Robert Raymond Albert Georges ARON-BRUNETIÈRE, alias Bruno, Daniel, Brunetière , né le 26 janvier 1915 à Nancy (Meurthe-et-Moselle), mort le 3 février 1994 à Paris, Français.
Jeunesse et formation
Fils du professeur de médecine Max Aron, Robert Aron-Brunetière effectue ses études secondaires au lycée Fustel-de-Coulanges de Strasbourg. Il choisit lui-même la médecine, devient interne des hôpitaux en 1937 et obtient son doctorat le 5 juillet 1941.
Engagement dans la Résistance
Il entre dans la Résistance en juin 1941. Il est d’abord actif dans l’environnement de Libération-Sud, où il exerce des responsabilités paramilitaires en Auvergne. Des sources biographiques le présentent également comme chef de mission sous le pseudonyme « Bruno » et rattaché successivement à différents dispositifs clandestins, notamment Marco-Polo.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Son parcours documenté relève principalement de Libération-Sud, de l’Armée secrète, des structures nationales des maquis puis de l’état-major national FFI.
Il devient adjoint au chef de l’Armée secrète pour des fonctions relevant des opérations, puis exerce des responsabilités dans le renseignement de l’état-major national.
Le Musée de la Résistance en ligne documente un résistant ayant travaillé auprès du colonel Aron « Brunetière » au 2e bureau de l’AS avant de devenir adjoint au chef de Brick dans la région parisienne. Cette succession de fonctions ne prouve pas à elle seule qu’Aron-Brunetière ait été un responsable organique de Brick.
Missions et actions
Il participe à l’organisation des formations paramilitaires de Libération-Sud, à la préparation des parachutages et à la récupération d’armes. À Lyon, il travaille aussi à l’organisation sanitaire des maquis.
À partir d’octobre 1943, il exerce des fonctions importantes au sein de l’état-major national FFI, centralisant et exploitant des renseignements provenant des mouvements et réseaux clandestins avant leur transmission à Londres.
Arrestation / évasion / déportation
Robert Aron-Brunetière est arrêté à Lyon le 14 mars 1944 par la Milice et soumis à la torture.
Il parvient à s’évader le 5 mai 1944, gagne Paris et reprend rapidement ses responsabilités clandestines.
Il n’est pas déporté.
Camarades de combat
Son environnement comprend notamment les responsables de Libération-Sud, le général Dejussieu-Pontcarral, les cadres nationaux des maquis et de l’état-major FFI, ainsi que Jacques Monod, alors engagé dans l’état-major clandestin.
Retour à la vie civile
Démobilisé en janvier 1946, Aron-Brunetière reprend sa carrière médicale. Il devient un dermatologue reconnu, exerce en cabinet privé puis prend en 1976 la responsabilité du service de dermatologie de la Fondation Rothschild.
Il meurt le 3 février 1994 et est inhumé au columbarium du Père-Lachaise.
Décorations
- Médaille de la Résistance Française avec rosette par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 Source Ordre de la Libération. Côte du dossier : 1O1442
Source Wikipédia
- Grand officier de l’ordre national du Mérite Il est fait grand officier le 26 février 1989
- Commandeur de la Légion d’honneur Ministère des Anciens Combattants et victimes de la Guerre, décret du 13 juillet 1966
- Croix de guerre 1939-1945 avec Palme
- Médaille des évadés, Ministère de la Guerre, décret du 25 mai 1947
- Croix du combattant
- Croix du combattant volontaire
- Croix du Combattant volontaire de la résistance
- Médaille des FFL
- Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945, avec barrette France-Libération
- Croix Virtuti Militari de 5e Classe, décret du 11.6.1943
- Croix du Mérite en Or avec Glaives, décret du 25.8.1944
- Médaille commémorative de la Résistance polonaise en France, décret du 3 avril 1948.
Lieux de mémoire
Columbarium du cimetière du Père-Lachaise à Paris.
Références bibliographiques
Nouveau Dictionnaire national des contemporains, J. Robin, 1961, notice consacrée à Robert Aron-Brunetière.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne — Évasion de Lucette Choisy. Apport : mention explicite du « colonel Robert Aron Brunetière » et de ses fonctions au 2e bureau de l’Armée secrète. https://museedelaresistanceenligne.org/media11607-Evasion-de-Lucette-Choisy-du-quartier-de-la-salle-des-consigns-de-lhpital-de-la-Conception-Marseille
Association des Amis et Passionnés du Père-Lachaise — Robert Aron-Brunetière. Apport : état civil, médecine et parcours résistant. https://www.appl-lachaise.net/aron-brunetiere-pierre-1915-1994/
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier physique SHD n’a été consulté lors de la présente recherche.
Observations
La donnée fournie sur le 2e bureau de l’Armée secrète est confirmée. En revanche, l’attribution de responsabilités personnelles dans Brick à Robert Aron-Brunetière n’est pas encore suffisamment étayée. Elle ne doit donc pas être reprise comme un fait acquis sans nouvelle pièce.
Indice de fiabilité de la notice Niveau B — bon.
Chronologie
| Date | Événement |
| 26 janvier 1915 | Naissance à Nancy. 1937 — Interne des hôpitaux. Juin 1941 — Entrée dans la Résistance. 1942-1943 — Libération-Sud, Armée secrète et responsabilités opérationnelles. Octobre 1943 — Fonctions à l’état-major national FFI. 14 mars 1944 — Arrestation à Lyon. 5 mai 1944 — Évasion. 1946 — Démobilisation et reprise de la médecine. 3 février 1994 — Décès à Paris. |
Sources consultées
Musée de la Résistance en ligne — Évasion de Lucette Choisy. Vérification du 2e bureau de l’AS et de l’appellation « colonel Robert Aron Brunetière ». https://museedelaresistanceenligne.org/media11607-Evasion-de-Lucette-Choisy-du-quartier-de-la-salle-des-consigns-de-lhpital-de-la-Conception-Marseille
Association des Amis et Passionnés du Père-Lachaise — Robert Aron-Brunetière. État civil et biographie. https://www.appl-lachaise.net/aron-brunetiere-pierre-1915-1994/