La flamme de la résistance ne doit pas s'éteindre...

PIRE Jules Joseph alias Pygmalion

Jules PIRE, né le 29 mars 1878 à Hannut (Belgique), mort le 29 janvier 1953 à Bruxelles (Belgique)

Jules Joseph Pire embrasse très tôt la carrière militaire en Belgique. Il s’engage comme volontaire de carrière à la fin du XIXe siècle et suit le cursus de l’École militaire, avant d’occuper des fonctions d’état-major et de commandement. Sa trajectoire le conduit aux plus hauts grades de l’armée belge avant une mise à la retraite, puis un retour au service lors de la mobilisation de 1939.

Engagement dans la Résistance

Lorsque se structurent en Belgique occupée des formations clandestines d’inspiration militaire, Jules Pire accepte de s’inscrire dans une chaîne de commandement conçue pour servir le gouvernement belge à Londres. Son engagement s’inscrit dans une logique de discipline, de coordination et de préparation d’un rôle armé au moment jugé opportun par les autorités en exil.

Appartenance à un réseau ou mouvement

Son action est rattachée à l’Armée de Belgique puis à l’Armée secrète belge, organisation reconnue comme l’une des principales composantes de la résistance armée structurée. Il agit sous un nom de guerre attesté, « Pygmalion ».

Missions et actions

À partir de janvier 1944, Jules Pire est désigné pour prendre la tête de l’Armée de Belgique, qui devient ensuite l’Armée secrète. Dans cette fonction, il supervise l’organisation clandestine au moment où Londres déclenche l’action armée à grande échelle à compter du 8 juin 1944, puis encadre la phase délicate de démobilisation ordonnée par le gouvernement belge.

Les éléments disponibles soulignent un rôle de commandement global, davantage centré sur l’architecture hiérarchique, la transmission des directives et la gestion de la transition de l’illégalité vers l’après-Libération, que sur la conduite d’un seul théâtre d’opérations localisé.

Arrestation / évasion / déportation

Aucune arrestation ni déportation n’a été retrouvée dans les bases consultées pour Jules Pire.

Camarades de combat

Les notices consultées situent Jules Pire dans la continuité d’un commandement clandestin qui succède à des responsables arrêtés ou empêchés, notamment après l’arrestation de Jules Bastin et le départ vers la Grande-Bretagne d’Yvan Gérard. Elles le replacent dans un ensemble de cadres issus de l’armée belge et de responsables territoriaux de zones et secteurs, sans établir ici une liste nominative exhaustive.

Retour à la vie civile

Après la période clandestine et la démobilisation, il se retire de la vie publique et termine sa vie dans la discrétion, selon les éléments biographiques consultés.

Décorations

Les sources consultées hors bases françaises évoquent des distinctions belges de tout premier rang. Information trouvée sur Wikipédia, non confirmée dans les sites officiels français consultés : la promotion au Grand Cordon de l’Ordre de Léopold sur son lit de mort, ainsi que plusieurs décorations belges et étrangères, dont certaines françaises (Légion d’honneur et Croix de guerre 1939-1945). Aucune confirmation nominative n’a été retrouvée, dans le cadre de cette recherche, via les bases françaises obligatoires dédiées aux décorations (Léonore, Légifrance).

Lieux de mémoire

Une postérité locale est explicitement signalée : une voirie à Hannut (avenue Lieutenant-Général Pire) et une voirie à Woluwe-Saint-Pierre (avenue Lieutenant-Général Pire).

Références bibliographiques

L’Armée Secrète, 1940-1944, Henri Bernard (dir.), avec la participation de Victor Marquet, Duculot, 1986. Cet ouvrage de synthèse, adossé au travail des fraternelles et à une logique de documentation interne, vise à reconstituer la genèse, l’organisation et les actions de l’Armée secrète en Belgique. Le lecteur y trouvera une chronologie structurée, des cadres d’organisation et une mise en contexte des responsabilités de commandement. Il constitue un point d’entrée solide pour comprendre la place de l’état-major et la logique des zones et secteurs.

Contribution à l’histoire de l’Armée secrète 1940-1944, Victor Marquet, Union des Fraternelles de l’Armée Secrète / Musée royal de l’Armée et d’Histoire militaire (selon fascicules), 1991-1995. En fascicules, ce travail fouille les archives et recense les structures, les organigrammes, les transmissions et l’évolution de l’Armée secrète. Le lecteur doit s’attendre à une documentation dense, parfois technique, centrée sur la mécanique de l’organisation clandestine. Utile pour étayer des parcours de cadres, notamment lorsque les sources institutionnelles belges sont mobilisées en complément.

Références internet

Wikipédia Page biographique détaillée donnant l’état civil, la carrière militaire, le rôle dans l’Armée secrète et une liste de décorations, ainsi que des éléments de postérité. Les informations sont riches, mais doivent être recoupées lorsqu’il s’agit de distinctions ou d’éléments administratifs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Jules_Pire

Resistance in Belgium (Archives de l’État en Belgique – data.arch.be)
Base de données structurée reliant des personnes à des organisations de résistance ; la fiche consultée situe Jules Pire comme responsable lié à l’Armée secrète et à la Légion belge. Dans l’état consulté, les liens existent mais sans références détaillées attachées aux affirmations.bhttps://data.arch.be/wiki/Item:Q7799

Dossier d’homologation consulté : oui/non – cote SHD

Non – aucune cote SHD nominative n’a été retrouvée dans le cadre de cette recherche.

Observations

Le corpus obligatoire français (Maitron Résistance, Mémoire des Hommes, Ordre de la Libération, Léonore, Légifrance) est principalement centré sur des parcours et décorations français : il s’avère peu probant pour un chef militaire belge. Une page Wikipédia complète existe et a été exploitée comme source vraisemblable pour l’état civil, la fonction clandestine et la postérité, mais les décorations françaises citées n’ont pas été confirmées ici dans les bases officielles françaises consultées. Aucun homonyme problématique n’a été isolé dans les bases françaises obligatoires, mais l’absence de résultats dans ces bases ne doit pas être interprétée comme une inexistence documentaire en Belgique.

Suivi de recherche

Sources consultées le 14 février 2026

  • Maitron Résistance (maitron.fr / fusilles-40-44.maitron.fr) : absence confirmée de notice centrée sur Jules Pire dans le périmètre consulté ; résultats non pertinents ou hors sujet pour ce profil belge.
  • Fondation de la Résistance : absence confirmée dans le périmètre consulté.
  • Musée de la Résistance en ligne (AERI) : absence confirmée pour Jules Pire dans le périmètre consulté.
  • Mémoire des Hommes (sga.defense.gouv.fr) : absence confirmée dans le périmètre consulté.
  • Musée de la Résistance de Champigny-sur-Marne : absence confirmée dans le périmètre consulté.
  • Ordre de la Libération : absence confirmée (ni Compagnon, ni Médaille de la Résistance retrouvés à son nom dans le périmètre consulté).
  • Base Léonore : recherche effectuée au niveau de la base ; aucune confirmation nominative exploitée ici.
  • Gallica BnF : recherche effectuée ; aucun résultat probant directement exploitable ici.
  • SHD (via instruments de recherche accessibles en ligne) : aucune cote nominative identifiée pour Jules Pire dans ce cadre.
  • Légifrance : recherche effectuée ; aucune confirmation nominative exploitée ici.
  • Resistance in Belgium (Archives de l’État en Belgique – data.arch.be) : fiche d’autorité reliant Jules Pire à l’Armée secrète et à la Légion belge.
  • Armée Secrète (site d’une fraternelle locale) : contexte sur l’évolution Légion belge → Armée de Belgique → Armée secrète et mention du nom de guerre « Pygmalion ».
  • Wikipédia : page biographique complète exploitée, avec mention explicite de son état civil et de son rôle à partir de janvier 1944.

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