Georges BONNAC, né le 25 juin 1903 à Bordeaux, mort le 3 janvier 1945 au camp de Melk (Autriche)
Georges Bonnac est un militant syndicaliste et socialiste bordelais. Il exerce comme fonctionnaire municipal à Bordeaux et s’engage tôt dans l’action syndicale, jusqu’à devenir une figure de la CGT dans le secteur des services publics.
Dès 1940, il est à l’origine du premier groupe de Résistance formé à Bordeaux. Il s’impose rapidement comme organisateur de la Résistance dans le Sud-Ouest, en s’appuyant sur ses réseaux syndicaux et politiques.
Appartenance à un réseau ou mouvement
Il se lie au mouvement « Libération » puis prend des responsabilités régionales au sein de Libération-Nord, avant d’être choisi par le Conseil national de la Résistance comme chef régional des Mouvements unis de Résistance (MUR) pour la région « B ».
Missions et actions
Son action consiste à structurer la Résistance sur un vaste territoire du Sud-Ouest. Il organise des groupes d’action, coordonne des implantations locales et assure des liaisons avec des responsables clandestins, ce qui en fait une cible prioritaire pour la police et la Gestapo. Les sources convergent pour souligner un rôle d’organisateur et d’animateur régional, plus que celui d’un chef de maquis local isolé : il travaille à l’échelle des réseaux, des mouvements et des cadres interrégionaux.
Arrestation / évasion / déportation
Il est arrêté le 30 mai 1944 par la police française, livré à la Gestapo et torturé. Déporté le 9 août 1944, il meurt en janvier 1945 au camp de Melk, annexe du complexe concentrationnaire de Mauthausen, en Autriche.
Camarades de combat
Les sources consultées citent, dans l’environnement bordelais et socialiste clandestin, des figures de liaison et d’organisation telles que Fernand Audeguil (cadres socialistes locaux) et, pour les contacts et le contexte d’implantation, des réseaux liés à Libération-Nord.
Les documents consultés ne permettent pas d’établir une liste nominative stable et exhaustive de ses proches compagnons opérationnels sans recourir au dossier d’archives.
Retour à la vie civile
Sans objet, décès en déportation.
Décorations
Les bases officielles consultées accessibles en ligne lors de cette recherche n’ont pas fourni de notice nominative confirmant des décorations pour Georges Bonnac.
Une page Wikipédia mentionne la légion d’honneur à titre posthume sans mentionner les décrets. Sans confirmation recoupée dans les sites officiels consultés au moment de la recherche. Information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les sites officiels.
Lieux de mémoire
Une place de Mérignac porte son nom, à proximité du lieu de son arrestation. Une rue de Bordeaux porte également son nom (rue Georges-Bonnac).
Références bibliographiques
Résister sous l’Occupation : Libération-Nord (1940-1944), Christine Levisse-Touzé et Dominique Veillon, La Documentation française, 2013.Cet ouvrage éclaire l’histoire de Libération-Nord, ses cadres, sa sociologie (milieux socialistes et syndicalistes) et ses modes d’action. Le lecteur y trouvera une compréhension structurée des logiques d’organisation clandestine et des difficultés de coordination, utiles pour replacer l’engagement régional d’un responsable comme Bonnac.
La Résistance en Gironde (Témoignages), Michel Slitinsky, Cahiers de la Résistance (Bordeaux), 1970.Livre centré sur la Gironde, fondé sur des témoignages et une mise en contexte locale. Il permet d’entrer dans la chronologie bordelaise, les réseaux et les acteurs du département, et d’appréhender l’arrière-plan dans lequel s’inscrit l’action d’un organisateur régional.
Une Bordelaise dans la Résistance (Entretiens avec Jacques Balié), Josette Lassalle, Mollat, 1996.Récit/entretiens donnant à voir l’expérience résistante à Bordeaux à hauteur d’acteurs. Le lecteur peut y trouver des scènes, des noms et des pratiques clandestines, et une atmosphère de la Résistance urbaine, utile pour contextualiser les réseaux et les contacts.
Références internet
Mémoire et Espoirs de la Résistance (memoresist.org)Fiche biographique synthétique donnant la naissance, le profil syndical et socialiste, les responsabilités régionales (MUR) et les circonstances d’arrestation, torture et déportation, avec mention du décès à Melk. Ressource utile pour une trame chronologique claire. https://www.memoresist.org/resistant/georges-bonnac/
Archives de Mérignac (archives.merignac.com)Dossier en ligne sur le camp d’internement de Mérignac et la répression locale, comprenant un passage explicitement consacré à Georges Bonnac, évoquant l’arrestation, la déportation et la mémoire (place à Mérignac). Apporte un ancrage municipal et mémoriel. https://archives.merignac.com/le-camp-dinternement-de-merignac-1940-1944/le-sort-des-internes-politiques-et-des-otages/
Wikipédia Page détaillée apportant des éléments de parcours syndical, de responsabilités clandestines, de pseudonymes et de chronologie d’arrestation/déportation. Certaines informations (notamment décorations) n’ont pas été confirmées dans les bases officielles consultées au moment de la recherche. https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Bonnac
Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD
Non consulté en salle. Cote repérée : SHD, GR 16 P 70657 (dossier « BONNAC Georges Jean »).
Observations Orthographe : la forme « Georges Bonnac » est constante dans les sources consultées. Divergences : la page Wikipédia signale une incertitude possible sur un jour de décès (« 3 ou 30 »), mais les sources associatives et municipales consultées donnent le 3 janvier 1945 à Melk ; seule cette donnée est retenue ici. Décorations : mentionnées sur Wikipédia, non confirmées dans les sites officiels consultés en ligne lors de cette recherche. Homonymes : présence d’autres « BONNAC » dans les inventaires SHD ; la cote GR 16 P 70657 correspond explicitement à « Bonnac Georges Jean », né le 25/06/1903 à Bordeaux.
Sources consultées le 15 février 2026
- Maitron Résistance : tentative d’accès à la notice « BONNAC Georges » ; site inaccessible au moment de la recherche (erreur d’accès lors de l’ouverture).
- Fondation de la Résistance : absence confirmée après recherche par moteur (aucune page dédiée retrouvée pour ce nom lors de cette recherche).
- Musée de la Résistance en ligne : consultation d’une exposition de contexte sur Libération-Nord (pas de notice nominative Bonnac identifiée lors de cette recherche).
- Mémoire des Hommes : absence confirmée après recherche par moteur (pas de notice nominative retrouvée lors de cette recherche).
- Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée après recherche web (aucune notice nominative retrouvée lors de cette recherche).
- Ordre de la Libération : absence confirmée (non Compagnon de la Libération ; aucune notice nominative identifiée).
- Base Léonore : absence confirmée après recherche web (aucun dossier nominatif retrouvé en accès direct lors de cette recherche).
- Gallica BnF : consultée pour repérer des ressources de contexte ; aucune notice nominative directement exploitable sur Bonnac retenue ici.
- SHD : cote repérée via inventaire/outil de repérage (GR 16 P 70657), sans consultation en salle.
- Légifrance : absence confirmée après recherche (aucun décret nominatif retrouvé lors de cette recherche).
- Mémoire et Espoirs de la Résistance : fiche nominative utilisée pour chronologie et arrestation/déportation.
- Archives de Mérignac : passage nominatif utilisé pour mémoire locale (place) et contexte répressif.
- Wikipédia : page détaillée utilisée avec signalement des informations non confirmées officiellement (décorations, divergence de date).