La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

DUMONT-GUILLEMET René alias Armand,

René DUMONT-GUILLEMET, alias Armand, né le 15 mars 1908 à Boulogne-Billancourt, Hauts-de-Seine, France, mort le 4 mai 1944 à Épernay, Marne, France.

Originaire de la région parisienne, René Dumont-Guillemet effectue des études supérieures et se lance dans une carrière industrielle. Homme de forte culture et doté d’un grand sens de l’organisation, il se montre très attentif à l’évolution de la situation politique européenne à la fin des années 1930. Mobilisé au début de la guerre, il assiste impuissant à la défaite des armées françaises en 1940.

Engagement dans la Résistance

Désireux de poursuivre la lutte par tous les moyens, il décide de quitter la France pour rejoindre le Royaume-Uni. Il parvient à rallier Londres où ses aptitudes et sa détermination attirent l’attention des services secrets britanniques.

Recruté par la section F du Special Operations Executive (SOE), il suit un entraînement rigoureux et intensif aux techniques de sabotage, de cryptographie, d’armement et d’organisation des réseaux clandestins sur le sol occupé.

Après sa formation, il est parachuté en France et se voit confier la direction du réseau Spiritualist, une branche majeure du SOE britannique travaillant en étroite coordination avec les structures militaires de la Résistance intérieure française, notamment le réseau Armand nommé d’après son propre pseudonyme de guerre.

Missions et actions

En tant que chef du réseau Spiritualist, René Dumont-Guillemet supervise l’organisation de parachutages d’armes, de munitions et de matériel d’émission dans toute la zone au nord et à l’est de Paris.

Il coordonne l’action de plusieurs groupes paramilitaires, dont le bataillon ANY dirigé par Charles Hildevert.

Sa zone géographique d’opération englobe une grande partie de la Seine-et-Marne et de l’Oise. Il planifie les opérations de harcèlement des convois logistiques allemands et prépare activement l’insurrection armée liée au débarquement allié. Sa présence et ses directives structurent les maquis du secteur d’Oissery.

Arrestation / évasion / déportation

En raison de l’intensification de ses activités et des dénonciations qui frappent les réseaux SOE au printemps 1944, la Gestapo parvient à identifier sa cachette. René Dumont-Guillemet est arrêté à Épernay lors d’une réunion de coordination.

Transféré et interrogé sous la torture, il refuse de livrer les plans de son organisation. Les sources indiquent qu’il meurt des suites de ses blessures ou est exécuté au début du mois de mai 1944.

Camarades de combat

Il travaille de concert avec l’agent de liaison Adrien Chaigneau, parachuté pour l’assister, et maintien des contacts étroits avec les commandants de groupes locaux comme Charles Hildevert en Seine-et-Marne.

Mort en captivité pour la cause de la Libération avant le déclenchement de l’opération d’Oissery, il n’a pas eu de parcours civil après le conflit .

Décorations

  • Chevalier de la Légion d’honneur Décret du 16 janvier 1946 JO du 22 janvier 1946
  • Croix de guerre 1939-1945 avec palme Décret du 16 janvier 1946 JO du 22 janvier 1946
  • Médaille de la Résistance française avec rosette Décret du 20 novembre 1946 JO du 5 décembre 1946

Lieux de mémoire

Son nom est commémoré sur le mémorial SOE de Valençay dans l’Indre, qui honore les agents de la section F tombés pour la libération de la France, ainsi que sur une plaque commémorative à Épernay.

Références bibliographiques

SOE in France, livre de référence de Michael R. D. Foot décrivant par le menu le rôle des réseaux britanniques et l’action d’Armand sur le territoire occupé.

Références internet

Wikipédia Article biographique complet détaillant la trajectoire, l’entraînement et les missions de René Dumont-Guillemet au sein du SOE. https://fr.wikipedia.org

Fondation de la Résistance Notice historique sur le fonctionnement et les chefs du réseau Spiritualist dans le bassin parisien. https://www.fondationresistance.org

Dossier d’homologation consulté Dossier conservé aux Archives nationales britanniques à Kew (Kew Gardens) sous la référence HS 9/631/2, et au Service historique de la Défense sous la cote GR 16 P 204312.

Observations La chronologie indique qu’il fut le concepteur initial du réseau qui mena l’opération d’Oissery, bien qu’il ait été arrêté avant l’assaut final d’août 1944 qui coûta la vie à la famille Hildevert. Indice de fiabilité : A — (Notice biographique disposant d’un dossier historique complet au SOE) Recoupée sur Wikipédia.

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