La Vie ouvrière est l’organe de la Confédération Générale du Travail (CGT). Interdit en 1939, il reparaît clandestinement en février 1940. Son objectif est de maintenir le lien entre les travailleurs et d’organiser le sabotage de la production destinée à l’Allemagne tout en luttant contre la Charte du Travail.
Le journal est dirigé par la fraction clandestine de la CGT. Benoît Frachon supervise la rédaction. L’organisation s’appuie sur les comités populaires d’usine qui servent de relais pour la collecte d’informations sociales et la redistribution sécurisée.
Impression et modes d’impression L’impression principale se déroule dans des ateliers souterrains de la banlieue rouge, notamment à Saint-Denis, Seine, France, et à Ivry-sur-Seine, Seine, France. Des presses professionnelles sont utilisées clandestinement dans des imprimeries dont les patrons sont sympathisants. Pour les tirages de secours, des ronéos sont dissimulées dans des caves d’immeubles ouvriers.
Diffusion et mode de diffusion La diffusion repose sur le réseau des porteurs de gamelles. Les journaux sont pliés et cachés dans les récipients de nourriture ou les boîtes à outils pour franchir les contrôles à l’entrée des usines. Des liaisons inter-usines sont assurées par des chauffeurs-livreurs qui dissimulent les liasses dans les cargaisons de marchandises.
Rédacteur en chef et journalistes
Benoît FRACHON est le principal rédacteur.
Henri RAYNAUD participe à l’élaboration des consignes syndicales.
André TOLLET contribue à la rédaction et assure la liaison avec les militants de la région parisienne.
Victimes et morts Jean-Pierre TIMBAUD, impliqué dans la logistique du journal, est fusillé le 22 octobre 1941. De nombreux délégués d’ateliers chargés de la diffusion sont déportés vers le camp de Mauthausen, Autriche.
Résistants connus ayant survécu à la guerre Benoît FRACHON survit et reprend la direction de la CGT. André TOLLET survit et participe activement à la Libération de Paris, France.
Fin du Journal À la Libération, le journal reprend sa parution légale comme hebdomadaire syndical.
Références bibliographiques
La Vie ouvrière, une histoire de presse de Jean-Pierre Ravery, Paris, France, Éditions La Vie ouvrière, 2009.
Benoît Frachon, mon père de Nelly Frachon, Paris, France, Albin Michel, 1975.
Les syndicats dans la Résistance de Georges Lefranc, Paris, France, Payot, 1973.
La CGT sous l’Occupation de Micheline Dumont, Paris, France, Seuil, 1994.
Le syndicalisme clandestin de Henri Raynaud, Paris, France, Éditions ouvrières, 1947.
Références internet
Musée de la Résistance en ligne section consacrée au syndicalisme et à la presse ouvrière clandestine. https://museedelaresistanceenligne.org
Institut d’Histoire Sociale CGT archives numérisées et historiques de La Vie ouvrière. https://www.ihs.cgt.fr
Gallica – BnF consultation des numéros de La Vie ouvrière parus durant l’Occupation. https://gallica.bnf.fr
Maitron Résistance dictionnaire biographique des syndicalistes résistants. https://maitron.fr
Archives Départementales du Rhône documents sur l’impression de la presse ouvrière en zone Sud. https://archives.rhone.fr
Sources consultées Maitron Résistance, Fondation de la Résistance, Musée de la Résistance en ligne, Mémoire des Hommes, Gallica (BnF), IHS-CGT. Date de vérification : 21 mars 2026.