Combat est créé en décembre 1941 par fusion des feuilles clandestines Vérités et Liberté. Le journal naît à Lyon, Rhône, France, dans le cadre du Mouvement de libération française, et son titre devient rapidement le nom usuel du mouvement lui-même. Les objectifs initiaux attestés par les sources sont la contre-propagande, l’information clandestine et l’organisation du mouvement en zone sud, avant l’extension aux deux zones.
Organisation interne
Les sources consultées montrent que le journal est inséparable de l’organisation du mouvement Combat. Celui-ci est structuré en six régions en zone sud. Au début de l’année 1943, ses services sont regroupés en grands secteurs, notamment affaires militaires et affaires politiques, ce qui éclaire le fonctionnement du journal comme organe de propagande et de liaison au sein d’une organisation hiérarchisée et régionalisée.
Impression et modes d’impression
Les sources mémorielles indiquent que Combat est imprimé clandestinement d’abord à Lyon par Eugène Pons et André Bollier, puis à Paris. La clandestinité impose le recours à des imprimeries de couverture et, à partir de la fin de 1943, à l’imprimerie clandestine de la rue Viala à Lyon, où André Bollier installe une presse Minerve utilisée pour Combat et d’autres titres de la Résistance de zone sud.
Diffusion et mode de diffusion
Les sources concordent pour indiquer que 58 numéros clandestins paraissent jusqu’en août 1944. La diffusion commence en zone sud puis s’étend aux deux zones. Le tirage atteint jusqu’à 300 000 exemplaires, avec des éditions régionales mentionnées par les sources muséales et bibliographiques de la BnF.
Rédacteur en chef et journalistes
Henri Frenay compte parmi les premiers rédacteurs, avec Georges Bidault et Claude Bourdet.
À la fin de l’année 1943, la rédaction bénéficie également de textes d’Albert Camus.
Les sources consultées ne permettent pas d’établir, pour toute la période clandestine, une liste exhaustive et continue des fonctions de direction rédactionnelle numéro par numéro ; il convient donc de s’en tenir aux responsabilités explicitement attestées.
Henri FRENAY, premier rédacteur et dirigeant politique du titre ;
Georges BIDAULT, premier rédacteur puis acteur majeur de la presse clandestine de Combat ;
Claude BOURDET, premier rédacteur ;
Albert CAMUS, contributeur à la rédaction à partir de la fin de 1943 ;
André BOLLIER, responsable essentiel de l’impression clandestine ;
Eugène PONS, imprimeur clandestin.
Victimes et morts
André Bollier, acteur central de l’impression clandestine de Combat, est tué le 17 juin 1944 à Lyon, Rhône, France, lors de l’assaut mené contre l’imprimerie clandestine de la rue Viala.
René Leynaud, qui participe à la rédaction, à l’impression et à la diffusion du journal, est fusillé le 13 juin 1944 à Villeneuve, Ain, France.
Berty Albrecht, figure majeure liée à Combat, meurt en captivité en 1943 ; les sources ici retenues la lient au mouvement et aux opérations clandestines de Combat, mais non à une fonction journalistique quotidienne définie.
Résistants connus ayant survécu à la guerre
Henri Frenay survit à la guerre. Georges Bidault survit à la guerre et devient ensuite président du Conseil national de la Résistance. Claude Bourdet survit également. Albert Camus survit à la guerre.
Fin du Journal
La série clandestine s’achève en août 1944 après 58 numéros. À la Libération, Combat continue de paraître légalement. Les sources consultées rattachent aussi le titre à l’évolution des structures unifiées de la Résistance, notamment les Mouvements unis de la Résistance.
Références bibliographiques
Marie Granet, Henri Michel, Combat. Histoire d’un mouvement de résistance de juillet 1940 à juillet 1943, Paris, Presses universitaires de France, 1957.
Yves-Marie Ajchenbaum, À la vie, à la mort. Histoire du journal Combat, 1941-1974, Paris, Le Monde Éditions, 1994.
François Marcot (dir.), Dictionnaire historique de la Résistance. Résistance intérieure et France libre, Paris, Robert Laffont, 2006.
Références internet
CHRD Lyon Notice muséale présentant Combat comme journal clandestin du Mouvement de libération française, créé à Lyon et devenu le nom du mouvement. https://www.chrd.lyon.fr/musee/collections/presse-clandestine-journal-combat
Musée de la Résistance en ligne Notice sur le premier numéro de Combat en décembre 1941, avec indications sur la fusion de Vérités et Liberté, les rédacteurs, l’impression et les tirages. https://museedelaresistanceenligne.org/media6515-Premier-numro-du-journal-clandestin-iCombat-i-dcembre-1941
CHRD Lyon Notice sur l’imprimerie clandestine de la rue Viala, utilisée notamment pour Combat. https://www.chrd.lyon.fr/musee/collections/imprimerie-clandestine-de-la-rue-viala
Ordre de la Libération Notice André Bollier, avec date et lieu de décès et rattachement à Combat. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/andre-bollier
Gallica / BnF Notice de collection et reproduction numérique de Combat, permettant de vérifier la conservation des numéros. https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb34501455d/date
Sources consultées
Mémoire Vive de la Résistance, vérification le 21 mars 2026 ; Maitron Résistance, vérification le 21 mars 2026 ; Fondation de la Résistance, vérification le 21 mars 2026 ; Musée de la Résistance en ligne, vérification le 21 mars 2026 ; Mémoire des Hommes, vérification le 21 mars 2026 ; Ordre de la Libération, vérification le 21 mars 2026 ; Gallica, vérification le 21 mars 2026 ; Service historique de la Défense, vérification le 21 mars 2026 ; sites d’associations mémorielles locales, vérification le 21 mars 2026 ; Wikipédia, consultation d’appoint non retenue comme source principale, vérification le 21 mars 2026.