Ferréol André MATHEU, né le 18 septembre 1897 à Céret (Pyrénées-Orientales), mort le 15 novembre 1983 à Céret (Pyrénées-Orientales), français.
Issu d’une famille de petits agriculteurs de Céret, Ferréol Matheu fréquenta l’école primaire puis le cours complémentaire après l’obtention du certificat d’études. Il exerça la profession d’agriculteur. Très tôt engagé dans le mouvement ouvrier local, il rejoignit le Parti communiste dans les années qui suivirent le congrès de Tours et fut également actif dans le syndicalisme et les organisations de solidarité.
Engagement dans la Résistance
Après l’interdiction du Parti communiste en septembre 1939, Matheu participa avec Jean Paloma au maintien clandestin de l’organisation communiste dans le secteur de Céret. Il assura des liaisons avec la direction départementale, diffusa la presse clandestine et participa à des distributions de tracts. Il fut arrêté peu après la dissolution du Parti communiste, puis relâché.
Sous l’Occupation, Ferréol Matheu et Pierre Bardagué contribuèrent à la création à Céret d’une section du Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France. Son engagement s’inscrivit ensuite dans la coordination progressive des organisations résistantes du Vallespir.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Ferréol Matheu appartient au milieu communiste clandestin cérétan et au Front national. À l’été 1944, il figure parmi les résistants AS/FTPF demeurés au maquis après la mobilisation de la nuit du 5 au 6 juin, dans le cadre du maquis AS 44 du Vallespir.
Missions et actions
Les sources locales le présentent comme l’un des militants qui structurèrent la clandestinité communiste à Céret, puis comme l’un des fondateurs locaux du Front national avec Pierre Bardagué. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, lors de la constitution du maquis consécutive à l’annonce de l’imminence du débarquement, environ quatre-vingts volontaires se présentèrent ; faute d’armes et de ravitaillement, la majorité fut renvoyée. Matheu resta avec le noyau d’une quinzaine de combattants AS/FTPF qui poursuivit la vie au maquis et gagna ensuite les contreforts du Canigou.
Arrestation / évasion / déportation
Une arrestation précoce, consécutive à la dissolution du Parti communiste, est signalée par les sources militantes, avec remise en liberté rapide. Aucune déportation de Ferréol Matheu n’a été retrouvée dans les sources consultées.
Camarades de combat
Son parcours est étroitement lié à Pierre Bardagué. Dans le maquis de juin 1944, il est cité avec Pierre Mau, Jean Guisset, André Malart, Albert Zochetto et d’autres résistants cérétans, ainsi qu’avec des guérilleros espagnols présents dans le même secteur.
Retour à la vie civile
Ferréol Matheu survécut à la guerre et demeura à Céret. Les sources consultées permettent d’établir son décès dans cette commune le 15 novembre 1983, à l’âge de quatre-vingt-six ans. Son activité civique et professionnelle détaillée après 1945 n’a pas été reconstituée avec une précision suffisante pour être développée davantage.
Décorations
Aucune décoration retrouvée lors des présentes recherches dans les bases consultées ; cela ne signifie pas cependant que Ferréol Matheu n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée par les sources consultées.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire nominatif consacré à Ferréol Matheu n’a été confirmé dans les sources institutionnelles consultées.
Références bibliographiques
François MARCOT (dir.), **Dictionnaire historique de la Résistance. Résistance intérieure et France libre**, Robert Laffont, 2006. Ouvrage de synthèse utile pour replacer le Front national, les Francs-tireurs et partisans français et les dynamiques d’unification locale dans le cadre général de la Résistance intérieure.
Références internet
Fédération des Pyrénées-Orientales du Parti communiste français – Archives des mémoires. La notice mémorielle consacrée à Ferréol Matheu fournit son état civil, sa profession, son engagement communiste, son activité clandestine et son rôle dans la création locale du Front national. https://po.pcf.fr/categorie/departement/memoire-departement/
Parti communiste français – mémoire de la Libération de Céret et du Vallespir. Le récit de la mobilisation de juin 1944 cite André Matheu parmi les seize résistants AS/FTPF restés au maquis après le rassemblement initial. https://savoie.pcf.fr/taxonomy/term/31/www.fondation-copernic.org?page=382
Acte-deces.fr. L’index des décès de Céret en 1983 confirme Ferréol André Matheu, né à Céret le 18 septembre 1897 et décédé à Céret le 15 novembre 1983, acte n° 106. https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-ceret-1983
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD GR 16 P ou dossier d’homologation nominatif n’a été retrouvé lors des présentes recherches.
Observations
Les sources de mémoire locale emploient parfois la forme « André Matheu » dans les récits du maquis, tandis que l’état civil indexé donne « Ferréol André Matheu ». La concordance du lieu, du milieu militant et du parcours permet de retenir qu’il s’agit de la même personne.
Indice de fiabilité de la notice
Niveau B — Fiabilité bonne. L’état civil est confirmé par un index d’acte de décès et l’engagement résistant est documenté par plusieurs récits concordants du milieu cérétan ; l’absence de dossier d’homologation accessible limite toutefois le niveau de preuve institutionnelle.
Chronologie
| Date | Événement |
| 18 septembre 1897 | Naissance à Céret. |
| années 1920 | Engagement communiste et syndical à Céret. |
| septembre 1939-1940 | Participation à la réorganisation clandestine communiste ; arrestation puis remise en liberté. |
| vers 1941-1943 | Contribution, avec Pierre Bardagué, à la création de la section locale du Front national. |
| 5-6 juin 1944 | Reste au maquis avec le noyau AS/FTPF de Céret. |
| 15 novembre 1983 | Décès à Céret. |
Sources consultées
Fédération des Pyrénées-Orientales du Parti communiste français. La rubrique « Archives des mémoires » a fourni l’état civil, la profession et les principaux éléments de militantisme et de Résistance de Ferréol Matheu. https://po.pcf.fr/categorie/departement/memoire-departement/
Parti communiste français. Le récit commémoratif de la Libération de Céret a confirmé la présence d’André Matheu dans le noyau AS/FTPF resté au maquis en juin 1944. https://savoie.pcf.fr/taxonomy/term/31/www.fondation-copernic.org?page=382
Acte-deces.fr. L’index de l’acte n° 106 de Céret a confirmé la naissance le 18 septembre 1897 et le décès le 15 novembre 1983. https://www.acte-deces.fr/acte-de-deces-ceret-1983