La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

ROUVEYROL Jean Alphonse

Jean Alphonse ROUVEYROL, né le 7 mai 1917 à Saint-Sauveur-de-Cruzières (Ardèche), mort à une date et en un lieu non retrouvés lors des présentes recherches, français. Gardien de la paix domicilié à Alès en 1940, il entre en mai 1943 dans le réseau Cotre sous la direction de Jacques Taulelle, devient agent de renseignement, appartient également au NAP-police puis rejoint en juillet 1944 un maquis de l’Armée secrète, secteur D, 68e compagnie, en Ardèche.

Jeunesse et formation

Jean Alphonse Rouveyrol naît le 7 mai 1917 à Saint-Sauveur-de-Cruzières (Ardèche). Le dossier administratif du Service historique de la Défense confirme ces éléments d’état civil sous la cote GR 16 P 525009.

En 1940, il a 23 ans, exerce comme gardien de la paix et réside à Alès (Gard).

Les sources accessibles ne fournissent pas davantage de renseignements sur son enfance, sa scolarité ou sa formation policière.

Engagement dans la Résistance

En mai 1943, Jean Rouveyrol rejoint le réseau de renseignement Cotre. Le Musée de la Résistance en ligne précise qu’il s’engage sous la direction de Jacques Taulelle et devient agent de renseignement.

Sa profession de policier lui donne une position particulièrement utile pour les activités clandestines. Les policiers résistants d’Alès peuvent transmettre des renseignements sur les enquêtes, les arrestations et l’activité des autorités, faciliter l’obtention de faux papiers et aider les personnes recherchées. Jean Rouveyrol figure parmi les policiers rattachés au NAP-police.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Les appartenances documentées de Jean Rouveyrol sont :

Réseau Cotre, réseau de renseignement lié à Phratrie et au BCRA ;

NAP-police, structure de noyautage des administrations publiques dans le milieu policier ;

Armée secrète, secteur D, 68e compagnie, en Ardèche à partir de juillet 1944.

Son dossier GR 16 P 525009 mentionne une homologation au titre des FFC et une homologation au titre des FFI, ce qui concorde précisément avec cette double phase : renseignement clandestin puis engagement armé.

Missions et actions

À partir de mai 1943, sa mission principale dans Cotre est celle d’agent de renseignement.

Son appartenance au NAP-police l’inscrit dans le travail de pénétration administrative de la police et de soutien aux organisations clandestines. Dans le contexte alésien, les policiers résistants fournissent des informations, préviennent des arrestations, procurent des faux papiers et facilitent les déplacements clandestins.

En juillet 1944, Jean Rouveyrol quitte ou complète cette activité clandestine en rejoignant le maquis de l’Armée secrète, secteur D, 68e compagnie, en Ardèche.

Il participe ainsi successivement à deux modalités complémentaires de la Résistance : le renseignement clandestin au sein de Cotre et l’engagement armé dans un maquis de l’AS.

Arrestation / évasion / déportation

Aucune arrestation, détention, évasion ou déportation de Jean Rouveyrol n’a été identifiée dans les sources consultées.

Les ressources consacrées aux policiers résistants d’Alès signalent les arrestations de plusieurs de ses collègues, mais ne mentionnent pas une arrestation de Rouveyrol ; elles indiquent au contraire qu’il rejoint un maquis de l’Armée secrète en juillet 1944.

Camarades de combat

Jacques Taulelle est le responsable sous la direction duquel Jean Rouveyrol entre au réseau Cotre en mai 1943.

Son activité professionnelle le met également en contact avec les différents policiers résistants d’Alès engagés dans le NAP, Combat, les MUR et les autres organisations locales. La source du Musée de la Résistance en ligne cite notamment plusieurs policiers alésiens, mais elle ne permet pas d’établir une relation opérationnelle personnelle de Rouveyrol avec chacun d’eux.

Retour à la vie civile

Jean Rouveyrol survit manifestement aux combats de 1944 puisque son dossier administratif est homologué après-guerre.

En revanche, sa carrière professionnelle après la Libération, sa date de décès et son lieu de décès n’ont pas été retrouvés avec suffisamment de certitude dans les ressources ouvertes consultées.

Décorations

Aucune décoration n’a pu être vérifiée avec certitude au nom de Jean Alphonse ROUVEYROL dans les sources institutionnelles consultées, notamment l’Ordre de la Libération et le Journal officiel. La Médaille militaire publiée en 2015 au nom d’Alphonse Joseph Marius Rouveyrol concerne un autre individu et ne doit pas être attribuée au résistant étudié.

Lieux de mémoire

Aucun monument, plaque ou voie portant spécifiquement le nom de Jean Rouveyrol n’a été identifié dans les sources institutionnelles ouvertes consultées.

Son parcours est néanmoins conservé dans les ressources historiques du Musée de la Résistance en ligne consacrées à la Résistance dans le Gard et aux policiers résistants d’Alès.

Références bibliographiques

Des policiers gardois dans la Résistance, Fabrice Sugier, AERI, 2009. Dans La Résistance dans le Gard. Cette étude constitue la principale source publiée retrouvée sur le parcours résistant de Jean Rouveyrol et sur le fonctionnement des réseaux clandestins au sein de la police alésienne.

Dictionnaire historique de la Résistance, François Marcot (dir.), Robert Laffont, 2006. Ouvrage général utile pour replacer Cotre, le NAP et l’Armée secrète dans l’organisation globale de la Résistance.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne. La notice « Jean Rouveyrol » donne son âge, sa profession de gardien de la paix, son domicile à Alès, ses appartenances à Cotre et au NAP-police, son entrée dans Cotre sous Jacques Taulelle en mai 1943 et son départ au maquis AS en juillet 1944. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=20080

Musée de la Résistance en ligne / Service historique de la Défense. L’index GR 16 P identifie Jean Alphonse Rouveyrol, né le 7 mai 1917 à Saint-Sauveur-de-Cruzières, sous la cote GR 16 P 525009, homologué FFC et FFI.

Musée de la Résistance en ligne. Le dossier « Des policiers gardois dans la Résistance » replace Jean Rouveyrol dans le réseau des policiers résistants d’Alès et confirme son départ vers un maquis AS d’Ardèche en juillet 1944. https://www.museedelaresistanceenligne.org/media.php?expo=&media=7994

Dossier d’homologation consulté

SHD GR 16 P 525009 — ROUVEYROL, Jean Alphonse, né le 7 mai 1917 à Saint-Sauveur-de-Cruzières (Ardèche). Le fichier indique une homologation au titre des Forces françaises combattantes et une homologation au titre des Forces françaises de l’intérieur. Le dossier physique n’a pas été dépouillé pièce par pièce.

Observations

Le contrôle des homonymes est particulièrement important pour ce patronyme. Le fichier GR 16 P distingue clairement Jean Alphonse Rouveyrol, né le 7 mai 1917 à Saint-Sauveur-de-Cruzières, de Marc Rouveyrol, Raymond Rouveyrol et d’autres personnes portant ce nom.

La Médaille militaire retrouvée sur Légifrance au nom d’Alphonse Joseph Marius Rouveyrol concerne un autre individu et a été exclue de la rubrique Décorations.

La date et le lieu de décès de Jean Alphonse Rouveyrol n’ont pas été retrouvés.

Aucune photographie individuelle certaine n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.

Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’identité et les homologations FFC/FFI sont établies par le fichier administratif du SHD ; le parcours dans Cotre, le NAP-police et l’Armée secrète est documenté par le Musée de la Résistance en ligne à partir des travaux AERI sur la Résistance dans le Gard.

Chronologie

DateÉvénement
7 mai 1917Naissance à Saint-Sauveur-de-Cruzières
1940Gardien de la paix, domicilié à Alès
mai 1943Entre dans le réseau Cotre sous la direction de Jacques Taulelle ; devient agent de renseignement
1943-1944Activité dans Cotre et le NAP-police
juillet 1944Rejoint le maquis AS, secteur D, 68e compagnie, en Ardèche
après-guerreHomologué FFC et FFI

Sources consultées

Musée de la Résistance en ligne, notice « Jean Rouveyrol », issue du CD-ROM La Résistance dans le Gard (AERI, 2009). Elle a fourni sa profession, son domicile, son engagement dans Cotre sous Jacques Taulelle, son rôle d’agent de renseignement, son appartenance au NAP-police et son passage au maquis AS. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=20080

Musée de la Résistance en ligne / Service historique de la Défense, sous-série GR 16 P, lettre R. La source a permis d’identifier sans ambiguïté Jean Alphonse Rouveyrol, né le 7 mai 1917 à Saint-Sauveur-de-Cruzières, cote GR 16 P 525009, homologué FFC et FFI.

Musée de la Résistance en ligne, « Des policiers gardois dans la Résistance », Fabrice Sugier. La source a fourni le contexte du NAP-police à Alès, les activités de renseignement et d’aide exercées par les policiers résistants ainsi que la confirmation du départ de Jean Rouveyrol vers l’Armée secrète en juillet 1944. https://www.museedelaresistanceenligne.org/media.php?expo=&media=7994

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