Georges-Victor BALAND né le 14 novembre 1901 à Paris (France), mort le 27 février 1982 à Grasse (France)
Georges-Victor Baland reçoit une formation militaire avant de s’engager dans la police. Doté d’un tempérament autoritaire et d’une haine profonde pour les institutions républicaines, il voit dans l’Occupation l’opportunité de réorganiser les services de sécurité selon une idéologie radicale.
Engagement dans la Collaboration
Dès 1941, il rejoint les rangs de la Collaboration active. Il s’illustre par son zèle au sein de la Milice française, où il grimpe rapidement les échelons. Sa connaissance des milieux parisiens le désigne pour surveiller les professions libérales, suspectées de sympathies gaullistes ou communistes.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il est l’un des cadres de la Franc-Garde de la Milice française et collabore directement avec le SD (Sicherheitsdienst) au sein des bureaux de la rue des Saussaies.
Missions et actions
Baland est chargé de la surveillance du Palais de Justice et de l’Ordre des avocats. Il coordonne les rapports de dénonciation émanant d’avocats collaborateurs (le “groupe Collaboration”) pour identifier les confrères qui aident clandestinement les familles de juifs ou de résistants. Son service infiltre les couloirs du Palais pour repérer les réunions du Front National des Juristes.
C’est à la suite de rapports rédigés ou validés par ses services que des avocats comme Jean Weill ou René-Georges Étienne sont signalés aux Allemands. Il participe personnellement à des interrogatoires brutaux visant à briser les réseaux de solidarité du barreau parisien.
À la Libération, il tente de se fondre dans la clandestinité avant d’être arrêté. Jugé pour trahison et intelligence avec l’ennemi, il est condamné aux travaux forcés à perpétuité et à la dégradation nationale.
Camarades de combat
Il agissait sous les ordres de Joseph Darnand et en liaison avec les services de Theodor Dannecker pour les questions antisémites au sein du barreau.
Retour à la vie civile
Après avoir bénéficié de mesures de grâce dans les années 1950, il se retire dans le sud de la France où il finit ses jours dans l’anonymat.
Décorations
Aucune décoration française officielle. Il fut titulaire de distinctions de la Milice, non reconnues à la Libération.
Références bibliographiques
La Milice, Pierre Giolitto, Perrin, 1997. Détaille l’organisation des services de surveillance de la Milice à Paris.
Les policiers français sous l’Occupation, Jean-Marc Berlière, Perrin, 2001.
Références internet
Archives Nationales Inventaire des dossiers de la Haute Cour de Justice, dossier Baland. https://www.archives-nationales.culture.gouv.fr/
Musée de la Résistance en ligne Exposition sur la Collaboration et les services répressifs. https://museedelaresistanceenligne.org/
Dossier d’homologation consulté : Non – Dossier de condamnation SHD/Justice Militaire : J 1254
Observations : Son rôle fut déterminant dans la “mise au pas” administrative du barreau entre 1943 et 1944.