La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

RAYNAUD Joseph

Joseph RAYNAUD, né le 3 mars 1911 à Chalabre (France), mort le 7 juillet 1944 près des fermes du Priou et de Larée, entre Meilhan et Villefranche-d’Astarac (France)

Joseph Raynaud naît à Chalabre (Aude) le 3 mars 1911. Il devient médecin et s’installe à Lombez (Gers), où son épouse exerce comme pharmacienne.

Dès 1940, il se signale dans son secteur comme un opposant au régime de Vichy et à l’occupant nazi. Il reçoit et diffuse des feuilles clandestines liées au mouvement « Combat » avec l’aide de jeunes du secteur, ce qui contribue à l’identifier comme adversaire politique.

Il travaille pour l’Armée secrète (A.S.) et organise, à partir de 1943, un regroupement de jeunes résistants destiné à former une unité armée sous contrôle de l’A.S.

Après l’épisode de surveillance et de répression qui le vise en 1943, Joseph Raynaud bascule durablement dans la clandestinité et se consacre à la mise sur pied de petites unités de l’A.S. dans le sud-est du Gers, entre les vallées du Gers et de la Save. Le groupe change d’implantations successives avant de stationner entre Meilhan et Villefranche-d’Astarac, dans les fermes vacantes du Priou et de Larée.

Le camp grossit rapidement, notamment avec l’afflux de réfractaires au STO, mais demeure insuffisamment armé malgré des parachutages signalés en mai 1944. Le 6 juin 1944, l’effectif disponible est encore limité, renforcé par un groupe venu de L’Isle-en-Dodon conduit par Norbert Duffort, et encadré avec l’appui d’un conseiller militaire, le commandant Marcelin.

La vie du maquis est rythmée par des opérations de sabotage et de « police » (au sens des actions de sécurité/contrôle clandestin), puis par des déplacements tactiques.

Le 3 juillet 1944, Raynaud entre en contact avec un officier américain (major Fuller) qui lui promet un nouveau parachutage d’armes ; l’attaque allemande survient avant que le maquis puisse se renforcer.

Arrestation / évasion / déportation (si applicable)

Une perquisition domiciliaire le vise le 14 mars 1943 et il est incarcéré à la prison d’Auch. Remis en liberté provisoire, il comparaît pour détention illégale de munitions de chasse et obtient un sursis. Cette séquence accélère son passage à une clandestinité plus stricte.

Camarades de combat

Le commandant Marcelin, mentionné comme conseiller militaire et adjoint, figure parmi les cadres proches du chef de maquis. Norbert Duffort est explicitement cité comme chef du groupe venu de L’Isle-en-Dodon qui renforce le maquis au début de l’été 1944.

Joseph Raynaud meurt au combat lors de l’attaque du 7 juillet 1944.

Décorations

  • Médaille de la Résistance avec rosette par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 Source Ordre de la Libération.
  • Côte du dossier : 1O53138

Aucune décoration nominativement attribuée à Joseph Raynaud n’a été retrouvée dans les bases officielles consultées au moment de cette recherche.

Lieux de mémoire

Un site mémoriel a été édifié en 1949 sur les lieux mêmes des combats, sur la commune de Villefranche-d’Astarac, à proximité de Meilhan, en mémoire des 76 résistants tués le 7 juillet 1944.

Références bibliographiques

Le Gers en Résistance 1940-1945, Jacques Fitan et Pierre Léoutre, Books on Demand, 2020.Ouvrage de synthèse centré sur la Résistance gersoise, proposant une mise en perspective des événements, un index des lieux et une chronologie. Le lecteur y trouvera un cadre solide pour situer l’épisode du maquis de Meilhan et les dynamiques locales (réseaux, maquis, répression).

Dictionnaire biographique de l’Antiquité à nos jours, notice « Joseph Raynaud » par Guy Labédan, Imprimerie Bouquet (Auch), 2007.Référence biographique locale signalée dans les instruments de recherche des Archives départementales du Gers. Utile pour recouper l’état civil, les ancrages locaux et les repères biographiques, notamment lorsque les bases nationales sont lacunaires ou difficiles d’accès.

Références internet

Hauts Lieux de Mémoire du Gers – “Raynaud Joseph”Notice biographique structurée (dates, lieux, engagement, arrestation, structuration du maquis, chronologie des déplacements, contexte opérationnel) émanant d’un site associatif mémoriel gersois. Contient plusieurs jalons précis (perquisition, incarcération, sursis, implantation du Priou et de Larée, renfort Duffort, contact major Fuller).https://resistance-gers.fr/acteurs/le-docteur-raynaud/

Hauts Lieux de Mémoire du Gers – “Le maquis du docteur Raynaud” (Meilhan) Présentation du lieu, des circonstances de l’attaque du 7 juillet 1944 et du site mémoriel (édification en 1949, organisation des commémorations). Utile pour documenter la mémoire locale et les éléments matériels conservés.https://resistance-gers.fr/lieux/autre-lieu-de-test/

Wikipédia – “Maquis de Meilhan”Article de contexte (organisation du maquis, résumé des combats, repères géographiques). Les informations issues de Wikipédia doivent être recoupées ; elles peuvent toutefois aider à orienter vers des pistes (noms, lieux, chronologie). https://fr.wikipedia.org/wiki/Maquis_de_Meilhan

Dossier d’homologation : aucune cote SHD nominative concernant Joseph Raynaud n’a été retrouvée dans les sources accessibles au moment de la recherche.

Observations

Orthographe : « Raynaud » est stable dans les sources consultées. Lieu de décès : les sources consultées situent la mort “près des fermes du Priou et de Larée” entre Meilhan et Villefranche-d’Astarac ; cette précision a été conservée. Chiffrage : le site mémoriel et les notices locales évoquent 76 résistants tués le 7 juillet 1944 ; aucune divergence chiffrée n’a été retenue dans ce portrait faute d’une base nationale accessible permettant de discuter un décompte alternatif.

Sources consultées le 25 février 2026

  • Maitron Résistance / Maitron Fusillés : site inaccessible au moment de la recherche (erreurs d’accès lors de l’ouverture des pages).
  • Fondation de la Résistance : absence confirmée (aucune notice nominative trouvée dans les résultats consultables).
  • Musée de la Résistance en ligne (AERI) : consulté pour contextualisation Meilhan et recoupements.
  • Mémoire des Hommes : consultation nominative non concluante via indexation publique (pages nominatives non retrouvées par recherche web).
  • Base Léonore : absence confirmée (aucun dossier nominatif retrouvé par recherche).
  • Gallica BnF : aucune source nominative directement exploitable retrouvée pour ce portrait.
  • SHD : aucune cote nominative retrouvée dans les sources accessibles au moment de la recherche.
  • Site associatif mémoriel local “Hauts Lieux de Mémoire du Gers” : source principale pour les jalons biographiques et opérationnels.
  • Wikipédia : consulté comme source de contexte, à recouper.

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