Jacques Edmond TAULELLE, né le 10 avril 1918 à Alès (Gard), mort le 12 juin 1944 à Neuville-sur-Saône (Rhône), français. Les dossiers du Service historique de la Défense établissent son identité et son engagement résistant ; les sources gardoises l’identifient comme l’un des organisateurs de la Résistance à Alès et comme responsable auprès duquel Jean Rouveyrol entre au réseau Cotre en mai 1943.
Jacques Edmond Taulelle naît à Alès le 10 avril 1918. Les sources ouvertes consultées n’ont pas permis de reconstituer précisément sa scolarité, sa formation professionnelle ou son activité avant l’Occupation. Son identité est toutefois parfaitement établie par le Service historique de la Défense.
Jacques Taulelle joue un rôle précoce dans la structuration de la Résistance alésienne.
L’étude du Musée de la Résistance en ligne consacrée aux policiers gardois indique qu’un petit groupe se constitue à son initiative à Alès et se rapproche de Combat puis des Mouvements unis de Résistance. Ce groupe est dirigé dès 1942 par l’inspecteur, puis commissaire, Gaston Charraix.
En mai 1943, Jean Rouveyrol entre dans le réseau Cotre sous la direction de Jacques Taulelle, ce qui confirme que Taulelle exerce à cette date une fonction de responsabilité dans l’organisation clandestine locale.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources permettent d’associer Jacques Taulelle à plusieurs composantes complémentaires de la Résistance.
Il est lié au réseau de renseignement Cotre, puisque Jean Rouveyrol est recruté sous sa direction en mai 1943.
Il est également associé aux groupes alésiens proches de Combat, puis des Mouvements unis de Résistance, et à l’activité clandestine des milieux policiers.
Son dossier administratif SHD GR 16 P 562961 porte une homologation, confirmant institutionnellement la reconnaissance de son activité résistante.
La documentation disponible montre surtout Jacques Taulelle comme un organisateur et responsable de recrutement.
À Alès, il contribue à la constitution d’un noyau résistant rapproché de Combat et des MUR. Dans le cadre de Cotre, il dirige ou encadre l’entrée en Résistance de Jean Rouveyrol, gardien de la paix devenu agent de renseignement en mai 1943.
La présence de policiers résistants dans ce dispositif favorise la collecte d’informations, l’obtention de faux papiers, la transmission d’alertes sur les enquêtes et arrestations, ainsi que l’aide aux clandestins. Les sources consultées ne permettent cependant pas d’attribuer individuellement à Taulelle chacune des opérations accomplies par ces groupes.
Arrestation / évasion / déportation
Le Service historique de la Défense conserve un dossier individuel au nom de Jacques Edmond Taulelle, cote AC 21 P 542984, dans la série consacrée aux morts en déportation. Il indique sa mort le 12 juin 1944.
Une indexation dérivée des données du SHD précise le lieu de décès : Neuville-sur-Saône (Rhône).
Les ressources accessibles en ligne ne permettent pas de reconstituer avec certitude les circonstances exactes de son arrestation, de son transfert et de sa mort. Il convient donc de ne pas préciser davantage le mécanisme de sa disparition sans consultation de son dossier AC 21 P 542984.
Jean Rouveyrol est explicitement documenté comme entrant dans Cotre sous sa direction en mai 1943.
Jacques Taulelle meurt avant la Libération, le 12 juin 1944. Il n’a donc pas connu de retour à la vie civile après-guerre.
Médaille de la Résistance Française avec rosette à titre posthume par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 Source Ordre de la Libération Côte du dossier : 1O59485
Aucune autre décoration n’a pu être vérifiée avec certitude dans les sources institutionnelles consultées, notamment l’Ordre de la Libération, le Journal officiel et les bases administratives accessibles. Aucune attribution de la Médaille de la Résistance française n’est donc affirmée dans la présente notice.
La ville d’Alès conserve sa mémoire à travers le square Jacques Taulelle. Le Musée de la Résistance en ligne situe plusieurs éléments commémoratifs de la Résistance alésienne dans ce square, notamment une plaque rappelant les combats du 21 août 1944.
Son nom figure également parmi les résistants commémorés à Alès.
Une stèle commémorative de Longessaigne comporte également le nom de Jacques Edmond Taulelle parmi les résistants et victimes de la période.
Des policiers gardois dans la Résistance, Fabrice Sugier, AERI, 2009. Contribution publiée dans le CD-ROM La Résistance dans le Gard. Cette étude constitue une source essentielle pour replacer Jacques Taulelle dans les réseaux clandestins d’Alès et dans les relations entre police, Combat, MUR, NAP et Cotre.
Dictionnaire historique de la Résistance, François Marcot (dir.), Robert Laffont, 2006. Ouvrage général permettant de contextualiser les mouvements Combat, MUR, les réseaux de renseignement et le Noyautage des administrations publiques.
Service historique de la Défense. La fiche du dossier AC 21 P 542984 donne le nom complet Jacques Edmond Taulelle, sa naissance le 10 avril 1918 à Alès et son décès le 12 juin 1944. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/en/node/419450
Musée de la Résistance en ligne / SHD. L’index GR 16 P identifie Jacques Taulelle, né le 10 avril 1918 à Alès, sous la cote GR 16 P 562961, avec homologation.
Musée de la Résistance en ligne. La notice « Jean Rouveyrol » précise qu’en mai 1943 celui-ci entre dans le réseau Cotre « sous la direction de Jacques Taulelle » et devient agent de renseignement. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=20080
Musée de la Résistance en ligne. Le dossier « Des policiers gardois dans la Résistance » indique qu’un groupe clandestin d’Alès se constitue à l’initiative de Jacques Taulelle et se rapproche de Combat puis des MUR. https://www.museedelaresistanceenligne.org/media.php?expo=&media=7994
Service historique de la Défense. L’instrument de recherche « Morts en déportation — lettres TABAC à THUILLIER » confirme l’existence du dossier AC 21 P 542984.
Dossier d’homologation consulté
SHD GR 16 P 562961 — TAULELLE, Jacques, né le 10 avril 1918 à Alès, homologué.
SHD Caen AC 21 P 542984 — TAULELLE, Jacques Edmond, dossier individuel de personnel, série des morts en déportation.
Les dossiers physiques n’ont pas été dépouillés pièce par pièce.
Les sources institutionnelles permettent d’établir sans ambiguïté l’identité de Jacques Edmond Taulelle.
Le classement de son dossier AC 21 P dans la série « Morts en déportation » et la mention d’un décès à Neuville-sur-Saône le 12 juin 1944 sont établis, mais les circonstances exactes de ce décès n’ont pas été retrouvées dans les ressources ouvertes consultées.
Aucune photographie individuelle certaine n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées.
Indice de fiabilité de la notice Niveau A — L’état civil et le décès sont établis par le SHD ; l’engagement résistant et l’homologation sont documentés par le dossier GR 16 P ; son rôle de responsable local et son lien avec Cotre sont confirmés par les ressources historiques du Musée de la Résistance en ligne.
| Date | Événement |
| 10 avril 1918 | Naissance à Alès |
| 1942 | Participation à la constitution d’un noyau résistant alésien proche de Combat et des MUR |
| mai 1943 | Responsable Cotre sous l’autorité duquel Jean Rouveyrol entre dans le réseau |
| 12 juin 1944 | Mort à Neuville-sur-Saône |
| après-guerre | Son nom est donné à un square d’Alès |
Sources consultées
Service historique de la Défense, dossier individuel de personnel AC 21 P 542984, TAULELLE Jacques Edmond. La fiche a fourni son identité complète, sa naissance à Alès le 10 avril 1918 et sa date de décès. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/en/node/419450
Musée de la Résistance en ligne / Service historique de la Défense, index de la sous-série GR 16 P, lettre T. Il a fourni la cote GR 16 P 562961 et confirmé l’homologation de Jacques Taulelle.
Musée de la Résistance en ligne, notice Jean Rouveyrol. Cette source établit que Rouveyrol entre dans Cotre en mai 1943 sous la direction de Jacques Taulelle. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personne.php?id=20080
Musée de la Résistance en ligne, « Des policiers gardois dans la Résistance ». La source attribue à Jacques Taulelle l’initiative d’un petit groupe clandestin alésien rapproché de Combat puis des MUR. https://www.museedelaresistanceenligne.org/media.php?expo=&media=7994
Service historique de la Défense, instrument de recherche des morts en déportation, AC 21 P. Il confirme le classement du dossier Jacques Edmond Taulelle sous AC 21 P 542984.