André DUFOUR, alias Olivier, né le 13 août 1909 à Paris, France, mort le 11 novembre 1995 à La Tronche, Isère, France. Nationalité française.
André Dufour est issu d’un milieu ouvrier ; il est le fils d’un ouvrier du livre et d’une ouvrière du textile. Après le départ de sa famille pour Lyon en 1917, il obtient son certificat d’études, travaille comme garçon de courses, puis suit des cours du soir qui le conduisent au métier d’aide-comptable.
Militant communiste installé à Grenoble après 1936, André Dufour devient administrateur du Travailleur alpin dès 1936, membre du bureau régional en 1937 puis trésorier régional en 1938. Passé dans la clandestinité sous le pseudonyme d’Olivier, il fait partie des responsables du PCF clandestin en Isère.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources consultées le rattachent au Parti communiste clandestin, au Front national de lutte pour la libération et l’indépendance de la France en Isère, et plus largement au dispositif de Résistance communiste dauphinoise. Les sources consultées ne permettent pas d’établir avec certitude une cote SHD nominative dans cette recherche.
Missions et actions
Le rôle d’André Dufour dans l’histoire du Travailleur alpin est bien attesté pour l’avant-guerre comme administrateur du journal. Pendant l’Occupation, il participe avec Pierre Flaureau à la fondation du Front national à Grenoble en mai 1941, puis assume des missions clandestines à Lyon, Marseille et Montpellier entre 1943 et 1944 avant d’être affecté au Gard puis à la Dordogne. Les sources consultées ne permettent pas d’attester qu’il ait été lui-même rédacteur en chef du Travailleur alpin clandestin .
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées ne mentionnent pas arrestation, pour André Dufour.
Camarades de combat
Les sources le replacent notamment aux côtés de Pierre Flaureau, de Paul Monval et d’autres militants communistes isérois dans la constitution du Front national et dans l’action clandestine dauphinoise.
Retour à la vie civile
Après la Libération, André Dufour revient en Isère. Il devient député communiste de l’Isère de 1945 à 1958 et conseiller municipal de Grenoble. Sa biographie parlementaire est bien documentée par l’Assemblée nationale et Wikipédia.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées.
Lieux de mémoire
Les sources consultées ne signalent pas, dans cette recherche, de lieu de mémoire nominatif spécifiquement consacré à André Dufour.
Références bibliographiques
Pierre Bolle (dir.), Grenoble et le Vercors. De la Résistance à la Libération (1940-1944). Ouvrage collectif de référence souvent mobilisé pour l’histoire de la Résistance dauphinoise ; il éclaire le rôle des communistes isérois et le contexte dans lequel André Dufour agit.
Le Maitron, notice “DUFOUR André, Maurice”. Cette notice biographique demeure la base la plus synthétique pour l’état civil, le parcours militant, l’engagement clandestin et la carrière politique d’après-guerre.
Références internet
Assemblée nationale – base Sycomore. Fiche biographique parlementaire utile pour l’état civil, le milieu familial, l’ascension militante au sein du PCF et les mandats d’après-guerre. https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore/fiche/2673
Wikipédia. Notice détaillée utilisée ici comme source secondaire de complément, recoupée avec la base Sycomore et les notices mémorielles pour l’état civil et le parcours résistant. https://fr.wikipedia.org/wiki/André_Dufour
ANACR Isère. Présentation synthétique sur la constitution du Front national en Isère, utile pour situer André Dufour dans l’organisation clandestine régionale. https://anacrisere.canalblog.com/archives/2020/10/28/38614929.html
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier d’homologation SHD n’a pu être identifié avec certitude dans cette recherche.
Observations
Le lien entre André Dufour et le Travailleur alpin est bien établi pour l’avant-guerre comme administrateur du journal. En revanche, les sources consultées ne permettent pas de lui attribuer avec certitude, pour la période clandestine, une fonction précise de rédaction en chef.
Sources consultées le 31 mars 2026
Maitron, notice « DUFOUR André, Maurice » : état civil, parcours militant, rôle au Travailleur alpin, engagement clandestin, carrière politique.
Assemblée nationale, base Sycomore : biographie parlementaire, milieu familial, responsabilités communistes avant-guerre.
Wikipédia, notice « André Dufour » : synthèse détaillée du parcours résistant et de l’après-guerre, utilisée comme source secondaire recoupée.
ANACR Isère, page « Mouvements en Isère » : contexte de fondation du Front national en Isère.
Aucune photo retrouvée dans les bases officielles consultées.