Suzanne Léone Marcelle AGASSE, née le 7 août 1924 à Galié, Haute-Garonne, France, morte le 23 mai 1944 à Saint-Gaudens, Haute-Garonne, France.
Suzanne Léone Marcelle Agasse naît à Galié, dans un milieu familial directement impliqué dans l’environnement résistant du Comminges. Elle est la fille de Victor Jean Joseph Agasse et de Marie Jeanne Victorine Bordères. Les informations familiales la présentent comme une jeune femme de 19 ans, mère célibataire d’une petite fille de deux ans au moment de sa mort. Les sources consultées ne permettent pas de préciser sa formation scolaire ou professionnelle.
Une divergence documentaire existe toutefois sur la date de naissance : les informations familiales donnent le 7 août 1924, tandis que l’instrument descriptif du Service historique de la Défense pour le dossier « AGASSE, SUZANNE JEANNE » indique le 4 août 1924 à Galié, Haute-Garonne.
Engagement dans la Résistance
Les éléments transmis par la famille indiquent que la maison des Agasse à Galié servait de point d’appui aux activités de Résistance liées à Louis Bordes et aux filières d’évasion pyrénéennes. Suzanne Agasse y aurait exercé des fonctions de messagère pour les maquis. Cette présentation concorde avec le contexte local rappelé par l’article de Petite République, qui la désigne comme « porteuse de messages pour la Résistance », et avec le récit historique de Jackie Mansas, selon lequel la maison familiale était utilisée pour préparer un départ clandestin vers l’Espagne.
Les bases ouvertes consultées n’ont pas permis d’identifier, à son nom, une notice détaillée sur Wikipédia ou sur le site de l’Ordre de la Libération. Elles n’ont pas davantage permis de rattacher Suzanne Agasse à un réseau homologué précis par une cote SHD nominative certaine. En l’état de la recherche, son engagement est donc attesté par les sources familiales et par des sources mémorielles locales, mais son réseau exact n’est pas documenté avec la même précision que celui de Jean Marie Louis Bordes ou de Marcelle Bordères.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées ne permettent pas d’attribuer avec certitude Suzanne Agasse à un réseau ou mouvement déterminé. Les informations familiales la placent dans l’orbite des activités de passage menées autour de Louis Bordes, en lien avec les réseaux d’évasion pyrénéens. L’article de Petite République et le texte de Jackie Mansas confirment au minimum son rôle de soutien et de messagère au sein d’un milieu résistant actif à Galié.
Missions et actions
Suzanne Agasse apparaît comme une jeune auxiliaire de la Résistance locale. Les informations familiales la décrivent comme messagère pour les maquis. Le récit historique publié par Jackie Mansas et repris par Petite République montre que, dans la nuit du 23 mai 1944, la maison des Agasse accueillait plusieurs personnes engagées dans la préparation d’un passage clandestin vers l’Espagne avec Louis Bordes comme guide ; cela confirme que le domicile familial s’inscrivait dans la logistique résistante locale.
Les sources consultées ne permettent pas de reconstituer un corpus plus détaillé de missions nominativement attribuées à Suzanne Agasse avant mai 1944. Il n’est donc pas possible, à ce stade, de préciser la fréquence de ses liaisons, l’étendue de sa zone d’action ou son éventuelle appartenance administrative à un maquis donné.
Arrestation / évasion / déportation
Suzanne Agasse n’a pas été déportée. Elle est mortellement atteinte lors d’une opération allemande menée contre la maison familiale à Galié dans la nuit du 22 au 23 mai 1944. L’article de Petite République, reprenant les travaux de Jackie Mansas, rapporte qu’un groupe relevant de la Greinzpolizei quitte Luchon pour surprendre les résistants ; la maison est prise sous le feu, des grenades sont lancées et les résistants couvrent la fuite des femmes et des enfants.
L’article précise que Suzanne Agasse « mourait à Galié » après avoir été atteinte au cours de cette attaque, tandis que les informations familiales indiquent qu’elle est grièvement blessée, laissée agonisante, puis transportée à l’hôpital de Saint-Gaudens où elle décède le lendemain matin. Ces deux versions sont compatibles sur le fond, mais diffèrent sur le lieu exact du décès médicalement constaté.
Les informations familiales attribuent la responsabilité de l’opération à Karl Dethlefs. Le billet de Jackie Mansas sur les hommes de Dethlefs replace effectivement l’épisode dans la séquence d’exactions conduites par Charles Dethlefs, chef de la Greinzpolizei à Luchon, et indique qu’il cherchait à identifier la maison servant de base aux réunions clandestines et aux passages vers l’Espagne.
Un autre billet de Jackie Mansas, signalé par le moteur de recherche, précise que Suzanne Agasse figure sur la plaque du monument aux morts local ; ce point relève d’une source mémorielle locale et demanderait une vérification directe sur le terrain ou par archives communales.
Camarades de combat
Les sources consultées permettent de situer Suzanne Agasse dans l’entourage résistant de Louis Bordes et de sa famille. Le récit de Jackie Mansas mentionne la présence, au domicile des Agasse, de « Madame Agasse et ses enfants », de Suzanne, d’autres membres de la famille, d’une visiteuse nommée Madame Salinas, ainsi que de Louis Bordes, au moment où se prépare un nouveau passage vers l’Espagne.
Les deux petites sœurs de Suzanne, selon les informations familiales, auraient été blessées lors de l’attaque après avoir pu s’échapper avec la famille et Louis Bordes. Ce point n’a pas été recoupé par une source institutionnelle ouverte dans cette recherche.
Retour à la vie civile
Suzanne Agasse meurt à 19 ans avant la Libération. Elle n’a donc pas connu de retour à la vie civile.
Décorations
Mention « Morte pour la France » Instruction ministérielle n° 103-207 du 11 juin 1947, mention signalée par la notice MémorialGenWeb fournie par l’utilisateur ; la page n’a pas pu être ouverte directement dans l’outil en raison d’une erreur d’encodage, mais elle est cohérente avec les autres sources mémorielles consultées.
Aucune autre décoration trouvée dans les bases consultées.
Lieux de mémoire
Les sources mémorielles locales indiquent que Suzanne Agasse figure sur une plaque du monument aux morts. Cette information provient du blog de Jackie Mansas et n’a pas été recoupée ici par une source communale ou photographique officielle.
Les informations familiales mentionnent qu’aucun autre lieu de mémoire spécifique n’est actuellement identifié.
Références internet
Service historique de la Défense / FranceArchives. Le signalement du dossier individuel « AGASSE, SUZANNE JEANNE » confirme l’existence d’un dossier nominatif dans les fonds de la Résistance et apporte une donnée d’état civil, avec une date de naissance indiquée au 4 août 1924 à Galié. https://francearchives.gouv.fr/facomponent/69af029271314f20938aeadac3919671eefc2575
Petite République. Article mémoriel publié en mai 2024 rappelant qu’« il y a 80 ans » Suzanne Agasse, porteuse de messages pour la Résistance, fut tuée lors de l’attaque allemande de Galié ; le texte reproduit des extraits de travaux de Jackie Mansas. https://www.petiterepublique.com/2024/05/26/le-23-mai-1944-suzanne-agasse-porteuse-dun-message-pour-la-resistance-etait-tuee-par-la-gestapo/
Les caps bourrut des Pyrénées. Blog de Jackie Mansas, historienne, replaçant l’attaque de Galié dans la série d’exactions conduites par Dethlefs et rappelant le rôle du village comme base de Résistance et point de départ vers l’Espagne. https://capsbourrutdespyrenees.over-blog.com/2019/06/3-les-hommes-de-dethlefs-et-leurs-exactions-de-mars-a-aout-1944.html
Les caps bourrut des Pyrénées. Autre billet de Jackie Mansas mentionnant la présence du nom de Suzanne Agasse sur la plaque du monument aux morts local. https://capsbourrutdespyrenees.over-blog.com/2021/04/2.html
MémorialGenWeb. Notice signalée par l’utilisateur pour la mention « Morte pour la France » avec renvoi à l’instruction ministérielle du 11 juin 1947 ; la page n’a pas pu être lue directement dans l’outil en raison d’une erreur d’encodage. https://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/complementter.php?id=581613
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier d’homologation nominatif consulté directement.
Un dossier individuel de personnel « AGASSE, SUZANNE JEANNE » est signalé dans les instruments de recherche du Service historique de la Défense et de FranceArchives, mais n’a pas pu être ouvert intégralement dans cette recherche.
Observations
Divergence entre sources sur la date de naissance : 7 août 1924 selon les informations familiales ; 4 août 1924 selon le signalement du dossier SHD/FranceArchives.
Divergence de formulation sur le lieu du décès : l’attaque a lieu à Galié ; les informations familiales donnent un décès à l’hôpital de Saint-Gaudens le 23 mai 1944, tandis que la source mémorielle locale résume l’événement comme une mort survenue à Galié.
Les bases principales consultées n’ont pas permis d’identifier une notice détaillée sur Wikipédia, sur le site de l’Ordre de la Libération, ni une cote SHD plus précise directement lisible en ligne pour son activité résistante propre.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 7 août 1924 | Naissance à Galié, Haute-Garonne, France, selon la famille |
| 1943-1944 | Activité de soutien et de messagerie au sein du milieu résistant local, selon les sources familiales et mémorielles |
| Nuit du 22 au 23 mai 1944 | Attaque allemande contre la maison des Agasse à Galié |
| 23 mai 1944 | Mort de Suzanne Agasse des suites de ses blessures |
| 11 juin 1947 | Attribution signalée de la mention « Morte pour la France » |
Sources consultées
Mémoire Vive de la Résistance, recherche nominative sur mvr.asso.fr : aucune notice exacte retrouvée au nom de Suzanne Léone Marcelle Agasse.
Service historique de la Défense / FranceArchives, notice « Dossier individuel de personnel de AGASSE, SUZANNE JEANNE » : confirmation de l’existence d’un dossier nominatif et indication d’une naissance au 4 août 1924 à Galié.
Petite République, article du 26 mai 2024 : rappel mémoriel de l’attaque de Galié et qualification de Suzanne Agasse comme porteuse de messages pour la Résistance.
Blog de Jackie Mansas, « Galié 23 mai 1944 : les SS de la Greinzpolizei se vengent… » : contextualisation des exactions de Dethlefs et du rôle de Galié comme base de Résistance.
MémorialGenWeb, notice fournie par l’utilisateur : mention signalée « Morte pour la France », instruction ministérielle n° 103-207 du 11 juin 1947 ; page non lisible directement via l’outil.
