La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

GALETTI Gilbert Roger

Gilbert Roger GALLETTI, né le 21 août 1911 à Marcoux (Basses-Alpes), mort le 9 mai 1975 à Saint-Crépin (Hautes-Alpes), français.

Jeunesse et formation

Les sources consultées identifient Gilbert Roger Galletti comme transporteur établi dans le Guillestrois, notamment à Eygliers. Les éléments relatifs à son enfance, à sa formation et à son service militaire n’ont pas été retrouvés avec une précision suffisante. Son identité civile est en revanche solidement établie par l’inventaire du Service historique de la Défense : né le 21 août 1911 à Marcoux, alors dans les Basses-Alpes, il possède le dossier GR 16 P 240348 et est homologué à la fois au titre des Forces françaises combattantes et des Forces françaises de l’intérieur.

Engagement dans la Résistance

Les travaux mémoriels du Guillestrois-Queyras situent son engagement organisé dès 1942, lorsque Paul Héraud lui confie la constitution d’un groupe franc dans le haut du département. Galletti cherche notamment à recruter parmi les travailleurs des chantiers de débardage d’Escreins et de Risoul. En février 1943, selon la documentation régionale, il part en Angleterre suivre une formation portant sur le sabotage, l’emploi des explosifs et la réception des parachutages. L’existence d’un dossier britannique de personnel du Special Operations Executive est signalée par un index secondaire sous la cote HS 9/555/8 ; cette cote n’ayant pas été retrouvée directement dans le catalogue en ligne des National Archives lors des présentes recherches, elle n’est pas considérée ici comme vérifiée au même niveau que la cote SHD.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Le Service historique de la Défense confirme l’homologation de Gilbert Galletti au titre des Forces françaises combattantes FFC et des Forces françaises de l’intérieur FFI. Dans l’organisation locale, il apparaît comme chef du sous-secteur du Queyras et comme responsable d’un ensemble de maquis du Guillestrois-Queyras. Le Musée de la Résistance en ligne rattache explicitement le maquis du Lauzet, installé à la fin de 1943 sur les hauteurs de La Roche-de-Rame, au maquis plus vaste formé par Galletti. D’autres documents du Service historique de la Défense légendent des photographies comme représentant « les maquisards de Gilbert Galetti, chef du sous-secteur Queyras », ce qui confirme institutionnellement sa fonction de commandement.

Missions et actions

En mai 1943, Galletti constitue à Eygliers un premier noyau de maquis du Guillestrois et organise également des groupes mobilisables demeurant dans la vie civile. Il est associé aux deux sabotages de L’Argentière-la-Bessée de novembre et décembre 1943. Les sources locales le placent aux côtés de Paul Héraud lors de la première opération ; lors de la seconde, il aurait assuré une diversion en coupant des lignes téléphoniques avant de rejoindre le commando. Le Musée de la Résistance en ligne indique avec prudence que le maquis du Lauzet, rattaché à son organisation, « aurait participé » au sabotage des conduites forcées. En 1944, ses groupes participent à la réception de parachutages et à des sabotages ferroviaires et de communications. En juillet, Galletti rencontre avec Paul Héraud des responsables des partisans piémontais afin de coordonner l’action transfrontalière. Au début d’août 1944, dans le cadre de la mission interalliée TOPLINK, Héraud le désigne comme chef du poste de commandement chargé d’organiser le Queyras en zone d’appui aux opérations alliées et partisanes.

Arrestation / évasion / déportation

Aucune arrestation, évasion ou déportation de Gilbert Galletti n’a été retrouvée dans les sources consultées. Les récits locaux indiquent que sa maison d’Eygliers fut surveillée et fouillée à plusieurs reprises par la Milice, ce qui l’aurait conduit à vivre temporairement dans son maquis. Il survit à la guerre.

Camarades de combat

Paul Héraud est la figure la plus directement liée à son parcours : il lui confie des responsabilités dans le haut des Hautes-Alpes et travaille avec lui lors des sabotages et de l’organisation du Queyras. Les photographies conservées dans les fonds du Service historique de la Défense documentent les maquisards placés sous son autorité dans le sous-secteur Queyras. Les sources relatives à TOPLINK l’insèrent également dans une coopération avec des responsables alliés et des partisans italiens.

Retour à la vie civile

Gilbert Galletti survit à la Libération. Les recherches présentes n’ont pas permis de reconstituer avec précision sa carrière professionnelle ou ses responsabilités publiques après 1945. Le fichier national des décès permet toutefois d’identifier son décès le 9 mai 1975 à Saint-Crépin (Hautes-Alpes), à l’âge de soixante-trois ans.

Décorations

Aucune décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Gilbert Galletti n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.

Lieux de mémoire

La mémoire de Gilbert Galletti est entretenue dans le Guillestrois-Queyras par les travaux historiques locaux, les cérémonies du Souvenir Français et les fonds iconographiques consacrés aux maquis des Hautes-Alpes. Le Service historique de la Défense conserve notamment des photographies légendées des maquisards de Gilbert Galetti, chef du sous-secteur Queyras. Le Musée de la Résistance en ligne conserve aussi une photographie du maquis du Lauzet et son contexte historique.

Références bibliographiques

Le temps du refus : 1940-1945 : la Résistance dans le Guillestrois-Queyras, Raymonde Meyer-Moyne, M.-C. Olivero, J. Feuillassier et al., Aix-en-Provence, Groupe Calade, 2004, 287 p. Ouvrage de référence locale qui documente l’organisation des maquis du Guillestrois-Queyras, les sabotages et le rôle de Gilbert Galletti.

La Seconde Guerre mondiale dans les Hautes-Alpes et l’Ubaye, Henri Béraud. Ouvrage de synthèse régionale cité par les travaux mémoriels haut-alpins ; il fournit le cadre général nécessaire pour replacer les maquis du Guillestrois-Queyras et leurs opérations dans l’histoire départementale.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne. La page « Photo du maquis du Lauzet » situe le camp sur les hauteurs de La Roche-de-Rame, le rattache à l’organisation de Gilbert Galetti et évoque sa participation possible au sabotage des conduites forcées ainsi que les parachutages de 1944. https://museedelaresistanceenligne.org/media11597-Photo-du-maquis-du-Lauzet-Hautes-Alpes

Musée de la Résistance en ligne – inventaire SHD GR 16 P. L’inventaire nominatif identifie Gilbert Roger Galletti, né le 21 août 1911 à Marcoux, sous la cote GR 16 P 240348, homologué FFC et FFI.

Service historique de la Défense. L’inventaire iconographique DE 2007 ZC 18 1 conserve plusieurs clichés des maquisards de Gilbert Galetti et le qualifie de chef du sous-secteur Queyras.

Bibliothèque nationale de France. Le Catalogue général confirme la référence bibliographique complète du Temps du refus, ouvrage consacré à la Résistance dans le Guillestrois-Queyras. https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39197103n

Souvenir Français Mont-Dauphin Queyras Guillestrois. Les pages consacrées au Plan de Phazy et à Bramousse documentent la fonction de Galletti dans l’organisation du Queyras, ses relations avec Paul Héraud et les opérations coordonnées avec les partisans italiens et la mission TOPLINK. https://sfgq05.fr/inauguration-bramousse/

Embrun en 1939-1945. Le portrait de Gilbert Galletti rassemble des éléments issus du Temps du refus sur son activité de transporteur, sa formation au sabotage, la création d’un noyau de maquis à Eygliers et les sabotages de L’Argentière-la-Bessée. https://embrun3945.wordpress.com/2020/05/07/gilbert-galletti-transporteur-saboteur-chef-de-maquis/

Dossier d’homologation consulté

Service historique de la Défense : GR 16 P 240348, GALLETTI Gilbert Roger, né le 21 août 1911 à Marcoux (Basses-Alpes), homologué Forces françaises combattantes et Forces françaises de l’intérieur. Fonds iconographique : DE 2007 ZC 18 1, comprenant plusieurs photographies légendées des maquisards de Gilbert Galeti/Galetti, chef du sous-secteur Queyras.

Observations

Les sources emploient les graphies « Galletti » et « Galetti ». L’inventaire nominatif du Service historique de la Défense donne GALLETTI Gilbert Roger ; cette graphie est retenue. Une source locale comporte une erreur de date en plaçant le second sabotage de L’Argentière en décembre 1944 ; la documentation concordante et la chronologie de l’opération conduisent à retenir décembre 1943. L’existence d’un dossier britannique SOE HS 9/555/8 est signalée par un index secondaire, mais n’a pas pu être contrôlée directement dans le catalogue des National Archives lors des présentes recherches.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité et l’engagement sont établis par le dossier nominatif SHD GR 16 P 240348, qui confirme les homologations FFC et FFI ; la fonction de chef du sous-secteur Queyras est en outre attestée par un inventaire iconographique du Service historique de la Défense et le parcours opérationnel est recoupé par le Musée de la Résistance en ligne et plusieurs travaux mémoriels locaux.

Chronologie

DateÉvénement
21 août 1911Naissance à Marcoux (Basses-Alpes).
1942Selon les travaux locaux, Paul Héraud lui confie la constitution d’un groupe franc dans le haut des Hautes-Alpes.
février 1943Formation au sabotage et aux parachutages en Angleterre selon les sources régionales.
mai 1943Constitution à Eygliers d’un premier noyau de maquis du Guillestrois.
14-15 novembre 1943Participation au premier sabotage de L’Argentière-la-Bessée.
23-24 décembre 1943Participation au second sabotage de L’Argentière-la-Bessée.
fin 1943Le maquis du Lauzet est rattaché à l’organisation de Galletti.
mars-avril 1944Réceptions de parachutages et développement des actions de sabotage dans le secteur.
14-15 juillet 1944Rencontres avec des responsables des partisans piémontais aux côtés de Paul Héraud.
août 1944Responsabilités dans le Queyras lors des opérations liées à la mission TOPLINK.
9 mai 1975Décès à Saint-Crépin (Hautes-Alpes).

Tableau des divergences entre sources

Élément biographiqueSource 1Source 2Décision retenue
NomSHD GR 16 P : GALLETTICertains inventaires/légendes : GalettiGALLETTI, graphie du dossier nominatif.
Second sabotage de L’ArgentièreDocumentation MVR et locale : décembre 1943Une page du Souvenir Français : décembre 1944Décembre 1943, cohérent avec l’ensemble de la chronologie et les autres sources.

Sources consultées

Musée de la Résistance en ligne. L’inventaire de la sous-série SHD GR 16 P, lettre G, a fourni l’identité complète de Gilbert Roger Galletti, sa date et son lieu de naissance, la cote GR 16 P 240348 et ses homologations FFC et FFI.

Service historique de la Défense. L’inventaire DE 2007 ZC 18 1 a fourni plusieurs légendes de photographies désignant Gilbert Galeti comme chef du sous-secteur Queyras et montrant ses maquisards.

Musée de la Résistance en ligne. La page « Photo du maquis du Lauzet (Hautes-Alpes) » a fourni l’implantation du camp, son rattachement au maquis plus vaste formé par Gilbert Galetti et les indications sur les sabotages et parachutages. https://museedelaresistanceenligne.org/media11597-Photo-du-maquis-du-Lauzet-Hautes-Alpes

Bibliothèque nationale de France. Le Catalogue général a confirmé la référence bibliographique de Le temps du refus : 1940-1945 : la Résistance dans le Guillestrois-Queyras, publié par le Groupe Calade en 2004. https://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb39197103n

Souvenir Français Mont-Dauphin Queyras Guillestrois. La page consacrée à Bramousse a apporté des éléments sur les responsabilités confiées à Galletti par Paul Héraud, les contacts avec les partisans piémontais et la mission TOPLINK. https://sfgq05.fr/inauguration-bramousse/

Embrun en 1939-1945. Le portrait « Gilbert Galletti, transporteur, saboteur, chef de maquis » a apporté des éléments issus de la mémoire locale et du Temps du refus sur sa profession, sa formation, la création du maquis d’Eygliers et les sabotages de L’Argentière. https://embrun3945.wordpress.com/2020/05/07/gilbert-galletti-transporteur-saboteur-chef-de-maquis/

Fichier national des personnes décédées, via un index de consultation. Il confirme le décès de Gilbert Roger Galletti le 9 mai 1975 à Saint-Crépin (Hautes-Alpes), né le 21 août 1911 à Marcoux. https://www.acte-deces.fr/recherche-deces-famille-galletti

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024