Edith THOMAS, née le 23 janvier 1909 à Montrouge, Hauts-de-Seine, France, morte le 7 décembre 1970 à Paris, France.
Elle suit une formation d’excellence à l’Ecole nationale des chartes où elle obtient le diplôme d’archiviste-paléographe en 1931. Issue d’un milieu bourgeois cultivé, elle s’intéresse très tôt à la littérature et au journalisme, publiant ses premiers romans dès le début des années trente.
Elle s’engage dans la Résistance intellectuelle dès l’année 1942. Son domicile parisien devient un lieu de rencontre pour les écrivains refusant la collaboration.
Elle appartient au Front national des écrivains, organisation affiliée au Front national de lutte pour la liberté et l’indépendance de la France. Elle est également une figure centrale du Comité national des écrivains.
Missions et actions
Elle participe activement à la presse clandestine, notamment en collaborant à la revue Les Lettres françaises. Elle contribue aux Éditions de Minuit sous divers pseudonymes pour diffuser une littérature de résistance.
Elle assure la liaison entre différents écrivains et intellectuels et organise des réunions clandestines à son domicile de la rue Pierre-Mille. Son journal personnel, tenu durant cette période, constitue un témoignage historique précieux sur la vie sous l’occupation.
Elle recevait les membres du Comité National des Ecrivains chez elle au 15 rue Pierre-Nicole.
Elle collabore étroitement avec des figures telles que Paul Éluard, Louis Aragon, Elsa Triolet et Jean Paulhan au sein des cercles littéraires de la Résistance.
Retour à la vie civile
Après la Libération, elle réintègre les Archives nationales en tant que conservatrice en 1948. Elle poursuit une carrière d’historienne reconnue, se spécialisant dans l’histoire des femmes, notamment durant la Commune de Paris. Elle quitte le Parti communiste français en 1949 suite aux purges staliniennes en Europe de l’Est. Elle laisse une œuvre littéraire et historique importante.
Décorations
Aucune décoration trouvée dans les bases consultées.
Lieux de mémoire
Une plaque commémorative est installée sur la façade de son ancien domicile au 15 rue Pierre-Mille à Paris, France.
Références bibliographiques
Le Témoin compromis. Mémoires posthumes essentiels pour comprendre son parcours intellectuel et son rôle dans la Résistance littéraire.
Les Pétroleuses. Ouvrage historique de référence sur le rôle des femmes pendant la Commune de Paris, témoignant de son engagement post-guerre.
Edith Thomas, une femme de lettres engagée. Biographie retraçant l’intégralité de son parcours de l’Ecole des Chartes à la Résistance.
Références internet
Le Maitron. Notice biographique détaillée mettant l’accent sur ses engagements politiques et syndicaux. https://maitron.fr
Archives Nationales. Présentation du fonds Edith Thomas et de sa carrière de conservatrice. https://www.archives-nationales.culture.gouv.fr
Musée de la Résistance en ligne. Fiche thématique sur les intellectuels en Résistance mentionnant son rôle. http://museedelaresistanceenligne.org
Dossier d’homologation consulté
Cote SHD GR 16 P 571618.
Observations
Une attention particulière doit être portée à ne pas la confondre avec d’autres homonymes dans les fichiers administratifs, bien que sa cote SHD soit spécifique.
Sources consultées le 26 mars 2026
- Base de données Mémoire des Hommes : Homologation au titre de la Résistance intérieure française.
- Le Maitron : Notice biographique d’Edith Thomas.
- Site des Archives nationales : Carrière professionnelle et fonds documentaire.
- Bases de données de la Légion d’honneur : Recherche infructueuse.