Giuseppe GOLIN, dit Joseph Golin, né le 24 juillet 1907 à Monteforte d’Alpone, Vérone, Italie, mort le 15 février 1945 au camp annexe de Vaihingen, Bade-Wurtemberg, Allemagne, reconnu « Mort pour la France ».
Il émigre en France au milieu des années 1920 et s’installe à Hayange, Moselle, France. En 1936, il épouse Véra Tomassoni, également issue de l’immigration italienne. Le couple a un fils, Daniel, né en 1939. À partir de 1937, Giuseppe Golin travaille comme aide-mineur aux Forges de Hayange et de Moyeuvre.
Engagement dans la Résistance
Antifasciste, Giuseppe Golin appartient vraisemblablement à la section clandestine communiste de Hayange. Les travaux de Cédric Neveu et les archives du Fort de Queuleu le rattachent au Groupe Mario animé par Jean Burger.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il appartient au Groupe Mario, principal mouvement de Résistance communiste de Moselle annexée.
Missions et actions
Les sources disponibles ne permettent pas de détailler ses actions clandestines. Son engagement antifasciste et son appartenance au Groupe Mario sont attestés. Il agit dans le bassin industriel de Hayange.
Arrestation / déportation
Giuseppe Golin est arrêté le 30 mai 1944. Il est interné au camp spécial SS du Fort de Queuleu. Le 27 juin 1944, il est transféré au camp de concentration de Natzweiler-Struthof où il reçoit le matricule 18180.
Le 4 septembre 1944, il est transféré à Dachau sous le matricule 99354. Le 19 septembre 1944, il rejoint le Kommando de Bensheim-Auerbach dépendant de Natzweiler, où il reçoit le matricule 35854. Le 6 février 1945, il est transféré au camp de Vaihingen, devenu un véritable mouroir pour les détenus épuisés et malades.
Il y meurt le 15 février 1945. Depuis 1958, il repose dans la nécropole nationale du Struthof.
Camarades de combat
Giuseppe Golin appartient au Groupe Mario fondé autour de Jean Burger. Il évolue dans les milieux résistants du bassin sidérurgique de Hayange.
Retour à la vie civile
Giuseppe Golin meurt en déportation et ne connaît pas la Libération.
Décorations
La qualité de « Mort pour la France » est attestée par les sources consultées. Aucune autre décoration n’a été retrouvée dans les bases consultées.
Lieux de mémoire
Son corps repose depuis 1958 dans la nécropole nationale du Struthof. Son nom est présent dans les documents mémoriels du Fort de Metz-Queuleu.
Références bibliographiques
Le Groupe Mario : une page de la Résistance lorraine. Léon Burger, Imprimerie Louis Hellenbrand, Metz, 1965 et 1985. Témoignage historique sur les membres du Groupe Mario.
La Gestapo en Moselle. Une police au cœur de la répression nazie. Cédric Neveu, Éditions du Quotidien, Strasbourg, 2015. Étude sur la répression allemande en Moselle.
La Résistance en Moselle annexée. Le groupe « Mario ». Cédric Neveu, Éditions du Quotidien, Strasbourg, 2015. Ouvrage de référence sur le Groupe Mario.
Références internet
Association du Fort de Metz-Queuleu. Notice biographique détaillée de Giuseppe Golin. https://www.fort-queuleu.com/giuseppe-golin/
Mémoire Vive de la Résistance. Avis de recherche concernant Joseph Golin et sa famille. https://mvr.asso.fr/avis-de-recherche-2/
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier individuel du Service historique de la Défense n’a été retrouvé dans les ressources consultées.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 24 juillet 1907 | Naissance à Monteforte d’Alpone, Italie |
| Milieu des années 1920 | Installation à Hayange, Moselle, France |
| 1936 | Mariage avec Véra Tomassoni |
| 1937 | Travail aux Forges de Hayange et Moyeuvre |
| 30 mai 1944 | Arrestation |
| 27 juin 1944 | Déportation à Natzweiler |
| 4 septembre 1944 | Transfert à Dachau |
| 19 septembre 1944 | Transfert à Bensheim-Auerbach |
| 6 février 1945 | Transfert à Vaihingen |
| 15 février 1945 | Mort en déportation |
Observations
Les formes Giuseppe Golin et Joseph Golin sont toutes deux rencontrées dans les sources. Son appartenance au Groupe Mario est bien attestée, mais son activité clandestine précise reste peu documentée. Les informations proviennent principalement des travaux de Cédric Neveu, des archives de l’Association du Fort de Metz-Queuleu, de l’International Tracing Service et d’archives familiales. Aucun dossier SHD n’a été retrouvé.
La présente notice relève du niveau de fiabilité B. Aucune homonymie problématique n’a été relevée.
Sources consultées le 10 juin 2026
Association du Fort de Metz-Queuleu. Notice biographique de Giuseppe Golin. https://www.fort-queuleu.com/giuseppe-golin/
Maitron Résistance. Recherche effectuée. https://maitron.fr/
Fondation de la Résistance. Recherche effectuée. https://www.fondationresistance.org/
Musée de la Résistance en ligne. Recherche effectuée. https://museedelaresistanceenligne.org/
Mémoire des Hommes. Recherche effectuée. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Ordre de la Libération. Recherche effectuée. https://www.ordredelaliberation.fr/
Base Léonore. Recherche effectuée. https://www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr/
Gallica BnF. Recherche effectuée. https://gallica.bnf.fr/
Service historique de la Défense. Recherche effectuée. https://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/
International Tracing Service (Bad Arolsen). Mentionné parmi les sources utilisées par l’Association du Fort de Metz-Queuleu. https://arolsen-archives.org/