Aimé BUIX, né le 17 mai 1915 à Saint-Sauveur-Gouvernet, Drôme, France, mort le 6 février 1990 à Montpellier, Hérault, France.
Aimé Buix naît à Saint-Sauveur-Gouvernet dans une famille paysanne. Les archives communales de Buis-les-Baronnies le présentent comme issu d’une lignée très implantée localement. D’autres notices culturelles le montrent attaché à la vie et à la tradition orale des Baronnies.
Le même corpus communal indique qu’il adhère au Parti communiste français en 1936, est mobilisé en 1939, participe à la campagne de Belgique puis à Dunkerque, avant de revenir à la vie civile en 1940. Dans la Résistance, il apparaît ensuite comme l’un des organisateurs majeurs du sud de la Drôme.
Le Musée de la Résistance en ligne le rattache aux FTPF et lui attribue les alias « Bégonia » et « Monte-Christo ». Sa notice individuelle PDF, issue de la base consacrée à la Drôme et au Vercors, le situe à Buis-les-Baronnies en 1940 et confirme son ancrage dans la Résistance drômoise.
Missions et actions
Plusieurs sources concordent pour placer Aimé Buix au cœur de la formation du premier maquis FTPF du sud de la Drôme.
Un diaporama mémoriel communal cite un extrait de « La Résistance dans les Baronnies » : le 12 mars 1943, avec Paul Tagnard, Louis Borel, Bénard, Philibert, Léon Desplan, Raoul Espérandieu et d’autres patriotes, il participe à la création du premier maquis FTPF du sud de la Drôme à la grotte de Beauvoisin.
La notice sur la grotte de Beauvoisin confirme en outre sa présence auprès de Louis Borel lors des visites de mémoire postérieures, mais surtout son rôle de témoin privilégié par les notes qu’il a laissées sur les débuts du maquis. Ces notes sont utilisées comme source par le Musée de la Résistance en ligne.
Les documents communaux le présentent également comme responsable du Front national de la Résistance dans le sud de la Drôme, membre du Comité départemental de Libération, puis figure politique locale importante après-guerre.
Camarades de combat
Il est associé, dans les premiers noyaux clandestins des Baronnies, à Gaby Reynier, Louis Borel, Paul Tagnard, Léon Desplan, Raoul Espérandieu et Pierre Charransol.
Retour à la vie civile
Après la guerre, Aimé Buix joue un rôle public important dans la région. Les archives communales de Buis-les-Baronnies le présentent comme un acteur essentiel de la vie politique locale de l’après-Libération.
La notice Maitron consacrée à Suzanne Buix mentionne également qu’il est un ancien résistant, devenu maire et conseiller général. Des sources culturelles le montrent encore auteur, libraire et passeur de mémoire régionale.
Décorations
- Croix de guerre, décoration mentionnée par une source communale pour sa participation militaire de 1940 ; le décret individuel n’a pas été retrouvé dans cette recherche.
Aucune autre décoration n’a été retrouvée avec un niveau de preuve suffisant dans les bases consultées.
Lieux de mémoire
Son souvenir est entretenu dans la mémoire locale des Baronnies, notamment par l’association des Amis d’Aimé Buix et par les publications patrimoniales qui lui sont consacrées.
Références bibliographiques
La Résistance dans les Baronnies. Texte mémoriel majeur pour l’histoire locale de la clandestinité dans les Baronnies ; il est fréquemment mobilisé dans les documents communaux et muséographiques relatifs à la grotte de Beauvoisin et aux maquis du sud de la Drôme.
Contes d’un trieur d’amandes. Présentation biographique d’Aimé Buix comme homme de culture et témoin des Baronnies ; utile surtout pour la période postérieure à la guerre et son ancrage régional.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne. Notice individuelle PDF d’Aimé Buix, avec alias, domiciliation et rattachement à la Résistance drômoise. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail_pdf.php?id=14892
Ville de Buis-les-Baronnies. Répertoire communal donnant une biographie synthétique d’Aimé Buix et son rôle politique et résistant. https://www.buislesbaronnies.fr/medias/2017/01/repertoire-serie-4H-1ere-et-2eme-guerres-mondiales.pdf
Musée de la Résistance en ligne. Notice sur la grotte de Beauvoisin fondée sur les notes d’Aimé Buix, importante pour les débuts du maquis. https://museedelaresistanceenligne.org/media221-Premiers-maquisards-la-grotte-de-Beauvoisin
Maitron. Notice Suzanne Buix, utile pour confirmer le parcours politique d’après-guerre d’Aimé Buix. https://maitron.fr/buix-suzanne-nee-dumairir-suzanne-antoinette-lea/
Acte-de-deces.fr. Relevé de décès utilisé ici comme indice nominatif complémentaire pour la date et le lieu de décès d’Aimé Élie Buix ; source de commodité à manier avec prudence. https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-montpellier-1990
Observations
Une variante orthographique secondaire « Aimé Bruix » apparaît dans certaines présentations culturelles ; la forme « Buix » est toutefois celle retenue par les sources résistantes et communales.