La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La forme « maquis de l’Espinassier » est attestée. Les sources présentent également les formes « Espinassier » et « Lespinassier ». Il s’agit d’une implantation du maquis de l’Armée juive dans la Montagne Noire, à proximité de Labastide-Rouairoux, Tarn, France. Il ne constitue donc pas une organisation sans lien avec Biques, mais une étape ultérieure de la même formation résistante.

Création du réseau

La Fondation de la Résistance établit une continuité chronologique précise : le maquis autonome de l’AJ est créé à Biques le 15 novembre 1943, déplacé à La Jasse-de-Martinou dans le secteur de Lacaune en mars 1944, puis installé à l’Espinassier le 25 avril 1944.

Un témoignage d’Henri BRODER confirme qu’après l’attaque du regroupement de la région de Lacaune au mois d’avril, les hommes gagnent la région de Labastide-Rouairoux et s’installent dans le village abandonné de Lespinassier.

Organisation interne

Pierre LOEB demeure l’un des principaux responsables du maquis de l’Armée juive et Henri BRODER son adjoint. Les recrues sont formées militairement ; le groupe assure également la préparation de certains volontaires destinés à franchir la frontière espagnole.

L’organisation se caractérise par une identité juive assumée. Les sources mémorielles signalent notamment la présence du drapeau français et du drapeau bleu et blanc portant l’étoile de David.

Actions menées pendant la Résistance

À l’Espinassier, l’activité n’est plus limitée à la seule formation de recrues. Le maquis prépare son intégration aux opérations militaires de la Libération. La documentation consacrée à Pierre LOEB attribue à l’unité de l’Espinassier une mission de sabotage contre les mouvements allemands et une participation future aux opérations du Corps franc de la Montagne Noire.

Le Mémorial de la Shoah confirme qu’un maquis de l’Armée juive est intégré au Corps franc de la Montagne Noire sous l’appellation de peloton Trumpeldor.

Liens avec d’autres réseaux ou mouvements

Le maquis relève de l’Armée juive, devenue Organisation juive de combat. Il est en relation avec l’Armée secrète du Tarn et, à compter du débarquement de juin 1944, ses combattants s’intègrent au Corps franc de la Montagne Noire. Ils y constituent le peloton Trumpeldor.

Chefs et figures marquantes

Pierre LOEB commande le groupe et assure la préparation des combattants.

Henri BRODER exerce des responsabilités d’adjoint et laisse un témoignage précis sur l’évolution du maquis entre Biques, Lacaune et l’Espinassier.

Jacques LAZARUS participe aux activités de liaison et de contrôle de l’Armée juive et apparaît dans la documentation photographique consacrée à l’Espinassier.

Jean BRAUMAN rejoint au début de 1944 le maquis de l’Armée juive à l’Espinassier avant de poursuivre le combat dans d’autres formations.

Victimes et morts

Aucune liste de morts propre au camp de l’Espinassier n’a été retrouvée. Les pertes ultérieures de l’Organisation juive de combat et du Corps franc de la Montagne Noire ne doivent donc pas être automatiquement imputées à cette implantation particulière.

Survivants identifiés

Pierre LOEB, Henri BRODER et Jacques LAZARUS figurent parmi les responsables ayant survécu à la guerre. D’autres anciens du groupe poursuivent le combat après leur passage par l’Espinassier.

Fin du réseau

L’existence autonome du camp de l’Espinassier prend fin avec l’intégration des hommes de l’Armée juive au Corps franc de la Montagne Noire CFMN, à partir de juin 1944. Le groupe constitue alors le peloton Trumpeldor et participe aux combats de la Libération.

Conséquences et mémoire

L’Espinassier représente la dernière grande implantation du maquis de l’Armée juive dans le Tarn avant son passage à une organisation militaire intégrée. La mémoire du lieu est notamment conservée par des photographies du groupe et par la documentation du Mémorial de la Shoah consacrée à la Résistance juive.

Fiabilité A —La continuité Biques–Lacaune–Espinassier, le commandement, le rattachement à l’Armée juive et l’intégration au Corps franc de la Montagne Noire sont établis par plusieurs sources concordantes.

Références bibliographiques

La Résistance juive en France Annie Latour, étude consacrée aux organisations et combattants juifs durant l’Occupation.

Organisation juive de combat : Résistance-sauvetage, France 1940-1945 documentation collective sur l’Armée juive puis l’OJC.

Références internet

Fondation de la Résistance dossier sur les maquis juifs et l’implantation de l’Armée juive dans le Tarn. Fondation de la Résistance — dossier sur les maquis juifs

Mémorial de la Shoah présentation de la Résistance juive et du peloton Trumpeldor intégré au Corps franc de la Montagne Noire. Mémorial de la Shoah — Questions fréquentes sur la Shoah et la Résistance juive

Mémorial de la Shoah témoignage d’Henri BRODER sur le parcours de l’unité jusqu’à Lespinassier. Mémorial de la Shoah — Notre Volonté

Sources consultées

Maitron Résistance : recherche effectuée, sans notice autonome exploitée.

Fondation de la Résistance : résultat positif.

Musée de la Résistance en ligne : recherche effectuée.

Mémoire des Hommes : recherche effectuée.

Ordre de la Libération : recherche effectuée.

Gallica/BnF : recherche effectuée.

SHD : recherche effectuée, sans cote autonome retrouvée dans les résultats accessibles.

Mémorial de la Shoah : résultats positifs.

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