Libération est fondé en juillet 1941 à Lyon, Rhône, France, par Emmanuel d’Astier de la Vigerie, avec Jean Cavaillès, Lucie Aubrac et Georges Zérapha.
Le journal est d’abord lié au groupe La Dernière Colonne, puis au mouvement Libération-Sud. Les sources lui assignent une double fonction initiale : recrutement et implantation du mouvement, tout en diffusant une propagande résistante anti-vichyste et antinazie.
Organisation interne
Les sources consultées décrivent Libération comme le journal du mouvement Libération-Sud. Elles mentionnent un service de propagande-diffusion dirigé par Jules Meurillon, ce qui atteste une organisation spécialisée du travail de diffusion. Après l’unification résistante, le journal devient aussi organe des Mouvements unis de Résistance en zone sud, ce qui traduit son insertion dans une structure plus large à partir de 1943.
Impression et modes d’impression
Les sources indiquent que Libération est rédigé à Lyon puis imprimé successivement à Montélimar, Drôme, France, à Auch, Gers, France, puis à Toulouse, Haute-Garonne, France. À la fin de 1943 et au début de 1944, des exemplaires sont également imprimés à Lyon dans l’imprimerie clandestine de la rue Viala, mise en place par André Bollier. L’ensemble confirme un système d’impression itinérant, clandestin et décentralisé.
Diffusion et mode de diffusion
Le premier numéro paraît avec un tirage de 10 000 exemplaires selon Mémoire Vive de la Résistance. Les sources mémorielles font ensuite état d’une diffusion dans toute la zone sud jusqu’en 1944, avec un tirage pouvant atteindre 200 000 exemplaires selon une source et 300 000 selon une autre. Cette divergence doit être signalée : elle reflète soit des estimations différentes selon les périodes, soit une distinction entre tirage courant et tirage maximal atteint.
Rédacteur en chef et journalistes
Les sources consultées identifient avec certitude
Emmanuel d’ASTIER de la VIGERIE, fondateur et animateur politique du journal ;
Jean CAVAILLÈS, cofondateur ;
Lucie AUBRAC, membre du noyau fondateur ;
Georges ZÉRAPHA, membre du noyau fondateur ;
Jules MEURILLON, responsable propagande-diffusion.
Une source de complément, non utilisée seule mais cohérente avec les autres, attribue ensuite un rôle rédactionnel majeur à Louis Martin-Chauffier ; faute de confirmation explicite par les sources principales ici retenues, cette précision n’est pas intégrée au corps factuel principal.
Victimes et morts
Jean Cavaillès, cofondateur du journal, est exécuté par les Allemands en 1944. André Bollier, dont l’imprimerie clandestine sert notamment à Libération, est tué le 17 juin 1944 à Lyon, Rhône, France, lors de l’assaut contre la rue Viala. Les sources consultées ne permettent pas d’établir ici une liste complète des morts spécifiquement rattachés à la seule équipe rédactionnelle de Libération.
Résistants connus ayant survécu à la guerre
Emmanuel d’Astier de la Vigerie survit à la guerre. Lucie Aubrac survit à la guerre. Georges Zérapha est cité parmi les fondateurs mais les sources consultées pour cette recherche ne permettent pas de documenter ici son parcours complet jusqu’à l’après-guerre ; il n’est donc pas retenu dans la liste des survivants attestés. Jules Meurillon est documenté comme responsable de la diffusion, mais la présente recherche n’a pas retrouvé de notice institutionnelle synthétique permettant d’en faire ici une notice biographique développée.
Fin du Journal
Le journal clandestin Libération continue jusqu’en 1944. Après l’unification des mouvements de zone sud, il devient organe des Mouvements unis de Résistance, comme l’atteste l’édition du 1er décembre 1943 conservée au CHRD. Après la Libération, le titre poursuit une existence légale dans un autre cadre.
Références bibliographiques
Laurent Douzou, Libération-Sud, Paris, publications de l’IHTP, 1994.
François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance. Résistance intérieure et France libre, Paris, Robert Laffont, 2006.
Références internet
CHRD Lyon Notice sur le journal clandestin Libération, ses fondateurs et son inscription dans Libération-Sud. https://www.chrd.lyon.fr/musee/collections/presse-clandestine-journal-liberation
Musée de la Résistance en ligne Notice sur le journal Libération en zone sud, avec précisions sur la rédaction à Lyon, l’impression, la diffusion et Jules Meurillon. https://museedelaresistanceenligne.org/media1330-Le-journal-iLibration-i-zone-Sud-mai-1944
CHRD Lyon Notice sur Libération, organe des Mouvements unis de Résistance, édition zone sud du 1er décembre 1943. https://www.chrd.lyon.fr/musee/collections/liberation-organe-des-mouvements-unis-de-resistance
Ordre de la Libération Notice Jean Cavaillès, utilisée pour la vérification biographique du cofondateur. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/jean-cavailles
Gallica / BnF Collection Libération, édition zone sud, permettant de vérifier la conservation des numéros et leur chronologie générale. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32806584q/date
Sources consultées
Mémoire Vive de la Résistance, vérification le 21 mars 2026 ; Maitron Résistance, vérification le 21 mars 2026 ; Fondation de la Résistance, vérification le 21 mars 2026 ; Musée de la Résistance en ligne, vérification le 21 mars 2026 ; Mémoire des Hommes, vérification le 21 mars 2026 ; Ordre de la Libération, vérification le 21 mars 2026 ; Gallica, vérification le 21 mars 2026 ; Service historique de la Défense, vérification le 21 mars 2026 ; sites d’associations mémorielles locales, vérification le 21 mars 2026 ; Wikipédia, consultation d’appoint recoupée mais non retenue comme source principale, vérification le 21 mars 2026.