La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

BALLATORE André

André BALLATORE, né le 7 avril 1913 à Paris (6e arrondissement), mort le 9 juin 1997 à Toulon (Var) selon le fichier des décès de l’INSEE, Français, aviateur militaire, pilote des Forces aériennes françaises libres, capitaine, Compagnon de la Libération par décret du 23 juin 1941. La notice de l’Ordre de la Libération situe son décès à « La Valette (Var) » ; cette divergence est examinée plus bas.

Jeunesse et formation

André Ballatore est le fils d’un chef pâtissier et d’une femme de maison. Titulaire du certificat d’études primaires, il travaille d’abord dans la joaillerie. Le 15 décembre 1931, il devance l’appel et s’engage dans l’Armée de l’air à Clermont-Ferrand. Il est affecté au 35e Régiment d’aviation à Lyon.

Promu sergent en 1933, il se fait remarquer lors du défilé aérien du 14 juillet 1937 : victime d’une panne alors qu’il évolue à basse altitude avec sa formation au-dessus de la région parisienne, il parvient à éviter les zones habitées et termine son atterrissage en capotant dans un terrain, sans provoquer de victime.

À la déclaration de guerre, en septembre 1939, il est sergent-chef et moniteur à l’école des sous-officiers pilotes d’Istres. Promu adjudant en janvier 1940, il est envoyé au Levant et débarque à Beyrouth en avril. Il rejoint la 2e escadrille du Groupe de chasse I/7, basée à Rayak, au Liban.

Engagement dans la Résistance

Le parcours de Ballatore bascule le 23 juin 1940. Sur ordre, une patrouille de trois avions commandée par le lieutenant Péronne, comprenant également l’adjudant-chef Coudray et André Ballatore, est envoyée auprès de la Royal Air Force à Ismaïlia, en Égypte. Lorsque l’armistice entre en vigueur, les trois aviateurs refusent de regagner leur base française et s’engagent dans la Royal Air Force.

Promu adjudant-chef, Ballatore est affecté dès sa création, le 8 juillet 1940, au No 2 French Fighter Flight. Cette petite formation française est rattachée en août au No 274 Squadron de la RAF. Ballatore effectue principalement des missions d’attaque au sol et de couverture de la flotte alliée.

En avril 1941, il s’engage officiellement dans les Forces aériennes françaises libres (FAFL) et est détaché à l’Escadrille française de chasse n° 1 (EFC 1), intégrée au No 73 Squadron de la RAF. Il fait ainsi partie des tout premiers aviateurs combattants de la France libre.

Appartenance à un réseau ou mouvement

André Ballatore n’appartient pas à un réseau clandestin de Résistance intérieure. Son engagement relève de la Résistance extérieure, de la France libre et des Forces aériennes françaises libres.

Ses principales unités de guerre sont successivement :

  • la Royal Air Force, avec le No 2 French Fighter Flight puis le No 274 Squadron ;
  • l’Escadrille française de chasse n° 1, intégrée au No 73 Squadron de la RAF ;
  • l’escadrille des avions de liaison ;
  • le G.M.I. en Syrie ;
  • le centre d’instruction de la base de Rayak ;
  • le Groupe Picardie ;
  • enfin le Groupe de chasse I/3 « Corse ».

L’instrument institutionnel consacré aux unités Compagnons confirme qu’André Ballatore est l’un des neuf Compagnons de la Libération ayant servi dans l’EFC 1.

Missions et actions

Sous les ordres du lieutenant James Denis, Ballatore participe avec l’EFC 1 à de nombreuses missions en Libye et en Crète. Au cours de ces opérations, il abat un avion ennemi. Son comportement au combat lui vaut d’être nommé très tôt Compagnon de la Libération, par décret du 23 juin 1941.

Cette attribution est particulièrement précoce : l’inventaire de son fonds personnel 1 A 46 conserve un courrier de 1941, l’extrait du décret du 23 juin 1941 et, pour une période postérieure, le reçu de son diplôme de Compagnon.

Une photographie documentée par l’Association pour la mémoire des Forces aériennes françaises libres montre Ballatore à Rayak le 1er octobre 1941, lors d’une remise de Croix de la Libération présidée par le général Catroux. Sont notamment présents James Denis, Albert Littolff et Marcel Lebois.

En juillet 1942, Ballatore est détaché à l’escadrille des avions de liaison. En septembre, il est muté au G.M.I. en Syrie, puis rejoint en juillet 1943 le centre d’instruction de la base aérienne de Rayak.

En janvier 1944, il est affecté au Groupe Picardie. Il part pour l’Afrique du Nord en août, puis rejoint en France, en novembre 1944, le Groupe de chasse I/3 « Corse ».

Promu sous-lieutenant, il multiplie alors les sorties au-dessus des territoires encore occupés. Les 11 et 20 avril 1945, il se distingue lors d’attaques contre des objectifs terrestres au cours desquelles plusieurs véhicules ennemis sont détruits. Il termine ainsi la guerre comme pilote de chasse engagé directement dans les opérations contre l’Allemagne.

Arrestation / évasion / déportation

Aucune arrestation, captivité, évasion ou déportation d’André Ballatore n’est établie par les sources consultées.

Son passage de l’armée française à la RAF en juin 1940 résulte d’un refus de regagner sa base après l’armistice, alors qu’il se trouve déjà en Égypte dans le cadre d’une mission ordonnée ; il ne s’agit donc pas d’une évasion au sens propre.

Camarades de combat

Le lieutenant James Denis est l’un de ses chefs de combat les mieux documentés. Ballatore sert sous ses ordres au sein de l’EFC 1 pendant les opérations de Libye et de Crète.

L’instrument de recherche de l’Ordre de la Libération identifie les neuf Compagnons passés par l’Escadrille française de chasse n° 1 : André Ballatore, Noël Castelain, James Denis, Louis Ferrant, Auguste Guillou, Marcel Lebois, Albert Littolff, Jean Pompei et Xavier de Scitivaux.

La documentation photographique relative à la cérémonie de Rayak du 1er octobre 1941 établit notamment la présence simultanée de Ballatore, Denis, Littolff et Lebois lors de la remise des premières Croix de la Libération aux aviateurs de la France libre.

Pour son ralliement de juin 1940, ses deux compagnons immédiats sont le lieutenant Péronne et l’adjudant-chef Coudray : tous trois refusent de revenir sous l’autorité des forces restées fidèles au gouvernement de Vichy et s’engagent dans la RAF.

Retour à la vie civile

André Ballatore demeure dans l’Armée de l’air après la Seconde Guerre mondiale. Sa carrière militaire se poursuit jusqu’au grade de capitaine.

La source secondaire consultée indique également sa participation aux guerres d’Indochine et d’Algérie, mais la notice biographique institutionnelle actuellement accessible ne détaille pas ces affectations. Faute d’avoir retrouvé dans les sources numériques consultées un état complet de ses services après 1945, il serait imprudent d’en préciser les unités ou les opérations.

Il quitte le service actif et prend sa retraite en 1959.

Il meurt le 9 juin 1997, à l’âge de 84 ans. Le fichier des décès de l’INSEE situe le décès à Toulon, tandis que l’Ordre de la Libération donne La Valette (Var) et précise qu’il y est inhumé. Cette divergence est conservée explicitement dans la présente notice.

Décorations

Commandeur de la Légion d’honneur. Source : Ordre de la Libération. Le grade de commandeur est expressément attesté. L’inventaire du fonds 1 A 46 mentionne en outre la copie d’un procès-verbal de réception dans la Légion d’honneur daté du 26 mai 1956 et la copie du décret portant promotion dans l’ordre publié au Journal officiel en 1996.

Compagnon de la Libération. Source : Ordre de la Libération. André Ballatore est nommé Compagnon par décret du 23 juin 1941. Le fonds 1 A 46 conserve l’extrait du décret.

Croix de guerre 1939-1945 avec deux citations. Source : Ordre de la Libération. La décoration et le nombre de citations sont expressément indiqués dans la notice institutionnelle. L’inventaire du fonds 1 A 46 signale également des copies de ses citations provenant du SHD.

Médaille coloniale avec agrafe « Libye ». Source : Ordre de la Libération. La décoration et l’agrafe sont expressément attestées par la notice institutionnelle.

Croix du combattant 1939-1945. Source : Ordre de la Libération. La distinction figure dans la liste institutionnelle de ses décorations.

Lieux de mémoire

Paris (6e arrondissement) est son lieu de naissance, le 7 avril 1913.

Ismaïlia, en Égypte, constitue un lieu déterminant de son parcours : c’est là que la patrouille française est mise à la disposition de la RAF en juin 1940 et que Ballatore décide, après l’armistice, de poursuivre le combat.

Rayak, au Liban, est également étroitement associé à son parcours. Il y sert avant son ralliement, y revient au cours de la guerre et y est photographié lors de la cérémonie de remise de Croix de la Libération du 1er octobre 1941.

La Libye et la Crète sont les principaux théâtres d’opérations de l’EFC 1 sur lesquels il combat en 1941.

L’Ordre de la Libération indique enfin qu’André Ballatore est inhumé à La Valette, dans le Var. L’inventaire de son fonds personnel mentionne un compte rendu des visites de sa sépulture effectuées par le Souvenir français.

Références bibliographiques

1061 Compagnons : histoire des Compagnons de la Libération, Jean-Christophe Notin, Paris, Perrin, 2000, 822 p.

Les Compagnons de l’Aube, Guillaume Piketty, Paris, Textuel, 2014, 442 p.

Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Vladimir Trouplin, Paris, Éditions Elytis, 2023, 1 600 p.

Aviateurs de la liberté : Mémorial des Forces aériennes françaises libres, Henry Lafont, Vincennes, Service historique de l’Armée de l’air, 2002, 320 p.

Croix de Lorraine et Croix du Sud 1940-1942 : aviateurs belges et de la France libre en Afrique, Vital Ferry, Paris, Éditions du Gerfaut, 2005, 286 p.

Références internet

Ordre de la Libération — notice officielle d’André BALLATORE — Source institutionnelle principale pour l’état civil, les débuts dans l’Armée de l’air, le Levant, le passage à la RAF, les FAFL, l’EFC 1, les campagnes de Libye et de Crète, les affectations ultérieures, les combats de 1945, la carrière d’après-guerre et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/andre-ballatore

Ordre de la Libération — instrument de recherche des archives des Compagnons, lettre B — Identification du fonds personnel 1 A 46, de ses documents sur la Croix de la Libération, la Légion d’honneur, les citations, le décès et la sépulture ; vérification de la cote d’homologation GR 16 P 29380.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ordre de la Libération — archives des unités militaires Compagnons — Source institutionnelle permettant de confirmer André Ballatore parmi les neuf Compagnons ayant servi à l’Escadrille française de chasse n° 1.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_unites_militaires_20260319.pdf

Association pour la mémoire des Forces aériennes françaises libres — parcours de Maurice du Boisrouvray — Source complémentaire contenant une photographie et une description de la cérémonie de remise des Croix de la Libération à Rayak le 1er octobre 1941, où André Ballatore est identifié.
https://www.france-libre.net/site/wp-content/uploads/2023/12/AMFAFL-2023-BIO-Du_BOISROUVRAY_Maurice.pdf

Wikipédia — André Ballatore — Source secondaire consultée conformément au protocole et confrontée aux sources institutionnelles, notamment pour les références bibliographiques et le contrôle du parcours général.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Ballatore

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense, Vincennes — GR 16 P 29380, André BALLATORE.

L’instrument de recherche officiel de l’Ordre de la Libération identifie explicitement le dossier d’homologation des services de Résistance GR 16 P 29380, BALLATORE André parmi les sources complémentaires conservées au Service historique de la Défense.

Le dossier original GR 16 P 29380 n’a pas été matériellement consulté pièce par pièce pour la rédaction de cette notice. La vérification porte donc sur son existence et sa cote dans l’instrument archivistique, et non sur un dépouillement direct de son contenu.

Le fonds personnel conservé par l’Ordre de la Libération est coté 1 A 46. Il couvre la période 1941-2006. L’inventaire signale notamment un courrier de 1941 et l’extrait du décret du 23 juin 1941 relatifs à la Croix de la Libération ; deux fiches de renseignements de 1963 ; des pièces provenant du SHD relatives à la Légion d’honneur, aux services militaires et aux citations ; une documentation biographique ; trois courriers relatifs au décès ; l’avis publié dans le Carnet du Jour du Figaro en 1997 ; ainsi qu’un compte rendu du Souvenir français concernant sa sépulture.

Observations

Une divergence concerne le lieu de décès. La notice de l’Ordre de la Libération donne « La Valette (Var) », alors que les données issues du fichier des personnes décédées de l’INSEE donnent Toulon, le 9 juin 1997, acte n° 1141. La date est concordante dans les deux sources. En l’état des recherches, Toulon est retenu comme lieu d’enregistrement officiel du décès, tandis que La Valette-du-Var demeure attestée par l’Ordre comme lieu associé à sa fin de vie et à son inhumation.

Son identité apparaît aussi dans des index sous la forme André Émile Ballatore. La notice de l’Ordre emploie simplement « André Ballatore » ; aucun risque sérieux d’homonymie ne subsiste lorsque sont croisés la naissance parisienne du 7 avril 1913, la carrière aéronautique et le statut de Compagnon.

La documentation institutionnelle disponible en ligne est particulièrement précise sur la période 1931-1945, mais nettement plus sommaire sur sa carrière après la guerre. Il n’a donc pas été tenté de reconstituer artificiellement ses affectations en Indochine ou en Algérie.

Indice de fiabilité de la notice

Niveau A — Fiabilité élevée.

Le parcours de 1931 à 1945 est documenté par la notice institutionnelle de l’Ordre de la Libération et complété par son fonds individuel 1 A 46, l’instrument des unités Compagnons et une documentation spécialisée sur les FAFL. Le dossier d’homologation GR 16 P 29380 est identifié par un instrument archivistique officiel. Les incertitudes résiduelles — essentiellement le lieu précis du décès et le détail de la carrière après 1945 — ont été signalées plutôt que résolues par déduction.

Chronologie

DateÉvénement
7 avril 1913Naissance à Paris (6e arrondissement).
15 décembre 1931Devance l’appel et s’engage dans l’Armée de l’air ; affecté au 35e Régiment d’aviation.
1933Promu sergent.
14 juillet 1937Se distingue par son sang-froid après une panne en vol pendant un défilé aérien.
Septembre 1939Sergent-chef moniteur à l’école des sous-officiers pilotes d’Istres.
Janvier 1940Promu adjudant.
Avril 1940Débarque à Beyrouth ; affecté au GC I/7 à Rayak.
23 juin 1940Envoyé à Ismaïlia avec la patrouille Péronne ; refuse ensuite de regagner sa base et choisit la RAF.
8 juillet 1940Affecté au No 2 French Fighter Flight.
Août 1940Le French Fighter Flight est rattaché au No 274 Squadron RAF.
Avril 1941S’engage officiellement dans les FAFL et rejoint l’EFC 1 au sein du No 73 Squadron.
Printemps 1941Missions en Libye et en Crète ; abat un avion ennemi.
23 juin 1941Nommé Compagnon de la Libération.
1er octobre 1941Présent à Rayak lors d’une cérémonie de remise de Croix de la Libération.
Juillet 1942Détaché à l’escadrille des avions de liaison.
Septembre 1942Muté au G.M.I. en Syrie.
Juillet 1943Affecté au centre d’instruction de Rayak.
Janvier 1944Affecté au Groupe Picardie.
Août 1944Part pour l’Afrique du Nord.
Novembre 1944Rejoint en France le Groupe de chasse I/3 « Corse ».
1944-1945Promu sous-lieutenant ; nombreuses missions en territoire ennemi.
11 avril 1945Se distingue lors d’attaques contre des objectifs terrestres.
20 avril 1945Nouvelle action remarquable contre des objectifs au sol.
1959Quitte le service actif avec le grade de capitaine.
9 juin 1997Décès, enregistré à Toulon ; l’Ordre de la Libération mentionne La Valette.

Tableau des divergences entre sources

ÉlémentSourceDonnéeAppréciation
Lieu de décèsOrdre de la LibérationLa Valette (Var)Source biographique institutionnelle ; peut correspondre au lieu de résidence ou à une localisation simplifiée.
Lieu de décèsFichier des décès de l’INSEEToulon (Var)Retenu pour l’état civil, avec acte de décès enregistré à Toulon.
Date de décèsOrdre de la Libération / INSEE9 juin 1997Concordance complète.

Sources consultées le 20 septembre 2026

Ordre de la Libération — notice officielle d’André BALLATORE — Source principale pour l’état civil, les débuts dans l’aviation, le Levant, le passage à la RAF, les FAFL, l’EFC 1, les opérations de Libye et de Crète, les affectations de 1942-1945, la carrière après-guerre et les décorations.
https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/andre-ballatore

Ordre de la Libération — instrument de recherche des archives des Compagnons, lettre B — Vérification du fonds personnel 1 A 46, de ses pièces relatives à la Croix de la Libération, à la Légion d’honneur, aux citations, au décès et à la sépulture, ainsi que de la cote SHD GR 16 P 29380.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_lettre_B_20250923.pdf

Ordre de la Libération — archives des unités militaires Compagnons — Vérification de l’appartenance d’André Ballatore à l’Escadrille française de chasse n° 1 et identification des autres Compagnons de cette formation.
https://www.ordredelaliberation.fr/sites/default/files/media/fichers/IR_CL_unites_militaires_20260319.pdf

Association pour la mémoire des Forces aériennes françaises libres — étude consacrée à Maurice du Boisrouvray — Contrôle complémentaire de la cérémonie de Rayak du 1er octobre 1941, avec identification de Ballatore sur une photographie de la remise des Croix de la Libération.
https://www.france-libre.net/site/wp-content/uploads/2023/12/AMFAFL-2023-BIO-Du_BOISROUVRAY_Maurice.pdf

Wikipédia — André Ballatore — Source secondaire consultée conformément au protocole, principalement pour confrontation générale et contrôle des références bibliographiques ; les données biographiques principales ont été vérifiées dans les sources institutionnelles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Andr%C3%A9_Ballatore

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