La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

PÉRESSE Ange

Ange PÉRESSE, né à Bubry (France),

Aucune notice nominative exploitée dans les bases officielles consultées ne permet d’établir, avec certitude et de manière sourcée, la formation initiale et le métier d’Ange Péresse. Les sources disponibles le présentent avant tout comme un militant nationaliste breton engagé dans une formation armée collaborationniste.

Les sources consultées le situent dans la collaboration armée, au sein du Bezen Perrot (Unité Perrot), formation liée au SD (Sicherheitsdienst).

Appartenance à un réseau ou mouvement

Adjoint de Célestin Lainé au sein du Bezen Perrot, formation collaborationniste bretonne sous encadrement allemand.

Missions et actions

Dans le Morbihan, le Bezen Perrot est décrit comme une formation auxiliaire de répression rattachée au SD de Rennes et de Vannes, participant à des ratissages, à des arrestations et à des fonctions d’interprétariat lors d’interrogatoires, notamment dans le contexte de la traque des résistants à l’été 1944. Dans ce cadre, Ange Péresse est cité comme adjoint et cadre actif de l’unité.

Des travaux universitaires disponibles en ligne mentionnent également, de façon contextuelle, le tandem « Célestin Lainé et son second Ange Péresse » au moment de l’engagement de l’unité dans une collaboration militaire totale sous commandement allemand, ce qui confirme son rang de numéro deux dans la structure.

Arrestation / évasion / déportation

Les sources consultées indiquent une condamnation à mort par contumace prononcée par la cour de justice de Rennes le 25 juin 1946. Les éléments sur une arrestation effective, une détention ou une évasion ne sont pas établis de manière recoupée dans les bases officielles consultées pour cette recherche.

Camarades de combat

Les sources consultées l’inscrivent dans l’entourage direct de Célestin Lainé, chef du Bezen Perrot, et le placent aux côtés d’autres cadres de l’unité cités dans les synthèses disponibles (notamment dans des pages encyclopédiques et des synthèses locales). Faute de notices nominatives officielles centrées sur lui dans les bases obligatoires consultées, les autres noms ne sont pas développés ici comme « camarades » au sens prosopographique.

Retour à la vie civile

Une archive de presse signale qu’il résidait à Munich à la fin des années 1970, ce qui suggère un exil durable en République fédérale d’Allemagne après-guerre. Les modalités juridiques et administratives de cette situation ne sont pas documentées, à ce stade, par les bases officielles consultées.

Décorations

Aucune décoration française ou étrangère à son nom n’a été confirmée dans les bases officielles consultées.

Lieux de mémoire

Aucun lieu de mémoire (rue, établissement, plaque) au nom d’Ange Péresse n’a été identifié de manière fiable dans les bases officielles consultées.

Références bibliographiques

Le Bezen Perrot : 1944, des nationalistes bretons sous l’uniforme allemand, Kristian Hamon, Yoran Embanner, 2004.L’ouvrage propose une étude structurée de l’unité Perrot, de son recrutement, de son encadrement et de ses actions, avec un effort de reconstitution prosopographique malgré des destructions d’archives. Il permet au lecteur de comprendre la place de cette unité dans l’appareil répressif allemand en Bretagne. Il sert aussi de cadre pour situer les responsabilités des cadres de l’unité, dont l’adjoint du chef.

La répression de la collaboration en Bretagne, Christian Bougeard, Ouest-France, 2015. Ce livre éclaire la mécanique de l’épuration en Bretagne, les juridictions d’exception, les types de condamnations et la diversité des parcours de collaborateurs armés. Le lecteur y trouvera des repères solides sur le traitement judiciaire des auxiliaires et sur les enjeux mémoriels. Il est utile pour contextualiser les condamnations de l’après-guerre évoquées pour des membres du Bezen Perrot.

Les nationalistes bretons sous l’Occupation, Philippe Carrer, Coop Breizh, 2001. L’ouvrage analyse les trajectoires de divers courants nationalistes bretons sous l’Occupation, leurs choix et leurs interactions avec les autorités allemandes. Il aide à comprendre les logiques politiques et idéologiques qui conduisent certains militants à la collaboration armée. Il permet d’inscrire le Bezen Perrot et ses cadres dans une histoire plus large des radicalisations.

Références internet

Mémoire Vive de la Résistance Article thématique consacré aux auxiliaires français de la répression dans le Morbihan, décrivant le rôle du Bezen Perrot et de la Milice dans la traque des résistants et citant Ange Péresse comme adjoint au sein de l’unité. Le texte fournit un cadrage opérationnel (ratissages, arrestations, interprétariat lors d’interrogatoires) et une mise en contexte locale. https://mvr.asso.fr/les-auxiliaires-francais-de-la-repression-dans-le-morbihan/

Wikipédia Page synthétique sur le Bezen Perrot, donnant des éléments nominaux sur l’encadrement de l’unité et mentionnant Ange Péresse comme adjoint, ainsi que la date de la condamnation à mort par contumace. Les informations y sont utiles comme repères, mais ne remplacent pas une notice institutionnelle nominative. https://fr.wikipedia.org/wiki/Bezen_Perrot

Le Monde (archives) Article d’archives de presse mentionnant Ange Péresse comme ancien adjoint de Célestin Lainé et rappelant sa condamnation à mort par contumace (25 juin 1946) tout en le situant résident à Munich à la fin des années 1970. Cette source est utile pour corroborer l’existence publique du personnage après-guerre. https://www.lemonde.fr/archives/article/1979/09/18/vingt-cinq-militants-bretons-repondent-de-quarante-et-un-attentats_2785196_1819218.html

OpenEdition Books (Presses universitaires de Rennes) Extrait en ligne d’un ouvrage universitaire mentionnant explicitement « Célestin Lainé et son second Ange Péresse », utile pour confirmer sa position hiérarchique dans la formation. https://books.openedition.org/pur/110657

Dossier d’homologation consulté : non – cote SHD

Aucun dossier d’homologation n’a été identifié dans le cadre de cette recherche, ce profil relevant de la collaboration armée et non d’un parcours de Résistance.

Observations L’orthographe varie selon les sources : l’article consulté emploie « Ange PÉRES » (sans second “s”), tandis que les pages encyclopédiques et plusieurs synthèses emploient « Ange Péresse ». En l’absence de notice d’état civil trouvée dans les bases officielles consultées, la graphie « Péresse » est signalée comme la plus fréquente dans les sources secondaires, et la graphie « PÉRES » est conservée comme variante observée.

Les dates et lieux exacts de naissance et de décès ne sont pas établis ici : une source non institutionnelle fournit des précisions biographiques (date de naissance, mois de décès), mais elles ne sont pas recoupées par les bases officielles obligatoires consultées ; elles ne sont donc pas reprises comme faits établis dans l’en-tête.

Sources consultées le 25 février 2026

  • Mémoire Vive de la Résistance : information trouvée sous forme d’un article thématique (pas de fiche nominative dédiée), citant Ange Péresse comme adjoint du Bezen Perrot et décrivant les fonctions répressives de l’unité dans le Morbihan.
  • Maitron Résistance : absence confirmée après consultation (recherches par requêtes ciblées, résultats non concluants pour une notice nominative au nom d’Ange Péresse).
  • Fondation de la Résistance : absence confirmée d’une notice nominative ; consultation de documents généraux sur la Milice et les engagements collaborationnistes (contexte, sans notice « Péresse »).
  • Musée de la Résistance en ligne : consultation et recherches ciblées ; pas de notice nominative trouvée au nom d’Ange Péresse dans le cadre de cette recherche.
  • Ordre de la Libération : absence confirmée d’une fiche à son nom (Compagnons / Médaille de la Résistance), cohérente avec le profil.
  • Base Léonore : absence confirmée d’une notice à son nom dans le cadre de cette recherche (aucune identification sûre).
  • Gallica (BnF) : recherches ciblées sur le nom, sans résultat probant relié à ce profil.
  • SHD : aucun dossier nominatif consulté ; aucune cote d’homologation pertinente identifiée pour ce profil.
  • Légifrance : aucune décision nominative retrouvée dans le cadre de cette recherche.
  • Wikipédia et presse (archives) : utilisées comme compléments et recoupements sur la condamnation et la présence à Munich après-guerre.

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