Solange Rose Marguerite ALEXANDRE, née le 9 septembre 1922 à Mamers, Sarthe, France, date de décès non établie dans les sources consultées.
Née à Mamers, Solange Dubuisson est la fille d’Albert Dubuisson, ancien gendarme puis employé de préfecture. Élevée dans un milieu fortement patriotique, elle est étudiante à l’École normale du Mans lorsque éclate la Seconde Guerre mondiale.
L’Ordre de la Libération indique qu’elle effectue sa première mission de transport de messages en septembre 1941. Wikipédia précise que son entrée en Résistance se fait grâce au lieutenant Saïd Belhaffaf, ami de son père, et qu’elle agit alors comme agent de liaison sous le pseudonyme « Corlay ».
Elle agit d’abord pour le groupe « Paul », puis, à partir de juin 1942, au sein de l’Organisation civile et militaire. Les sources secondaires consultées la rattachent aussi aux FFI à la fin de la guerre.
Missions et actions
Les sources institutionnelles et secondaires concordent pour établir qu’elle assure des liaisons et du renseignement dans l’Ouest.
Nommée professeur de gymnastique au collège de Mamers en octobre 1943, elle prend contact avec un groupe de résistants voulant former un maquis dans la région de Ruillé-sur-Loir.
À partir d’avril 1944, elle est convoyeuse de volontaires pour le maquis de la Chenuère qu’elle a constitué avec Michel Gadois ; elle y conduit des réfractaires au STO, des aviateurs américains abattus et des Russes déserteurs de l’Organisation Todt.
Wikipédia ajoute qu’elle est l’une des fondatrices et chef du maquis du Pas-de-bœuf, à la tête d’une trentaine d’hommes, et qu’elle participe à la libération de Tours et de sa région.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne signalent ni arrestation, ni internement, ni déportation. Elles mentionnent en revanche l’attaque du 8 août 1944 à la Durtière, au cours de laquelle le maquis doit se replier et où Michel Gadois est tué.
Camarades de combat
Les sources consultées permettent d’identifier Saïd Belhaffaf, Michel Gadois, Jean Gadois et Guy Deliot parmi les personnes les plus directement associées à son parcours résistant.
Retour à la vie civile
À la fin de la Libération régionale, elle est nommée chef départemental du service social des FFI, avec le grade de lieutenant selon Wikipédia.
Elle épouse Guy Deliot au Mans le 7 avril 1945 et a trois enfants. En 1951, elle suit son mari muté en Nouvelle-Calédonie, où elle devient secrétaire générale de la Chambre d’agriculture de Nouméa faute de poste d’enseignante.
Après la mort de son mari en Martinique en 1960, elle revient au Mans et reprend son métier d’institutrice jusqu’à sa retraite en 1978. En 1981, elle épouse Bernard Alexandre. Les sources secondaires la montrent encore active publiquement lors de son centenaire en 2022.
Décorations
- Médaille de la Résistance française. Décret du 15 octobre 1945. JO du 19 octobre 1945.
- Croix de guerre 1939-1945. Mentionnée par Wikipédia ; décret non retrouvé dans cette recherche.
- Croix du combattant volontaire de la Résistance. Mentionnée par Wikipédia ; décret non retrouvé dans cette recherche.
- Croix du combattant volontaire. Mentionnée par Wikipédia ; décret non retrouvé dans cette recherche.
- Médaille commémorative de la guerre 1939-1945, agrafe Libération. Mentionnée par Wikipédia ; décret non retrouvé dans cette recherche.
Lieux de mémoire
La commune de Loir-en-Vallée, à Ruillé-sur-Loir, l’a faite citoyenne d’honneur et a rebaptisé en 2022 la place de la mairie « Solange Dubuisson Alexandre ».
Références bibliographiques
Antoine Louvard, Solange s’engage dans la Résistance. Ouvrage signalé par Wikipédia parmi les références consacrées à Solange Alexandre ; il éclaire directement son parcours résistant et justifie d’être retenu ici comme repère bibliographique principal.
Références internet
Ordre de la Libération. Notice de médaillée donnant l’état civil, l’alias, l’entrée dans la clandestinité, l’activité au sein de l’OCM, la constitution du maquis et la concession de la médaille. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/medailles/solange-rose-marguerite-alexandre
Wikipédia. Notice détaillée exploitée ici comme source secondaire pour le développement du maquis du Pas-de-bœuf, l’après-guerre, les distinctions complémentaires et le lieu de mémoire de Ruillé-sur-Loir. https://fr.wikipedia.org/wiki/Solange_Alexandre
Dossier d’homologation consulté
Dossier SHD non consulté directement ; cote 1O20300 signalée par l’Ordre de la Libération.
Observations
Une notice détaillée existe sur Wikipédia et a été utilisée pour développer la partie postérieure à 1944. La date de décès n’a pas été établie dans les sources consultées ; au contraire, des sources secondaires la montrent vivante lors d’hommages publics en 2022.
Sources consultées le 3 avril 2026
Ordre de la Libération, notice « Solange Rose Marguerite Alexandre » : identité, alias, groupe Paul, OCM, maquis, médaille.
Wikipédia, notice « Solange Alexandre » : développement du maquis du Pas-de-bœuf, rôle FFI, parcours après-guerre, distinctions, lieu de mémoire.
Photographie retrouvée dans les bases officielles consultées.