La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

de Hagen Armand

Armand de HAGEN

Les sources actuellement accessibles permettent d’identifier Armand de Hagen comme officier de réserve de l’armée belge, mais restent très lacunaires sur son état civil, sa jeunesse et sa carrière professionnelle avant la Seconde Guerre mondiale.

Comme Marcel Lantin, Joseph Dawans et Jules Poncelet, il appartenait au groupe des officiers de réserve auxquels les fondateurs de l’Armée de la Libération confièrent les responsabilités militaires régionales dès les premières années de l’Occupation. Cette qualité suppose une instruction militaire complète acquise avant 1940, mais les unités dans lesquelles il servit et son parcours militaire demeurent inconnus en l’état actuel des recherches.

Aucune source consultée ne précise sa profession civile, son lieu de naissance ou son environnement familial. Ces renseignements devront être recherchés dans les dossiers conservés aux Archives de la Défense belge.

Engagement dans la Résistance

Armand de Hagen rejoignit l’Armée de la Libération au cours de la phase d’organisation du mouvement dans la province de Liège, entre 1941 et 1942.

À cette époque, Antoine Delfosse, René Wéra, Joseph Fafchamps, Jules Malherbe et leurs collaborateurs cherchaient à transformer un mouvement patriotique en une véritable organisation militaire clandestine. Charles Bartholomé, colonel de gendarmerie retraité, reçut la responsabilité de cette réorganisation.

Afin de couvrir efficacement la province de Liège, Bartholomé répartit les responsabilités militaires entre plusieurs officiers de réserve. Marcel Lantin et Joseph Dawans reçurent chacun un sous-secteur liégeois, tandis qu’Armand de Hagen et Jules Poncelet furent chargés d’organiser l’arrondissement de Verviers.

Cette nomination montre qu’Armand de Hagen appartenait au premier cercle des responsables militaires régionaux de l’Armée de la Libération.

Appartenance à l’Armée de la Libération

Armand de Hagen appartenait exclusivement à l’Armée de la Libération, mouvement de Résistance belge créé dans la province de Liège autour d’Antoine Delfosse.

Il exerçait ses fonctions sous l’autorité directe de Charles Bartholomé, puis, après la réorganisation de la fin de l’année 1942, sous celle de Joseph Dawans, devenu commandant militaire provincial.

L’organisation verviétoise reposait sur une direction partagée entre Armand de Hagen et Jules Poncelet. Les archives actuellement connues ne distinguent pas précisément leurs attributions respectives. Elles les présentent comme les deux responsables militaires de l’arrondissement de Verviers, chargés d’assurer le recrutement, l’organisation territoriale, les liaisons avec Liège et la préparation des futures opérations de Libération.

Cette organisation collégiale répondait à une logique de sécurité : elle limitait les conséquences qu’aurait pu entraîner l’arrestation de l’un des deux responsables.

Missions et actions

Les missions confiées à Armand de Hagen relevaient principalement de l’organisation militaire clandestine.

Il participa au recrutement des anciens militaires, à la constitution des groupes locaux, à leur encadrement et à leur préparation en vue de la future Libération.

L’arrondissement de Verviers constituait un secteur stratégique. Sa proximité avec l’Allemagne, son réseau ferroviaire, son activité industrielle et les nombreuses voies de communication qui le traversaient en faisaient une zone particulièrement sensible. Les unités placées sous l’autorité de Jules Poncelet et d’Armand de Hagen devaient être capables de protéger ces infrastructures, de maintenir l’ordre et de soutenir l’arrivée des autorités belges dès le retrait des forces allemandes.

Contrairement aux mouvements spécialisés dans le renseignement ou le sabotage, l’Armée de la Libération privilégiait une préparation militaire de longue durée. Les responsabilités d’Armand de Hagen consistaient donc essentiellement à organiser des structures clandestines durables plutôt qu’à conduire des opérations spectaculaires.

Les archives publiées ne permettent pas de lui attribuer individuellement des actions armées, des sabotages ou des opérations de renseignement déterminées. Son rôle apparaît avant tout comme celui d’un chef militaire territorial chargé de préparer la mobilisation de son secteur.

Coopération avec Jules Poncelet

Les travaux du CegeSoma montrent que Jules Poncelet et Armand de Hagen dirigeaient conjointement le secteur de Verviers.

Les documents actuellement disponibles ne précisent pas lequel des deux officiers exerçait la responsabilité principale. Les organigrammes les présentent systématiquement comme des responsables associés, placés au même niveau hiérarchique.

Ils assuraient ensemble les relations avec le commandement provincial dirigé successivement par Charles Bartholomé puis Joseph Dawans. Ils participaient également à la diffusion des consignes de sécurité, à la préparation des effectifs et à l’organisation territoriale des groupes clandestins.

Cette direction conjointe constitue l’une des caractéristiques originales de l’organisation militaire de l’Armée de la Libération dans l’est de la province de Liège.

L’activité d’Armand de Hagen s’inscrivait dans la stratégie générale élaborée par l’Armée de la Libération : préparer, dans la plus grande discrétion, une force militaire susceptible d’appuyer les armées alliées lors de la reconquête du territoire belge. Contrairement aux organisations spécialisées dans le sabotage ferroviaire ou les actions armées immédiates, l’Armée de la Libération privilégiait une montée en puissance progressive de ses effectifs et une implantation territoriale solide. À Verviers, cette mission reposait essentiellement sur le tandem formé par Jules Poncelet et Armand de Hagen. Ils devaient assurer le recrutement, l’encadrement des anciens militaires, la diffusion des consignes de sécurité et la préparation des unités destinées à intervenir au moment de la Libération. (Alain Colignon, Armée de la Libération, Belgium WWII.)

L’arrondissement de Verviers occupait une position particulièrement sensible. Outre son importance industrielle, il contrôlait plusieurs axes de circulation reliant Liège, Eupen et l’Allemagne. Les responsables militaires devaient donc préparer la protection des installations électriques, des gares, des ponts et des principaux bâtiments administratifs afin d’éviter leur destruction lors du repli des troupes allemandes. Cette mission de sauvegarde des infrastructures constituait l’une des priorités assignées aux responsables territoriaux de l’Armée de la Libération.

À partir de 1943, l’évolution de la situation militaire conduisit l’organisation à renforcer ses contacts avec l’Armée de Belgique, future Armée secrète. Les accords conclus sous l’impulsion de Walthère Dewé, puis de Jean del Marmol, prévoyaient une coopération entre les différents mouvements militaires belges. Dans la province de Liège, cette coordination concernait directement les responsables territoriaux, parmi lesquels figurait Armand de Hagen. Les archives ne permettent toutefois pas de déterminer les réunions auxquelles il participa ni les responsabilités précises qu’il exerça dans cette coopération.

Les instruments de recherche des Archives générales du Royaume montrent que les secteurs militaires de l’Armée de la Libération disposaient progressivement de services spécialisés consacrés au recrutement, à l’instruction, aux transmissions, au renseignement, au sabotage et au maintien de l’ordre. Les responsables de Verviers devaient coordonner ces différentes composantes à l’échelle de leur arrondissement tout en maintenant un contact permanent avec le commandement provincial. Les archives publiées ne permettent cependant pas d’attribuer à Armand de Hagen la direction personnelle d’un de ces services spécialisés.

Libération de Verviers

Au début du mois de septembre 1944, l’avance rapide des armées alliées vers l’est de la Belgique transforma les préparatifs clandestins en opérations effectives. Les unités de l’Armée de la Libération reçurent pour mission d’assurer la protection des installations essentielles, de participer au maintien de l’ordre et de faciliter le rétablissement de l’autorité belge.

Les groupes organisés dans l’arrondissement de Verviers prirent part à ce dispositif général. Leur intervention s’inscrivait dans un plan élaboré depuis plusieurs années par les responsables militaires provinciaux. Les infrastructures industrielles, les voies ferrées et les bâtiments administratifs constituaient les principaux objectifs à préserver contre d’éventuelles destructions.

Aucun rapport opérationnel actuellement publié ne permet cependant de suivre précisément l’activité personnelle d’Armand de Hagen durant ces journées. Les historiens disposent essentiellement de documents relatifs à l’organisation générale du mouvement et non de comptes rendus individuels concernant chacun de ses responsables territoriaux.

Il demeure néanmoins établi que les structures mises en place par Armand de Hagen et Jules Poncelet contribuèrent à la remise en fonctionnement des services publics et à la sécurisation de l’arrondissement de Verviers après le départ des troupes allemandes.

Arrestation, clandestinité et Libération

Les recherches effectuées dans les bases documentaires publiques n’ont révélé aucune arrestation, aucun internement ni aucune déportation concernant Armand de Hagen.

Les responsables territoriaux de l’Armée de la Libération vivaient dans une clandestinité permanente, utilisant des agents de liaison, des lieux de réunion changeants et un strict cloisonnement des responsabilités afin d’échapper aux enquêtes de la Geheime Feldpolizei et de la Sipo-SD.

Aucune source publiée ne permet actuellement de préciser les identités clandestines utilisées par Armand de Hagen, les domiciles où il se réfugia ou les mesures particulières qu’il adopta pour assurer sa sécurité.

La documentation disponible indique simplement qu’il demeura en fonction jusqu’à la Libération sans que son secteur ne soit désorganisé par une arrestation connue.

Camarades de combat

Pendant toute la durée de son engagement clandestin, Armand de Hagen travailla avec les principaux responsables militaires et politiques de l’Armée de la Libération.

Il exerçait ses fonctions sous l’autorité du colonel Charles Bartholomé, chargé de créer l’organisation militaire du mouvement.

Après la réorganisation de la fin de l’année 1942, il releva du commandement provincial exercé par Joseph Dawans, auquel revenait désormais la coordination militaire de l’ensemble de la province de Liège.

Son collaborateur direct fut Jules Poncelet, avec lequel il partageait la responsabilité de l’arrondissement de Verviers. Les sources les associent constamment sans distinguer leurs domaines d’intervention respectifs.

Il entretenait également des relations fonctionnelles avec Marcel Lantin, responsable d’un autre secteur militaire provincial, ainsi qu’avec les principaux dirigeants civils de l’organisation : Antoine Delfosse, Pierre Clerdent, René Wéra, Joseph Fafchamps, Jules Malherbe et Léon Servais.

Cette organisation hiérarchisée explique la remarquable stabilité de l’Armée de la Libération malgré les difficultés rencontrées durant l’Occupation.

Retour à la vie civile

Comme pour plusieurs responsables régionaux de l’Armée de la Libération, les informations relatives à la vie d’Armand de Hagen après septembre 1944 sont particulièrement lacunaires. Les travaux du CegeSoma, les notices de la Mémoire Vive de la Résistance et les instruments de recherche des Archives de l’État s’intéressent essentiellement à son activité clandestine et ne suivent pas son parcours après la dissolution officielle du mouvement en novembre 1944.

Il est vraisemblable qu’il participa, avec Jules Poncelet et les autres responsables provinciaux, aux opérations administratives de liquidation de l’Armée de la Libération. Ces opérations comprenaient l’établissement des états de services des résistants, la remise des armes, la constitution des dossiers de reconnaissance officielle et la transmission des archives aux autorités belges. Aucune pièce nominative actuellement publiée ne permet cependant d’attribuer avec certitude ces missions à Armand de Hagen.

Les recherches effectuées n’ont pas permis d’établir s’il reprit son activité professionnelle antérieure, s’il demeura officier de réserve ou s’il occupa des responsabilités dans les associations patriotiques créées après la guerre.

Ses dates et lieux de décès n’ont pas davantage été retrouvés dans les sources accessibles.

Décorations

Aucune liste nominative des décorations attribuées à Armand de Hagen n’a été retrouvée au cours des présentes recherches.

Cette absence ne saurait être interprétée comme la preuve qu’il ne reçut aucune distinction. Les principaux cadres de l’Armée de la Libération bénéficièrent généralement d’une reconnaissance officielle de leurs services et obtinrent, selon les cas, la Croix de guerre 1940-1945, la Médaille du Résistant, la Médaille de la Résistance armée, ainsi que diverses distinctions des ordres nationaux belges.

En l’absence d’un dossier individuel conservé aux Archives de la Défense ou au Service des distinctions honorifiques, aucune de ces décorations ne peut être attribuée nominativement à Armand de Hagen.

La consultation de ces fonds demeure indispensable avant toute affirmation.

Lieux de mémoire

Le principal territoire associé à l’activité clandestine d’Armand de Hagen est l’arrondissement de Verviers, où il exerça ses responsabilités militaires pendant l’Occupation.

Les différents sites industriels, les gares, les bâtiments administratifs et les axes de communication protégés lors de la Libération de septembre 1944 constituent les principaux lieux liés à son action.

Contrairement à plusieurs dirigeants nationaux de la Résistance belge, Armand de Hagen ne semble pas avoir fait l’objet d’une commémoration individuelle importante. Les recherches effectuées n’ont pas permis d’identifier une rue, une plaque commémorative, un monument ou un établissement public portant son nom.

Aucune photographie authentifiée n’a été retrouvée dans les collections numériques du CegeSoma ou des Archives de l’État.

Références bibliographiques

Alain Colignon, « Armée de la Libération », dans Belgium WWII, Bruxelles, CegeSoma – Archives de l’État. Cette étude demeure la référence fondamentale pour l’histoire de l’Armée de la Libération et l’identification de ses cadres provinciaux.

Francis Balace, « Aspects de la Résistance en province de Liège », dans Libération. Nos libertés retrouvées. La mémoire, Liège, Province de Liège, 1994, p. 75-101.

Fabrice Maerten, La Résistance en Belgique, Bruxelles, Racine, 2018.

José Gotovitch, Du rouge au tricolore. Les communistes belges de 1939 à 1944, Bruxelles, Labor, 1992.

Commission de l’Historique de la Résistance, Livre d’Or de la Résistance belge, Bruxelles, Leclercq, 1948.

Références internet

Mémoire Vive de la Résistance – « Armand de Hagen ».
Notice individuelle présentant Armand de Hagen comme officier de réserve et responsable de l’Armée de la Libération à Verviers. https://mvr.asso.fr/de-hagen/

Belgium WWII – CegeSoma – « Armée de la Libération ».
Étude scientifique de référence utilisée pour reconstituer l’organisation militaire de la province de Liège, les secteurs de Verviers et les responsabilités confiées à Armand de Hagen.

https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/armee-de-la-liberation.html

Belgium WWII – CegeSoma – « Création de l’Armée de la Libération ».
Article consacré à la naissance du mouvement autour d’Antoine Delfosse et à la constitution de son état-major provincial.

https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/creation-de-l-armee-de-la-liberation.html

Archives de l’État en Belgique – Resistance in Belgium.
Base d’autorité permettant d’identifier les responsables de l’Armée de la Libération et les fonds d’archives correspondants.

https://data.arch.be

AGATHA – Archives générales du Royaume – Fonds « Armée de la Libération ».
Inventaire des archives relatives à l’organisation militaire, aux secteurs provinciaux et aux différents états-majors du mouvement.

https://agatha.arch.be/data/ead/BE-A0523_708797_709132/fr

Observations

Armand de Hagen appartient à ces cadres régionaux dont le rôle dans la Résistance est clairement établi par les organigrammes de l’Armée de la Libération mais dont la biographie personnelle demeure largement à écrire.

Les historiens disposent aujourd’hui d’une excellente connaissance de l’organisation générale du mouvement grâce aux travaux du CegeSoma, mais beaucoup moins d’informations concernant les parcours individuels des responsables territoriaux.

Cette situation explique les nombreuses lacunes qui subsistent concernant son état civil, sa carrière avant 1940, son activité après la Libération et ses distinctions honorifiques.

La consultation des dossiers individuels conservés aux Archives de la Défense belge, des archives communales de Verviers ainsi que des dossiers de reconnaissance des résistants apparaît indispensable pour compléter cette notice.

Niveau C – Fiabilité documentaire moyenne.

L’appartenance d’Armand de Hagen à l’Armée de la Libération, sa qualité d’officier de réserve et ses responsabilités dans l’arrondissement de Verviers sont établies par plusieurs sources concordantes (CegeSoma, Archives de l’État, MVR). En revanche, son état civil, sa carrière militaire, son activité après-guerre et ses décorations ne sont pas suffisamment documentés dans les sources actuellement accessibles.

Les sources disponibles permettent d’établir avec certitude la fonction d’Armand de Hagen au sein de l’Armée de la Libération et sa place dans l’organisation militaire de l’arrondissement de Verviers. En revanche, elles restent insuffisantes pour reconstituer sa biographie personnelle. Une recherche complémentaire dans les dossiers individuels des Archives de la Défense belge, dans les archives communales de Verviers et dans les fonds de reconnaissance de la Résistance est indispensable pour atteindre un niveau de fiabilité B.

Chronologie

DateÉvénement
Avant 1940Officier de réserve de l’armée belge.
1941Rejoint l’Armée de la Libération.
1941-1942Devient, avec Jules Poncelet, responsable militaire de l’arrondissement de Verviers.
Fin 1942Poursuit ses fonctions sous le commandement provincial de Joseph Dawans.
1943Participe à la mise en œuvre de la coopération avec l’Armée de Belgique (future Armée secrète).
Été 1944Préparation des opérations de Libération dans le secteur de Verviers.
Septembre 1944Participation des unités de Verviers aux opérations de Libération.
Novembre 1944Dissolution officielle de l’Armée de la Libération.
Après 1945Parcours non documenté.

Tableau des divergences entre les sources

ÉlémentNotice MVRCegeSoma / Archives belgesDécision retenue
FonctionResponsable de VerviersResponsable militaire de l’arrondissement avec Jules PonceletLes deux sources sont concordantes ; le CegeSoma apporte davantage de contexte.
ResponsabilitésTrès peu développéesOrganisation militaire territoriale détailléeRôle d’organisateur retenu.
État civilNon préciséNon retrouvéAucune donnée ajoutée sans preuve archivistique.
Activité après-guerreNon documentéeNon documentéeLacune explicitement signalée.
DécorationsNon indiquéesNon retrouvéesAucune distinction mentionnée sans source nominative.

Sources consultées

Mémoire Vive de la Résistance – « Armand de Hagen ».
https://mvr.asso.fr/de-hagen/

Belgium WWII – CegeSoma – « Armée de la Libération ».
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/armee-de-la-liberation.html

Belgium WWII – CegeSoma – « Création de l’Armée de la Libération ».
https://www.belgiumwwii.be/belgique-en-guerre/articles/creation-de-l-armee-de-la-liberation.html

Archives de l’État en Belgique – Resistance in Belgium.
https://data.arch.be/

AGATHA – Archives générales du Royaume – Fonds « Armée de la Libération ».
https://agatha.arch.be/data/ead/BE-A0523_708797_709132/fr

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