Le titre Gringoire est attesté comme un hebdomadaire politique et littéraire fondé en 1928. La BnF et les ressources de presse indiquent qu’il continue de paraître sous l’Occupation. Il est connu pour son évolution vers une ligne nationaliste, antisémite et favorable au régime de Vichy.
Création du journal
Le journal est fondé en 1928 par Horace de CARBUCCIA. À l’origine hebdomadaire de droite conservatrice, il connaît une radicalisation progressive dans les années 1930, marquée par un antisémitisme croissant et un positionnement hostile à la République parlementaire, ce qui prépare son alignement partiel sur la Révolution nationale après 1940.
Organisation et direction
Horace de CARBUCCIA est le directeur du titre. Le journal s’appuie sur une équipe de chroniqueurs et d’écrivains influents. La structure est celle d’un hebdomadaire d’opinion, sans transformation institutionnelle majeure sous l’Occupation, mais avec une ligne éditoriale adaptée au contexte politique.
Ligne politique et rôle de propagande
Les sources convergent pour décrire Gringoire comme un hebdomadaire marqué par l’antisémitisme et le nationalisme, qui adopte sous l’Occupation une ligne pétainiste. Il ne constitue pas un organe de propagande créé par l’occupant, mais il participe à la diffusion des idées de la Révolution nationale et à la légitimation du régime de Vichy. Son degré de collaboration est donc réel mais moins systématiquement militant que celui de titres comme Je suis partout.
Chefs et figures marquantes
Horace de CARBUCCIA est le directeur. Plusieurs chroniqueurs et écrivains y collaborent, mais les sources consultées ne permettent pas de dresser ici une liste exhaustive et vérifiée pour la période 1940-1944 sans risque d’erreur.
Fin du journal
Le titre cesse de paraître en 1944, dans le contexte de la Libération et de la disparition des journaux compromis avec le régime de Vichy ou la collaboration.
Conséquences et mémoire
Dans l’historiographie, Gringoire est souvent étudié comme un exemple de dérive d’un hebdomadaire intellectuel vers un discours antisémite et autoritaire. Il illustre le rôle de certains journaux d’opinion dans la préparation idéologique du régime de Vichy.
Références bibliographiques
Gringoire (1928-1944), un hebdomadaire politique et littéraire, travaux historiographiques sur la presse d’extrême droite française. Ces études permettent d’analyser la radicalisation idéologique du journal et son rôle dans la diffusion de l’antisémitisme dans les années 1930 et sous l’Occupation.
La presse française sous l’Occupation, travaux généraux utilisés dans les bases mémorielles. Ils replacent Gringoire dans le paysage des journaux pétainistes et collaborationnistes.
Références internet
Gallica-BnF. Collection du journal permettant de vérifier la continuité de parution et l’évolution éditoriale. https://gallica.bnf.fr
Retronews. Articles de synthèse sur la presse d’extrême droite et la période de l’Occupation. https://www.retronews.fr
Sources consultées ; date de vérification : 23 mars 2026. Maitron Résistance : non pertinent ; Fondation de la Résistance : repères généraux sur la presse ; Musée de la Résistance en ligne : non mobilisé directement ; Mémoire des Hommes : non pertinent ; Ordre de la Libération : non pertinent ; Gallica et Retronews : sources principales ; SHD : non mobilisé ; Wikipédia : seulement en complément recoupé.