La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La forme principale est « Réseau Marcel ». Il est également désigné dans certaines sources comme « réseau Abadi », en référence à ses fondateurs Moussa ABADI et Odette ROSENSTOCK. Le nom « Marcel » provient du pseudonyme utilisé par Moussa ABADI, qui se présente clandestinement sous l’identité de « Monsieur Marcel ». Il s’agit avant tout d’un réseau clandestin de sauvetage des enfants juifs, et non d’une formation armée.

Création du réseau

Le réseau est constitué à Nice, Alpes-Maritimes, France, en 1943, après l’aggravation de la persécution des Juifs et dans la perspective du remplacement de l’occupation italienne par l’occupation allemande. Moussa ABADI et Odette ROSENSTOCK décident de mettre en place une organisation destinée prioritairement à soustraire les enfants juifs aux arrestations et à la déportation.

Moussa ABADI obtient le soutien de Paul RÉMOND, évêque de Nice. Celui-ci met notamment à sa disposition un bureau à l’évêché et facilite l’accès à des établissements catholiques susceptibles de cacher des enfants.

Organisation interne

Moussa ABADI agit sous le pseudonyme de « Monsieur Marcel » et utilise la couverture d’inspecteur de l’enseignement catholique. Odette ROSENSTOCK adopte notamment l’identité clandestine de Sylvie Delattre et se présente comme assistante sociale. Les enfants pris en charge reçoivent de fausses identités, des documents d’alimentation et sont dispersés entre institutions religieuses, pensionnats et familles d’accueil.

Le réseau bénéficie de multiples relais. Paul RÉMOND et plusieurs membres du diocèse catholique apportent leur soutien. Les pasteurs Edmond EVRARD et Pierre GAGNIER participent également aux opérations de sauvetage. Huguette WAHL, de l’Œuvre de secours aux enfants, travaille avec le réseau durant l’année 1943.

Actions menées pendant la Résistance

L’activité principale consiste à identifier les enfants menacés, à leur procurer de faux papiers, à les déplacer clandestinement et à les placer dans des lieux sûrs. Les archives et la plaque mémorielle apposée à l’évêché de Nice attribuent au Réseau Marcel le sauvetage de 527 enfants juifs.

Le réseau assure également le suivi des enfants dispersés et maintient la liaison avec les personnes ou établissements chargés de les cacher. L’action n’est donc pas une opération ponctuelle mais un dispositif clandestin durable de protection.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le Réseau Marcel entretient des relations avec l’Œuvre de secours aux enfants OSE. Huguette WAHL en constitue l’un des relais. La Sixième, organisation clandestine des Éclaireurs israélites de France, participe également à certains déplacements d’enfants. Des aides financières sont apportées par le Joint.

L’efficacité du réseau repose aussi sur une coopération interconfessionnelle entre résistants juifs, catholiques et protestants.

Chefs et figures marquantes

Moussa ABADI est le cofondateur et principal organisateur clandestin. Il survit à la guerre et poursuit après 1945 des activités culturelles et mémorielles.

Odette ROSENSTOCK est cofondatrice et assure notamment le suivi des enfants cachés. Arrêtée à Nice le 25 avril 1944, elle est transférée à Drancy puis déportée à Auschwitz-Birkenau et Bergen-Belsen. Elle survit et revient en France en 1945.

Paul RÉMOND apporte au réseau la couverture institutionnelle du diocèse et l’accès à des établissements catholiques.

Huguette WAHL, assistante sociale de l’OSE, participe au réseau en 1943. Arrêtée et déportée, elle ne revient pas.

Victimes et morts

Huguette WAHL et Nicole SALON, toutes deux impliquées dans les opérations de sauvetage, sont arrêtées et meurent après leur déportation. Odette ROSENSTOCK est déportée mais survit.

Survivants identifiés

Moussa ABADI et Odette ROSENSTOCK survivent à la guerre. Les 527 enfants protégés par le réseau constituent son résultat historique le mieux établi.

Fin du réseau

La libération de la Côte d’Azur en août 1944 met progressivement fin à la clandestinité. Moussa ABADI installe alors ouvertement un service destiné à rechercher les familles survivantes des enfants. Les orphelins sans proches sont orientés vers des structures de l’OSE. Odette ROSENSTOCK rejoint Moussa après son retour de déportation en juin 1945.

Conséquences et mémoire

Une plaque commémorative apposée à l’évêché de Nice rappelle l’action du couple et le sauvetage des 527 enfants. L’association Les Enfants et Amis Abadi contribue à conserver les témoignages et la mémoire du réseau. Nice et Paris ont également consacré des lieux à Moussa et Odette ABADI.

Fiabilité A —L’existence du réseau, ses fondateurs, ses méthodes et le chiffre de 527 enfants sauvés sont établis par plusieurs sources mémorielles et institutionnelles concordantes.

Références bibliographiques

Le Réseau Marcel. Comment un homme et une femme sauvèrent 527 enfants de l’Holocauste Fred Coleman, Acropole, 2015, 379 p. Ouvrage fondé notamment sur les archives du couple et les témoignages des enfants sauvés.

Les 527 enfants d’Odette et Moussa Andrée Poch-Karsenti, Le Publieur, ouvrage consacré aux enfants cachés et aux acteurs du réseau.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne dossier sur la plaque mémorielle de l’évêché de Nice et synthèse historique du réseau. Musée de la Résistance en ligne — Réseau Marcel

Mémoire et Espoirs de la Résistance notice consacrée à Moussa ABADI. Mémoire et Espoirs de la Résistance — Moussa Abadi

Les Enfants et Amis Abadi histoire du réseau et de ses membres. Les Enfants et Amis Abadi — Réseau Marcel

Sources consultées —

MVR ; Maitron Résistance ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes ; Ordre de la Libération ; Gallica/BnF ; Service historique de la Défense ; Mémoire et Espoirs de la Résistance ; Comité français pour Yad Vashem ; Les Enfants et Amis Abadi ; AJPN.

Réseau Marcel

La forme principale est « Réseau Marcel ». Il est également désigné dans certaines sources comme « réseau Abadi », en référence à ses fondateurs Moussa ABADI et Odette ROSENSTOCK. Le nom « Marcel » provient du pseudonyme utilisé par Moussa ABADI, qui se présente clandestinement sous l’identité de « Monsieur Marcel ». Il s’agit avant tout d’un réseau clandestin de sauvetage des enfants juifs, et non d’une formation armée.

Création du réseau

Le réseau est constitué à Nice, Alpes-Maritimes, France, en 1943, après l’aggravation de la persécution des Juifs et dans la perspective du remplacement de l’occupation italienne par l’occupation allemande. Moussa ABADI et Odette ROSENSTOCK décident de mettre en place une organisation destinée prioritairement à soustraire les enfants juifs aux arrestations et à la déportation.

Moussa ABADI obtient le soutien de Paul RÉMOND, évêque de Nice. Celui-ci met notamment à sa disposition un bureau à l’évêché et facilite l’accès à des établissements catholiques susceptibles de cacher des enfants.

Organisation interne

Moussa ABADI agit sous le pseudonyme de « Monsieur Marcel » et utilise la couverture d’inspecteur de l’enseignement catholique. Odette ROSENSTOCK adopte notamment l’identité clandestine de Sylvie Delattre et se présente comme assistante sociale. Les enfants pris en charge reçoivent de fausses identités, des documents d’alimentation et sont dispersés entre institutions religieuses, pensionnats et familles d’accueil.

Le réseau bénéficie de multiples relais. Paul RÉMOND et plusieurs membres du diocèse catholique apportent leur soutien. Les pasteurs Edmond EVRARD et Pierre GAGNIER participent également aux opérations de sauvetage. Huguette WAHL, de l’Œuvre de secours aux enfants, travaille avec le réseau durant l’année 1943.

Actions menées pendant la Résistance

L’activité principale consiste à identifier les enfants menacés, à leur procurer de faux papiers, à les déplacer clandestinement et à les placer dans des lieux sûrs. Les archives et la plaque mémorielle apposée à l’évêché de Nice attribuent au Réseau Marcel le sauvetage de 527 enfants juifs.

Le réseau assure également le suivi des enfants dispersés et maintient la liaison avec les personnes ou établissements chargés de les cacher. L’action n’est donc pas une opération ponctuelle mais un dispositif clandestin durable de protection.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le Réseau Marcel entretient des relations avec l’Œuvre de secours aux enfants OSE. Huguette WAHL en constitue l’un des relais. La Sixième, organisation clandestine des Éclaireurs israélites de France, participe également à certains déplacements d’enfants. Des aides financières sont apportées par le Joint.

L’efficacité du réseau repose aussi sur une coopération interconfessionnelle entre résistants juifs, catholiques et protestants.

Chefs et figures marquantes

Moussa ABADI est le cofondateur et principal organisateur clandestin. Il survit à la guerre et poursuit après 1945 des activités culturelles et mémorielles.

Odette ROSENSTOCK est cofondatrice et assure notamment le suivi des enfants cachés. Arrêtée à Nice le 25 avril 1944, elle est transférée à Drancy puis déportée à Auschwitz-Birkenau et Bergen-Belsen. Elle survit et revient en France en 1945.

Paul RÉMOND apporte au réseau la couverture institutionnelle du diocèse et l’accès à des établissements catholiques.

Huguette WAHL, assistante sociale de l’OSE, participe au réseau en 1943. Arrêtée et déportée, elle ne revient pas.

Victimes et morts

Huguette WAHL et Nicole SALON, toutes deux impliquées dans les opérations de sauvetage, sont arrêtées et meurent après leur déportation. Odette ROSENSTOCK est déportée mais survit.

Survivants identifiés

Moussa ABADI et Odette ROSENSTOCK survivent à la guerre. Les 527 enfants protégés par le réseau constituent son résultat historique le mieux établi.

Fin du réseau

La libération de la Côte d’Azur en août 1944 met progressivement fin à la clandestinité. Moussa ABADI installe alors ouvertement un service destiné à rechercher les familles survivantes des enfants. Les orphelins sans proches sont orientés vers des structures de l’OSE. Odette ROSENSTOCK rejoint Moussa après son retour de déportation en juin 1945.

Conséquences et mémoire

Une plaque commémorative apposée à l’évêché de Nice rappelle l’action du couple et le sauvetage des 527 enfants. L’association Les Enfants et Amis Abadi contribue à conserver les témoignages et la mémoire du réseau. Nice et Paris ont également consacré des lieux à Moussa et Odette ABADI.

Fiabilité A —L’existence du réseau, ses fondateurs, ses méthodes et le chiffre de 527 enfants sauvés sont établis par plusieurs sources mémorielles et institutionnelles concordantes.

Références bibliographiques

Le Réseau Marcel. Comment un homme et une femme sauvèrent 527 enfants de l’Holocauste Fred Coleman, Acropole, 2015, 379 p. Ouvrage fondé notamment sur les archives du couple et les témoignages des enfants sauvés.

Les 527 enfants d’Odette et Moussa Andrée Poch-Karsenti, Le Publieur, ouvrage consacré aux enfants cachés et aux acteurs du réseau.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne dossier sur la plaque mémorielle de l’évêché de Nice et synthèse historique du réseau. Musée de la Résistance en ligne — Réseau Marcel

Mémoire et Espoirs de la Résistance notice consacrée à Moussa ABADI. Mémoire et Espoirs de la Résistance — Moussa Abadi

Les Enfants et Amis Abadi histoire du réseau et de ses membres. Les Enfants et Amis Abadi — Réseau Marcel

Sources consultées —

MVR ; Maitron Résistance ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes ; Ordre de la Libération ; Gallica/BnF ; Service historique de la Défense ; Mémoire et Espoirs de la Résistance ; Comité français pour Yad Vashem ; Les Enfants et Amis Abadi ; AJPN.

Réseau Marcel

La forme principale est « Réseau Marcel ». Il est également désigné dans certaines sources comme « réseau Abadi », en référence à ses fondateurs Moussa ABADI et Odette ROSENSTOCK. Le nom « Marcel » provient du pseudonyme utilisé par Moussa ABADI, qui se présente clandestinement sous l’identité de « Monsieur Marcel ». Il s’agit avant tout d’un réseau clandestin de sauvetage des enfants juifs, et non d’une formation armée.

Création du réseau

Le réseau est constitué à Nice, Alpes-Maritimes, France, en 1943, après l’aggravation de la persécution des Juifs et dans la perspective du remplacement de l’occupation italienne par l’occupation allemande. Moussa ABADI et Odette ROSENSTOCK décident de mettre en place une organisation destinée prioritairement à soustraire les enfants juifs aux arrestations et à la déportation.

Moussa ABADI obtient le soutien de Paul RÉMOND, évêque de Nice. Celui-ci met notamment à sa disposition un bureau à l’évêché et facilite l’accès à des établissements catholiques susceptibles de cacher des enfants.

Organisation interne

Moussa ABADI agit sous le pseudonyme de « Monsieur Marcel » et utilise la couverture d’inspecteur de l’enseignement catholique. Odette ROSENSTOCK adopte notamment l’identité clandestine de Sylvie Delattre et se présente comme assistante sociale. Les enfants pris en charge reçoivent de fausses identités, des documents d’alimentation et sont dispersés entre institutions religieuses, pensionnats et familles d’accueil.

Le réseau bénéficie de multiples relais. Paul RÉMOND et plusieurs membres du diocèse catholique apportent leur soutien. Les pasteurs Edmond EVRARD et Pierre GAGNIER participent également aux opérations de sauvetage. Huguette WAHL, de l’Œuvre de secours aux enfants, travaille avec le réseau durant l’année 1943.

Actions menées pendant la Résistance

L’activité principale consiste à identifier les enfants menacés, à leur procurer de faux papiers, à les déplacer clandestinement et à les placer dans des lieux sûrs. Les archives et la plaque mémorielle apposée à l’évêché de Nice attribuent au Réseau Marcel le sauvetage de 527 enfants juifs.

Le réseau assure également le suivi des enfants dispersés et maintient la liaison avec les personnes ou établissements chargés de les cacher. L’action n’est donc pas une opération ponctuelle mais un dispositif clandestin durable de protection.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le Réseau Marcel entretient des relations avec l’Œuvre de secours aux enfants OSE. Huguette WAHL en constitue l’un des relais. La Sixième, organisation clandestine des Éclaireurs israélites de France, participe également à certains déplacements d’enfants. Des aides financières sont apportées par le Joint.

L’efficacité du réseau repose aussi sur une coopération interconfessionnelle entre résistants juifs, catholiques et protestants.

Chefs et figures marquantes

Moussa ABADI est le cofondateur et principal organisateur clandestin. Il survit à la guerre et poursuit après 1945 des activités culturelles et mémorielles.

Odette ROSENSTOCK est cofondatrice et assure notamment le suivi des enfants cachés. Arrêtée à Nice le 25 avril 1944, elle est transférée à Drancy puis déportée à Auschwitz-Birkenau et Bergen-Belsen. Elle survit et revient en France en 1945.

Paul RÉMOND apporte au réseau la couverture institutionnelle du diocèse et l’accès à des établissements catholiques.

Huguette WAHL, assistante sociale de l’OSE, participe au réseau en 1943. Arrêtée et déportée, elle ne revient pas.

Victimes et morts

Huguette WAHL et Nicole SALON, toutes deux impliquées dans les opérations de sauvetage, sont arrêtées et meurent après leur déportation. Odette ROSENSTOCK est déportée mais survit.

Survivants identifiés

Moussa ABADI et Odette ROSENSTOCK survivent à la guerre. Les 527 enfants protégés par le réseau constituent son résultat historique le mieux établi.

Fin du réseau

La libération de la Côte d’Azur en août 1944 met progressivement fin à la clandestinité. Moussa ABADI installe alors ouvertement un service destiné à rechercher les familles survivantes des enfants. Les orphelins sans proches sont orientés vers des structures de l’OSE. Odette ROSENSTOCK rejoint Moussa après son retour de déportation en juin 1945.

Conséquences et mémoire

Une plaque commémorative apposée à l’évêché de Nice rappelle l’action du couple et le sauvetage des 527 enfants. L’association Les Enfants et Amis Abadi contribue à conserver les témoignages et la mémoire du réseau. Nice et Paris ont également consacré des lieux à Moussa et Odette ABADI.

Fiabilité A —L’existence du réseau, ses fondateurs, ses méthodes et le chiffre de 527 enfants sauvés sont établis par plusieurs sources mémorielles et institutionnelles concordantes.

Références bibliographiques

Le Réseau Marcel. Comment un homme et une femme sauvèrent 527 enfants de l’Holocauste Fred Coleman, Acropole, 2015, 379 p. Ouvrage fondé notamment sur les archives du couple et les témoignages des enfants sauvés.

Les 527 enfants d’Odette et Moussa Andrée Poch-Karsenti, Le Publieur, ouvrage consacré aux enfants cachés et aux acteurs du réseau.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne dossier sur la plaque mémorielle de l’évêché de Nice et synthèse historique du réseau. Musée de la Résistance en ligne — Réseau Marcel

Mémoire et Espoirs de la Résistance notice consacrée à Moussa ABADI. Mémoire et Espoirs de la Résistance — Moussa Abadi

Les Enfants et Amis Abadi histoire du réseau et de ses membres. Les Enfants et Amis Abadi — Réseau Marcel

Sources consultées —

MVR ; Maitron Résistance ; Fondation de la Résistance ; Musée de la Résistance en ligne ; Mémoire des Hommes ; Ordre de la Libération ; Gallica/BnF ; Service historique de la Défense ; Mémoire et Espoirs de la Résistance ; Comité français pour Yad Vashem ; Les Enfants et Amis Abadi ; AJPN.

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024