Antoine Joseph HAJJÉ, né le 27 juillet 1904 à Akkar (Liban), mort le 20 septembre 1941 au Mont-Valérien, Suresnes (France)
Originaire du Liban, Antoine Hajjé s’installe en France pour ses études. Avocat au barreau de Paris, il est connu pour ses convictions anticolonialistes et son engagement auprès des travailleurs. Il devient l’un des avocats attitrés du Parti Communiste Français.
Dès 1940, il entre en résistance active au sein du milieu judiciaire. Son cabinet devient une plaque tournante de l’activité clandestine pour la défense des militants communistes arrêtés par la police française ou l’occupant.
Il est l’un des fondateurs du Front National des Juristes (FNJ).
Missions et actions
Il assure la défense de nombreux résistants devant les tribunaux militaires allemands et les Sections Spéciales de Vichy. Il dénonce inlassablement les tortures et les parodies de justice. Parallèlement, il participe à l’organisation de l’appareil judiciaire clandestin de la Résistance. Il est l’un des premiers avocats à être directement visé par la répression allemande en raison de son efficacité à la barre.
Arrêté en août 1941, il est interné au camp de la Santé puis à Fresnes. En représailles aux attentats contre des officiers allemands, il est désigné comme otage. Il est fusillé par les Allemands au Mont-Valérien le 20 septembre 1941.
Décorations
- Médaille de la Résistance à titre posthume par décret du 24 Avril 1946 JO 17 Mai 1946 Source Ordre de la Libération.
- Côte du dossier : 1O29925
Mention « Mort pour la France ».
Lieux de mémoire Une rue porte son nom à Paris dans le 15ème arrondissement. Une plaque commémorative lui rend hommage au Palais de Justice.
Références bibliographiques
Antoine Hajjé : avocat de la liberté, monographie historique.
Le Maitron, Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier.
Références internet
Maitron Fusillés Notice biographique détaillée sur son arrestation et son exécution. https://fusilles-40-44.maitron.fr/
Dossier d’homologation cote SHD : GR 16 P 280628
Observations : Antoine Hajjé est considéré comme le premier martyr du barreau de Paris sous l’Occupation. Son exécution a provoqué une vive émotion au Palais de Justice.