Marc Léopold Benjamin BLOCH, né le 6 juillet 1886 à Lyon, Rhône, France, mort le 16 juin 1944 à Saint-Didier-de-Formans, Ain, France.
Marc Léopold Benjamin Bloch est un historien français, agrégé d’histoire et de géographie, ancien élève de l’École normale supérieure, devenu l’un des fondateurs des Annales d’histoire économique et sociale.
Avant son engagement clandestin, il mène une carrière universitaire majeure à Strasbourg puis à la Sorbonne. Les sources institutionnelles et biographiques consultées confirment sa naissance à Lyon le 6 juillet 1886, sa nationalité française, son activité de professeur d’histoire et son rang d’historien de premier plan.
Il rentre en clandestinité en 1943, après l’occupation totale du territoire et dans le contexte des mesures antisémites de Vichy qui l’avaient frappé dans sa carrière universitaire. Le ministère de la Culture précise qu’il rejoint alors la Résistance à Lyon dans le mouvement Franc-Tireur et prend le nom clandestin de « Narbonne ».
Appartenance à un réseau ou mouvement
Les sources concordantes rattachent Marc Bloch au mouvement Franc-Tireur puis aux Mouvements unis de la Résistance.
Le site de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne mentionne explicitement son entrée en 1943 dans Franc-Tireur et dans les MUR. Le ministère de la Culture ajoute qu’il représente son mouvement au sein du directoire régional des MUR. Le site Mémoire Vive de la Résistance le mentionne également parmi les responsables de Franc-Tireur dans la région lyonnaise.
Missions et actions
Les informations de niveau le plus solide permettent d’établir qu’il exerce des responsabilités importantes dans la région lyonnaise. Wikipédia le présente comme l’un des chefs de la Résistance pour cette région au sein de Franc-Tireur puis des MUR.
Le ministère de la Culture précise qu’il représente Franc-Tireur au directoire régional des MUR, met en place le Comité de libération de la région et prépare le « plan d’insurrection de la région de Lyon ». Wikipédia ajoute qu’à partir d’avril 1943 il devient rédacteur en chef des Cahiers politiques de la France combattante, revue liée au Comité général d’études mis en place autour de Jean Moulin pour préparer les réformes de la Libération.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources concordent sur son arrestation à Lyon par la Gestapo le 8 mars 1944, son internement à la prison Montluc et son exécution à Saint-Didier-de-Formans le 16 juin 1944.
Le Musée de la Résistance en ligne confirme la date et le lieu de naissance, l’arrestation à Lyon, l’internement et la mise à mort. Wikipédia décrit des tortures subies à Montluc. Le ministère de la Culture confirme l’arrestation, la détention à Montluc et l’exécution à Saint-Didier-de-Formans.
Camarades de combat
Les sources consultées relient Marc Bloch à plusieurs figures de la Résistance lyonnaise et de Franc-Tireur. La page de Mémoire Vive de la Résistance consacrée à Franc-Tireur le cite notamment aux côtés de Jean-Pierre Lévy, Georges Altman, Élie Péju et Yves Farge dans l’environnement du mouvement.
La page de Saint-Didier-de-Formans rappelle qu’il figure parmi les résistants exécutés à Roussille le 16 juin 1944. Les sources consultées ne permettent pas d’établir ici une liste exhaustive et certaine de ses compagnons d’action immédiats dans chaque mission clandestine.
Retour à la vie civile
Marc Bloch ne revient pas à la vie civile, ayant été exécuté avant la Libération. Sa postérité, en revanche, est considérable. Les sources institutionnelles rappellent à la fois son importance scientifique et mémorielle : l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne souligne l’héritage de son œuvre et de sa bibliothèque ; Éduscol rappelle que sa panthéonisation a été annoncée en novembre 2024 et que la cérémonie est prévue le 23 juin 2026 ; plusieurs lieux, établissements et voies publiques portent son nom.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’honneur à titre militaire. La base Léonore confirme l’existence de son dossier, mais le décret précis n’a pas été relevé directement dans cette recherche ; Wikipédia indique une nomination en 1920.
- Croix de guerre 1914-1918 avec quatre citations. Mentionnée par Wikipédia et confirmée par le dossier de présentation du ministère de la Culture, qui rappelle qu’il fut décoré pour ses faits de guerre de 1914-1918. Décrets individuels non retrouvés dans cette recherche.
- Croix de guerre 1939-1945 avec une étoile de vermeil. Mentionnée par Wikipédia ; décret individuel non retrouvé dans cette recherche. Source Wikipédia, décrets non retrouvés.
- Médaille de la Résistance française avec rosette à titre posthume par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 source Ordre de la Libération.
- Côte du dossier : 1O6320
Lieux de mémoire
Le monument de Roussille à Saint-Didier-de-Formans, inauguré le 16 juin 1946, commémore l’exécution et porte le nom de Marc Bloch. Éduscol cite également le mémorial national de la prison de Montluc à Lyon parmi les lieux liés à son parcours. L’aula Marc-Bloch du palais universitaire de Strasbourg, une salle à la Sorbonne et plusieurs rues ou places rappellent aussi sa mémoire.
Références bibliographiques
Marc Bloch, L’Histoire, la Guerre, la Résistance, édition d’Annette Becker et Étienne Bloch, Gallimard, collection Quarto, 2006. Recueil majeur signalé par Éduscol ; il rassemble des textes de Marc Bloch et permet d’articuler sa trajectoire d’historien, de combattant et de résistant.
Olivier Lévy-Dumoulin, Marc Bloch, Presses de Sciences Po, 2e édition, 2025. Biographie de synthèse signalée par Éduscol, utile pour replacer l’engagement résistant dans l’ensemble d’une vie intellectuelle et civique.
Marc Bloch, L’Étrange Défaite, édition posthume, 1946. Ouvrage capital pour comprendre son expérience de 1940 et son regard sur l’effondrement militaire et politique de la France ; plusieurs sources institutionnelles le présentent comme l’un de ses textes majeurs.
Marc Bloch, Apologie pour l’histoire ou Métier d’historien, publication posthume, 1949. Texte testamentaire rédigé pendant les années de guerre, constamment mobilisé pour comprendre sa conception du métier d’historien et son exigence morale.
L’Histoire, “Marc Bloch, l’historien combattant”, n° 535, septembre 2025. Référence de vulgarisation savante signalée par Éduscol, utile pour une mise au point synthétique sur l’homme, l’œuvre et l’engagement.
Références internet
Mémoire Vive de la Résistance. Le site ne comporte pas, dans les résultats vérifiés ici, de fiche individuelle exactement intitulée au nom de Marc Bloch ; il le mentionne toutefois sur une page de mouvement, Mouvement Franc-Tireur, et sur une page de lieu, Résistance dans l’Ain : Saint-Didier-de-Formans. https://mvr.asso.fr/mouvement-franc-tireur/ ; https://mvr.asso.fr/resistance-dans-lain-saint-didier-de-formans/
Musée de la Résistance en ligne. Fiche personne confirmant son état civil synthétique, sa profession en 1940, l’arrestation à Lyon le 8 mars 1944 et l’exécution à Saint-Didier-de-Formans le 16 juin 1944. https://www.museedelaresistanceenligne.org/personnedetail.php?id=4430
Ministère de la Culture. Dossier de restitution d’un livre spolié à Marc Bloch, particulièrement utile pour son alias « Narbonne », son appartenance à Franc-Tireur, son rôle dans les MUR et la préparation du plan d’insurrection de la région de Lyon. https://www.culture.gouv.fr/Media/medias-creation-rapide/restitution-d-un-livre-spolie-a-marc-bloch
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Page institutionnelle offrant un résumé biographique fiable et une chronologie incluant l’entrée en Résistance en 1943, l’adhésion à Franc-Tireur et aux MUR et l’exécution de 1944. https://marcbloch.pantheonsorbonne.fr/
Wikipédia. Notice biographique détaillée, utile ici pour compléter la chronologie résistante, le rôle aux Cahiers politiques de la France combattante et les décorations, en signalant que certains détails ont été croisés avec des sources institutionnelles. https://fr.wikipedia.org/wiki/Marc_Bloch
Dossier d’homologation consulté
Aucun dossier d’homologation SHD n’a pu être consulté directement dans cette recherche en ligne, et aucune cote SHD individuelle certaine n’a été retrouvée dans les sources ouvertes consultées. Éduscol rappelle seulement que les bases Mémoire des hommes et la base Léonore constituent des points d’entrée pertinents pour ce type de recherche.
Observations
Le pseudonyme « Narbonne » est explicitement confirmé par le ministère de la Culture.
Le site de la Mémoire Vive de la Résistance mentionne Marc Bloch sur des pages connexes, mais la vérification préalable n’a pas mis au jour de fiche individuelle exactement à son nom.
Le nombre exact de victimes exécutées avec Marc Bloch à Roussille varie selon les sources consultées ; cette divergence est signalée ci-dessous et invite à une vérification archivistique complémentaire.
Chronologie du résistant
| Date | Événement |
| 6 juillet 1886 | Naissance à Lyon, Rhône, France. |
| 1929 | Fondation des Annales avec Lucien Febvre. |
| 1943 | Entrée dans la clandestinité ; engagement dans Franc-Tireur puis dans les MUR. |
| avril 1943 | Devient rédacteur en chef des Cahiers politiques de la France combattante. |
| 8 mars 1944 | Arrestation à Lyon par la Gestapo. |
| 16 juin 1944 | Exécution à Saint-Didier-de-Formans, Ain, France. |
Sources consultées le 2 avril 2026
- Mémoire Vive de la Résistance, page Mouvement Franc-Tireur : mention de Marc Bloch comme responsable en région lyonnaise ; information de contexte sur son appartenance à Franc-Tireur.
- Mémoire Vive de la Résistance, page Résistance dans l’Ain : Saint-Didier-de-Formans : mention de Marc Bloch parmi les exécutés de Roussille ; information de contexte sur le lieu de mémoire.
- Musée de la Résistance en ligne, fiche Marc BLOCH : arrestation à Lyon le 8 mars 1944, internement, exécution le 16 juin 1944, profession en 1940.
- Ministère de la Culture, dossier Restitution d’un livre spolié à Marc Bloch : alias « Narbonne », entrée dans Franc-Tireur, rôle dans les MUR, préparation du plan d’insurrection de la région de Lyon.
- Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, page Marc Bloch : chronologie générale, engagement résistant en 1943, appartenance à Franc-Tireur et aux MUR, date de décès.
- Wikipédia, page Marc Bloch : notice détaillée utilisée comme source secondaire développée pour compléter la fiche, notamment sur les Cahiers politiques de la France combattante et les décorations.
- Base Léonore, notice Marc Bloch : existence confirmée d’un dossier de Légion d’honneur.
- Éduscol, page Marc Bloch entre au Panthéon : lieux de mémoire, bibliographie de travail, rappel des bases Mémoire des hommes et Léonore.