La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

La grotte du Maquis, située dans les bois de Lusigny-sur-Ouche, a servi de refuge à un groupe d’environ vingt résistants du secteur de l’Auxois entre le 20 février et le 30 mars 1944.

Les sources mémorielles locales et touristiques concordent sur cet ordre de grandeur et sur le fait que les habitants de Lusigny-sur-Ouche, Grandmont et Écutigny assuraient leur ravitaillement.

Le 30 mars 1944, le maquis est encerclé au bois de Pommeret par les forces allemandes, à la suite d’une dénonciation selon les sources touristiques et mémorielles locales. Le bilan retenu par les sources les plus concordantes est de dix résistants perdus, dont neuf tués au combat et un, Jean MOTHET, capturé puis fusillé à Dijon.

Une divergence demeure sur les effectifs exacts au moment de l’assaut. Le dossier pédagogique Canopé consacré au témoignage d’Émilienne NOÉ indique que, sur les dix-neuf hommes qui parviennent à se sauver au moment de l’attaque, seuls neuf survivront ensuite, tandis que les notices mémorielles locales et le Maitron mettent surtout en avant le bilan final de dix victimes liées à l’affaire de Lusigny. Cette divergence doit être signalée comme une incertitude de détail sur le nombre précis de présents et de fuyards, non sur le fait de l’attaque ni sur le nombre des morts retenus par la mémoire locale.

Circonstances

L’événement s’inscrit dans la montée en puissance des maquis de Côte-d’Or au début de 1944, au moment où l’afflux de réfractaires au STO pousse de petits groupes à se cacher dans les zones boisées du département. Les ressources pédagogiques régionales et les instruments d’archives signalent qu’à la veille de l’été 1944 plusieurs maquis existent dans le sud-ouest de la Côte-d’Or, dont le groupe René-Laforge, ultérieurement homologué dans les dossiers FFI du SHD. Le site de Lusigny relève donc d’un contexte local de clandestinité rurale, d’hébergement dispersé et de ravitaillement assuré par des civils.

Héros et figures marquantes

Jean MOTHET est la figure nominativement la mieux documentée dans les ressources mémorielles en ligne consultées pour cet épisode : il appartient au groupe frappé à Lusigny-sur-Ouche, est capturé lors de l’attaque du 30 mars 1944 puis fusillé à Dijon.

Émilienne NOÉ, dite Mimi, est attestée comme agente de liaison du maquis de Lusigny ; les ressources mémorielles de Côte-d’Or indiquent qu’elle participait aux liaisons et que son arrestation le 30 mars 1944 s’inscrit dans le même épisode répressif, avant sa déportation.

Henri FOURNIER, son père, est également mentionné comme participant au ravitaillement du groupe avec d’autres habitants.

Le rattachement organique détaillé de chaque maquisard de la grotte n’est pas entièrement explicité dans les sources ouvertes consultées.

En revanche, la mémoire départementale relie clairement le secteur d’Arnay-le-Duc et de la vallée de l’Ouche à l’organisation mise sur pied par Jean NASICA, futur chef de la compagnie René-Laforge, dont le rôle dans les combats du secteur de Lusigny est rappelé par le Musée de la Résistance en ligne.

Victimes

Les victimes nommément retenues par la mémoire locale pour le combat de Lusigny-sur-Ouche sont Jean CONTOUR, Marcel ENGEL, Marcel GINDREY, Pasquale PALERMO, Gaston PARIS, Raymond PAUTRAS, Maurice PIERREL, Roger RICHARD, Rémi TRANCHANT et Jean MOTHET.

Les neuf premiers sont présentés comme morts au combat le 30 mars 1944, tandis que Jean MOTHET est identifié comme capturé puis fusillé à Dijon. Les notices du Maitron confirment individuellement plusieurs de ces noms et les rattachent au combat du bois de Pommeret.

Survivants

Les sources consultées n’ont pas permis d’établir en accès libre une liste nominative complète des survivants du groupe retranché dans la grotte.

Elles attestent cependant la survie d’Émilienne NOÉ, agent de liaison arrêtée le 30 mars 1944 puis déportée, qui a ensuite témoigné de l’épisode dans des ressources mémorielles filmées.

La documentation pédagogique consultée indique aussi qu’une partie des hommes parvint à s’échapper lors de l’attaque, mais sans que les noms de tous ces rescapés soient fournis dans les sources ouvertes dépouillées ici.

Conséquences

À l’échelle locale, le combat du bois de Pommeret devient un épisode majeur de la mémoire résistante de la vallée de l’Ouche. Il illustre à la fois la fragilité des petits maquis du printemps 1944, dépendants des soutiens villageois, et la brutalité de la répression allemande après dénonciation.

À l’échelle mémorielle départementale, l’affaire de Lusigny est restée associée au souvenir des morts du maquis et à celui d’Émilienne NOÉ, dont le parcours de déportée prolonge la mémoire de l’événement au-delà du seul combat.

Mémoire et lieux commémoratifs

Un monument souvenir situé à Lusigny-sur-Ouche, au carrefour de la D970 et de la route d’Écharnant, rappelle les morts du 30 mars 1944 ; la mémoire locale y associe spécialement Jean MOTHET et ses camarades. Un autre monument, au cimetière de Flavigny-sur-Ozerain, est dédié aux victimes du combat de Lusigny-sur-Ouche et rappelle nominativement les dix résistants liés à l’affaire. La grotte elle-même est signalée sur place par une plaque et un panneau mémoriel selon les ressources locales.

Références bibliographiques

Résistance en Côte-d’Or. Tome II, Gilles Hennequin, Heuilley-sur-Saône, 1996. Cet ouvrage est présenté dans les catalogues de bibliothèque comme un panorama des groupes armés et des groupements politiques engagés dans la Résistance côte-d’orienne. Il est utile pour replacer le maquis de Lusigny dans la géographie départementale des organisations clandestines. Il constitue une base de contexte solide sur les maquis, les structures et les acteurs de Côte-d’Or.

Résistance en Côte-d’Or. Tome V, Gilles Hennequin. Ce volume, conservé et signalé par Gallica, appartient à une série de référence sur la Résistance dans le département. Les éléments visibles dans le descriptif montrent qu’il traite à la fois de la débâcle, des ultimes combats, des passeurs, des réseaux, des organisations clandestines et des maquis de l’est du département. Il est utile pour élargir la recherche quand la documentation strictement centrée sur Lusigny demeure fragmentaire.

Maquis au Val de Saône. Contribution à l’histoire de la Résistance en Côte-d’Or (juin-septembre 1944), J.-M. Marilier. Même s’il porte sur un autre secteur et une période un peu plus tardive, cet ouvrage éclaire le fonctionnement des maquis côte-d’oriens, leurs conditions de vie et leurs opérations. Il aide à replacer Lusigny dans l’histoire plus générale des formations armées du département. Son intérêt est surtout comparatif et contextuel.

La Résistance en Bourgogne et Franche-Comté, récits choisis et présentés par le colonel Rémy, 2 tomes, Genève, 1975. Cet ensemble, signalé par les résultats bibliographiques accessibles, offre une vision plus large de la Résistance régionale. Il ne remplace pas les travaux spécialisés sur la Côte-d’Or mais permet de situer Lusigny dans un cadre bourguignon et franc-comtois plus vaste. Il peut servir d’ouvrage d’arrière-plan pour la mémoire régionale.

Résistance en Côte-d’Or. Charlie, Jeannine, Fernando, Maxime et les autres. Passeurs et réseaux. Les organisations clandestines en Côte-d’Or. Les maquis dans l’est du département, Gilles Hennequin. Le descriptif accessible montre qu’il s’agit d’une synthèse très large sur les filières, les organisations clandestines et les maquis côte-d’oriens. Pour une base documentaire, cet ensemble est précieux parce qu’il articule biographies, structures et implantation territoriale. Il complète utilement les notices ponctuelles du Maitron et les mémoriaux locaux.

Références internet

Maitron, la notice « Lusigny-sur-Ouche (Côte-d’Or), combat du Bois-de-Pommeret 30 mars 1944 » et les notices individuelles associées constituent la base prosopographique la plus utile pour l’événement. On y trouve le rappel du combat, le ravitaillement par les habitants des communes voisines et l’identification d’une partie des victimes. Ces notices sont indispensables pour vérifier les noms et le cadre chronologique. https://maitron.fr/lusigny-sur-ouche-cote-dor-combat-du-bois-de-pommeret-30-mars-1944/

ResistantsDeportes21, site mémoriel départemental lié au travail pédagogique autour de la mémoire résistante en Côte-d’Or, apporte des éléments très précis sur la mémoire locale de Lusigny-sur-Ouche. Il fournit le bilan retenu par la mémoire départementale, le cas de Jean MOTHET, la liste des dix victimes, ainsi que les lieux commémoratifs à Lusigny et à Flavigny-sur-Ozerain. Il complète utilement le Maitron sur l’ancrage mémoriel local. https://www.resistantsdeportes21.com/elements-1/lusigny-sur-ouche et https://www.resistantsdeportes21.com/copy-of-items/flavigny-sur-ozerain

Réseau Canopé / Les Résistances parcours pédagogiques, dans le dossier pédagogique consacré à Émilienne NOÉ, apporte un témoignage recoupé sur le ravitaillement du maquis, le rôle d’agent de liaison d’Émilienne et la répression du 30 mars 1944. Cette ressource est particulièrement utile pour documenter la place des civils et des jeunes femmes dans l’environnement immédiat du maquis. Elle doit cependant être lue en parallèle des sources mémorielles pour les questions d’effectifs. https://cdn.reseau-canope.fr/archivage/valid/N-9551-14153.pdf

Office de tourisme Pouilly-Bligny / Bourgogne Tourisme, ces ressources locales ne remplacent pas les bases historiques, mais elles conservent la mémoire matérielle du site et rappellent la localisation de la grotte, sa fonction de refuge, sa datation principale et le souvenir d’un encerclement du maquis le 30 mars 1944. Elles sont utiles pour la topographie mémorielle et la désignation actuelle du lieu. https://www.tourismepouillybligny.fr/sit/grotte-du-maquis et https://www.burgundy-tourism.com/natural-sites/grotte-du-maquis

Musée de la Résistance en ligne, même si le site ne fournit pas ici de fiche détaillée sur le combat de Lusigny lui-même, il apporte un cadre très utile sur Jean NASICA et sur l’organisation résistante de la vallée de l’Ouche. Cette ressource permet de replacer Lusigny dans un ensemble plus large de combats et de structures FFI en Côte-d’Or. https://museedelaresistanceenligne.org/media9515-Stle-la-mmoire-de-Jean-Nasica-Arnay-le-Duc-Cte-dOr

Sources consultées Mémoire Vive de la Résistance, Maitron Résistance, Musée de la Résistance en ligne, Fondation de la Résistance, Gallica BnF, Musée de la Résistance en ligne pour les instruments SHD, Réseau Canopé, ResistantsDeportes21, Office de tourisme Pouilly-Bligny, Bourgogne Tourisme, Wikipédia à titre de contrôle ponctuel non déterminant.

Lettre d'information

Les derniers PDF

AG MVR 2025

Messe de la France Libre en Hommage au Général De Gaulle à l’occasion du 55eme anniversaire de sa mort

Cérémonie Commémorative LA CROIX VALMER – Square du Souvenir – 15 AOUT 2025

MARSEILLE-FETE-DU-14-JUILLET-2025

Commémoration de la Bataille de Bir Hakeim

CEREMONIE-COMMEMORATIVE-DU-8-MAI-1945-A-MARSEILLE

Appel à cotisation 2025

RAPPORT AG MVR 13 DECEMBRE 2024