La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

SOLDANI Édouard alias Valmy,

Édouard Soldani, alias Valmy, né le 7 mars 1911 à Les Mayons, Var, France, mort le 3 avril 1996 à Draguignan, Var, France. Nationalité française.

Issu d’un milieu modeste en Provence, il s’oriente vers l’enseignement après des études à l’école normale de Draguignan, Var, France. Il devient instituteur puis professeur de cours complémentaire.

Très tôt engagé en politique, il adhère à la SFIO (Section française de l’Internationale ouvrière) durant les années 1930 et s’implique activement dans le syndicalisme enseignant au sein du Var.

Engagement dans la Résistance

Il refuse la défaite de 1940 et s’engage immédiatement dans l’action clandestine contre le régime de Vichy et l’occupant. Il participe activement à la structuration des premiers noyaux socialistes clandestins dans le Midi.

Ses compétences d’organisateur le conduisent à prendre des responsabilités majeures au sein des Mouvements Unis de la Résistance (MUR) dans la région du Var.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Il appartient au mouvement Combat, puis intègre la direction départementale des Mouvements Unis de la Résistance (MUR) du Var.

Il assume la responsabilité spécifique du Noyautage des Administrations Publiques (NAP) et surtout du Recrutement, Organisation, Propagande (ROP), dont il devient le chef départemental pour le Var.

Il est également homologué au sein des Forces Françaises de l’Intérieur (FFI).

Missions et actions

Sous l’alias Valmy, il supervise le recrutement des agents clandestins, diffuse la presse interdite et organise les structures administratives parallèles en vue de la Libération.

Il coordonne les liaisons entre les différents maquis du Var et prépare les plans de sabotage des voies de communication pour freiner les troupes allemandes lors du débarquement de Provence. En 1944, il est nommé membre du Comité départemental de Libération (CDL) du Var.

Arrestation / évasion / déportation

Traqué par la Gestapo et les services de police de Vichy, il parvient à échapper aux arrestations grâce à de fréquents déplacements et à l’usage de fausses identités, poursuivant son action dans la clandestinité jusqu’à la Libération du département en août 1944.

Camarades de combat

Il travaille en étroite collaboration avec Jean Charlot, Henry de Géraudan et Michel de Camaret, ainsi qu’avec les responsables des réseaux de parachutage et les dirigeants locaux du Front National et des FTPF pour unifier les actions militaires dans le Var.

Retour à la vie civile

Après la guerre, il entame une carrière politique de premier plan. Il devient secrétaire fédéral de la SFIO du Var. Il est élu sénateur du Var en 1946 et conserve son mandat parlementaire jusqu’en 1989.

Parallèlement, il est élu maire de Draguignan, Var, France, de 1959 à 1984, et président du Conseil général du Var de 1956 à 1985. Il joue un rôle considérable dans la reconstruction et la modernisation des infrastructures hospitalières et routières de son département.

Décorations

  • Officier de la Légion d’honneur Décret du 14 juillet 1978 JO du 16 juillet 1978 (Source : Archives du Sénat, dossier individuel).
  • Croix de guerre 1939-1945 avec palme Décret du 20 janvier 1946 JO du 22 janvier 1946 (Source : Recoupement base SHD).
  • Médaille de la Résistance française par décret du 23 octobre 1945 JO 24 octobre 1945 source ordre de la libération.
  • Côte du dossier : 1O58493

Lieux de mémoire

Le complexe hospitalier de Draguignan ainsi qu’un boulevard principal portent le nom d’Édouard Soldani à Draguignan, Var, France.

Un espace culturel porte également son nom dans sa commune natale des Mayons, Var, France.

Références bibliographiques

Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français. La notice rédigée par Jean-Marie Guillon détaille de manière rigoureuse l’engagement syndical, les responsabilités au sein du ROP du Var et l’itinéraire politique d’Édouard Soldani.

Références internet

Wikipédia. Notice biographique extrêmement détaillée couvrant son parcours dans la Résistance varoise et sa longue carrière de parlementaire et d’élu local. https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Soldani

Mémoire des Hommes. Fiche d’homologation officielle attestant de l’attribution de la Médaille de la Résistance française au titre de son activité clandestine. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/ark:/40699/m005a29471ab188c

Le Maitron. Notice biographique axée sur son engagement politique, syndical et son rôle de direction au sein des mouvements clandestins du Var. https://maitron.fr/spip.php?article131422

Sénat français. Base de données des anciens sénateurs retraçant l’ensemble de sa carrière parlementaire de la IVe et Ve République et ses distinctions officielles. https://www.senat.fr/senateur/soldani_edouard58941a.html

Dossier d’homologation consulté

Service Historique de la Défense, Vincennes. Dossier GR 16 P 550604 (SOLDANI, Édouard). Statut : FFI / DIR (Déportés et Internés de la Résistance – homologation globale du statut de Résistant).

Observations

Les sources concordent parfaitement sur son rôle de premier plan en tant que responsable du service ROP (Recrutement, Organisation, Propagande) au sein des MUR du Var. le site de l’ordre de la libération le fait naitre le 19 septembre 1911 aux Les Arcs, 83 – Var, France. Nous maintenons Les Mayons, commune qui l’a honoré d’un centre culturel.

Indice de fiabilité : Niveau A Personnalité politique d’envergure, bénéficiant d’une notice détaillée sur Wikipédia, d’un dossier complet au SHD et d’une notice biographique dans le dictionnaire d’histoire politique (Le Maitron).

Sources consultées le 3 juin 2026

  • Mémoire des Hommes (Bases de l’Ordre de la Libération, des Médaillés de la Résistance et des Titres de Résistants) : Consultation des fiches individuelles pour la vérification des cotes SHD, des alias et des décrets de décoration. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
  • Le Maitron – Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier et social : Consultation des notices biographiques d’Édouard Soldani et d’Edgar Tailhades pour l’établissement de leurs parcours civils, syndicaux et résistants. https://maitron.fr/
  • Sénat français : Consultation des fiches historiques des anciens sénateurs de la IVe et de la Ve République pour la validation des dates de mandats et des décrets de la Légion d’honneur. https://www.senat.fr/
  • Base Léonore (Archives nationales) : Consultation du dossier de Victor de Cessole pour l’établissement de son statut civil et de sa décoration. https://www.base-leonore.archives-nationales.gouv.fr/
  • Wikipédia : Exploitation des notices détaillées pour le développement des sections relatives à la vie civile, la jeunesse et la postérité des trois personnalités. https://fr.wikipedia.org/

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