La gare de triage de Miramas est l’un des nœuds ferroviaires les plus importants du Sud-Est de la France pour l’armée allemande. Le contexte est celui de l’insurrection générale préparant le futur débarquement de Provence. L’intérêt tactique est de bloquer les renforts allemands devant remonter vers le Nord ou se positionner sur le littoral méditerranéen.
Le sabotage se déroule dans la nuit du 11 au 12 juin 1944 à Miramas, Bouches-du-Rhône, France. Un commando de la résistance locale, agissant dans le cadre du plan Vert après le débarquement en Normandie, s’introduit dans l’important complexe ferroviaire de triage. Les résistants déposent des charges de plastic sur les aiguillages principaux et sous les locomotives en stationnement. L’explosion simultanée détruit plusieurs machines et paralyse les dispositifs de triage, rendant impossible la formation de nouveaux convois militaires. Le bilan immédiat est l’immobilisation de milliers de tonnes de fret destinées au front et la coupure de la voie vers Marseille.
Héros et figures marquantes
Robert DAMY dirige le groupe de choc des Forces Françaises de l’Intérieur qui mène l’assaut contre le centre de triage. Il coordonne l’action avec les cheminots résistants pour maximiser les dégâts matériels tout en évitant les pertes civiles. Il survit à l’opération et participe à la libération de la ville.
Victimes
Il n’y a pas de victimes déclarées au sein du groupe de sabotage, mais la répression allemande qui suit l’attentat conduit à l’arrestation de plusieurs suspects dans la population civile de Miramas.
Survivants
L’ensemble du commando parvient à se replier dans les collines environnantes après l’explosion. Robert DAMY a continué son action dans la résistance jusqu’en août 1944.
Conséquences
Le triage reste inutilisable pendant plus de dix jours, perturbant gravement la logistique allemande dans toute la Provence. Cette action renforce le moral de la population locale et confirme l’efficacité des plans de sabotage coordonnés par Londres et Alger. Une citation collective a été attribuée aux cheminots de Miramas après la guerre.
Mémoire et lieux commémoratifs
Place des Résistants en centre-ville commémorant l’action de juin 1944 à Miramas, Bouches-du-Rhône, France.
Stèle à la mémoire des cheminots morts pour la France située dans l’enceinte de la gare de triage de Miramas, Bouches-du-Rhône, France.
Références bibliographiques
La Résistance dans le Var et les Bouches-du-Rhône, Jean-Marie GUILLON, Autres Temps, 2004. Cet ouvrage détaille l’organisation des maquis provençaux et les actions spécifiques menées contre le réseau ferré.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne Présentation des actions du plan Vert en zone Sud et focus sur les nœuds ferroviaires de Provence. http://www.museedelaresistanceenligne.org/
Sources consultées : Maitron Résistance, SHD, Fondation de la Résistance, Gallica BnF, Mémoire des Hommes. Date de vérification : 26 avril 2026.