constitution de la 2e Division blindée du général LECLERC.

Il prend le commandement de la 1re compagnie de chars du 501e RCC.

Avec la 2e DB, il participe à la campagne de France puis d’Allemagne. L’Ordre de la Libération mentionne particulièrement son comportement à Écouché, Andelot, Châtel et Herbsheim. Ses actions lui valent plusieurs citations à la Croix de guerre.

Une photographie institutionnelle conservée par le musée de l’Ordre de la Libération montre le capitaine Georges BUIS en décembre 1944, alors qu’il sert au 501e RCC.

Lors de la progression finale de la 2e DB en Allemagne, Georges BUIS participe à l’avance vers les Alpes bavaroises. L’Ordre de la Libération indique qu’il entre, avec le colonel Paul RÉPITON-PRÉNEUF, parmi les premiers Français dans le Berghof et le secteur de Berchtesgaden, associé au « nid d’aigle » d’Hitler.

Il termine la guerre avec le grade de chef d’escadron.

Arrestation / évasion / déportation

Georges BUIS n’a été ni arrêté ni déporté.

Son parcours comprend néanmoins une évasion du Liban sous contrôle vichyste afin de gagner la Palestine britannique et de rejoindre les Forces françaises libres en avril 1941. Les sources institutionnelles confirment la difficulté de cette sortie clandestine mais n’en donnent pas, dans la notice synthétique de l’Ordre, une chronologie suffisamment détaillée pour en restituer toutes les étapes sans recours au dossier personnel complet.

Camarades de combat

La première personnalité directement associée à son engagement clandestin est Pierre BLANCHET, avec lequel il fonde à Beyrouth le journal clandestin diffusé sous couvert de l’Agence Havas.

À partir de juillet 1941, son parcours est étroitement lié au général Georges CATROUX, dont il devient chef de cabinet.

Au 501e RCC, il sert au sein d’une unité comptant un nombre particulièrement important de Compagnons de la Libération. L’Ordre de la Libération identifie notamment parmi eux Robert ABRAHAM, Pierre BEAUGRAND, Alain de BOISSIEU, Jacques BRANET, Rodolphe JAEGER, Jean ROSENTHAL, Jean NANTERRE, Louis MICHARD, Henri MALIN et Alfred de SCHAMPHELAËRE. L’appartenance commune au régiment est certaine ; elle ne permet pas d’affirmer une proximité personnelle identique avec chacun.

Son parcours militaire est évidemment lié au général Philippe LECLERC DE HAUTECLOCQUE, commandant de la 2e DB, qu’il suivra encore en Indochine après la victoire.

Enfin, son entrée dans le secteur de Berchtesgaden est associée au colonel Paul RÉPITON-PRÉNEUF.

Retour à la vie civile

Georges BUIS ne retourne pas immédiatement à la vie civile. Il poursuit une carrière militaire et administrative de premier plan.

En août 1945, il part pour l’Indochine avec le général LECLERC, comme chef du 3e Bureau. Il devient ensuite directeur de la Sûreté fédérale à Saïgon de 1945 à 1946.

De 1947 à 1950, il exerce les fonctions de directeur de l’Information à Rabat, au Maroc.

De 1951 à 1954, il est attaché militaire en Iran et en Afghanistan.

Promu lieutenant-colonel en 1953, il prend le commandement du 5e Régiment de hussards de 1955 à 1958.

En Algérie, promu colonel, il commande successivement les secteurs du Hodna et de Bougie entre 1958 et 1961. Son expérience algérienne nourrira ensuite une importante réflexion militaire, politique et littéraire.

En 1962, il devient directeur du cabinet militaire de Christian FOUCHET, haut-commissaire de la République en Algérie, au moment décisif de l’accession du territoire à l’indépendance.

Nommé général de brigade en 1963, il commande la 3e Brigade blindée de 1963 à 1965, puis la 1re Division à Trèves et la zone nord des Forces françaises en Allemagne de 1966 à 1968.

Devenu général de division, il dirige en 1968-1969 les études du Centre des hautes études militaires — CHEM. Il s’affirme alors comme l’un des théoriciens français de la dissuasion nucléaire et de la stratégie militaire moderne.

Promu général de corps d’armée, il dirige ensuite l’Institut des hautes études de défense nationale — IHEDN jusqu’en 1972.

En 1971, il siège au Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Placée dans le cadre de réserve en 1972, sa carrière militaire active s’achève, mais il demeure très présent dans le débat stratégique. Il préside la Fondation pour les études de défense nationale — FEDN jusqu’en 1977.

Parallèlement, Georges BUIS devient écrivain et journaliste. Il publie plusieurs romans et essais et collabore notamment à la presse sur les questions de stratégie et de défense.

Il meurt le 12 juin 1998 à Paris et est inhumé à Belley, dans l’Ain.

Décorations

Grand-croix de la Légion d’honneur — plus haut grade de la Légion d’honneur, confirmé par l’Ordre de la Libération. Le décret précis d’élévation à la dignité de grand-croix n’a pas été retrouvé directement dans les sources primaires accessibles lors des présentes recherches.
Source : Ordre de la Libération.

Compagnon de la Libération — décret du 24 mars 1945 — dossier 1 A 164.
Source : Ordre de la Libération.

Croix de guerre 1939-1945 — cinq citations.
Source : Ordre de la Libération.

Croix de la Valeur militaire — trois citations — liée à ses opérations ultérieures, notamment en Algérie.
Source : Ordre de la Libération.

Médaille de la Résistance française — attribution confirmée par l’Ordre de la Libération. Une source secondaire développée donne un décret du 5 juin 1946, mais le décret nominatif et la cote individuelle n’ont pas été directement retrouvés dans la base institutionnelle lors des présentes recherches.
Source : Ordre de la Libération ; Wikipédia pour la date du décret.

Commandeur des Palmes académiques — distinction confirmée par l’Ordre de la Libération.
Source : Ordre de la Libération.

Lieux de mémoire

Georges BUIS est inhumé à Belley, dans l’Ain. L’inventaire de son dossier de Compagnon conserve deux courriers de 2003 relatifs à sa sépulture.

Le musée de l’Ordre de la Libération conserve plusieurs documents et photographies le concernant, notamment le portrait du capitaine Georges BUIS au 501e RCC en décembre 1944, référence 001174.

Sa mémoire est également étroitement associée au 501e RCC, à la 2e DB, à la campagne de France de 1944, à Berchtesgaden et à l’histoire intellectuelle de la défense française durant la guerre froide.

Son rôle de directeur du CHEM, puis de l’IHEDN et de président de la FEDN, lui donne par ailleurs une place particulière parmi les Compagnons ayant poursuivi après 1945 une réflexion stratégique de haut niveau.

Références bibliographiques

2e DB : La Campagne de France — Georges BUIS et Paul RÉPITON-PRÉNEUF — Imprimerie nationale ; réédition 2003. Témoignage consacré à la campagne de la 2e Division blindée en France.

La Grotte — Georges BUIS — Paris, Julliard, 1961. Roman inspiré de son expérience de la guerre d’Algérie et de la réflexion sur l’emploi de la force.

Les Fanfares perdues — Georges BUIS — Paris, Le Seuil, 1975. Réflexion littéraire et militaire de l’un des grands officiers français de l’après-guerre.

1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération — Jean-Christophe NOTIN — Paris, Perrin, 2000, 822 p. Ouvrage général de référence consacré aux Compagnons.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération — Vladimir TROUPLIN — Paris, Elytis, 2010 ; édition augmentée, 2023. Référence biographique générale.

Références internet

Ordre de la Libération — Georges BUIS — notice institutionnelle principale pour Saint-Cyr, le Levant, le journal clandestin de Beyrouth, le ralliement aux FFL, CATROUX, le 501e RCC, la 2e DB, Berchtesgaden, la carrière d’après-guerre et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/georges-buis

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B — dossier 1 A 164, mémoire de proposition, ampliation de décret, diplôme, archives orales, interviews, correspondances, décès, sépulture et commémorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P — confirmation de BUIS Georges Paul, né le 24 février 1912 à Saïgon, cote GR 16 P 96668, homologué FFL.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf

Ordre de la Libération — Liste alphabétique officielle des Compagnons — confirmation de l’identité complète Georges Paul Gabriel BUIS et du décret du 24 mars 1945.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf

Ordre de la Libération — 501e Régiment de chars de combat — identification des Compagnons issus du 501e RCC.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/taxonomy/term/69497

Ordre de la Libération — Capitaine Georges BUIS — photographie de décembre 1944, référence 001174.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/collection/630f164418d4961067e3e32e

Le Monde — Georges BUIS, notice nécrologique du 17 juin 1998 — synthèse contemporaine de sa carrière militaire, stratégique et littéraire.
https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/06/17/georges-buis_3670612_1819218.html

Wikipédia — Georges BUIS — notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; utilisée notamment pour le contrôle des prénoms complets, de la cote de carrière militaire complémentaire et de la date indiquée pour la Médaille de la Résistance.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Buis

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense — GR 16 P 96668, BUIS Georges Paul, né le 24 février 1912 à Saïgon. Le répertoire porte une homologation correspondant aux Forces françaises libres. Le dossier original n’a pas été dépouillé pièce par pièce.

Le contrôle d’homonymie est nécessaire : le même répertoire contient notamment Francis BUIS, né en 1924 à Manosque, Gaston BUIS, né en 1914 à Comblessac, Jules BUIS, né en 1912 à Poitiers, Lucien BUIS, Michel BUIS et Pierre Henri BUIS. Seul Georges Paul BUIS, né à Saïgon le 24 février 1912, cote GR 16 P 96668, correspond au Compagnon.

Ordre de la Libération — dossier 1 A 164. L’inventaire détaillé a été directement consulté. Il contient un mémoire de proposition de 1945, une ampliation relative à l’attribution de la Croix de la Libération, le reçu du diplôme du 8 mai 1965, un bulletin d’adhésion à la Société d’entraide des Compagnons, des fiches de renseignements, 23 pièces de correspondance, des archives orales du SHD, une carte d’identité de Compagnon, une interview réalisée par Jérôme CAMILLY entre 1985 et 1990, un témoignage, plusieurs biographies, des coupures de presse et les documents relatifs au décès et à la sépulture. Le dossier physique original n’a pas été dépouillé pièce par pièce.

Une source secondaire développée signale également un dossier de carrière militaire SHD GR 14 YD 2027. Cette cote n’a pas été directement contrôlée dans l’instrument de recherche correspondant lors des présentes recherches ; elle est donc conservée comme référence secondaire à vérifier.

Observations

L’identité complète doit être précisée. La notice courante de l’Ordre utilise Georges BUIS, le répertoire GR 16 P Georges Paul BUIS, tandis que la liste alphabétique officielle des Compagnons donne Georges Paul Gabriel BUIS. Cette dernière forme, émanant elle aussi de l’Ordre de la Libération, est retenue dans la ligne d’identité.

La date et le lieu de naissance ne présentent aucune divergence sérieuse : 24 février 1912 à Saïgon sont concordants entre l’Ordre, le SHD et les sources secondaires développées.

Une divergence archivistique doit en revanche être signalée pour la Croix de la Libération. La notice institutionnelle et la liste officielle des Compagnons donnent un décret du 24 mars 1945. L’inventaire du dossier 1 A 164 décrit pourtant une « ampliation du décret » datée du 8 mars 1945, date antérieure au décret officiel publié par la base des Compagnons. En l’absence de consultation de la pièce originale, la date juridique retenue est 24 mars 1945, celle que donne la base nominative officielle de l’Ordre.

La Médaille de la Résistance est certaine puisque l’Ordre de la Libération la fait figurer dans la liste officielle de ses décorations. La date du 5 juin 1946, donnée par Wikipédia, n’a pas pu être contrôlée directement dans la base nominative de la Médaille de la Résistance au cours des présentes recherches ; elle ne doit donc pas être présentée comme définitivement vérifiée.

Le lieu exact du décès présente une variation secondaire : l’Ordre indique simplement Paris, avec une donnée informatique orientant vers le 9e arrondissement, alors qu’une source secondaire donne le 5e arrondissement. Faute d’acte d’état civil directement consulté, la présente notice conserve la formulation sûre « Paris » sans préciser l’arrondissement.

Enfin, la formule souvent employée selon laquelle BUIS aurait été « le premier » à entrer dans le nid d’aigle d’Hitler doit être maniée avec précision. L’Ordre indique qu’il y entre avec le colonel Paul RÉPITON-PRÉNEUF. Il est donc préférable de parler de leur entrée parmi les premiers Français dans le secteur de Berchtesgaden plutôt que d’attribuer à BUIS seul une priorité absolue historiquement discutée.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — identité, naissance, Saint-Cyr, carrière au Levant, création du journal clandestin de Beyrouth, évasion et ralliement aux FFL, campagne de Syrie, fonctions auprès du général CATROUX, 501e RCC, campagne de la 2e DB, grade de chef d’escadron en 1945, carrière en Indochine, au Maroc, en Iran, en Afghanistan et en Algérie, fonctions au CHEM, à l’IHEDN et à la FEDN, décès, sépulture, cote GR 16 P 96668, homologation FFL, dossier 1 A 164 et décret du 24 mars 1945 reposent sur plusieurs sources institutionnelles concordantes. Les réserves portent sur la date de l’ampliation figurant dans l’inventaire 1 A 164, sur le décret exact de la Médaille de la Résistance et sur l’arrondissement parisien précis du décès.

Chronologie

DateÉvénement
24 février 1912Naissance à Saïgon
Années 1920Études aux lycées de Toulon et Marseille puis au Prytanée de La Flèche
1932Entre à Saint-Cyr, promotion « de Bournazel »
1934Nommé sous-lieutenant
1936Nommé lieutenant
1938Demande à servir au Levant
1940Sert au 63e Bataillon de chars de combat au Liban
Juillet 1940Crée avec Pierre BLANCHET un journal clandestin à Beyrouth
Avril 1941S’évade du Liban et rejoint les FFL à Jérusalem
Juin-juillet 1941Campagne de Syrie avec la 21e Brigade australienne
5 juillet 1941Devient chef de cabinet du général CATROUX
Septembre 1943Demande et obtient son retour dans les forces combattantes
1943-1944Affecté au 501e RCC de la 2e DB
1944Commande la 1re compagnie de chars
1944-1945Écouché, Andelot, Châtel, Herbsheim puis campagne d’Allemagne
24 mars 1945Nommé Compagnon de la Libération
Mai 1945Berchtesgaden avec Paul RÉPITON-PRÉNEUF
1945Termine la guerre chef d’escadron
Août 1945Part en Indochine avec LECLERC comme chef du 3e Bureau
1945-1946Directeur de la Sûreté fédérale à Saïgon
1947-1950Directeur de l’Information à Rabat
1951-1954Attaché militaire en Iran et Afghanistan
1953Promu lieutenant-colonel
1955-1958Commande le 5e Hussards
1958-1961Commandements en Algérie
1962Directeur du cabinet militaire de Christian FOUCHET
1963Général de brigade
1963-1965Commande la 3e Brigade blindée
1966-1968Commande la 1re Division à Trèves et la zone nord FFA
1968-1969Directeur des études du CHEM
1969-1972Directeur de l’IHEDN
1971Membre du Conseil national de l’enseignement supérieur et de la recherche
1972Placé dans le cadre de réserve comme général de corps d’armée
1972-1977Président de la FEDN
12 juin 1998Décès à Paris
Juin 1998Inhumation à Belley

Tableau des divergences entre sources

Élément biographiqueSource 1Source 2Décision retenue
PrénomsOrdre : Georges BUISListe Compagnons : Georges Paul Gabriel BUIS ; SHD : Georges PaulGeorges Paul Gabriel BUIS
Décret Croix de la LibérationBase officielle : 24 mars 1945Inventaire 1 A 164 : ampliation datée 8 mars 194524 mars 1945, date institutionnelle du décret
Médaille de la RésistanceOrdre : attribution certaineWikipédia : décret du 5 juin 1946Attribution certaine ; date du décret conservée avec réserve
Lieu précis du décèsOrdre : ParisSource secondaire : Paris 5e ; donnée informatique Ordre : Paris 9eParis, arrondissement non retenu faute d’état civil directement vérifié
BerchtesgadenOrdre : entre avec RÉPITON-PRÉNEUFFormulations secondaires : « premier » au nid d’aigleParmi les premiers Français, avec RÉPITON-PRÉNEUF
Cote SHDGR 16 P 96668Nombreux autres BUIS dans le répertoireGR 16 P 96668, concordance identité-date-lieu

Sources consultées

Ordre de la Libération — Georges BUIS. Source institutionnelle principale pour Saint-Cyr, le Levant, le journal clandestin de Beyrouth, l’évasion, le ralliement aux FFL, CATROUX, le 501e RCC, la 2e DB, Berchtesgaden, la carrière d’après-guerre, le décès, la sépulture et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/georges-buis

Ordre de la Libération — Inventaire des dossiers des Compagnons, lettre B. Confirmation du dossier 1 A 164, du mémoire de proposition, des pièces relatives à l’attribution de la Croix, des archives orales, de l’interview de Jérôme CAMILLY, des correspondances, du décès et de la sépulture.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Musée de la Résistance en ligne — Répertoire SHD GR 16 P, lettres BL-BZ. Confirmation de BUIS Georges Paul, né le 24 février 1912 à Saïgon, cote GR 16 P 96668, avec homologation FFL ; contrôle des homonymes.
https://www.museedelaresistanceenligne.org/musee/doc/pdf/ressource_source/SHDGR_16P_BL-BZ.pdf

Ordre de la Libération — Liste alphabétique officielle des Compagnons de la Libération. Confirmation de l’identité Georges Paul Gabriel BUIS et de la nomination par décret du 24 mars 1945.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/liste_compagnons_0.pdf

Ordre de la Libération — 501e Régiment de chars de combat. Source pour l’identification des Compagnons issus de cette unité et le contexte de l’engagement de BUIS au sein de la 2e DB.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/taxonomy/term/69497

Ordre de la Libération — Capitaine Georges BUIS, décembre 1944. Photographie institutionnelle conservée au musée de l’Ordre de la Libération, référence 001174.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/collection/630f164418d4961067e3e32e

Le Monde — Georges BUIS, notice nécrologique du 17 juin 1998. Source contemporaine complémentaire sur sa carrière militaire, la 2e DB, ses fonctions stratégiques et son œuvre littéraire.
https://www.lemonde.fr/archives/article/1998/06/17/georges-buis_3670612_1819218.html

Wikipédia — Georges BUIS. Notice développée consultée comme source secondaire obligatoire ; utilisée avec prudence pour les prénoms, le dossier militaire complémentaire, la date attribuée à la Médaille de la Résistance et certaines précisions sur les fonctions d’après-guerre.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Buis

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