Le titre est attesté par Retronews, qui le présente comme un quotidien illustré collaborationniste fondé en 1940 par Georges OLTRAMARE, sous le pseudonyme Charles DIEUDONNÉ, et Jean DRAULT. La notice précise aussi que son contenu est marqué par un antisémitisme virulent. Cette caractérisation est nette et sans ambiguïté.
Création du journal
Le premier numéro disponible dans Retronews date du 30 juin 1940. Le journal naît donc immédiatement après la défaite française. Son lancement par Georges OLTRAMARE et Jean DRAULT, dans une conjoncture de bouleversement politique et de réorganisation de la presse, en fait l’un des premiers quotidiens collaborationnistes de l’Occupation.
Organisation et direction
Les fondateurs sont Georges OLTRAMARE et Jean DRAULT. Henri COSTON y exerce la fonction de secrétaire de rédaction selon la notice Retronews. La ressource permet ainsi d’établir trois noms essentiels pour la structure du titre, sans recours à des reconstructions incertaines.
Ligne politique et rôle de propagande
La notice Retronews qualifie explicitement le titre de quotidien collaborationniste et souligne son antisémitisme virulent. Le journal n’est donc pas seulement un support maréchaliste ou un quotidien adapté à la censure ; il appartient à la presse idéologique engagée dans la collaboration et la propagande antijuive.
Chefs et figures marquantes
Georges OLTRAMARE, sous le nom de Charles DIEUDONNÉ, et Jean DRAULT sont les fondateurs. Henri COSTON est identifié comme secrétaire de rédaction. Jean DRAULT est en outre replacé par l’étude du CNRS dans une trajectoire plus large d’antisémitisme militant et de collaboration.
Fin du journal
Retronews indique comme dernier numéro disponible celui du 25 octobre 1941. La notice précise qu’en novembre 1941, le titre devient La France socialiste à la suite d’une restructuration voulue par Pierre LAVAL. Il ne s’agit donc pas d’une disparition immédiate, mais d’une transformation rédactionnelle et politique.
Conséquences et mémoire
La mémoire du journal tient à sa place précoce dans la presse collaborationniste, à son antisémitisme marqué et à sa mutation en La France socialiste. Il offre un bon exemple des recompositions internes du champ collaborationniste entre 1940 et 1941.
Références bibliographiques
La France au travail, collection et notice Retronews. Cette ressource primaire et documentaire offre les éléments essentiels sur les fondateurs, la périodicité, la chronologie et la ligne idéologique du journal. Elle constitue une base de départ solide pour toute étude du titre.
Jean Drault, un compagnon de Drumont dans la collaboration (1940-1944), étude du CNRS. Elle n’est pas une monographie sur le journal, mais elle aide à comprendre le rôle de Jean DRAULT dans la genèse et l’orientation du titre.
Références internet
Retronews. Notice très utile pour la définition du titre, ses fondateurs, sa chronologie et sa transformation en La France socialiste. https://www.retronews.fr/journaux/france-au-travail
CNRS / Histoire sociale. Ressource de contexte sur Jean DRAULT, utile pour replacer l’un des fondateurs du journal dans l’histoire longue de l’antisémitisme militant et de la collaboration. https://histoire-sociale.cnrs.fr/jean-drault-un-compagnon-de-drumont-dans-la-collaboration-1940-1944/
Sources consultées ; date de vérification : 23 mars 2026. Maitron Résistance : non pertinent ; Fondation de la Résistance : consultation générale ; Musée de la Résistance en ligne : pas de notice spécifique exploitée ici ; Mémoire des Hommes : non pertinent ; Ordre de la Libération : non pertinent ; Retronews : source principale ; Gallica-BnF : non indispensable pour cette première vérification ; SHD : non mobilisé ; CNRS : utile pour Jean DRAULT ; Wikipédia : repérée en complément, non retenue comme source principale.