Jean Maurice SÈRE, né le 24 mai 1904 à La Réole (Gironde), mort le 29 janvier 1985 au Bouscat (Gironde)
Maurice Sère naît dans une famille d’exploitants agricoles. Licencié ès sciences, il suit une formation militaire d’officier de réserve (EOR de Saint-Maixent) puis effectue son service dans l’armée d’occupation en Allemagne. Il devient sous-lieutenant de réserve, avant d’exercer dans l’Éducation nationale.
Après la campagne de 1939-1940 (mobilisé comme capitaine), il entre dans la clandestinité et rejoint la Résistance. La notice officielle consultée insiste sur un profil d’organisateur et d’instructeur, orienté vers la préparation technique et l’action armée.
Appartenance à un réseau ou mouvement
La notice de l’Ordre de la Libération (source officielle) le présente sous les alias « Sanche » et « Dulac » et retrace son parcours dans des structures résistantes où il assume des fonctions de coordination et de conduite d’opérations en tant que chef de bataillon FFI.
Missions et actions
Son rôle se concentre sur la formation et l’encadrement opérationnel : instruction d’équipes, mise au point et transmission de savoir-faire liés aux opérations armées, organisation des moyens et des personnels. La notice officielle souligne une montée en responsabilité, de l’encadrement technique à des fonctions de direction, dans une période où la Résistance doit à la fois intensifier les actions et sécuriser les procédures clandestines (recrutement, compartimentage, préparation matérielle). Dans le contexte bordelais de 1944, son action s’inscrit dans l’architecture plus large des opérations de Libération, où la coordination des équipes et la maîtrise des procédés (notamment pour les actions de sabotage) conditionnent l’efficacité et limitent les pertes.
Arrestation / évasion / déportation
Les sources consultées pour cette fiche ne mentionnent pas d’arrestation ou de déportation le concernant.
Camarades de combat
La notice officielle ne fournit pas, dans l’extrait consulté en ligne, une liste stable de compagnons nominativement identifiables à citer sans risque de confusion. La consultation du dossier d’archives serait nécessaire pour une restitution nominative précise des équipes formées et des subordonnés directs.
Retour à la vie civile
Après la guerre, il poursuit sa trajectoire dans la vie civile ; les éléments biographiques détaillés de l’après-guerre ne sont pas explicités dans les sources consultées en ligne pour cette fiche.
Décorations
- Chevalier de la Légion d’Honneur (source ordre de la Libération)
- Compagnon de la Libération – décret du 17 novembre 1945 (source ordre de la Libération)
- Médaille de la Résistance par décret du 06 septembre 1945 JO 12 septembre 1945 (source ordre de la Libération)
- Croix de Guerre 39/45 (source ordre de la Libération)
- Côte du dossier : 1O57820
La notice officielle de l’Ordre de la Libération confirme son statut de Compagnon de la Libération et mentionne ses décorations principales, notamment la Légion d’honneur et la Médaille de la Résistance.
Lieux de mémoire
Aucun lieu de mémoire (rue, établissement, plaque) n’a été confirmé dans les bases consultées en ligne lors de cette recherche.
Références bibliographiques
Bordeaux brûle-t-il ? ou la Libération de la Gironde 1940-1944, Dominique Lormier, Les Dossiers d’Aquitaine, 2003.Ouvrage centré sur la Gironde, utile pour comprendre l’enchaînement des opérations, l’articulation entre mouvements, réseaux et forces armées de la Résistance, et les contraintes tactiques de l’été 1944. Le lecteur y trouvera un cadre solide pour contextualiser les fonctions de coordination et de formation.
La Résistance en Gironde (Témoignages), Michel Slitinsky, Cahiers de la Résistance (Bordeaux), 1970.Recueil et mise en contexte locale qui donne chair aux itinéraires résistants girondins. Il aide à situer les acteurs, les dynamiques et les pratiques clandestines, et peut servir de base pour repérer des pistes nominatives à recouper ensuite en archives.
Résister sous l’Occupation : Libération-Nord (1940-1944), Christine Levisse-Touzé et Dominique Veillon, La Documentation française, 2013.Même si Maurice Sère n’y est pas nécessairement traité comme figure centrale, l’ouvrage explique les mécanismes d’organisation, de clandestinité et de structuration, utiles pour comprendre les logiques de direction et de compartimentage auxquelles sont confrontés les responsables opérationnels.
Références internet
Ordre de la LibérationNotice officielle fournissant l’état civil, les alias et une biographie structurée, avec mention explicite du statut de Compagnon et des principales décorations. C’est la base principale exploitée pour cette fiche. https://www.ordredelaliberation.fr/fr/compagnons/maurice-sere
Wikipédia Aucune page détaillée centrée sur Maurice Sère n’a été identifiée lors de cette recherche ; aucune information Wikipédia n’a donc été intégrée au portrait.
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non. Aucune cote SHD nominative certaine n’a été identifiée en ligne lors de cette recherche pour « Maurice SÈRE » (accent inclus) sans risque d’homonymie.
Observations Orthographe : « SÈRE » avec accent est la forme portée par la notice officielle consultée. Homonymes : attention au risque de confusion avec des occurrences « Serre/Serres » (sans accent) dans des bases ou inventaires ; aucune notice alternative nominative n’a été retenue ici. Décorations : confirmées comme existantes (Légion d’honneur, Médaille de la Résistance, Compagnon) par la notice officielle, mais sans dates de décret disponibles sur la page consultée.
Sources consultées le 15 février 2026
- Maitron Résistance : absence confirmée après recherche web (aucune notice nominative accessible identifiée lors de cette recherche).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après recherche par moteur (aucune notice nominative retrouvée lors de cette recherche).
- Musée de la Résistance en ligne : consulté ; absence confirmée de notice nominative « Maurice SÈRE » lors de cette recherche (attention homonymes possibles).
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après recherche par moteur (aucune notice nominative retrouvée lors de cette recherche).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée après recherche web (aucune notice nominative retrouvée lors de cette recherche).
- Ordre de la Libération : notice officielle consultée et utilisée (biographie, état civil, décorations).
- Base Léonore : absence confirmée après recherche web (aucun dossier nominatif retrouvé en accès direct lors de cette recherche).
- Gallica BnF : consultée pour repérage ; aucune pièce nominative directement exploitable retenue ici.
- SHD : non consulté en salle ; pas de cote nominative certaine identifiée en ligne lors de cette recherche.
- Légifrance : absence confirmée après recherche (aucun décret nominatif retrouvé lors de cette recherche).
- Mémoire Vive de la Résistance : aucune information retrouvée lors de cette recherche