Édouard VALÉRY, alias « Lecœur », « Fernand » ou « Juste », né le 29 février 1924 à La Coquille (Dordogne), mort le 15 septembre 2010 à Sarlat-la-Canéda (Dordogne), français.
Fils de cultivateurs, Édouard Valéry passa une partie de son enfance en Dordogne avant que sa famille ne s’établisse en Corrèze. Il exerçait, comme son frère Henri, le métier d’ouvrier peintre à Brive-la-Gaillarde avant la guerre et au début de l’Occupation.
Il participa dès le début de l’Occupation aux activités clandestines des Jeunesses communistes reconstituées à Brive, notamment avec Germain Auboiroux et Jean-Baptiste Delord. Il diffusa des tracts, L’Humanité clandestine et le journal Combat. Arrêté avec son frère, il fut incarcéré à Périgueux puis détenu environ un an au centre de Mauzac. Après sa libération, il reprit l’action clandestine et organisa un groupe de Francs-tireurs et partisans.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Son appartenance aux Francs-tireurs et partisans français est confirmée. Il exerça des responsabilités en Corrèze puis en Dordogne. Les sources consultées le donnent chef départemental des FTP de Corrèze, de janvier ou mars à mai 1944, puis responsable politique régional envoyé en Dordogne jusqu’en août 1944. Elles ne le présentent pas comme « chef départemental des FTPF en Dordogne ».
Missions et actions
Édouard Valéry participa à des sabotages et à l’organisation des FTP. Le 1er mars 1944, il prit part à Tulle à l’opération qui permit de libérer Eugène Connangle et plusieurs autres détenus.
En Dordogne, il participa, comme commissaire aux opérations régionales, à la préparation de la libération des prisonniers politiques de Bergerac, réalisée le 29 juillet 1944.
Il défila à Périgueux lors de la Libération, le 24 août 1944, puis contribua au soutien logistique et financier des unités engagées dans les poches de l’Atlantique.
Arrestation / évasion / déportation
Arrêté pour activités clandestines, Édouard Valéry fut emprisonné à Périgueux puis au centre de Mauzac. Il survécut à la guerre. Aucun élément ne permet toutefois de rattacher directement sa survie aux opérations de ratissage conduites dans la forêt de la Double en mars 1944.
Camarades de combat
Parmi ses camarades et responsables figurèrent notamment son frère Henri Valéry, Germain Auboiroux, Jean-Baptiste Delord, Georges Lassalle, Louis Godefroy, Fernand Dupuy, Jean Garraud et Michel Schneersohn.
Retour à la vie civile
Après la Libération de la Dordogne, il demeura à Périgueux jusqu’en janvier 1945 afin d’assurer le soutien des unités combattant sur le littoral atlantique. Les éléments précis de sa carrière professionnelle ultérieure ne sont pas suffisamment détaillés dans les sources institutionnelles consultées.
Décorations
Médaille de la Résistance française par décret du 06 septembre 1945 JO 12 septembre 1945 source ordre de la Libération.
Côte du dossier : 1O61592
Chevalier de la Légion d’honneur — distinction mentionnée par le Maitron et Wikipédia ; dossier Léonore ou décret de nomination non retrouvé lors des présentes recherches.
Lieux de mémoire
Les sources consultées attestent sa participation au défilé de la Libération de Périgueux. Aucun lieu de mémoire individuel portant son nom n’a été confirmé.
Références bibliographiques
Quatre années dans la Résistance, Édouard Valéry. Témoignage personnel cité dans les références de sa biographie ; il constitue une source importante pour son parcours clandestin, mais son contenu intégral n’a pas été directement consulté.
Francs-tireurs et partisans français en Dordogne, ouvrage ou travail collectif cité dans les références secondaires consacrées à Édouard Valéry. Il apporte le contexte de l’organisation départementale des FTP, sans que la formulation relative au massif de la Double ait pu être vérifiée.
Références internet
Le Maitron, notice « Valéry Édouard ». Cette notice confirme son origine sociale, son métier, son engagement communiste clandestin et ses responsabilités résistantes en Corrèze et en Dordogne.
https://maitron.fr/valery-edouard/
Wikipédia, notice développée « Édouard Valéry ». Elle fournit l’état civil, les pseudonymes, les arrestations et les principales opérations auxquelles il participa. Les informations ont été recoupées avec le Maitron lorsqu’une concordance était possible.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Édouard_Valéry
Dossier d’homologation consulté
Aucune cote SHD GR 16 P ou cote de dossier d’homologation n’a été retrouvée lors des présentes recherches.
Observations
La formulation proposée est partiellement exacte :
- identité et qualité de résistant : confirmées ;
- appartenance aux FTPF : confirmée ;
- survivant de la guerre : confirmé ;
- chef départemental des FTPF en Dordogne : non confirmé et probablement inexact ; il fut chef départemental en Corrèze, puis responsable politique régional en Dordogne ;
Indice de fiabilité Niveau B — L’identité et le parcours résistant général sont solidement établis, mais la fonction départementale et le rattachement particulier à la forêt de la Double doivent être corrigés.
Chronologie
| Date | Événement |
| 29 février 1924 | Naissance à La Coquille. |
| 1940-1941 | Premières activités clandestines à Brive. |
| 1941-1942 | Arrestation et détention à Périgueux puis à Mauzac. |
| 1er mars 1944 | Participation à la libération d’Eugène Connangle à Tulle. |
| Janvier ou mars-mai 1944 | Chef départemental des FTP de Corrèze. |
| Mai-août 1944 | Responsable politique régional des FTP en Dordogne. |
| 29 juillet 1944 | Participation à la préparation de la libération de la prison de Bergerac. |
| 24 août 1944 | Défilé de la Libération à Périgueux. |
| 15 septembre 2010 | Mort à Sarlat-la-Canéda. |
Tableau des divergences entre sources
| Élément biographique | Formulation proposée | Sources consultées | Décision retenue |
| Fonction FTP | Chef départemental en Dordogne | Chef départemental en Corrèze, puis responsable régional en Dordogne | Formulation corrigée |
| Secteur d’action | Massif de la Double | Activités attestées en Corrèze et en Dordogne, sans spécialisation confirmée dans la Double | Non retenu |
| Ratissages | Survivant des ratissages de la Double | Arrestation antérieure et survie à la guerre confirmées | Lien direct non établi |
Sources consultées
Le Maitron. La notice « Valéry Édouard » a fourni les éléments relatifs à son origine sociale, à son activité clandestine et à son appartenance aux FTP.
https://maitron.fr/valery-edouard/
Wikipédia. La notice « Édouard Valéry » a permis de préciser son état civil, ses pseudonymes, son arrestation, ses responsabilités successives et sa participation à la libération des détenus de Bergerac.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Édouard_Valéry
Le Maitron. La notice consacrée à Jean-Baptiste Delord confirme les premières activités clandestines menées avec Édouard Valéry et Germain Auboiroux.
https://fusilles-40-44.maitron.fr/delord-robert-jean-baptiste/