La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

DOIZE Pierre Hippolyte

Pierre Hippolyte DOIZE né le 6 novembre 1907 à Marseille (Bouches-du-Rhône, France), mort le 19 février 1979 à Narbonne (Aude, France)

Pierre Doize, dont l’état civil complet est Hippolyte Pierre Doize, naît le 6 novembre 1907 à Marseille. Les sources disponibles indiquent qu’il exerce un métier manuel dans le milieu ouvrier marseillais avant la guerre et qu’il est engagé très tôt dans le mouvement ouvrier et syndical. Son activité professionnelle se situe dans le secteur industriel et maritime de Marseille, contexte social dans lequel il se rapproche des milieux militants du Parti communiste français et des organisations ouvrières locales.

Cette formation politique et syndicale dans l’entre-deux-guerres explique en partie son engagement précoce dans les structures clandestines mises en place après l’interdiction du Parti communiste en 1939 et l’occupation allemande.

Engagement dans la Résistance

Après la défaite de 1940 et la mise en place du régime de Vichy, Pierre Doize s’engage dans les structures clandestines du Parti communiste français. Les sources concordantes indiquent qu’il participe à la reconstitution d’organisations militantes clandestines et à la structuration de groupes de résistance.

À partir de 1942, il est envoyé dans le département du Gard afin d’y renforcer l’organisation de la Résistance communiste et d’y structurer les groupes armés. Cette mission s’inscrit dans la politique du Parti communiste visant à développer les organisations de lutte armée dans les régions stratégiques du sud de la France.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Pierre Doize appartient aux structures clandestines du Parti communiste français puis aux formations combattantes qui en sont issues, notamment les Francs-tireurs et partisans (FTP).

Dans le Gard, il joue un rôle dans l’organisation et la coordination des groupes FTP qui participent à l’implantation progressive de la Résistance armée dans le département. Ces groupes seront ultérieurement intégrés dans les Forces françaises de l’intérieur (FFI) lors de l’unification des mouvements de Résistance.

Missions et actions

Les sources disponibles indiquent que Pierre Doize est chargé d’organiser l’activité clandestine et la structuration des groupes de résistance dans la région de Nîmes et dans le département du Gard.

Son activité comprend notamment l’encadrement de militants clandestins, le recrutement de nouveaux résistants et la mise en place d’actions contre les organisations collaborationnistes. Dans ce contexte, il participe à l’organisation d’actions de propagande et d’opérations dirigées contre les organisations liées à la collaboration.

Le 30 septembre 1942, il est arrêté à Nîmes à la suite d’une opération visant la vitrine d’un local du Parti populaire français (PPF), organisation collaborationniste dirigée par Jacques Doriot. Cette arrestation intervient dans une période où la répression policière et judiciaire contre les résistants s’intensifie fortement dans le sud de la France.

Après son arrestation, il est condamné par la justice du régime de Vichy et incarcéré dans plusieurs établissements pénitentiaires. Il est notamment détenu à la centrale d’Eysses, dans le Lot-et-Garonne, où sont regroupés de nombreux résistants condamnés.

La prison d’Eysses devient l’un des principaux lieux de détention des résistants en France occupée. Pierre Doize y côtoie de nombreux militants de la Résistance appartenant à différentes organisations clandestines.

À la suite des événements d’Eysses et de la répression qui frappe les détenus résistants, il est déporté en Allemagne. Les sources indiquent qu’il est envoyé au camp de concentration de Dachau, puis dans le camp annexe d’Allach.

Comme de nombreux résistants déportés, il subit les conditions extrêmement dures du système concentrationnaire nazi jusqu’à la libération des camps en 1945.

Arrestation / déportation

Pierre Doize est arrêté le 30 septembre 1942 à Nîmes. Après sa condamnation par la justice du régime de Vichy, il est interné à la centrale d’Eysses.

À la suite de la répression qui frappe les détenus résistants de cette prison, il est déporté vers le camp de concentration de Dachau puis vers le camp annexe d’Allach.

Il est libéré à la fin de la Seconde Guerre mondiale lors de l’effondrement du système concentrationnaire nazi en 1945.

Camarades de combat

Dans le cadre de son activité clandestine dans le Gard, Pierre Doize agit aux côtés de militants communistes et de résistants engagés dans les organisations FTP du département.

Dans la prison d’Eysses, il est en contact avec de nombreux résistants détenus, appartenant à divers mouvements et organisations de la Résistance française.

Les sources disponibles évoquent ces compagnonnages sans toujours fournir une liste nominative exhaustive des résistants avec lesquels il a agi directement.

Retour à la vie civile

Après la Libération et son retour de déportation, Pierre Doize reprend une activité publique et politique.

Il s’engage dans la vie politique et devient parlementaire après la guerre. Il exerce notamment un mandat de député, poursuivant ainsi un engagement politique dans la continuité de son militantisme antérieur.

Il meurt le 19 février 1979 à Narbonne.

Décorations

  • Médaille de la Résistance par décret du 03 août 1946 JO 13 octobre 1946
  • Côte du dossier : 1O19513

Aucune autre décoration confirmée par décret retrouvé dans cette recherche.

Lieux de mémoire

Les sources consultées n’ont pas permis d’identifier avec certitude des voies ou établissements publics portant le nom de Pierre Doize dans les communes étudiées.

Références bibliographiques

Dictionnaire historique de la Résistance, François Marcot (dir.), Robert Laffont, 2006. Cet ouvrage de référence rassemble des notices sur les acteurs et les organisations de la Résistance française. Il fournit des synthèses biographiques ainsi que des éléments de contexte permettant de situer les résistants dans les réseaux et mouvements auxquels ils appartenaient.

La Résistance dans le Gard, Fondation de la Résistance / AERI, Fondation de la Résistance, 2009. Ce travail collectif consacré à l’histoire de la Résistance dans le département du Gard présente les organisations clandestines, les réseaux et les principaux acteurs ayant participé à la lutte contre l’Occupation. Il constitue une source importante pour comprendre l’implantation des FTP dans la région nîmoise.

Références internet

Musée de la Résistance en ligne Ce site documentaire de la Fondation de la Résistance propose des notices biographiques, des documents d’archives et des analyses historiques sur les acteurs et les organisations de la Résistance. Il comprend plusieurs documents concernant Pierre Doize et le contexte de la Résistance dans le Gard. https://www.museedelaresistanceenligne.org

Assemblée nationale – Base Sycomore La base Sycomore recense les parlementaires français et fournit des notices biographiques détaillées permettant de vérifier l’état civil et les mandats politiques des députés. La notice consacrée à Pierre Doize permet de confirmer son identité et ses dates de naissance et de décès. https://www2.assemblee-nationale.fr/sycomore

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD non identifiée dans cette recherche

Observations

Les sources concordantes indiquent que Pierre Doize est né en 1907 à Marseille et qu’il est décédé en 1979 à Narbonne. Cette identité correspond à la notice biographique conservée dans la base Sycomore de l’Assemblée nationale et aux documents du Musée de la Résistance en ligne.

Les décorations mentionnées dans certaines sources secondaires n’ont pas pu être confirmées par la consultation d’un décret nominatif du Journal officiel lors de cette recherche.

Sources consultées le 5 mars 2026

– Musée de la Résistance en ligne – notice biographique et documents concernant Pierre Doize
– Assemblée nationale – base Sycomore des parlementaires
– Fondation de la Résistance – corpus documentaire AERI
– Recherches dans Légifrance et Gallica pour les décrets de décorations (résultat négatif)

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