La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

MOTHET Jean

Jean MOTHET, né le 27 juillet 1923 à Dijon, Côte-d’Or, France, mort le 11 mai 1944 à Dijon, Côte-d’Or, France.

Jean Mothet est le fils de Jean-Baptiste Mothet, employé de chemin de fer, et de Marie-Louise Grapin. Il réside avec sa famille au 32 rue de la Prévôté à Dijon. Après sa scolarité, il entre à la SNCF comme apprenti puis devient ajusteur aux ateliers de Dijon-Perrigny. Son environnement familial et professionnel est marqué par une forte culture ouvrière et syndicale.

Il refuse de se soumettre au Service du travail obligatoire (STO) et choisit la clandestinité. Son engagement est motivé par ses convictions antifascistes. Il rejoint les Francs-tireurs et partisans français (FTPF) au début de l’année 1944. Il est intégré au détachement Bir-Hakeim, une unité mobile réputée pour sa discipline et son efficacité dans les sabotages ferroviaires.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Jean Mothet opère au sein du maquis de Lusigny-sur-Ouche sous l’autorité des chefs FTP de la Côte-d’Or. Ce groupe est rattaché au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France. Sa zone d’action se concentre sur les vallées de l’Ouche et de l’Arroux, zones stratégiques pour le ravitaillement de l’occupant.

Il participe à plusieurs opérations de sabotage visant à ralentir le trafic ferroviaire allemand vers le front. Le détachement dont il fait partie est également chargé de collecter des armes et des vivres pour soutenir la croissance des effectifs du maquis dans le secteur de l’Auxois.

Arrestation / évasion / déportation

Le 30 mars 1944, suite à une dénonciation ou une surveillance accrue, les forces de répression allemandes et la Milice encerclent le maquis de Lusigny-sur-Ouche.

Jean Mothet est capturé les armes à la main lors de l’assaut. Il est interné à la prison d’Havercamp à Dijon.

Le 3 mai 1944, il comparaît devant le tribunal militaire de la Feldkommandantur 669 qui le condamne à mort pour activité de franc-tireur.

Camarades de combat

Il est arrêté avec ses compagnons d’armes, notamment Émilienne Noé, et subit la répression en même temps que d’autres résistants du groupe de la SNCF engagés dans les FTP.

Retour à la vie civile

Jean Mothet n’a pas survécu au conflit. Il a été fusillé le 11 mai 1944 à 7 heures 12 au stand de tir de Dijon. Avant son exécution, il a pu écrire une dernière lettre à sa famille exprimant son courage et son attachement à la France.

Décorations

  • Médaille de la Résistance française Décret du 3 juillet 1946 JO du 11 juillet 1946

Lieu de mémoire

Son nom est gravé sur le monument aux morts des ateliers SNCF de Dijon-Perrigny, Côte-d’Or, France. Il figure également sur le mémorial des fusillés du stand de tir de Dijon. Une rue de Dijon porte son nom en hommage à son sacrifice.

Références bibliographiques

Le Maitron : Dictionnaire biographique des fusillés et exécutés 1940-1944. Cette notice de référence rédigée par Jean-Louis Ponnavoy retrace le parcours militant et les derniers instants de Jean Mothet à la prison de Dijon.

Références internet

Maitron Résistance Le site fournit la notice biographique complète incluant les informations sur le procès et l’exécution. https://fusilles-40-44.maitron.fr/?article=161208

Mémoire des Hommes Base des fusillés du Mont-Valérien et autres lieux d’exécution confirmant la mention Mort pour la France. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Dossier d’homologation consulté

Dossier de résistant au Service historique de la Défense (SHD), Vincennes : cote GR 16 P 432249.

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