Jean de GIVRY, alias non retrouvé lors des présentes recherches, né à une date non retrouvée, mort en déportation en Allemagne en 1945, français.
Les sources actuellement accessibles permettent d’établir que Jean de Givry appartient à une famille engagée dans la Résistance, mais elles demeurent discrètes sur sa jeunesse, sa formation et son activité professionnelle avant la guerre. Les recherches n’ont pas permis de retrouver avec certitude sa date et son lieu de naissance.
Engagement dans la Résistance
Dès les premières années de l’Occupation, Jean de Givry participe à la constitution d’un réseau de renseignement connu sous le nom de réseau Lucas. Il en assure la direction générale et organise progressivement une structure couvrant plusieurs régions françaises.
Son engagement s’inscrit dans le développement des réseaux travaillant au profit des services alliés. Il met en place une organisation clandestine chargée de recueillir des renseignements militaires sur les forces allemandes, leurs déplacements et leurs installations.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Jean de Givry est le fondateur et responsable du Réseau Lucas.
Ce réseau de renseignement travaille pour les services alliés et développe des implantations en zone occupée comme en zone sud. Il repose sur une organisation compartimentée associant agents de renseignement, courriers et responsables régionaux.
Missions et actions
En qualité de fondateur du réseau Lucas, Jean de Givry assure :
- le recrutement des premiers agents ;
- l’organisation des liaisons clandestines ;
- la centralisation des renseignements recueillis ;
- la transmission des informations vers les services alliés ;
- la coordination des responsables régionaux.
Il dirige notamment les activités auxquelles participent son épouse Marcelle de Givry et son fils Pierre de Givry, tous deux engagés dans le fonctionnement du réseau.
Les renseignements recueillis concernent principalement les installations militaires allemandes, les mouvements de troupes et les infrastructures présentant un intérêt stratégique.
Arrestation / évasion / déportation
Jean de Givry est arrêté en 1942 par les autorités allemandes.
Après plusieurs mois de détention, il est déporté en Allemagne.
Les recherches actuellement accessibles établissent qu’il ne revient pas de déportation et qu’il meurt en captivité avant la fin de la guerre.
Les circonstances précises de son décès ainsi que le camp dans lequel il est interné n’ont pas pu être établies avec certitude lors des présentes recherches.
Camarades de combat
Jean de Givry agit notamment avec :
- Marcelle de Givry, son épouse ;
- Pierre de Givry, son fils ;
- les principaux responsables du réseau Lucas.
Les recherches n’ont pas permis d’établir avec certitude la liste complète des cadres nationaux du réseau.
Retour à la vie civile
Jean de Givry meurt en déportation avant la Libération.
Décorations
Les recherches effectuées n’ont pas permis de confirmer avec certitude les décorations éventuellement attribuées à Jean de Givry dans les bases institutionnelles consultées.
Cette absence ne signifie pas qu’il n’ait reçu aucune distinction, mais seulement qu’aucune n’a pu être confirmée lors des présentes recherches.
Lieux de mémoire
Jean de Givry est cité dans les travaux consacrés au réseau Lucas et à ses membres.
Les recherches n’ont pas permis d’identifier avec certitude un lieu de mémoire spécifiquement consacré à sa personne.
Références bibliographiques
François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance. Cet ouvrage permet de replacer le réseau Lucas dans l’organisation générale de la Résistance intérieure et des réseaux de renseignement.
Le Maitron. Les recherches effectuées n’ont pas permis de retrouver une notice biographique individuelle consacrée à Jean de Givry, mais plusieurs notices relatives aux réseaux de renseignement permettent de situer son activité.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance. La notice consacrée au réseau Lucas fournit les principaux éléments relatifs à la création du réseau, au rôle de Jean de Givry, à son arrestation et à la participation de plusieurs membres de sa famille.
Musée de la Résistance en ligne. Les recherches permettent de replacer le réseau Lucas dans le contexte général des réseaux de renseignement de la Résistance.
Mémoire des Hommes. Une recherche nominative a été effectuée afin de vérifier l’existence d’un dossier individuel ou d’une fiche mémorielle.
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote nominative du Service historique de la Défense n’a pu être retrouvée avec certitude lors des présentes recherches.
Observations
Les principales sources concordent sur le rôle de Jean de Givry comme fondateur et dirigeant du réseau Lucas, sur son arrestation en 1942 et sur sa mort en déportation.
En revanche, son état civil complet, son parcours avant-guerre et les circonstances précises de sa déportation demeurent insuffisamment documentés dans les sources librement accessibles.
Indice de fiabilité Niveau A — Les responsabilités de Jean de Givry dans le réseau Lucas, son arrestation et son décès en déportation sont établis par des sources mémorielles concordantes. Les lacunes portent essentiellement sur les éléments biographiques antérieurs à son engagement résistant.
Chronologie
| Date | Événement |
| Avant 1942 | Fondation et direction du réseau Lucas. |
| 1942 | Arrestation par les autorités allemandes. |
| 1942-1945 | Déportation en Allemagne. |
| 1945 | Décès en déportation. |
Sources consultées
La notice consacrée au réseau Lucas sur Mémoire Vive de la Résistance a fourni les informations relatives à la création du réseau, au rôle de Jean de Givry, à son arrestation, à sa déportation et à la participation de Marcelle et Pierre de Givry. Elle constitue la principale source disponible pour ce parcours.