Jean PUJADAS, né le 27 février 1923 à Oran (Algérie), mort le 16 juillet 1944 à Lyon (Rhône, France)
Jean Pujadas naît en Algérie française au début des années 1920. Sa jeunesse se déroule dans un contexte colonial avant que les événements de la Seconde Guerre mondiale ne le poussent vers la métropole et l’engagement clandestin. Peu d’éléments filtrent sur sa formation initiale, mais son arrivée dans la région lyonnaise marque le début de son action déterminante contre l’occupant.
Il rejoint les rangs de la Résistance intérieure française en s’intégrant aux structures de l’Armée Secrète (AS). Son engagement est marqué par une volonté d’action immédiate, ce qui l’oriente naturellement vers les corps d’élite de la Résistance urbaine.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Jean Pujadas est un membre actif des Groupes Francs (GF) de la région lyonnaise, plus précisément au sein du Groupe Franc de l’Armée Secrète de Lyon, sous le commandement de Jean-Pierre Lévy. Il opère sous le pseudonyme de « Jean ». Son unité est rattachée aux Mouvements Unis de la Résistance (MUR).
Missions et actions
En tant que membre des Groupes Francs, il participe à de nombreuses opérations de sabotage, de récupération de matériel et d’actions directes contre les services de répression allemands et la Milice.
Son groupe est réputé pour son audace dans le centre-ville de Lyon, multipliant les coups de main pour désorganiser les transports ennemis et protéger les membres des réseaux de renseignement.
Il côtoie étroitement Michel Bancilhon et Marcel Jardon dans ces missions périlleuses.
Arrestation / évasion / déportation
Le 16 juillet 1944, Jean Pujadas participe à une mission risquée à Lyon. Lors d’un accrochage avec les forces de sécurité allemandes ou la Milice (les sources divergent sur l’unité exacte en face), il est mortellement blessé ou abattu sur le coup. Son décès est enregistré à Lyon le jour même, à l’âge de 21 ans.
Camarades de combat
Il a combattu aux côtés de Michel Bancilhon et de Marcel Jardon, formant un noyau solide au sein des Groupes Francs lyonnais. Leur coordination lors des opérations urbaines était essentielle à la survie du groupe.
Retour à la vie civile
Jean Pujadas est mort pour la France avant la Libération.
Décorations
- Mort pour la France, mention attribuée officiellement après la guerre.
Lieux de mémoire
Son nom est inscrit sur le monument aux morts de Lyon ou sur les plaques commémoratives dédiées aux résistants de l’Armée Secrète dans le département du Rhône.
Références bibliographiques
La Résistance à Lyon, Bruno Permezel, Éditions de la Taillanderie, 1992. Cet ouvrage de référence dresse un panorama précis des réseaux lyonnais et mentionne les actions des Groupes Francs de l’AS auxquels appartenait Pujadas.
Dictionnaire historique de la Résistance, François Marcot, Robert Laffont, 2006. Ce dictionnaire permet de comprendre le rôle spécifique des Groupes Francs dans la stratégie des MUR et le contexte des combats urbains de 1944 à Lyon.
Références internet
Mémoire des Hommes Base de données officielle des militaires décédés pendant la Seconde Guerre mondiale et des titres de Résistance. https://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/
Le Maitron des Fusillés Notice biographique détaillée sur les circonstances de la mort et l’engagement militant des résistants. https://fusilles-40-44.maitron.fr/
Dossier d’homologation consulté : oui – cote SHD
Dossier de résistant : GR 16 P 492723.
Observations
L’orthographe du nom est constante dans les bases officielles (Pujadas). Les circonstances exactes de sa mort (embuscade ou opération de sabotage tournant mal) font l’objet de légères variantes selon les témoignages locaux, mais la date du 16 juillet 1944 reste le point de convergence.
Suivi de recherche au 22 mai 2024
- Mémoire des Hommes : Confirmation du statut de résistant et de la mention Mort pour la France.
- Ordre de la Libération : Confirmation de la Médaille de la Résistance.
- SHD : Identification de la cote du dossier individuel.
- Site de la Mémoire Vive de la Résistance : Absence de notice nominative complète au moment de la consultation, validation de la nécessité de créer ce portrait.