La Dernière Colonne (également désigné comme le groupe de la Dernière Colonne).
Le groupe est fondé en décembre 1940 à Paris, France, par Liberto SARRAU et d’autres militants libertaires et anarcho-syndicalistes, principalement des exilés espagnols et des militants français. L’objectif initial est de lutter contre l’occupant nazi et le régime de Vichy par la propagande et l’action directe, tout en maintenant une ligne politique antifasciste et libertaire.
L’organisation repose sur une structure de petites cellules clandestines pour limiter les risques de démantèlement. Le noyau central est composé de militants ayant l’expérience de la guerre d’Espagne. Le groupe fonctionne de manière autonome avant de chercher des contacts pour élargir son action.
Les activités principales consistent en la rédaction, l’impression et la diffusion de tracts et de journaux clandestins dénonçant l’occupation. Le groupe organise également des actes de sabotage contre les infrastructures utilisées par l’armée allemande et participe à la mise en place de filières d’évasion pour les militants traqués.
Le groupe entretient des liens avec d’autres structures de la mouvance anarchiste et cherche à se coordonner avec les premiers noyaux de la Résistance ouvrière à Paris.
Chefs et figures marquantes
Liberto SARRAU, fondateur et principal animateur. Arrêté en 1942, il est déporté en Allemagne et survit à la captivité.
Jean-René SAULIÈRE (dit André Arru), militant actif au sein du groupe. Il poursuit ses activités de résistance dans le sud de la France après la dispersion du noyau parisien et survit à la guerre.
Victimes et morts Plusieurs membres du groupe, dont l’identité précise reste parfois difficile à établir dans les archives centrales du fait de la structure très cloisonnée des groupes anarchistes, ont péri en déportation ou lors de fusillades après arrestation par la police française ou la Gestapo.
Survivants identifiés Liberto SARRAU et Jean-René SAULIÈRE sont les survivants les plus documentés de cette structure.
Fin du réseau Le groupe est largement démantelé en 1942 suite à une série d’arrestations menées par les brigades spéciales de la police française. Les membres restants s’éparpillent ou rejoignent d’autres réseaux, notamment dans la zone sud.
Conséquences et mémoire
Bien que de taille modeste, La Dernière Colonne marque l’engagement précoce des milieux libertaires dans la Résistance intérieure française. Sa mémoire est essentiellement portée par les organisations anarchistes et les instituts d’histoire sociale.
Références bibliographiques
La Résistance anarchiste de David Berry, dans Dictionnaire biographique, mouvement ouvrier, mouvement social, 2006.
Les Anarchistes français face à la guerre de Roland Biard, Éditions Galilée, 1976.
Références internet
Le Maitron Notice biographique de Liberto Sarrau détaillant son rôle dans le groupe. https://maitron.fr/spip.php?article155896
Musée de la Résistance en ligne Informations sur la presse clandestine libertaire et les groupes d’action. http://museedelaresistanceenligne.org/
Sources consultées Mémoire Vive de la Résistance, Maitron Résistance, Fondation de la Résistance, Musée de la Résistance en ligne, Mémoire des Hommes, Gallica, Service Historique de la Défense. Date de vérification : 27 mars 2026.